L’anxiété chez les athlètes de haut niveau: une émotion à gérer.

L’anxiété chez les athlètes de haut niveau: une émotion à gérer.

Article 14.

L’anxiété ?

D’après le dictionnaire de psychologie, écrit sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, l’anxiété est une « émotion engendrée par l’anticipation d’un danger diffus, difficile à prévoir et à contrôler. Elle se transforme en peur face à un danger bien identifié.

L’anxiété est accompagnée de modification physiologiques et hormonales caractéristiques des états d’activation élevée et elle est souvent associée au comportement de conservation-retrait ou à des conduites d’évitement.

Les troubles anxieux ?

L'anxiété.

D’après ce même dictionnaire, les troubles anxieux comprennent les phobies, les crises d’angoisse ou attaques de panique, l’anxiété généralisée, des manifestations obsessionnelles et compulsives et l’anxiété post-traumatique. A l’exception des crises d’angoisse, les médicaments de choix des manifestations symptomatiques de l’anxiété pathologique sont les benzodiazépines ou tranquillisants mineurs.

La mise en évidence de sites de liaison ou de récepteurs dans le cerveau pour ces médicaments a fait rechercher l’existence possible de molécules présentes normalement dans l’organisme et capable de se lier aux récepteurs des benzodiazépines pour mimer leur action ou s’y opposer, mais cette quête est restée sans succès.

Pour certains neurobiologistes, l’anxiété serait due à l’activation des neurones noradrénergiques issus du noyau du tronc cérébral, le locus coeruleus ; pour d’autres la sérotonine cérébrale serait en cause. Ces recherches s’effectuent selon une perspective neurochimique et neurobiologique. »

L’anxiété est une émotion courante chez les sportifs de haut niveau. Elle peut se manifester de différentes manières, notamment par :

  • Des symptômes physiques : tels que la transpiration, les tremblements, la tachycardie, la respiration sifflante, les troubles digestifs, les tensions musculaires, etc.
  • Des symptômes psychologiques : tels que des pensées négatives, des doutes, une peur de l’échec, une difficulté à se concentrer, une sensation d’être submergé, des insomnies, etc.
  • Des symptômes comportementaux : tels que l’évitement de certaines situations, l’agitation, l’irritabilité, l’agressivité, etc.

L’anxiété peut avoir des conséquences importantes sur les performances sportives.

Elle peut :

  • Diminuer la concentration et la coordination
  • Perturber le sommeil et la récupération
  • Augmenter le risque de blessures
  • Réduire la confiance en soi et la motivation
  • Mener à l’abandon en cas de pression excessive

Les causes de l’anxiété chez les sportifs de haut niveau sont multiples :

  • La pression pour performer : Les athlètes de haut niveau sont soumis à une pression constante pour réussir et répondre aux attentes des entraîneurs, des sponsors, des médias et du public.
  • La peur de l’échec : La peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir les autres ou de perdre sa place dans l’équipe peut être une source importante d’anxiété.
  • Le perfectionnisme : Le désir de tout faire parfaitement et de ne jamais commettre d’erreurs peut également contribuer à l’anxiété.

Je vous propose de consulter mon article intitulé :Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Le Perfectionnisme : antécédent de l’anxiété.

L'anxiété.

Aussi, je prends pour référence certains chercheurs tels que Frost et Marten, Frost et Henderson, Hewitt, Mittelstardt et Wollert…

Frost et Marten ont montré que des lycéens perfectionnistes manifestent plus d’affects négatifs que les lycéens « non-perfectionnistes » avant et pendant un devoir écrit faisant l’objet d’une évaluation. Après avoir achevé leur devoir, les lycéens perfectionnistes pensent avoir mieux réussi que les autres. Cependant, leurs devoirs semblent significativement être de moins bonnes qualités que les autres (dits non perfectionnistes).

Frost et Henderson ont trouvé une association entre le perfectionnisme et des réactions parasites ou négatives chez des athlètes féminines comme une forte anxiété, une faible confiance en soi associés à la compétition ainsi que des réactions négatives face à des fautes commises durant la rencontre sportive. Les athlètes ont des pensées négatives pendant 24 heures avant la compétition, générant du stress.

L’étude de Hewitt, Mittelstardt, et Wollert démontre dans un même profil que celle de Frost et Henderson, que le niveau de perfectionnisme prédit les réactions dépressives des participants face à l’échec. Flett et ses collaborateurs ont constaté que la relation entre le perfectionnisme et l’état d’anxiété est d’autant plus forte que le sujet est impliqué personnellement. Plus l’activité a de l’importance à ses yeux, plus l’individu sera anxieux.

Différentes facettes du perfectionnisme peuvent être associées à différents aspects de l’individu. Par exemple, l’étude longitudinale de Hewitt, Flett et Ediger sur la relation entre le perfectionnisme et la dépression, montre que le perfectionnisme, orienté vers sa propre personne, interagit avec les événements et les accomplissements négatifs de la vie prédisant ainsi des dépressions, tandis que des attitudes perfectionnistes envers les autres n’engendraient pas de comportements dépressifs.

Qu’en est-il des arbitres internationaux et nationaux français au football ? Si le perfectionnisme orienté vers soi prédit des dépressions, c’est-à-dire des affects négatifs, nous pouvons penser que la passion harmonieuse, au contraire de la passion obsessive, ne prédit aucunement ce type de perfectionnisme.

De la même façon, si le perfectionnisme social n’engendre pas des comportements dépressifs, nous pouvons supposer que la passion harmonieuse, au contraire de la passion obsessive, prédit ce type de perfectionnisme.

Des pensées perfectionnistes sont présumées jouer un rôle important dans le milieu du sport de compétition. Il semble que les athlètes « perfectionnistes » ont peur de l’échec et peur de commettre des fautes, de voir le plaisir ressenti diminuer et leur performance entravée lors de la pratique de leur sport (Burns). »

Pour comprendre l’anxiété excessive, elle prend forme face à la possibilité de ne pas atteindre ses objectifs ou de ne pas répondre aux attentes. Cela peut conduire à l’évitement des compétitions, à la prise de risques minimale et à une baisse de la motivation. »

Impacts négatifs sur la performance sportive.

  • Blocage du potentiel : L’anxiété excessive empêche les athlètes de prendre des risques et de sortir de leur zone de confort, limitant ainsi leur progression et leur capacité à atteindre leur plein potentiel.
  • Détérioration du bien-être mental : L’anxiété, la frustration et la peur constante de l’échec peuvent engendrer du stress, des troubles du sommeil, une perte de confiance en soi et même des symptômes dépressifs.

Stratégies pour surmonter l’anxiété.

L'anxiété.

  • Recadrer les pensées : Identifier les pensées négatives automatiques et les remplacer par des pensées plus positives et réalistes.
  • Fixer des objectifs SMART : Définir des objectifs Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis permet de se concentrer sur le progrès plutôt que sur la perfection.
  • Célébrer les succès : Accorder de l’importance à chaque étape franchie, quelle que soit sa taille, renforce la motivation et la confiance en soi.
  • Accepter l’échec comme une opportunité d’apprentissage : Considérer les échecs comme des occasions de progresser et d’améliorer ses performances.
  • Visualiser la réussite : Imaginer de manière vivante la réalisation de ses objectifs permet de programmer le subconscient et de booster la confiance en soi.
  • Pratiquer la pleine conscience : Se concentrer sur le moment présent permet de réduire l’anxiété et de se focaliser sur la performance plutôt que sur le résultat final.
  • Se concentrer sur l’effort plutôt que sur le résultat : Se concentrer sur le fait de donner le meilleur de soi-même, indépendamment du résultat, permet de réduire la pression et de se libérer.
  • Demander de l’aide : Consulter un psychologue sportif ou un préparateur mental peut apporter un soutien individualisé et des outils adaptés pour gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme.
  • La compétition : La peur de ne pas être assez bon par rapport aux autres athlètes peut être source de stress et d’anxiété.
  • Les blessures : Les blessures peuvent être une source importante d’anxiété, car elles peuvent remettre en question la capacité de l’athlète à performer et à atteindre ses objectifs.
  • Le manque de soutien : Le manque de soutien de la part de l’entourage, de la famille ou de l’équipe peut également aggraver l’anxiété.

Il existe différentes stratégies pour gérer l’anxiété chez les sportifs de haut niveau:

  • Techniques de visualisation grâce à l’hypnothérapie: La respiration profonde, la méditation, le yoga et la visualisation peuvent aider à réduire le stress et l’anxiété.
  • Gestion du temps : Un bonne gestion du temps permet aux athlètes de s’organiser et de réduire le stress lié à la charge de travail.
  • Préparation mentale : La préparation mentale permet aux athlètes de se concentrer sur leurs objectifs et de développer une pensée positive.
  • Techniques d’EMDR: Cette thérapie peut aider les athlètes à identifier et à modifier les pensées négatives qui contribuent à leur anxiété.
  • Soutien social : Un réseau de soutien solide composé de la famille, des amis et de l’équipe peut être un atout précieux pour les athlètes qui souffrent d’anxiété.
  • Aide professionnelle : Si l’anxiété devient trop importante, il est important de demander l’aide d’un psychologue ou d’un autre professionnel de la santé mentale.

