L’inceste est l’un des traumatismes les plus dévastateurs qu’une personne puisse subir. Il implique une violation profondede la confiance et des limites familiales, où un membre de la famille impose des actes sexuels sur un autre, souvent un enfant. En tant que docteur en psychologie, il est crucial de comprendre les dynamiques de l’inceste, les répercussions psychologiques qu’il engendre, et les moyens de soutenir les personnes dans leur parcours de réparation.
Définition de l’Inceste.
D’après le dictionnaire international de psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla, « on désigne par le terme « inceste » une relation sexuelle interdite entre proches parents, l’interdit étant posé au plan moral et éventuellement formulé juridiquement. En psychanalyse, il s’agit non seulement de comportements de ce type réellement observables, mais aussi et surtout des fantasmes incestueux et de la conflictualité qui en découle.
Freud mentionne pour la première fois ce thème dans une lettre à Wilhelm Fliess datée du 31 mai 1897, où il pose que la « sainteté » procède de l’ « horreur de l’inceste » : un groupe familial originellement marqué par la promiscuité a dû renoncer aux relations sexuelles incestueuses afin de ne pas se replier sur lui-même et d’assurer les échanges avec l’extérieur.
Le thème de l’inceste deviendra par la suite central dans la formulation du complexe d’Œdipe, défini par le conflit entre le désir sexuel adressé au parent de l’autre sexe (dans la version « positive » du complexe) et sa répression ; cela apparaît avec netteté dans les Trois Essais sur la théorie de la sexualité et dans la discussion du « petit Hans ».
(…)
Il ne faut évidemment pas confondre les fantasmes incestueux, présents en tout être humain, et les comportements réels de type incestueux, infiniment plus rares ; il reste que leur abord psychanalytique a permis d’en comprendre beaucoup mieux la genèse et la signification. »
D’après le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, « il existe des incestes bien réels, dont la connaissance demeure difficile. (…) Au Canada, un rapport très souvent cité, datant de 1986, affirme qu’une femme sur huit aurait subi des « violences sexuelles » (ce qui inclut les attouchements) de la part d’un ascendant direct. Selon la plupart des chercheurs spécialisés, les filles sont deux à cinq fois plus souvent « séduites » que les garçons ; les pères – et plus encore les beaux-pères – et les frères sont les principaux séducteurs ;
l’inceste père-fille ou frère-sœur est beaucoup plus fréquent que l’inceste mère-fils. D’après les descriptions classiques, le père incestueux est un être immature, souvent alcoolique ; la mère est souvent complice ; les conséquences psychologiques pour l’enfant séduit sont dramatiques. Mais ces études portent sur les cas d’inceste divulgués, qui viennent à la connaissance de la justice et des services sociaux, et qui concernent des milieux sociaux défavorisés.
Or l’inceste semble répandu dans tous les milieux. Par ailleurs, certains auteurs estiment que les conséquences sociales et judiciaires de la divulgation de l’inceste (interrogatoires, sentiments de culpabilité pour avoir trahi le séducteur en témoignant contre lui, réactions de curiosité ou de rejet de l’entourage, etc.) sont aussi traumatiques que la séduction incestueuse elle-même. »
Il est important de prendre de la distance et de la hauteur vis-à-vis de ces définitions. Nous ne pouvons parler de séduction, à mon avis lorsqu’il y a emprise et autorité d’un ascendant direct.
J’ai souvent entendu parler de menace ou d’intimidation comme « Si tu le dis à maman (pour le cas d’un frère incestueux, elle ne te croira, elle dira que c’est toi qui m’as provoqué » ou « Ne le dis surtout pas, je risque d’aller en prison, tu ne voudrais pas que j’aille en prison hein ? » (de la part d’un père à sa fille).
L’exemple de Vahina Giocante est assez instructif dans ce sens.
Non seulement il y a menace mais également passage à l’acte, comme un père qui peut dire à sa fille de prendre le fusil pour le tuer en la culpabilisant d’avoir mentionné les faits à sa mère. Et même si le dictionnaire parle de traumatisme plus important lors de la dénonciation du prédateur, dans l’exercice de ma profession, il y a souvent un sentiment de réparation de l’avoir dit auprès d’un professionnel de la santé ou divulgué auprès des autorités juridiques. Je mesure les bienfaits à long terme. Que la justice soit faite est un sentiment primordial pour les victimes, afin de se sentir une bonne fois pour toute protégées.
L’inceste désigne donc toute relation sexuelle non consensuelle entre des membres d’une même famille. Il s’agit d’un acte d’abus de pouvoir et de contrôle, où l’agresseur exploite la proximité, la confiance et l’autorité que lui confère sa position au sein de la famille pour perpétrer des violences sexuelles. Les victimes peuvent être des enfants, des adolescents, ou même des adultes vulnérables, et les agresseurs peuvent être des parents, des frères ou sœurs, des grands-parents, des oncles ou tantes, ou tout autre membre de la famille élargie.
Les Conséquences Psychologiques de l’Inceste.