Illusion de contrôle : le plus gros danger pour un anxieux.

Selon le livre intitulé Psychologie sociale. Approches du sujet social et des relations interpersonnelles, Tome 2, ouvrage coordonné par P. Gosling, « l’illusion de contrôle correspond à une tendance générale à croire que l’on peut contrôler des événements déterminés par le hasard (Langer ; Langer & Roth).

Taylor & Brown ont toutefois fait remarquer que cette définition de l’illusion de contrôle pouvait conduire à des prédictions absurdes. Par exemple, on a du mal à penser que des gens pourraient croire qu’ils contrôlent le lever et le coucher su soleil. Par conséquent, ces auteurs définissent l’illusion de contrôle comme « une tendance des sujets à croire qu’ils ont plus de contrôle sur les événements qu’ils n’en ont objectivement. »

C’est le plus gros danger que peut traverser un athlète de haut niveau qui mise sur sa chance ou sur la malchance des autres coureurs, ou pilotes ou athlètes pour gagner une course ou une compétition.

Il est important de se rappeler de ses forces, de les entretenir et de développer d’autres forces afin de garantir d’un contrôle réel de ses capacités et de ses ressources.

C’est le travail que je promeus pendant mes séances en psychologie sociale. Réservez votre séance, parce que vous ne pouvez pas passer à côté de vos forces sous l’unique prétexte qu’une anxiété se réveille. Il est possible de la gérer, de la neutraliser en prévoyant une profonde élaboration de ses qualités, et donc une prédiction du gain de la compétition sur des données réalistes et concrètes.

Il est important de noter que l’anxiété ne doit pas être considérée comme une faiblesse. De nombreux sportifs de haut niveau ont connu l’anxiété et ont réussi à la surmonter pour atteindre leurs objectifs.

Avec les bonnes stratégies et le soutien adéquat, les sportifs de haut niveau peuvent apprendre à gérer leur anxiété et à performer à leur meilleur niveau.

Je prends pour exemple le nouveau champion du monde de motoGP Jorge Martin, qui à l’âge de 26 ans, a accepté sa nervosité, la rendant normale vus les enjeux à relever lors de la dernière course à Barcelone. Tout ce qu’il avait à faire était de finir les deux courses du samedi et du dimanche, de se placer dans les deux à dix meilleurs.

La performance.
L'anxiété.

https://fr.motorsport.com/motogp/news/jorge-martin-travail-mental-faiblesse-2023/10581191/

Son interview face aux médias une heure après sa victoire en dit long sur sa saison et sa préparation :

https://www.youtube.com/watch?v=iz4ISpGb1p8

Alors réservez votre séance pour une meilleurs préparation mentale.

Au passage, je le félicite sur sa maturité et sa remise en question permanente afin d’être le meilleur et de gérer au mieux ses émotions. Il a rendu le championnat passionnant !

Vous trouverez d’autres articles via mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Article 8.

La peur de l’échec et le perfectionnisme sont des obstacles majeurs à la performance sportive. Ils peuvent freiner la progression des athlètes, limiter leur potentiel et nuire à leur bien-être mental. Heureusement, il existe des stratégies et des techniques pour surmonter ces challenges et performer à son meilleur niveau.

J’aimerais tout d’abord donner une définition de la performance, ce but ultime de chaque sportif de haut-niveau.

La performance ?

Selon le dictionnaire de psychologie, mené sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, il est noté : « alors que dans l’usage courant le mot performance se voit généralement doté d’une connotation d’exploit – la performance d’un athlète de haut niveau -, dans le vocabulaire de la psychologie, il désigne au contraire l’activité manifeste dans un contexte donné, laquelle peut demeurer bien en deçà des potentialités du sujet.

On peut ainsi opposer apprentissage et performance, apprentissage renvoyant ici aux capacités acquises dont la performance n’est que la manifestation occasionnelle, traduisant pas nécessairement les capacités réelles.

La même distinction trouve son fondement dans l’apprentissage latent, dans lequel rien ne révèle, au moment où il se réalise, un apprentissage en cours, qui ne s’actualisera qu’ultérieurement à la faveur des circonstances particulières. On la retrouve dans l’opposition compétence-performance en psycholinguistique.

Au plan théorique, cette distinction peut conduire à tenir la performance, en un sens équivalent à comportement observable, pour un simple indice d’une réalité interne, cognition, représentation, qui constituerait l’objet véritable de la psychologie.

Dans le domaine des tests ou autre épreuves psychologiques impliquant une tâche d’une certaine durée, la performance sera synonyme de rendement.

L’évaluation est une démarche centrale dans la gestion des ressources humaines parce qu’elle permet de décrire les forces et les faiblesses des individus et des groupes. L’évaluation de la performance comporte deux étapes distinctes, l’observation et le jugement. Elle utilise des indicateurs objectifs (production, chiffres de vente, nombre d’erreurs, accidents, absences…) ou des indicateurs subjectifs (fiche de notation utilisées par la hiérarchie).

Les indicateurs objectifs ne sont pas toujours fiables parce qu’ils fournissent des informations souvent peu fidèles dans le temps, et parce qu’ils peuvent être fortement déterminés par des facteurs situationnels.

L’effort des psychologues du travail s’est donc porté sur le développement des fiches de notation fondées sur une analyse précise des comportements de travail et de leur importance relative, et dont le format évite les erreurs de halo et les imprécisions, ainsi que sur la formation des notations. »

La performance motrice ?

gérer la peur de l'échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Selon ce même dictionnaire, c’est un « comportement et degré d’efficience de ce comportement qui résulte de la mobilisation des ressources d’un individu face aux contraintes d’une tâche motrice.

La performance dépend des aptitudes psychomotrices ou physiques et des habiletés individuelles, mais aussi de la capacité à les mobiliser de manière optimale dans la tâche. Cette capacité est fonction de ma motivation et du contrôle émotionnelle du sujet. »

C’est à ce niveau précis que survient la notion de peur de l’échec.

La peur ?

Pour ce qui est de la définition de la peur, je vous propose le lien de mon article intitulé : La peur : une émotion complexe et plurielle.

J’aimerais également ajouter une citation de Alain Prost : « Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître. » Alain Prost

L’échec ?

Dans le dictionnaire de psychologie, il est noté névrose d’échec, « on parle, en psychanalyse, à la suite des travaux de R. Laforgue en 1941, de conduites d’échec lorsqu’il apparaît qu’un sujet, qui poursuit consciemment et souvent activement certains buts, s’arrange pour ne pas les atteindre.

La recherche inconsciente de l’échec est l’effet de l’action interdictrice du surmoi. Lorsque de telles conduites se répètent dans la biographie du sujet qui ne présente pas par ailleurs de symptômes psychopathologiques caractérisés, on parle de névrose, ou mieux de punition, qui relève du masochisme moral. Les névroses d’échec entrent dans le cadre plus généralisé des névroses de destinée. »

Alors pourquoi un athlète de haut niveau censé travailler à atteindre la meilleure performance aurait-il peur de l’échec ? Dans ce cas précis, il est primordial d’élaborer un processus thérapeutique approfondi afin de se libérer de toute forme d’émotions qui bloqueraient l’accès à cet objectif de réussite. Je peux vous accompagner dans ce processus. Réservez votre séance.

Le perfectionnisme ?

Gérer la peur de l'échec et le perfectionnisme  chez les athlètes de haut-niveau.

J’aimerais partager cette vidéo d’une interview de Alain Prost, ancien pilote français de Formule 1, quadruple champion du monde, intitulé Confidences, au profit cerveau et de la moëlle épinière, il dit très clairement « la performance d’un pilote c’est de la psychologie. Quand vous avez le moindre doute, vous ne pouvez pas performer de la même manière. »

https://www.youtube.com/watch?v=yS5jvyx3zRc

Il a également dit dans une autre interview : sur le sens de sa vie, pour lui, performer c’est être le meilleur sinon ça n’a aucun sens…

https://www.youtube.com/watch?v=18gkD_-lOJg

Je prends pour référence certains chercheurs. Et je vous propose de compléter ces données en lisant mon article intitulé : L’anxiété chez les athlètes de haut niveau : une émotion à gérer.

« Le perfectionnisme est défini comme une tendance à se fixer des objectifs de performance très élevés, et une disposition à évaluer ses propres performances de façon extrêmement critique. L’individu a alors recours à l’autocritique et à l’auto-évaluation afin de juger sa performance. (Frost, Marten, Lahart & Rosenblate).

Cette faculté à se critiquer soi-même et à se remettre en question peuvent être associés à des troubles psychopathologiques intégrant la phobie sociale et l’anxiété face à la performance attendue. Cela peut mener à la dépression, à des pensées suicidaires, des troubles personnels, des troubles alimentaires. 

Aussi, le perfectionnisme peut provoquer des ulcères, des troubles intestinaux et des douleurs abdominales. Le perfectionnisme peut avoir une emprise sur les personnes malades, jouer un rôle importance dans le maintien de troubles physique et psychologique. Il influence également les personnes en bonne santé.

Le perfectionnisme est en lien avec la compulsion, qui est un genre de conduites que la personne est poussée à activer à cause d’une force interne, à laquelle elle ne peut résister sans ressentir de l’angoisse, ou de l’anxiété, ou de la frustration.

Le perfectionnisme est également corrélé à la dépression. Les études de Flett, Blankstein, Hewitt & Koledin, Frost démontrent que étudiants sont touchés par ces pathologies. Il existe une relation entre le perfectionnisme et l’anxiété.

Les sujets perfectionnistes sont animés par la peur de l’échec. La projection d’une performance est perçue comme une occasion d’échouer plutôt que de réussir. Ces individus perfectionnistes ressentent un niveau d’émotions négatives d’ouatant plus fort que la tâche est complexe.

Hewitt et Flett montrent dans leur recherche que le perfectionnisme est corrélé à la peur de réaliser une mauvaise évaluation et la crainte du jugement des autres.

Adler avance que s’efforcer d’être perfectionniste est normal et inné. Un perfectionniste « sain » essaie d’atteindre des buts réalisables qui restent à sa portée.

Un individu qui est trop perfectionniste se fixe des buts irréalisables et essaie d’obtenir de grandes performances. Adler décrit un individu présentant un perfectionnisme excessif comme un individu ayant une immense peur de la critique, qui a peur de commettre des erreurs, qui est très pointilleux sur l’ordre et désire une complète admiration.

Ces individus excessivement perfectionnistes deviennent égocentriques, manquent d’intérêt social car ils ont peur de la défaite. Tandis que des individus « normalement perfectionnistes » essaient d’aller vers un perfectionnisme leur permettant d’avoir des avantages, un bien-être. Les individus excessivement perfectionnistes essaient d’atteindre la supériorité sociale. Hamachek propose l’existence d’un perfectionnisme normal et d’un perfectionnisme névrotique (obsessif).

Les perfectionnistes « équilibrés » se fixent des niveaux d’exigences élevés, mais ils se sentent également libres d’être moins précis lors des situations qui le permettent. Ils se sentent bien par rapport à leur accomplissement, mais aussi ils s’accordent une certaine flexibilité pour faire et accepter de petites erreurs. A l’opposé, les perfectionnistes névrotiques se fixent des objectifs de haut niveau d’exigence dans toutes les situations.

Ils perçoivent leurs efforts comme étant toujours insuffisants. Barrow et Moore sont d’accord pour dire que les perfectionnistes identifient leurs valeurs personnelles à leurs accomplissements, leurs actions.

En outre, les perfectionnistes équilibrés trouvent de la satisfaction dans leur travail et rehaussent leur estime personnelle tandis que les perfectionnistes névrotiques ne se réjouissent jamais de leur travail et ils diminuent leur estime personnelle.

La littérature met l’accent sur les aspects sains et malsains du perfectionnisme. Par exemple, le perfectionnisme est associé à la dépression, à des douleurs chroniques, à des douleurs du comportement alimentaire, à la procrastination.

Le Perfectionnisme dans le milieu sportif.

Chez les athlètes féminines, le perfectionnisme est corrélé positivement avec l’anxiété et négativement avec la confiance en soi. Ainsi, on peut comprendre le rôle prépondérant des préparateurs mentaux avant, pendant et après la compétition. Grand nombre de sportifs ont recours à des rituels précompétitifs (comme toujours mettre sa chaussure gauche en premier ou toujours porter un maillot avec un numéro pair…) ou ils ont des objets fétiches (comme une chaîne, un médaillon…) dans un souci d’être chanceux.

Le perfectionnisme, associé à la peur de l’échec, des erreurs, et au doute, est relié à une série de réactions négatives face aux erreurs durant la compétition. Dans la même optique, il est associé à l’anxiété, à une faible confiance en soi, à une peur de l’échec, à de mauvaises réactions pendant la compétition, à des visions de peur de l’erreur et à une perception négative du coach face aux réactions de l’athlète qu’il entraîne.

Le perfectionnisme associé aux objectifs personnels, est corrélé avec une orientation vers le succès, donc une orientation plus positive que le perfectionnisme associé à la peur de l’échec.

En résumé, le perfectionnisme est souvent l’objet d’un des traits de caractère des sportifs et peut favoriser ou générer de l’anxiété.

En conclusion

La peur de l’échec et le perfectionnisme sont des défis communs chez les athlètes, mais ils ne doivent pas constituer des obstacles insurmontables. En adoptant des stratégies et des techniques adéquates, les athlètes peuvent apprendre à gérer ces émotions, à se libérer de la pression et à performer à leur meilleur niveau. N’oubliez pas que le succès passe par le travail acharné, la persévérance, une approche mentale positive et une gestion efficace des émotions.

Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com 

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Addiction à la Pornographie : Comprendre, Prévenir et s’en Sortir.

Addiction à la Pornographie : Comprendre, Prévenir et s’en Sortir.

Article 37.

Introduction

Cet article m’importe particulièrement, parce que j’ai observé que les hommes et les femmes peuvent être addicts à la pornographie et notamment aux vidéos pornographiques, pour des raisons récurrentes et presque similaires.

Aussi, l’influence de la pornographie sur la perception de la sexualité est un sujet complexe et qui suscite de nombreux débats. L’accessibilité accrue à des contenus pornographiques variés et souvent extrêmes a considérablement modifié la façon dont les individus, en particulier les jeunes, conçoivent les relations sexuelles.

Cet article est là pour informer, sensibiliser et donner des pistes de solutions.

D’abord, il me semble important de définir l’addiction.

L’addiction ?

Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, « le terme anglais addiction se répand comme synonyme de toxicomanie, assuétude ou accoutumance. Il désigne, avec une connotation plus active que ses équivalents français, toute conduite de consommation d’une drogue provoquant la dépendance physique et/ou psychologique. »

Selon le dictionnaire international de la psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla, « le terme latin addictus qualifie un sujet lié et dépendant en raison de dettes impayées. Métaphoriquement, on appelle conduite addictive une dépendance ou un esclavage profond à l’égard d’une chose ou d’une activité.

Freud parle déjà d’addiction dans son étude sur l’hypnose et se réfère au « besoin primitif » dans sa lettre 79 à Wilhem Fliess.

Karl Abraham (1908) fait une étude sur l’addiction à l’alcool. Sandor Rado (1933) met en relation les addictions avec une régression à l’enfance. Otto Fenichel (1945) développe le concept d’addiction comme une régression à des stades infantiles, et les descriptions qu’il fait de l’alcool comme évoluant du Surmoi sont particulièrement intéressantes.

Herbert Rosenfeld (1965) évoque les tableaux maniaco-dépressifs qui sous-tendent les addictions, et relie également cela au narcissisme pathologique du Self.

Donald Winnicott (1951) rattache les addictions à une pathologie de la transitionnalité. A l’occasion, l’objet transitionnel devient concret, est « fétichisé ».

Les jeux vidéo ?

Addiction pornographie.

Les personnages du jeu vidéo, vus de l’écran, deviennent une projection des liens et fantasmes du monde intérieur du sujet. Ce processus peut se comparer à un gant retourné : au lieu d’être à l’intérieur du patient, l’esprit est évacué sur l’écran.

Il est des cas d’addiction aux jeux vidéo qui se caractérisent par des niveaux très sévères de dépendance psychopathologique, au point de nécessiter parfois une hospitalisation en psychiatrie (Rosenfeld D., 2001).

Dans ces cas sévères, les patients sont incapables d’abandonner le jeu vidéo et d’arrêter de jouer.

Voici à quoi peut ressembler un modèle théorique visant à expliquer cette condition. Les personnages des jeux vidéo sont vécus comme « concrétisations psychotiques », comme s’ils étaient de vraies personnes dans le monde intérieur ou la vie réelle du sujet.

Dans ces jeux vidéo où il est question de bagarres, d’attaques, d’explosions, de haine, de batailles et de meurtre, il arrive souvent qu’un des personnages cherche à se venger et que le patient ne puisse faire la part des choses entre l’imagination et la réalité. Cela le force à rester devant l’écran jusqu’à ce qu’il ait l’impression d’avoir neutralisé, vaincu ou tué les personnages vindicatifs ou persécuteurs du jeu.