Les conséquences de l’inceste sont multiples et souvent durables. Elles affectent non seulement la victime, mais aussi la dynamique familiale et le bien-être des générations futures. Voici quelques-unes des répercussions psychologiques les plus courantes :
1.Traumatisme et Syndrome de Stress Post-Traumatique (SSPT) : L’inceste entraîne souvent un traumatisme profond qui peut se manifester par des flashbacks, des cauchemars, une hypervigilance, et un sentiment constant de danger. Les victimes peuvent développer un SSPT, caractérisé par des souvenirs intrusifs, un évitement de tout ce qui rappelle l’événement, et des réactions émotionnelles intenses.
Cette régression émotionnelle survient quand la personne subit un accident de la vie comme un burnout ou un accident de la circulation et se retrouve impuissante dans ses faits et gestes. Ce sentiment d’impuissance vient réveiller ce traumatisme profond que la personne a pu occulter soit volontairement soit inconsciemment pour se protéger.
2.Troubles de l’Attachement : Les victimes d’inceste peuvent éprouver des difficultés à former des relations saines et sécurisantes à l’âge adulte. Leurs expériences peuvent créer une méfiance généralisée envers les autres, ou au contraire, une dépendance émotionnelle excessive, les empêchant de développer des relations « équilibrées ». Ce qui ne signifie pas que les personnes ne développant par de relations « équilibrées » aient subi un inceste. Je souligne que le terme « équilibré » implique un sentiment de sécurité et de confiance chez la personne dans sa relation de couple.
3.Honte et Culpabilité : Un sentiment de honte et de culpabilité est courant chez les survivants d’inceste, souvent exacerbé par l’agresseur qui manipule la victime en lui faisant croire qu’elle est en partie responsable de l’abus.
Cette culpabilité injustifiée peut persister longtemps après la fin des abus, affectant l’estime de soi et l’identité de la victime. Ce sentiment de culpabilité a été soit appuyé par l’agresseur lui-même soit par la personne qui a pris l’agresseur en flagrant délit d’inceste. Je me souviens d’un cas où la mère a culpabilisé sa fille huit ans d’avoir fait une fellation à son grand-frère de quinze ans… Ce qui montre l’importance de l’écoute et de la protection de ces enfants…
Parce qu’il faut le rappeler, toute divulgation de ces méfaits ébranle catégoriquement et systématiquement le système familial. Je me souviens d’avoir accompagné une petite fille de neuf ans, qui après une à deux séances m’a dit en pleurant : « Pourquoi il m’a fait ça ? » Son père incestueux a été mis en prison et la famille paternelle a soumis sa mère à des reproches répétitives…
4.Dissociation : Pour survivre à l’inceste, certaines victimes développent des mécanismes de défense comme la dissociation, où elles se détachent mentalement et émotionnellement de leur propre corps ou des événements traumatiques. Cette dissociation peut interférer avec leur capacité à rester connectées à la réalité et à leurs propres émotions.
5.Dépression et Anxiété : La douleur émotionnelle causée par l’inceste peut conduire à une dépression sévère et à des troubles anxieux. Les sentiments d’impuissance, de désespoir et de peur constante sont fréquents, et peuvent nécessiter une intervention thérapeutique à long terme. La peur notamment de blesser les proches, d’être rejeté, pas entendu, pas écouté et pas compris domine, chez les adultes.
Après avoir passé toute une vie à côtoyer un frère incestueux, en devant se taire et en plus en étant obligé de lui faire la bise par exemple, c’est là que la dépression et l’anxiété peuvent prendre le dessus.
6.Troubles du Comportement Alimentaire et Addictions : Les victimes d’inceste cherchent parfois à anesthésier leur douleur ou à reprendre un certain contrôle sur leur vie à travers des comportements autodestructeurs, tels que les troubles alimentaires, l’abus de substances, ou l’automutilation.
L’alcool est prédominant, en général, dans ces cas d’inceste. Il arrive que la victime soit attirée de façon obsessive vers cette substance, habituée toute sa vie à voir ses aînés à se livrer à cette pratique et surtout ressentant l’impact à court terme de cet enivrement, désinhibant… et le recherchant sans cesse…
Tentons d’Identifier l’Inceste.
L’inceste est souvent caché, protégé par un silence imposé et la peur des représailles. Cependant, certains signes peuvent indiquer qu’un enfant ou un adulte est victime d’inceste :
Changements Comportementaux : Un enfant victime d’inceste peut manifester des changements soudains dans son comportement, tels que l’agressivité, l’isolement, la régression (par exemple, un retour à des comportements infantiles), ou une peur inexpliquée de certains membres de la famille.
Problèmes Scolaires ou Professionnels : Les difficultés à se concentrer, les chutes de performance scolaire ou professionnelle, et l’absentéisme fréquent peuvent être des indicateurs d’un traumatisme sous-jacent.
Symptômes Physiques : Les douleurs abdominales, les troubles du sommeil, les maux de tête récurrents, et d’autres symptômes somatiques peuvent être des manifestations physiques du stress et du traumatisme liés à l’inceste.
Comportements Sexuels Inappropriés : Un enfant exposé à des actes incestueux peut reproduire des comportements sexuels inappropriés pour son âge, montrant une connaissance anormale ou un intérêt excessif pour les questions sexuelles.