Les adolescents qui ont ouvert le feu sur leurs camarades d’école ou des passants dans la rue (on a vu des meurtres de ce genre aux Etats-Unis, en Allemagne et en Argentine) étaient des jeunes qui passaient parfois plus de dix heures par jour à regarder des jeux vidéo extrêmement violent. Naturellement, entent aussi en jeu des états psychopathologiques personnels très sévères et des pathologies familiales extrêmement graves. »

Selon le dictionnaire de la psychiatrie, de Jacques Postel, l’addiction est une relation de dépendance aliénante, particulièrement pharmacodépendance, assuétude ou toxicomanie.

L’anglais Addiction (asservissement) est généralement traduit par « assuétude », Drug Addiction par « toxicomanie ». En reprenant le mot désuet d’addiction, certains auteurs francophones mettent l’accent sur le versant psychogène des toxicomanies, de la toxicophilie ou de la recherche de dépendance.

Le terme addiction, qui provient d’un mot latin signifiant « esclavage pour dettes » ou « contrainte par corps », désigne métaphoriquement la toxicomanie, dans une conception psychologique qui ferait de la dépendance physique l’équivalent d’une peine auto-infligée.

La clef de la dépendance serait à chercher dans la source de ce sentiment de dette dans le vécu du sujet : « (…) il s’agit de considérer à la suite de quelles carences affectives le sujet dépendant est amené à payer par son corps les engagements non tenus et contractés par ailleurs ».

La dépendance ou la toxicomanie ?

Addiction pornographie.

Selon le dictionnaire de la psychiatrie, de Jacques Postel, la dépendance est la « tendance à chercher aide et protection auprès d’autrui, à s’en remettre à autrui pour toute décision par perte de maturité et d’autonomie.

La dépendance ou la pharmacodépendance est un état psychique et quelques fois également physique résultant de l’interaction entre un organisme vivant et une drogue se caractérisant par des modifications du comportement et par d’autres réactions, qui comprennent toujours une pulsion à prendre de la drogue de façon continue ou périodique afin de retrouver ses effets psychiques et quelques fois d’éviter le malaise de la privation.

Cette définition correspond à celle proposée en 1969 par les experts de l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) pour remplacer les termes de toxicomanie ou d’assuétude.

Elle ajoute que cet état peut ou non s’accompagner de tolérance (adaptation de l’organisme à une substance nécessitant une augmentation des doses pour obtenir un même effet).

La dépendance physique constitue un « état adaptatif caractérisé par l’apparition de troubles physiques intenses lorsque l’administration de la drogue est suspendue ou que son action est contrecarrée par un antagoniste spécifique » (O.M.S., 1964).

Ces troubles constituent le syndrome de sevrage. Pour les toxicomanes, il s’agit « d’être accro », et donc de se retrouver « en manque » lors d’une « décroche ».

La dépendance psychique est un « état dans lequel une drogue produit un sentiment de satisfaction et une pulsion psychique exigeant l’administration périodique ou continue de la drogue pour provoquer le plaisir ou éviter le malaise » (O.M.S., 1964). Pour les toxicomanes, cela se traduit pat « être accro dans sa tête ».

Le potentiel de dépendance physique est l’aptitude d’un médicament à servir de substitut à un autre dont l’organisme a été préalablement rendu dépendant.

Cette définition se veut plus objective que l’ancienne notion de toxicomanie, chargée d’histoire et de connotations subjectives. Mais elle échoue précisément à cerner une entité et tend, en voulant la préciser, à son démembrement. Ne conserver de la toxicomanie que la dépendance, comme le font certains auteurs anglophones avec le terme addiction (« assuétude ») revient à mettre sur le même plan des conduites aux significations et aux conséquences fort différentes.

Sur le plan socioculturel, il existe des différences nettes entre les dépendances aux différents types de drogue : licites (alcool, tabac, médicaments) et illicites (plus ou moins « dures). Cliniquement, la dépendance est un élément clé de toute toxicomanie, mais qui ne suffit pas à résumer ce concept.

La tendance à l’objectivation tend à faire de la dépendance un concept scientifique, comportemental, voire mesurable. La dépendance humaine ne peut en fait s’aborder sans soient pris en compte la position du sujet, son engagement vers la dépendance ou la toxicophilie.

Elle ne peut se réduire aux données issues de recherches pharmacologiques et comportementales sur des animaux de laboratoire. Les expérimentations animales ne permettent en fait qu’une faible prévisibilité du pouvoir toxicogène d’une médicament nouveau.

Pour les psychanalystes, cette notion renvoie à la dépendance infantile, aux difficultés de séparation, à la difficulté d’effectuer un deuil, à la dépressivité ou à l’anaclitisme.

Phénoménologiquement, la pharmacodépendance est toujours un phénomène complexe, qui entre dans une façon d’être au monde et aux autres : s’y retrouvent tant le rassurement de la dépendance à un objet apparemment maîtrisable qu’une relation particulière aux autres, au plaisir, au risque, à la loi. »

Les causes de l’addiction.

D’après les définitions des différents dictionnaires exposées ici, il semble que l’addiction provient à cause de :

  • Facteurs psychologiques : Besoins non satisfaits, estime de soi faible, ou sentiment de toute puissance, difficultés relationnelles, des problématiques infantiles liées à l’abandon, à la séparation à la mère durant les premiers mois de la vie de l’individu, un manque affectif certain, une compensation d’un manque ou l’évitement d’un malaise dû à la perte d’un besoin.
  • Facteurs neurologiques : Le rôle de la dopamine et des circuits de récompense lors de la prise de la substances addictives ou de la visualisation de l’objet addictif. La recherche d’un plaisir ponctuel ou continu, l’obsession caractérisée par un phénomène traumatique ambivalent dans l’enfance ou l’adolescence.

La honte liée à la sensation de plaisir pendant l’acte incestueux par exemple. Le but est de retrouver cette sensation tout en dissimulant cet attrait et cette activité intime. Cela rejoint les facteurs psychologiques.

  • Facteurs socioculturels et environnementaux : Accessibilité accrue à Internet, normalisation de la pornographie, l’anonymat… l’exposition précoce à la pornographie en lien avec des fréquentations extérieures ou des incitations familiales.

La pornographie a ceci de spécifique c’est qu’elle est consommée dans un environnement précis et caché, soit seul, soit à plusieurs. Mais le plus souvent, et pour rejoindre ce qui a été écrit plus haut, l’individu a des besoins de plus en plus fréquents et de plus en plus élevés pour atteindre le même plaisir, ce qui demande du temps, de l’énergie, de l’argent quelques fois, pouvant amener à des comportements illégaux.

Les conséquences de l’addiction à la pornographie.

Addiction pornographie.

  • Conséquences psychologiques : Anxiété, dépression, culpabilité, honte, solitude, perte de contrôle, frustration, fatigue, épuisement psychologique liée à une forme d’obsession qui met en danger les autres domaines de la vie du sujet, dépression, détérioration de la santé mentale, perte d’intérêt pour les autres activités etc.
  • Conséquences relationnelles : Difficultés à établir des relations intimes, problèmes de couple, problèmes sexuels d’éjaculation précoce par exemple, isolement, prise de risque allant à l’encontre de la loi, suicide sociale, dévalorisation et/ou non respect de son ou sa partenaire, incapacité de lier des relations authentiques.

Les individus peuvent développer des attentes irréalistes envers leurs partenaires, ce qui peut conduire à des frustrations et à des difficultés à établir des relations intimes satisfaisantes.

  • Conséquences professionnelles : Baisse de productivité, de la performance, problèmes de concentration, etc.
  • Déformation de la réalité :
    • Corps idéalisés : La pornographie présente souvent des corps parfaits et retouchés, ce qui peut engendrer des insécurités et des difficultés à accepter son propre corps.
    • Scénarios extrêmes : Les scènes pornographiques sont souvent poussées à l’extrême, ce qui peut fausser les attentes en matière de performances sexuelles et de plaisir.
    • Consentement flou : Le consentement est souvent banalisé ou absent dans la pornographie, ce qui peut influencer la perception des limites et du respect mutuel dans les relations sexuelles réelles.
  • Stéréotypes de genre :
    • Rôles sexués: La pornographie perpétue souvent des stéréotypes de genre très marqués, où les femmes sont objectivées et les hommes présentés comme des êtres hypersexuels.
  • Violence sexuelle : La banalisation de la violence sexuelle dans certains contenus pornographiques peut normaliser des comportements inacceptables

Je vous propose de consulter ce lien pour lire les effets pervers du porno sur notre cerveau et notre comportement :

https://www.moustique.be/actu/sante/2022/10/21/les-effets-pervers-du-porno-sur-notre-cerveau-et-nos-comportements-249073

Les solutions pour s’en sortir.

  • La prise de conscience : Le premier pas vers la guérison. Pour cela, la survenue d’un accident de la vie, ou d’une paralysie ou d’un problème grave de santé peut être un signal d’alerte important. L’intervention d’un être proche en thérapie de groupe peut également enclencher ce processus de prise de conscience. Ou une simple consultation pour évaluer votre niveau de dépendance peur aider à cette prise de conscience : Réservez votre séance.
  • Les thérapies par l’hypnose et par l’EMDR : C’est modifier ses pensées et ses comportements grâce à la visualisation de traumatismes passées, à la recherche d’explication de cette addiction. Parce qu’il peut arriver, pour les formes les plus sévères d’addiction à la pornographie, ce qu’on appelle un craving intense, c’est-à-dire une pulsion, un besoin incontrôlé, malgré les conséquences négatives.
  • La thérapie familiale : cette thérapie peut très bien fonctionner pour contrer l’addiction à l’alcool notamment. L’intervention des enfants ou des parents bienveillants et aimants du sujet peut atténuer ou stopper nettement cette consommation.

Addiction pornographie.

  • La thérapie par l’exemple : Pourvoir considérer que ce comportement pourrait appartenir à un être cher et proposer de lui venir en aide ou rencontrer des personnes en proie à cette addiction, observer leurs attitudes, leurs physionomies, les conséquences de cette pratique obsessive donc excessive sur l’individu…afin d’intégrer l’effet miroir. Impliquer ainsi le choc émotionnel à ce processus.

Voici un lien qui pourrait vous intéresser : https://www.lavoixdux.com/2017/02/25/people-accros-porno/

  • Les traitements médicamenteux (si nécessaire, en consultation avec un professionnel de santé).

La prévention.

  • L’éducation sexuelle : L’importance d’une sexualité saine et respectueuse.
  • La communication au sein de la famille : Créer un climat de confiance pour en parler et orienter en accompagnant les individus vers des organismes spécialisés afin de s’informer plus avant sur les impacts et les risques pour la santé.
  • Les limites à fixer : Protéger ses enfants de l’exposition précoce à la pornographie renvoie avant tout au contrôle parental sur tous les supports informatiques.

En conclusion, la pornographie a un impact significatif sur la perception de la sexualité. Il est important de sensibiliser le grand public à ces enjeux et de promouvoir une sexualité basée sur le consentement, le respect mutuel et le plaisir partagé.

Il est possible de ne pas entrer dans cette dépendance ou cette addiction. Il est également possible d’en sortir grâce l’accompagnement de plusieurs professionnels de la santé mentale et physiologique. (Réservez votre séance).

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

La peur : une émotion complexe et plurielle.

La peur : une émotion complexe et plurielle.

Article 18.

La peur est une émotion humaine fondamentale qui nous permet de survivre face aux dangers et aux menaces. Elle se caractérise par une réponse physiologique et émotionnelle intense qui nous prépare à fuir, à combattre ou à s’évanouir face à une situation perçue comme dangereuse.

Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, la peur est une « émotion déclenchée par une stimulation ayant valeur de danger pour l’organisme. Elle se manifeste chez l’animal et chez l’homme, par des réactions observables diverses selon les espèces et selon l’intensité de l’émotion : pilo-érection, abaissement des sourcils et des paupières, tremblement, etc., dont la fonction peut être recherchée dans un retrait par rapport au stimulus dangereux ou/et dans la réduction des stimulus signalant le sujet en danger à son prédateur.

Ces deux fonctions, en apparence contradictoires, se trouvent illustrées par les conduites opposées associées à la peur, tantôt de fuite, tantôt d’immobilité, cette dernière pouvant revêtir une valeur adaptative comparable à la première notamment chez les espèces animales faisant appel au mimétisme et au camouflage.

En l’absence de techniques aussi spécialisées d’échappement au danger, les mammifères et particulièrement l’homme présenteront les deux formes de réaction selon l’histoire individuelle et selon le contexte situationnel : on distingue donc la peur où l’organisme fait activement face à la menace de perte de contrôle et celle où il réagit passivement, se résignant en quelque sorte à la perte de contrôle.

Dans le premier cas, les corrélats physiologiques et neuroendocriniens mettraient en cause l’activation du système sympathique et médullo-surrénalien (augmentation de la production d’adrénaline et noradrénaline, niveau de coricostérone inchangé) ; dans le second, l’activation du système hypophyso-cortico-surrénalien (augmentation de l’ACTH et de la corticostérone ; niveau inchangé de catécholamines).

D’une façon plus générale, la peur s’accompagne d’une modification de la conductivité électrique cutanée, de la tension musculaire, du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, de l’activité gastro-intestinale. Ces modifications peuvent prendre les deux directions, de l’augmentation ou de la diminution, selon l’intensité de l’émotion et, éventuellement, les caractéristiques individuelles.

La peur peut être déclenchée par des déclencheurs innés (par ex., silhouette du prédateur) ou par des stimulus nociceptifs quelconques, ou encore, à la faveur d’un apprentissage associatif, par des stimulus conditionnés.

Réaction émotionnelle éminemment adaptative par le rôle qu’elle joue dans la survie de l’organisme, la peur prend des formes pathologiques lorsque l’immobilité résignée prend le pas sur les conduites actives pourtant possibles (résignation acquise, learned helplessness), lorsque l’émotion se généralise exagérément à des stimulus anodins (phobie) ou lorsqu’elle s’installe dans le temps bien au-delà du moment où l’organisme est effectivement exposé au danger, soit par anticipation, soit par persistance de l’état émotionnel (anxiété, angoisse).

La peur de vaincre notamment est cette « attitude chez les sportifs qui présentent des comportements correspondant à une recherche de l’échec qu’ils prétendent tendre vers la victoire et sont objectivement en mesure de l’obtenir.

Cet état plus ou moins transitoire est la conséquence d’une relation affective trop intense avec un adversaire, de l’existence d’une barrière psychologique (un record « historique » à battre) ou encore de la crainte de sortir de l’anonymat. »

Les composantes de la peur.

peur.

La peur implique plusieurs composantes :

  • La composante physiologique : Elle se manifeste par des symptômes physiques tels que l’accélération du rythme cardiaque, la transpiration, les tremblements, la contraction musculaire, la respiration sifflante, etc. Ces symptômes sont causés par la libération d’hormones telles que l’adrénaline et le cortisol, qui préparent le corps à la lutte ou à la fuite.
  • La composante cognitive : Elle se caractérise par des pensées négatives et des anticipations anxiogènes. La personne imagine les conséquences néfastes de la situation dangereuse et anticipe le pire.
  • La composante comportementale : Elle se traduit par des actions ou des réactions spécifiques face à la peur. La personne peut fuir la situation, tenter de la combattre ou se figer complètement.

Les différents types de peur.

Il existe différents types de peur, qui peuvent être classés en deux grandes catégories :

  • Les peurs phobiques : Elles concernent des objets ou des situations spécifiques, tels que les araignées, les hauteurs, les espaces clos, etc. Les phobies peuvent être très invalidantes et limiter considérablement la vie de la personne.

Je vous propose de lire l’article intitulé : Phobies : Comprendre, Identifier et Surmonter Ses Peurs Irrationnelles.

  • Les peurs anormales : Elles sont plus générales et ne sont pas liées à un objet ou à une situation spécifique. Elles peuvent inclure l’anxiété sociale, l’anxiété de performance, le trouble panique, etc.

Les causes de la peur.

La peur peut être causée par des facteurs génétiques, environnementaux ou psychologiques.

  • Les facteurs génétiques : Certaines personnes sont plus prédisposées à la peur que d’autres en raison de leur constitution génétique.
  • Les facteurs environnementaux : Des expériences traumatisantes ou des événements stressants peuvent déclencher ou aggraver des peurs.
  • Les facteurs psychologiques : Certains troubles mentaux, tels que l’anxiété et la dépression, peuvent augmenter la sensibilité à la peur.

Les conséquences de la peur.

La peur peut avoir des conséquences positives et négatives.

  • Conséquences positives : La peur peut nous motiver à prendre des mesures pour éviter les dangers et nous protéger. Elle peut également nous rendre plus vigilants et nous aider à mieux réagir face aux situations d’urgence.
  • Conséquences négatives : La peur peut devenir excessive et invalidante, limitant notre vie et notre bien-être. Elle peut entraîner des troubles anxieux, des phobies, des crises de panique, etc.

La peur vs l’angoisse.

« Le terme de peur est utilisé par Freud dans certains écrits en opposition à celui d’  « angoisse » pour désigner la réaction devant un danger réel, et dont le statut métapsychologique reste incertain.

la perte, le deuil. La peur.