Déclarations ou Allusions : Parfois, l’enfant ou l’adulte peut faire des allusions voilées à l’abus, ou exprimer son malaise de manière indirecte. Il est crucial d’écouter attentivement ces signaux et de prendre toute révélation au sérieux. Souvent, les enfants victimes d’inceste arrivent à le dire, de façon détournée, encore faut-il que les adultes ne se noient pas dans un déni trop épais, taisant pour une longue période la voix de l’enfant. Nous pouvons comprendre qu’il soit difficile de penser, ne serait-ce qu’imaginer que cela puisse se dérouler au sein de sa propre famille…
Soutenir les victimes de l’Inceste.
Le soutien aux survivants de l’inceste nécessite une approche sensible, respectueuse et informée. Voici quelques stratégies clés pour les aider dans leur processus de guérison :
Écoute et Validation : Il est essentiel de créer un espace sûr où les survivants peuvent partager leur histoire sans crainte d’être jugés ou blâmés. Les écouter activement et valider leurs émotions sont des premières étapes cruciales pour leur guérison. (lien psychologie sociale).
Thérapie Traumatique : Un suivi thérapeutique spécialisé, comme la thérapie par l’hypnose, l‘EMDR(désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires), peut aider les survivants à traiter leur traumatisme et à reconstruire leur vie. (Lien réservez votre séance).
Renforcement de l’Estime de Soi : Travailler sur l’estime de soi et l’identité personnelle est fondamental pour les survivants. Les aider à se voir comme dignes de respect et de bonheur peut les soutenir dans leur parcours de guérison. (lien psychologie sociale)
Reconstruction des Relations : Les survivants peuvent avoir besoin d’aide pour réapprendre à établir des relations saines, basées sur la confiance et le respect mutuel. Le soutien thérapeutique peut inclure des séances de thérapie individuelle, de couple, ou familiale. (lien réservez votre séance)
Éducation et Sensibilisation : Éduquer les familles, les éducateurs et les professionnels sur les signes de l’inceste et sur la manière de réagir est crucial pour prévenir les abus et intervenir rapidement lorsqu’ils se produisent.
Conclusion
L’inceste est un traumatisme profond qui laisse des séquelles durables sur le plan émotionnel, psychologique et physique. Comprendre ses mécanismes, identifier ses signes et offrir un soutien approprié aux survivants sont des étapes cruciales pour les aider à se reconstruire. En tant que société, nous devons briser le silence autour de l’inceste et créer un environnement où les survivants se sentent en sécurité pour parler, guérir et reconstruire leur vie.
Mots-clés : inceste, abus sexuel familial, conséquences psychologiques, soutien aux victimes, thérapie pour trauma, violence sexuelle, briser le silence, prévention de l’inceste.
Les tyrans sont des individus qui utilisent la peur, l’intimidation et le contrôle pour dominer les autres. Je me consacrerais notamment à développer cette notion de peur. Que les individus soient présents dans les familles, les lieux de travail ou dans des contextes politiques, leur comportement cause des dommages psychologiques et sociaux considérables. Je mettrai en avant ces dommages afin que vous compreniez mieux leur impact.
En tant que Docteur en Psychologie, je peux faire en sorte de clarifier mes propos afin de comprendre les mécanismes psychologiques sous-jacents à la tyrannie, particulièrement à la peur, d’identifier les signes de cette domination abusive, et de fournir des outils pour aider les victimes à se libérer de leur emprise.
Qu’est-ce qu’un Tyran ?
Un tyran est une personne qui impose sa volonté par la force, la peur et la coercition. Contrairement à d’autres formes d’autorité, la tyrannie se caractérise par un abus de pouvoir systématique, où l’objectif principal est de subjuguer et de contrôler autrui. Les tyrans peuvent être présents dans divers contextes : au sein des familles, dans les relations de couple, sur les lieux de travail, ou encore à l’échelle nationale en tant que dirigeants politiques.
Malheureusement, mon métier m’a valu de rencontrer des enfants au prise avec des parents tyranniques, qui n’ont d’autres objectifs que de faire plier leurs progénitures soit par la menace soit par le chantage, provoquant ainsi la peur.
J’insiste sur cette notion de peur, parce qu’elle est primordiale actuellement. Avant toute autre considération, développons cette notion.
La peur.
Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de R. Doron et de F. Parot, la peur est une « émotion déclenchée par une stimulation ayant valeur de danger pour l’organisme. Elle se manifeste, chez l’animal et chez l’homme, par des réactions observables diverses selon les espèces et selon l’intensité de l’émotion : pilo-érection, abaissement des sourcils et des paupières, tremblements, etc., dont la fonction peut être recherchée dans un retrait par rapport au stimulus dangereux ou/et dans la réduction des stimulus signalant le sujet en danger à son prédateur.
Ces deux fonctions, en apparence contradictoires, se trouvent illustrées par les conduites opposées associées à la peur, tantôt de fuite, tantôt d’immobilité, cette dernière pouvant revêtir une valeur adaptative comparable à la première, notamment chez les espèces animales faisant appel au mimétisme et au camouflage.
En l’absence de techniques aussi spécialisées d’échappement au danger, les mammifères et particulièrement l’homme présenteront les deux formes de réaction selon l’histoire individuelle et selon le contexte situationnel : on distingue donc la peur où l’organisme fait activement face à la menace de perte de contrôle.