Freud discute, dans plusieurs textes, des rapports sémantiques entre trois termes : Angst (« angoisse »), Furcht(« crainte », « peur ») et Schreck (« effroi »). Il faut d’emblée remarquer que cette correspondance terme à terme, et notamment l’opposition classique angoisse/peur, soulève un problème de traduction : en effet, contrairement à l’usage du mot angoisse dans la langue française, il est possible, en allemand, de dire « ich habe Angst vor… », ce qui se traduit par « j’ai peur de… »

Chez Freud, la distinction entre angoisse et peur porte avant tout sur l’objet. (…)

En 1920, dans Au-delà du principe de plaisir, Freud souligne la différenciation entre peur et angoisse sous l’angle de leur rapport au danger : l’angoisse est un état caractérisé par l’attente et la préparation à un danger « fût-il inconnu », tandis que la peur implique un objet déterminé.

(…)

En fait, un autre concept apparaît, dès 1916, dans les écrits freudiens : celui de « Realangst » qu’on peut traduire par « angoisse réelle » ou « angoisse devant un danger réel », et qui est opposée à angoisse névrotique, ou encore angoisse de désir.

Dans l’Introduction à la psychanalyse, Freud souligne le caractère rationnel et compréhensible de l’angoisse réelle, déclenchée par la perception d’un danger extérieur, c’est-à-dire dans les conditions du surgissement de la peur.

Dès lors, la question fondamentale, sur laquelle il reviendra à plusieurs reprises, est bien celle des conditions d’émergence de l’angoisse, signal déclenché par un danger externe et interne.

Dans les travaux postfreudiens, la notion de peur est essentiellement utilisée pour caractériser certaines manifestations infantiles de l’angoisse.

Anna Freud, en particulier, a insisté sur la différenciation structurale des peurs archaïques ou primitives avec les phobies proprement dites.

La peur.

Rappelons aussi que la « peur du visage de l’étranger » qui, comme l’a décrit René Spitz, apparaît chez l’enfant vers six-huit mois, pose la question de savoir si cette réaction est à interpréter comme une angoisse réelle répondant à un danger externe – le visage perçu comme inconnu- ou s’il s’agit d’une expression de déplaisir et de menace interne provoquée par l’absence de l’objet maternel.

Quand l’effroi, Schreck, relié dans plusieurs textes de Freud à la névrose traumatique, il correspond aux effets d’un danger auquel le sujet « n’est pas préparé par un état d’angoisse préalable » (1917).

Il y a angoisse, précise-t-il encore, « quelque chose qui protège contre l’effroi ».

Roger Dorey rappelle que Freud décrit dans L’interprétation des rêves (1900), en contrepartie de « l’expérience primaire de satisfaction », une « expérience d’effroi d’origine externe », qui laisse une trace mnésique douloureuse que l’appareil psychique primitif cherche à éviter. Cette fuite devant le souvenir de la douleur présente, écrit Freud, est le « modèle et le premier exemple du refoulement psychique ».

Ainsi, le prototype de l’effroi ne serait autre que l’éprouvé du manque de l’objet, expérience qui submerge l’appareil psychique primitif d’excitations qu’il est incapable de maîtriser. Pour Roger Dovey, cette « image mnésique douloureuse » de l’objet, en tant qu’il fait défaut, forme une représentation constitutive de l’Inconscient originaire. » (Dictionnaire international de la psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla)

Comment gérer la peur.

Il existe différentes stratégies pour gérer la peur et ses conséquences :

  • La thérapie par l’hypnose : l’hypnothérapie est une approche psychologique efficace pour traiter les troubles anxieux et les phobies. Elle vise à identifier et à modifier les pensées et les comportements négatifs qui contribuent à la peur.
  • L’EMDR : cette technique est efficace pour manipuler cette peur et donc la maîtriser.
  • L’exposition progressive : Cette technique consiste à s’exposer progressivement à l’objet ou à la situation redoutée, en commençant par des situations peu anxiogènes et en augmentant progressivement le niveau d’exposition.
  • Les techniques de relaxation : La respiration profonde, la méditation, le yoga et la sophrologie peuvent aider à calmer le corps et l’esprit et à réduire l’anxiété.
  • Les médicaments : Dans certains cas, des médicaments peuvent être prescrits pour aider à contrôler les symptômes de l’anxiété et de la peur.

Les témoignages des célébrités.

Scarlett Johansson : L’actrice de Black Widow a une peur des oiseaux. Cette phobie, appelée ornithophobie, peut sembler surprenante, mais elle est bel et bien réelle.

La peur.

Jennifer Aniston : Contrairement à son image de star rayonnante, Jennifer Aniston avoue avoir une peur de l’eau. Cette phobie, appelée aquaphobie, peut limiter considérablement les activités nautiques.

https://www.public.fr/kendall-jenner-revele-sa-pire-phobie-et-c-est-hilarant

La peur.

Kendall Jenner : La top-modèle est atteinte de trypophobie, une peur des trous. Cette phobie peut être déclenchée par la vue de nids d’abeilles, de certaines textures ou même de certains motifs.

La peur.

Serena Williams : La légende du tennis a admis avoir souffert de crises de panique sur le court.

La peur.

https://www.tf1info.fr/sport/coronavirus-serena-williams-decrit-son-angoisse-due-au-confinement-sur-instagram-2148768.html

Usain Bolt : Même le plus rapide du monde a avoué ressentir une certaine pression avant les courses.

Peur.

En conclusion, la peur est une émotion humaine normale et essentielle à notre survie. Cependant, lorsqu’elle devient excessive ou invalidante, il est important de demander de l’aide à un professionnel de la santé mentale. (Réservez votre séance).

Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com. 

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Phobies : Comprendre, Identifier et Surmonter Ses Peurs Irrationnelles.

Phobies : Comprendre, Identifier et Surmonter Ses Peurs Irrationnelles.

Article 21.

Qu’est-ce qu’une phobie ?

Les phobies sont des troubles anxieux caractérisés par une peur irrationnelle et excessive envers un objet, une situation ou une activité spécifique. Cette peur peut devenir tellement envahissante qu’elle limite les activités quotidiennes, impacte la qualité de vie et génère un stress intense. Ce phénomène touche une grande partie de la population, et les phobies peuvent se manifester à tout âge. Pour les personnes concernées, les phobies représentent bien plus qu’une simple frayeur : elles sont souvent incontrôlables et source de grande souffrance.

Dans cet article, nous explorerons les différentes formes de phobies, leurs causes, leurs symptômes, et les traitements efficaces disponibles pour aider les patients à reprendre le contrôle sur leurs peurs.

Mon expérience a montré une augmentation des phobies à partir de 2020, date de début des confinements et de l’annonce de l’épidémie du COVID 19, de ses conséquences.

Qu’est-ce qu’une phobie exactement ? Comment se distingue-t-elle d’une peur normale ?

Vous trouverez un article sur la peur intitulé : La peur, émotion complexe et plurielle.

Selon le Dictionnaire de la Psychiatrie, Jacques Postel, « La phobie est une peur non raisonnée et continue d’un objet, d’un être vivant ou d’une situation déterminée qui, en eux-mêmes, ne présentent aucun danger.

Le sujet est conscient de l’irrationnalité de sa phobie et il souffre du fait que son comportement est régi par l’évitement du stimulus phobogène et la crainte de lui être confronté inopinément. »

Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, la phobie est « la peur d’un objet, d’un lieu (agoraphobie et claustrophobie) ou d’une situation sociale qui détermine électivement pour le sujet le surgissement d’une angoisse, perçue comme débordant ses possibilités de contrôle.

Pour tenter de l’éviter, le sujet, en état d’alerte, conscient de l’irrationnalité de sa peur à laquelle peuvent s’adjoindre aversion et dégoût, recourir à la présence d’un tiers (le compagnon contraphobique), à la fuite en avant contraphobique, mais surtout à des événements qui limitent son activité à des degrés divers. »

Selon le Dictionnaire international de la psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla, « la phobie (du grec phobos : « fuite, crainte, effroi ») est une crainte irrationnelle suscitée par un objet, une situation ou une activité ne comportant pas de danger réel.

L’angoisse, dont l’irrationnalité est généralement consciemment reconnue par le sujet, donne lieu à diverses stratégies défensives : fuite, évitement, utilisation d’objet ou d’une personne permettant d’affronter la situation redoutée.

Ce terme est apparu dans la littérature psychiatrique de la fin du XIXe siècle (Carl Westphal, en 1872, cite l’agoraphobie) ; la psychiatrie française, à cette époque (Albert Pitres et Emmanuel Régis), décrit un très grand nombre de phobies en fonction de l’objet ou de la situation déclenchante (claustrophobie, éreutophoboe, zoophobie, etc.) »

Phobies vs. Troubles anxieux généralisés : Quelles sont les différences ?

Les phobies et les troubles anxieux généralisés (TAG) sont deux types d’anxiété, mais ils présentent des caractéristiques distinctes. Comprendre ces différences est essentiel pour identifier et traiter efficacement chaque trouble.

Les phobies : une peur intense et spécifique.

  • Objet ou situation spécifique : Les phobies sont caractérisées par une peur irrationnelle et intense envers un objet, une situation ou une activité spécifique. Cela peut être la peur des hauteurs (acrophobie), des espaces clos (claustrophobie), des animaux (arachnophobie), etc.
  • Évitement : Les personnes phobiques vont activement éviter les situations ou les objets qui déclenchent leur peur.
  • Réactions physiques : Lors d’une exposition à l’objet ou à la situation phobique, elles peuvent ressentir des symptômes physiques tels que des palpitations, des sueurs, des tremblements, une sensation d’étouffement, etc.

Les troubles anxieux généralisés (TAG) : une anxiété diffuse et persistante.

  • Inquiétude excessive : Les personnes atteintes de TAG ressentent une anxiété excessive et persistante à propos d’un large éventail d’événements et de situations.
  • Difficulté à contrôler l’inquiétude : Elles ont du mal à contrôler leurs préoccupations, même si elles reconnaissent que ces préoccupations sont souvent exagérées.
  • Symptômes physiques : Les symptômes physiques associés au TAG sont souvent plus généraux et peuvent inclure de la fatigue, des tensions musculaires, des difficultés de concentration, des troubles du sommeil, etc.

Tableau comparatif

Caractéristique Phobies Troubles anxieux généralisés (TAG)
Objet de la peur Spécifique (objet, situation) Large éventail de situations
Intensité de la peur Très intense et irrationnelle Modérée à élevée, mais plus diffuse
Évitement Actif (éviter les situations phobiques) Plus difficile à identifier, peut se manifester par une procrastination ou une perfectionnisme excessif
Symptômes physiques Liés à la situation phobique (palpitations, sueurs, etc.) Plus généraux (fatigue, tensions musculaires, etc.)

En résumé

Si les phobies se concentrent sur une peur spécifique et intense, les troubles anxieux généralisés se caractérisent par une anxiété diffuse et persistante à propos de nombreux aspects de la vie. Il est important de noter que les deux troubles peuvent coexister chez une même personne.

Les origines neurobiologiques des phobies : plongée dans le cerveau.

Les phobies, ces peurs irrationnelles et intenses, ont longtemps intrigué les chercheurs. Si les facteurs psychologiques et environnementaux jouent un rôle indéniable dans leur développement, les neurosciences apportent un éclairage complémentaire sur les mécanismes cérébraux sous-jacents.

·      Le rôle de l’amygdale : le centre de la peur

L’amygdale, une petite structure située au cœur du système limbique, est souvent considérée comme le « centre de la peur » dans le cerveau. Lorsque nous sommes confrontés à une situation perçue comme dangereuse, l’amygdale s’active rapidement, déclenchant une série de réactions physiologiques et comportementales visant à nous protéger.

Chez les personnes souffrant de phobies, l’amygdale est particulièrement sensible aux stimuli associés à leur peur. Même une simple image ou une pensée liée à l’objet ou à la situation phobique peut suffire à activer cette région du cerveau de manière excessive, provoquant une réaction de panique disproportionnée par rapport au danger réel.

·      Les circuits neuronaux de la peur.

L’amygdale ne fonctionne pas isolément. Elle est interconnectée avec de nombreuses autres régions du cerveau, formant des circuits complexes qui régulent l’émotion de la peur. Ces circuits impliquent notamment :

  • Le cortex préfrontal : Impliqué dans la prise de décision, la régulation des émotions et la mémoire. Chez les personnes phobiques, le cortex préfrontal peut avoir du mal à moduler l’activité de l’amygdale, ce qui renforce la réponse de peur.
  • L’hippocampe : Joue un rôle crucial dans la mémoire. Les expériences traumatiques associées à l’objet ou à la situation phobique peuvent laisser des traces dans l’hippocampe, renforçant ainsi l’association entre le stimulus et la peur.
  • Le locus coeruleus : Une région du tronc cérébral qui régule la production d’adrénaline, une hormone essentielle à la réponse de « combat ou fuite ».

Les neurotransmetteurs impliqués.

Les neurotransmetteurs, ces messagers chimiques du cerveau, jouent également un rôle important dans les mécanismes neuronaux des phobies. Le glutamate et la noradrénaline, en particulier, sont impliqués dans la consolidation de la mémoire de la peur.

Les avancées de la neuro-imagerie.

Grâce aux techniques de neuro-imagerie comme l’IRM fonctionnelle, les chercheurs peuvent désormais observer en temps réel l’activité cérébrale des personnes confrontées à des stimuli phobiques. Ces études ont permis de confirmer le rôle central de l’amygdale et d’identifier d’autres régions cérébrales impliquées.

Implications pour les traitements.

La compréhension des mécanismes neurobiologiques des phobies ouvre de nouvelles perspectives pour le développement de traitements plus efficaces. Les thérapies comportementales et cognitives, qui visent à modifier les pensées et les comportements associés à la peur, peuvent entraîner des changements durables au niveau cérébral. De plus, certaines recherches explorent l’utilisation de médicaments agissant sur les neurotransmetteurs impliqués dans la peur, ainsi que des techniques de neuromodulation comme la stimulation magnétique transcrânienne.

Les différents types de phobies.

  • Les phobies simples.

« Dans la population générale, les phobies sont fréquentes et de natures très diverses. Elles se dénombrent par centaines. Certaines subsistent toute une vie durant. D’autres s’estompent et même disparaissent, spontanément, avec l’âge.

Elles peuvent ne s’inscrire dans aucun contexte étiopathogénique et ne gêner que modérément le sujet tant qu’il n’est pas confronté aux stimulations phobogènes. Tel est le cas des phobies simples, phobies de petits animaux (souris, oiseaux, serpents inoffensifs) ou d’insectes, prévalant dans les populations féminines, phobies d’objets (armes à feu, verre cassé, etc.) ou de situations (par exemple voyager en avion, être dans un endroit clos, en métro, sur un lieu élevé).

On peut se demander si ces phobies simples ne sont pas transmises culturellement ou si elles n’ont pas un rôle de protection pour l’individu, comme c’est le cas de certaines peurs enfantines qui, comme la peur de l’obscurité, ne se manifestent plus à l’âge adulte.

  • Les phobies perturbant la vie quotidienne.

D’autres troubles phobiques traduisent une série d’évitements et de manifestations émotionnelles pouvant prendre un caractère obsessionnel et perturbant la vie quotidienne du sujet : la phobie sociale et l’agoraphobie.

La phobie sociale :

Elle se manifeste par un évitement des situations dans lesquelles le sujet serait amené à être observé et critiqué par les autres : prendre la parole devant plusieurs personnes, aller au restaurant, avoir à aborder des questions sexuelles, etc. ; la peur de rougir, de trembler, voire de vomir peut accompagner ces phobies. Elles apparaissent dès l’adolescence, parfois plus tôt.

Comme les phobies simples, elles peuvent passer inaperçues de l’entourage tant que le sujet, au prix de stratégies psychiquement épuisantes, arrive à se soustraire à ces situations sociales.

L’agoraphobie :

Elle désigne étymologiquement la peur de se trouver dans des lieux publics d’où il est difficile de sortir rapidement. A l’heure actuelle, ce mot prend un sens plus large : il englobe les peurs des déplacements (traverser une rue, passer sous un pont ou dans un tunnel par exemple) ou de certains lieux clos tels que les ascenseurs, les salles de cinéma ou les grands magasins, qui sont redoutés des claustrophobes.

Les troubles des agoraphobes, comme ceux de nombreux autres phobiques, diminuent ou peuvent même ne pas se manifester lorsqu’ils sont accompagnées de personnes de leur choix, ce qui les met sous la dépendance de leur entourage. (cf. l’article sur la dépendance affective)

Leurs manifestations d’anxiété, anticipant la situation redoutée, s’accompagnent de troubles psychophysiologiques : impression de faiblesse des jambes, d’évanouissement imminent, de sensations vertigineuses. Les attaques de panique, qui font l’objet d’études récentes, sont présentes dans certaines formes d’agoraphobie et pourraient se trouver à l’origine de celles-ci.

Les appréhensions des agoraphobes ne seraient plus, alors, liées à un stimulus externe mais constitueraient ce qui a été décrit comme étant « la peur de la peur », cette dernière restant liée à des sensations internes dont les chercheurs estiment que les origines pourraient être soit physiologiques, soit biochimiques ; elles seraient par conséquent accessibles à des agents pharmacologiques. »

(Dictionnaire de Psychiatrie de Jacques Postel)

Les causes des phobies.

« La phobie a pour fonction de localiser et de focaliser l’angoisse de sorte qu’un danger extérieur évitable se substitue au danger interne des fantasmes inconscients, de l’effraction du moi par les émergences pulsionnelles.