Dans le premier cas, les corrélats physiologiques et neuroendocriniens mettraient en cause l’activation du système sympathique et médullo-surrénalien (augmentation de la production d’adrénaline et de noradrénaline, niveau de cortisone inchangé) : dans le second, l’activation du système hypo-physo-cortico-surrénalien (augmentation de la production d’adrénaline et de noradrénaline, niveau de l’ACTH (adrénocorticotropine) et de la corticostérone : niveau inchangé de catécholamines).
De manière plus générale, la peur s’accompagne d’une modification de la conductivité électrique cutanée, de la tension musculaire, du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, de l’activité gastro-intestinale. Ces modifications peuvent prendre les deux directions, de l’augmentation ou de la diminution, selon l’intensité de l’émotion, et, éventuellement, les caractéristiques individuelles.
La peur peut être provoquée par des déclencheurs innés (…) ou encore, à la faveur d’un apprentissage associatif, par des stimulus conditionnés.
(…) la peur prend des formes pathologiques lorsque l’immobilité résignée prend le pas sur les conduites actives pourtant possibles (résignation acquise, learned helplessness), lorsque l’émotion se généralise exagérément à des stimulus anodins (phobie) ou lorsqu’elle s’installe dans le temps bien au-delà du moment où l’organisme est effectivement exposé au danger, soit par anticipation, soit par persistance de l’état émotionnel (anxiété, angoisse). »
G.Nardone, dans Dépasser les limites de la peur. Comprendre la peur pathologique pour mieux la surmonter, il est écrit : « Il est important d’insister sur le fait que, en ce qui concerne la formation d’une pathologie phobique, la recherche empirique et expérimentale démontre clairement que, si une personne entraînée par sa peur commence à éviter les situations considérées menaçantes et demande systématiquement de l’aide, en l’espace de quelques mois, une véritable pathologie phobique se sera formée.
En d’autres termes, le sujet construitla réalité qu’il subit ensuite. Chacun de nous peut se construire un tel piège, y pénétrer et ne plus être capable d’en sortir seul. (…) la recherche et la praxis clinique nous offrent une nouvelle variante, caractéristique des personnes affectées des fameux troubles obsessionnels compulsifs.
Il s’agit de personnes qui, sur la base d’une phobie, commencent à mettre au point des rituels protecteurs ou propitiatoires, destinés à combattre la phobie ou à faire en sorte qu’elle ne se présente pas. (…) L’(…) exemple, (…) implique des personnes qui, parce qu’elle doutent d’avoir bien fait quelque chose, contrôlent et contrôlent encore leurs tâches et actions, jusqu’à ce que leur vie devienne une chaîne sempiternelle de répétitions, de contrôles et de rituels »
J’ai reçu plusieurs personnes, victimes de ces phobies et de ces compulsions après l’épisode de confinement en 2020.
Les Caractéristiques Psychologiques des Tyrans.
Les tyrans présentent souvent des traits de personnalité spécifiques qui les prédisposent à un comportement dominateur et destructeur :
Besoin Excessif de Contrôle : Les tyrans ressentent un besoin insatiable de tout contrôler. Ils ne supportent pas l’idée de perdre le pouvoir ou d’être remis en question.
Manque d’Empathie : Comme les manipulateurs pervers, les tyrans manquent cruellement d’empathie. Ils sont indifférents à la souffrance des autres et se préoccupent uniquement de leurs propres intérêts.
Intolérance à la Frustration : Ils réagissent souvent de manière disproportionnée face à la moindre opposition ou frustration, utilisant la colère ou la violence pour réaffirmer leur domination.
Narcissisme : De nombreux tyrans possèdent des traits narcissiques. Ils ont une vision grandiose d’eux-mêmes, se considèrent comme supérieurs aux autres, et exigent une admiration inconditionnelle.
Paranoïa : Certains tyrans développent une méfiance extrême envers ceux qui les entourent, suspectant constamment les autres de comploter contre eux. Cette paranoïa les pousse à des comportements de plus en plus oppressifs.
Les Conséquences Psychologiques de la Tyrannie.
La tyrannie, qu’elle soit familiale, professionnelle ou politique, entraîne des conséquences graves pour les victimes et la société dans son ensemble :
Anxiété et Dépression : Vivre sous la domination d’un tyran peut engendrer un stress chronique, une anxiété constante et une dépression sévère chez les victimes. La peur et l’incertitude deviennent des compagnons quotidiens. Ne parlons pas des angoisses de plus en plus intenses et qui obligent à l’immobilité. Le cerveau se brouillent d’émotions négatives parce qu’incapable de reprendre le contrôle sur la situation. C’est bien ce sentiment d’impuissance qui règne et qui oblige la personne à s’arrêter. Je peux vous accompagner dans une recherche d’équilibre interne (lien réservez votre séance).
Érosion de l’Estime de Soi : Les victimes de tyrans perdent souvent confiance en elles. Les critiques constantes, les humiliations et la dévalorisation systématique érodent leur estime de soi. Nous savons pourtant que l’estime de soi est la base de toute confiance en soi. Plus nous sommes diminués plus nous nous sentons nuls et donc impuissants. Ce qui engage énormément d’énergie pour se mobiliser, parce que cette énergie est systématiquement engagée contre une force interne négative. Je veux me prouver que je peux faire quelque chose de ma vie, ou je veux prouver à mes parents que je peux réussir sans eux… par exemple. Nous pouvons en parler et faire en sorte que vous retrouviez une estime de soi positive (lien psychologie sociale).
Isolement Social : Les tyrans cherchent souvent à isoler leurs victimes, les coupant de leur réseau de soutien. Cela les rend plus vulnérables et dépendantes du tyran. Ceci se fait de façon insidieuse, petit à petit…
Syndrome de Stockholm : Dans certains cas, les victimes peuvent développer un attachement paradoxal à leur tyran, un phénomène connu sous le nom de syndrome de Stockholm. Cet attachement est une réponse psychologique complexe où la victime, pour survivre, se met à éprouver des sentiments positifs envers son oppresseur. C’est le cas des enfants vis-à-vis de leurs parents… J’entends souvent dire : « Ce sont mes parents » quand je demande à des personnes si elles aiment leurs parents « oppresseurs ». Certains enfants se sentent même redevables de l’éducation qu’ils ont pu recevoir, avec ce sentiment permanent de culpabilité qui les pousse à s’asservir.
Troubles de Stress Post-Traumatique (SSPT) : Les victimes de tyrannie peuvent également développer des symptômes de SSPT, tels que des flashbacks, une hypervigilance et des cauchemars, en raison du traumatisme subi.
Ce symptôme est peu entendu par la société. J’entends souvent dire : « Nous sommes des parents, nous ne voulons que leur bien, nous n’avions pas de mode d’emploi, nous avons fait ce que nous pouvions », sans reconnaître les dégâts psychologiques imprimés par leurs actes, leur influence.
A l’âge adulte, des personnes confondent affection-destruction, amour-violence… J’entends aussi dire : « Qui aime bien châtie bien ! » ou « Les disputes ou les conflits sont normaux quand on aime quelqu’un… »
Il est impossible de prendre cette conséquence à la légère… Si vous souffrez d’une domination parentale extrême, d’une affection nocive envers un membre de votre famille, ou une personne que vous considérez comme votre ami, un coach ou un dirigeant sportif, un employeur, un patron… je suis là pour vous aider à la dépasser (lien réservez votre séance).
Dans le cadre du sport, cette domination se fait sous forme de violences sexuelles. En cela, je vous propose de lire l’enquête de Greg Décamps, Sabine Afflelou, Anne Jolly, Nadia Dominguez, Olivier Cosnefroy, Franck Eisenberg intitulée Etude des violences sexuelles dans le sport en France : contextes de survenue et incidences psychologiques.
Il est essentiel d’identifier rapidement les comportements tyranniques et de prendre des mesures pour se protéger :
1.Reconnaître les Signes de Tyrannie : Soyez attentif aux comportements autoritaires, à l’intimidation, à la manipulation émotionnelle, et à toute tentative de contrôle excessive. Si vous sentez que vos opinions sont constamment invalidées ou que vous vivez dans la peur, il est probable que vous soyez face à un tyran.
J’ai connu une personne souvent rabaissée par son père… Toutes les occasions étaient utilisées pour le remettre en question… le faire douter de ses capacités… et ainsi le rendre dépendant émotionnellement et sentimentalement de ce bourreau.
Je vous propose de regarder le témoignage de Thierry Beccaro, animateur et acteur français.
Établir des Limites : Il est crucial de poser des limites claires et fermes avec un tyran. Apprenez à dire non et à défendre vos droits sans vous laisser intimider. Les limites concernent votre protection, la préservation du respect de soi. Une estime de soi et une confiance en soi consolidée sont les meilleures « armes » pour vous protéger et trouver à vous orienter vers des personnes gentilles et sans recherche de contrôle ou de maitrise sur les autres.
Chercher du Soutien : N’affrontez pas un tyran seul. Entourez-vous de personnes de confiance qui peuvent vous soutenir, que ce soit des amis, de la famille ou des collègues. Si nécessaire, faites appel à un professionnel de la santé mentale pour vous aider à naviguer dans la situation.
Documenter les Abus : Dans des contextes tels que le lieu de travail, il peut être utile de documenter les comportements abusifs du tyran. Garder des preuves peut être essentiel si vous devez engager des actions légales ou formelles.
Fuir ou Dénoncer : Lorsque cela est possible et en toute sécurité, envisagez de vous éloigner du tyran. Dans des contextes plus graves, comme celui d’un tyran politique, il peut être nécessaire de s’organiser avec d’autres pour dénoncer et résister à l’oppression.
Conclusion
Les tyrans, par leur nature oppressive, causent des ravages dans la vie de leurs victimes et dans la société. Comprendre les mécanismes psychologiques qui sous-tendent la tyrannie est essentiel pour développer des stratégies de protection efficaces. En tant que docteur en psychologie, nous avons la responsabilité de sensibiliser le public, de soutenir les victimes et de promouvoir des environnements où la dignité humaine est respectée.