L’angoisse du huitième mois de la vie serait le prototype des phobies qui apparaissent normalement chez l’enfant de deux à cinq ou six ans et tendent alors à se transformer en phobies obsédantes puis en obsessions. Le cadre nosographique des « phobies scolaires » désigne un tableau complexe composant des conduites de refus, d’inhibition et des angoisses de séparation souvent très régressives.

Chez l’adulte, les phobies d’impulsion entrent classiquement dans le cadre de la névrose obsessionnelle, les nosophobies dans celui de l’hypocondrie. L’éreutophobie ou peur de rougir est banale à l’adolescence. » (Dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot).

  • Facteurs génétiques : Prédisposition familiale.
  • Expériences traumatiques : Événements passés ayant marqué la personne.
  • Conditionnement classique : Association d’un objet ou d’une situation neutre avec une expérience négative.
  • Modèle d’apprentissage social : Observation des réactions de peur chez d’autres personnes.

Les symptômes des phobies.

  • Réactions physiques : Tachycardie, sueurs, tremblements, difficultés respiratoires.
  • Réactions émotionnelles : Angoisse, peur intense, panique.
  • Comportements d’évitement : Tendance à éviter les situations ou les objets phobiques.

 

« Situation freudienne de la question de la phobie : l’angoisse de castration.

La phobie est d’emblée une notion psychanalytique. S. Freud l’appelle l’hystérie d’angoisse. Malgré l’éclatement de cette notion en symptôme divers surgis dans l’hystérie, la névrose obsessionnelle, la psychose même, il se dessine une spécificité structurale de la phobie. Son enjeu, qui peut être étudié dans la très fréquente et passagère phobie infantile, est la symbolisation même, dans un lien difficile avec l’imaginaire.

L’hystérie d’angoisse, chez Freud, s’oppose à l’hystérie de conversion, où de grandes formes d’excitation liée à l’investissement libidinal d’une représentation refoulée conduisent à un symptôme somatique.

Dans l’hystérie d’angoisse, l’angoisse est due à une représentation angoissante liée à la sexualité apparaît en elle-même, produit une fuite qui oriente l’investissement vers une représentation substitutive qui joue le rôle à la fois de signal d’angoisse et d’écran  devant la vraie raison de cette angoisse, qui est à trouver et à définir. » (Dictionnaire de Psychiatrie de Jacques Postel)

 

 

Les traitements des phobies.

Le traitement des phobies relève essentiellement des thérapies liées à la psychologie sociale (réservez votre séance),  ou de l’hypnothérapie ou de l’EMDR.

Ces traitements visent « à permettre au sujet d’affronter sans angoisse l’objet phobogène, l’anxiété et les effets dépressifs liés à ces phobies pouvant être parallèlement traités par chimiothérapie.

L’ « attaque de panique devant un objet, un animal, un aménagement particulier de l’espace qui jouent comme signaux d’angoisse.

Ce symptôme, qui peut apparaître pendant la petite enfance et dans certains états de névrose et de psychose, n’exclut pas que l’on puisse parler de structure phobique, que l’on pourra définir, avec Ch. Melman, comme une maladie de l’imaginaire. » (Dictionnaire de Psychiatrie de Jacques Postel)

  • Médicaments :
    • Anxiolytiques, antidépresseurs.
  • Autres approches :
    • Relaxation, méditation, sport.

Les témoignages de personnes ayant surmonté une phobie.

Témoignages : Surmonter la peur, recouvrer la liberté.

Les témoignages de personnes ayant réussi à surmonter leurs phobies sont précieux. Ils témoignent de la force de la volonté humaine et des progrès réalisés dans le domaine de la psychologie. Ces récits peuvent être une source d’inspiration pour ceux qui luttent encore contre leurs propres peurs.

Des parcours variés, une même victoire.

Les témoignages sont aussi variés que les phobies elles-mêmes. Certains évoquent des peurs spécifiques comme la peur des hauteurs, d’autres des phobies sociales plus complexes. Tous ont en commun ce déclic, ce moment où ils ont décidé de ne plus se laisser dominer par leur peur.

  • L’exposition graduée : Beaucoup témoignent de l’efficacité de l’exposition graduée, qu’elle soit réalisée en thérapie ou de manière autonome. En s’exposant progressivement à ce qui les effraie, ils ont appris à maîtriser leur anxiété.
  • Le soutien thérapeutique : La présence d’un thérapeute a été déterminante pour de nombreux patients. Les techniques l’hypnose ou encore l’EMDR ont aidé à déconstruire les croyances négatives et à modifier les réactions physiologiques à la peur.
  • Le soutien de l’entourage : L’importance du soutien de la famille et des amis est souvent soulignée. Encourager, comprendre et accompagner sont autant d’éléments clés dans la réussite de ce parcours.

Les bénéfices d’une vie sans phobie.

Au-delà de la simple disparition de la peur, les témoignages mettent en avant les nombreux bénéfices que procure le fait de surmonter une phobie :

  • Une meilleure qualité de vie : Les personnes ayant surmonté leur phobie retrouvent une plus grande liberté dans leurs choix et leurs activités.
  • Une confiance en soi renforcée : Le fait d’avoir réussi à affronter ses peurs renforce l’estime de soi et donne confiance pour relever d’autres défis.
  • Des relations sociales améliorées : La phobie sociale, par exemple, peut considérablement limiter les interactions sociales. En la surmontant, il est possible de développer des relations plus riches et plus satisfaisantes.

Quelques exemples de célébrités qui ont évoqué leurs difficultés avec l’anxiété ou les phobies :

  • Nicole Kidman : L’actrice a révélé sa peur des papillons, une phobie appelée lépidoptérophobie.

Phobie.

  • Matthew McConaughey : L’acteur a parlé de sa claustrophobie et de sa peur des portes tournantes.

Phobie.

  • Adele : La chanteuse a évoqué des périodes d’anxiété intense qui l’ont amenée à annuler des concerts.

Phobie.

  • Lady Gaga : L’artiste a parlé de ses troubles anxieux et de ses attaques de panique.

Phobie.

https://www.premiere.fr/People/Lady-Gaga-elle-a-eu-la-phobie-du-sexe

Il est important de noter que :

  • Chaque expérience est unique : Les parcours de ces célébrités ne sont pas forcément représentatifs de tous ceux qui souffrent d’anxiété ou de phobies.
  • Le soutien professionnel est essentiel : La plupart des célébrités qui ont partagé leurs histoires ont également souligné l’importance d’un soutien psychologique pour surmonter leurs difficultés.

Les athlètes de haut niveau et leurs défis psychologiques.

Pourquoi les athlètes de haut niveau sont-ils particulièrement vulnérables ?

  • Pression extrême : La pression de la performance, les attentes du public et les enjeux financiers peuvent générer un stress intense et chronique.
  • Peur de l’échec : La peur de ne pas répondre aux attentes et de décevoir peut paralyser certains athlètes.
  • Blessures : Les blessures récurrentes peuvent entraîner une perte de confiance en soi et des difficultés à retrouver son niveau de performance précédent.
  • Isolement : Le rythme de vie d’un athlète de haut niveau peut le conduire à un certain isolement social, ce qui peut amplifier les sentiments de solitude et d’anxiété.

Quelques exemples d’athlètes qui ont évoqué leurs difficultés :

  • Simone Biles : La gymnaste américaine a fait parler d’elle en se retirant des Jeux Olympiques de Tokyo pour préserver sa santé mentale. Elle a ainsi mis en lumière les enjeux de la santé mentale dans le sport de haut niveau.

Phobie.

  • Naomi Osaka : La joueuse de tennis japonaise a également fait preuve de vulnérabilité en évoquant ses difficultés avec l’anxiété et la dépression.

Phobie.

  • Michael Phelps : Le nageur américain, l’un des athlètes les plus médaillés de l’histoire, a parlé de ses luttes contre la dépression et l’abus d’alcool.

Phobie.

https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/les-documents-franceinfo/j-ai-l-opportunite-de-peut-etre-sauver-des-vies-michael-phelps-raconte-son-combat-pour-la-sante-mentale-9659222

Quels types de phobies ou d’anxiétés peuvent toucher les athlètes ?

  • La peur de la compétition : Cette peur peut se manifester par des symptômes physiques comme des palpitations, des tremblements ou des difficultés à se concentrer.
  • La peur de l’échec : Cette peur peut conduire à un syndrome de l’imposteur et à une perte de motivation.
  • La peur de la blessure : Cette peur peut entraver la performance et générer une anxiété constante.
  • La phobie sociale : Certains athlètes peuvent éprouver une grande difficulté à faire face à la pression médiatique et aux attentes du public.

En conclusion, les phobies sont des troubles complexes qui résultent d’une interaction complexe entre des facteurs génétiques, environnementaux et neurobiologiques. En approfondissant notre compréhension des mécanismes cérébraux sous-jacents, nous pourrons développer des traitements toujours plus personnalisés et efficaces pour aider les personnes souffrant de phobies à retrouver une meilleure qualité de vie.

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