Le manipulateur pervers nuit gravement à la santé mentale, voilà son influence principale. Avant de développer la notion de manipulateur pervers, associé à celle de pervers narcissique, j’aimerais mettre en avant la notion de perversion sexuelle pour éclairer mes propos.
Il est répandu de parler de perversion sexuelle. D’ailleurs le dictionnaire international de psychanalyse réserve quatre pages à ce phénomène. Alors, tentons de le développer dans un premier temps, avant de parler de manipulation psychologique négative.
La perversion sexuelle.
Le dictionnaire international de psychanalyse, sous la direction de Alain Mijolla, note : « Nombre de patients (hétéro- et homo-sexuels) décrivent une variété infinie de scénarios érotiques, d’objets fétiches, de déguisements, de jeux sadomasochistes, etc., qui sont des sortes d’espaces privés dans la vie amoureuse et ne sont ressentis dans leur vie amoureuse et ne sont ressentis ni comme compulsifs ni comme indispensables pour atteindre le plaisir sexuel. (…) La forme spécifique que revêt la prédilection sexuelle d’un analysant ou d’une analysante ne devient un problème clinique, requérant solution, que dans la mesure où elle provoque des souffrances chez le patient. (…) Robert Stoller (1975), par exemple, restreint l’utilisation du terme perversion, qu’il définit comme « la forme érotique de la haine », à tout acte sexuel où un sujet cherche sciemment à faire du mal à un autre. Joyce McDougall (1995) emploie le terme « néosexualités » pour caractériser ces scénarios érotiques particuliers et propose le terme « perversion » soit uniquement réservé à certaines formes de relations, notamment de relations sexuelles qui sont imposées par un individu à un autre non consentant ou non responsable (enfant, adulte mentalement perturbé), c’est-à-dire des relations au cours desquelles un des partenaires est complètement indifférent à la fragilité ou au désir de l’autre. On constate que ces mêmes actes relèvent, la plupart du temps, des agissements sexuels qui sont condamnés par la loi (abus sexuel des mineurs, viol, exhibitionnisme…). Les activités sexuelles d’adultes consentants, quand bien même elles seraient déviantes par rapport à une supposée norme, ne tombent pas sous le coup de la loi. (…)
Au cours d’une psychanalyse, les relations amoureuses des novateurs sexuels trouvent leur sens. On découvre en effet que ces prétendus « choix » représentent la meilleure solution que l’enfant de jadis a pu trouver face aux transmissions biparentales. L’impression de choix n’existe pas, qu’on soit hétérosexuel, homosexuel, autosexuel et/ou néosexuel. »
Le Manipulateur Pervers.
Le manipulateur pervers, aussi appelé pervers narcissique, est une personne qui utilise des techniques de manipulation psychologique pour exercer un contrôle sur leurs victimes. Ce sont des personnes toxiques qui nuisent gravement au bien-être mental, émotionnel, et également physique de la victime. Il est coutume de parler de prédation, au sens le plus primaire qui soit. La victime étant sa proie. C’est un acte gratuit qui permet de compenser plusieurs paramètres de la personnalité du prédateur. En effet, nous allons développer les caractéristiques du manipulateur pervers, les signes qui permettent de les identifier, ainsi que des conseils pour s’en protéger.
Un manipulateur pervers est une personne qui exerce un pouvoir destructeur sur les autres, souvent de manière subtile, souvent de manière progressive, souvent de manière très directe, après au moins un mois de relation avec cette personne. Il sait à quelle période agir, la période la plus propice est celle où il ressent très clairement la dépendance affective de l’autre. Le besoin de contrôle et de domination est très fort. C’est une forme de perversion narcissique, qui n’a qu’un objectif : le sadisme psychologique, à travers des leviers émotionnels et sentimentaux, alternant la bonté, les excuses, et l’humiliation de l’autre. Tous ces leviers sont une arme redoutable pour détruire l’autre, laisser une trace si forte dans l’esprit de l’autre pour qu’elle n’ait plus aucune issue que de penser à son bourreau. Contrairement à d’autres formes de manipulation, celle-ci est particulièrement insidieuse et vise à détruire l’estime de soi de la victime.
Les caractéristiques du Manipulateur Pervers.
1.Charme Trompeur :
Le manipulateur pervers est souvent charismatique et séduisant au premier abord. Il sait comment attirer et captiver l’attention des autres pour les amener à baisser leur garde, des autres en recherche de reconnaissance, en recherche d’un objet que le prédateur promet de lui donner.
Je me souviens de cet homme, qui l’air de rien, a séduit une jeune femme uniquement avec ses yeux doux, alors qu’il était déjà en couple. Il a tenté de séduire sa famille. Il s’est immiscé dans la vie de sa victime avec force et tracas. La victime savait qu’il avait frappé sa compagne. La victime savait qu’il était violent.
Attirée par lui comme un aimant, elle s’est laissée portée par ses désirs d’enfants. Beaucoup de femmes, autour de la trentaine, quel que soit leur caractère, sont des proies faciles à ces prédateurs qui savent très bien les rendre dépendantes non seulement de leur désir mais également d’eux.
2.Mensonges et Duplicité :
Le manipulateur pervers ment fréquemment pour confondre leurs victimes et brouiller la réalité. La vérité devient floue, ce qui rend difficile pour la victime de se rendre compte qu’elle est manipulée. Il remet en permanence en question sa victime, la jugeant et la rabaissant.
Il la confronte en permanence et l’humilie devant les autres. Et le plus dangereux, c’est quand les autres n’interviennent pas pour arrêter ce processus de démolition interne. Le plus dangereux, c’est quand la personne ne se manifeste plus, ou pense qu’elle est sortie d’affaire uniquement parce qu’elle s’est défendue. Il fait croire qu’il est intelligent en brouillant l’esprit de l’autre. Il donne des leçons de vie et parle sans arrêt. S’il n’arrive pas à convaincre par son omnipotence, il utilise la violence.
3.Dénigrement Caché :
Le manipulateur pervers utilise des critiques subtiles, des sarcasmes ou des remarques dévalorisantes pour miner l’estime de soi de sa victime. Ces attaques sont souvent déguisées en « plaisanteries » pour être plus difficiles à détecter. Il est important d’ajouter que ces attaques sont incessantes.
4.Isolement :
Une autre tactique courante est l’isolement de la victime de son réseau de soutien, que ce soit des amis, de la famille ou des collègues. Cela permet au manipulateur de renforcer son emprise. Ce qui est le plus dérangeant, c’est quand la victime n’est plus en mesure de percevoir ce soutien, ou n’est plus en mesure de distinguer prévention et menace ou prévention et jalousie.
5.Culpabilisation :
Le manipulateur pervers excelle à faire culpabiliser sa victime, la rendant responsable de problèmes ou de conflits qu’il a lui-même créés. Il sait très bien retourner la situation. Il est reconnaissable quand il dit en permanence : « Et toi alors ? » Plutôt que d’entrer dans une discussion constructive.
Il est essentiel de savoir repérer les signes d’un manipulateur pervers pour éviter de tomber sous son emprise. Voici quelques indicateurs clés :
1.Incohérence dans les paroles et les actes :
Le manipulateur pervers dit souvent une chose et en fait une autre. Cette incohérence est déstabilisante et sème la confusion.
2.Sens de l’empathie absent :
Bien qu’il puisse feindre l’empathie, le manipulateur pervers est incapable de ressentir réellement ce que les autres ressentent. Son manque d’empathie se manifeste par une indifférence aux émotions des autres. Il sait très bien simuler la victimisation, se confondre en excuses liées à une enfance difficile.
3.Le jeu du martyr :
Le manipulateur pervers se pose souvent en victime, cherchant à susciter la pitié ou l’admiration pour masquer leur véritable nature manipulatrice.
Je me souviens de cette personne qui, à chaque rencontre, se disait victime de la société à cause de la couleur de sa peau, de cette autre personne qui, systématiquement se disait la cible d’insultes de la part d’un groupe sportif.
Cette même personne critiquait les relations communes à la victime, attendant son approbation, et ceci sans aucune argumentation structurée et constructive. Une manière de créer une sorte de lien de loyauté, qui demande à l’autre de le protéger et d’accepter toutes ses propositions, surtout si le prédateur sait que la victime attend quelque chose de lui.
Le plus souvent, vous ressentez de la gêne, un sentiment d’emprisonnement interne. C’est un signal assez fort pour vous éloigner de ce genre de personne.
Voici un lien où Michelle Torr, la chanteuse française, après 24 ans de relation avec son compagnon, révèle qu’elle a été victime d’un pervers narcissique. Elle raconte le déclic qui lui a permis de quitter celui qui lui faisait subir des violences psychologiques quotidiennes.
La meilleure défense contre un manipulateur pervers est de rester vigilant et de savoir dire non. C’est également lâcher ce que vous pensiez pouvoir obtenir de lui.
Voici quelques stratégies pour vous protéger :
1.Estime de soi et Confiance en soi :
Je ne l’écrirai jamais assez, il est primordial de cultiver l’estime de soi et de ne certainement pas douter à chaque intervention de ce manipulateur pervers. La confiance en soi n’en sera que plus développée, vous permettant soit de contrer le pervers, soit de l’éviter sans état d’âme. Cela empêchera le manipulateur de vous contrôler.
2.Établir des limites claires :
Apprenez à dire non et à fixer des limites fermes. Les manipulateurs pervers détestent les limites, car elles restreignent leur pouvoir. Ceci est facile à dire, mais difficile à faire.
C’est la partie la plus compliquée pour un docteur en psychologie à travailler avec le patient. Une clarté dans ses buts et son esprit. Des objectifs précis quant à son bien-être psychologique. Savoir qu’une personne est dangereuse est une chose, mettre en avant des moyens pour soit ne plus la fréquenter soit la confronter en est une autre.
Sachez qu’en général, le pervers narcissique se réjouit de l’échec des autres, stimule vos désirs pour obtenir ce qu’il veut et non ce que vous voulez.
3.Éviter l’isolement :
Ça aussi, c’est facile à écrire, à conseiller. Quand la personne n’a plus envie de rencontrer les autres, c’est presque impossible. Cette dé-senvie est liée à cette estime de soi négative, à cette confiance en soi en péril.
En général, la victime n’est pas fière d’elle-même. Maintenir des relations solides avec ses amis et sa famille est une tâche ardue, quand l’énergie n’est plus présente. Avoir un réseau de soutien permet de rester ancré dans la réalité et de détecter plus facilement les manipulations.
Le manipulateur pervers détecte très bien les personnes seules, donc vulnérables.
4.Consulter un professionnel :
Si vous vous sentez pris au piège par un manipulateur pervers, il peut être utile de consulter un thérapeute. Un professionnel peut vous aider à comprendre la situation et à élaborer des stratégies pour vous en sortir, surtout si vous prenez conscience de ce mal-être provoqué par l’autre, surtout si vous vous posez des questions sur votre place quand l’autre est présent. (Lien réservez votre séance)
Conclusion
Le manipulateur pervers peut causer des traumatismes considérables, tant sur le plan émotionnel. Il est donc indispensable d’apprendre à le reconnaître et à se protéger de son influence. En comprenant ses tactiques et en renforçant votre propre estime de soi, vous pouvez réduire les risques d’être manipulé et préserver votre bien-être.
Mieux encore, en apprenant à vous connaître et à détecter les caractéristiques de votre propre personnalité, vous saurez tracer les lignes de votre cheminement parmi des humains qui ne recherchent qu’une connexion respectueuse et aimante.
Mots-clés : manipulateur pervers, pervers narcissique, techniques de manipulation, reconnaître un manipulateur, protection contre la manipulation, signes de manipulation, relations toxiques.
Nous parlons de psycho-traumatisme pour souligner le traumatisme psychique. D’après le dictionnaire de psychologie (R. Doron et F. Parot), « le traumatisme psychique, notion très ancienne dont on peut trouver les précurseurs dès l’Antiquité, s’est toujours trouvé écartelé entre trois objets de référence principaux :
La blessure corporelle, et surtout crâniofaciale.
Les émotions générales parmi lesquelles l’angoisse de mort.
Les contextes psychosociaux du ou des facteurs déclenchant le trouble.
Le terme de névrose traumatique désigne depuis la fin du XIX -ème siècle un groupe de troubles psychiques généralement caractérisé par un syndrome de répétition avec cauchemars et terreurs nocturnes qui surgit après un temps de latence plus ou moins long au décours d’un choc affectif très intense.
S. Freud utilise initialement le terme de traumatisme dans une conception économique et le définit alors comme un accroissement d’excitation non gérable par les moyens habituels de l’appareil psychique.
Le traumatisme qualifie également l’événement vital dans l’histoire du sujet qui peut constituer l’amorce d’une névrose. »
Plus proche de la psychanalyse, le dictionnaire international de la psychanalyse (sous la direction de A. Mijolla) note le traumatisme comme « événement qui, par sa violence et sa soudaineté entraine un afflux d’excitation suffisant à mettre en échec les mécanismes de défense habituellement efficaces, le traumatisme produit le plus souvent un état de sidération et entraîne à plus ou moins long terme une désorganisation dans l’économie psychique. (…)
Ce qui rend une expérience traumatisante est bien l’incapacité de l’appareil psychique à évacuer selon le principe de constance l’excès d’excitation, qu’elle provienne de l’action pathogène d’un événement brutal ou encore d’une série d’incidents dont l’effet s’additionne. »
Pour résumer, un psycho-traumatisme est une blessure psychique causée par un événement excessivement brutal ou violent qui dépasse les capacités d’adaptation de la personne. Cet événement peut être vécu de manière directe ou indirecte, et peut avoir des conséquences importantes sur la santé mentale et physique de la victime.
Il est à préciser que : « toute blessure physique ou morale ne peut systématiquement être assimilée à un traumatisme qui ne saurait se réduire pour les psychanalystes à l’événementiel ; celui-ci pour autant doit toujours être pris en compte afin d’éviter justement une évolution ultérieure sur un mode traumatique. »
Ici, je parle de psychanalyse, parce que cette discipline renvoie au commencement de mes études, et de mon traitement personnel… Il est important pour moi de pouvoir se dire, se parler, verbaliser ce qui dérange, ce qui gêne à la progression psychique, affective et sociale. Important de se connaître à travers ses mécanismes émotionnels et sentimentaux, en lien avec son histoire.
Les types de psycho-traumatismes
Il existe différents types de psycho-traumatismes, mais on peut les regrouper en deux grandes catégories :
Les psycho-traumatismes aigus : Ils sont causés par un événement ponctuel et soudain, comme une agression physique, un viol, un accident, une catastrophe naturelle ou un attentat terroriste. « Breuer (1892), de la notion de traumatisme réel et physique il en vient à celle de « traumatisme psychique », mettant l’accent non plus sur la réalité de l’événement, mais sur sa représentation vécue comme un « corps étranger interne », source d’excitation. (…)
Freud affirme que le trauma est toujours sexuel et qu’il se constitue en deux temps : le premier, celui de l’effroi, confronte fréquemment l’enfant à l’action sexuelle d’un adulte séducteur, action subie dan l’incompréhension et qui ne prend sens et effet traumatique qu’après la puberté, lors d’une seconde scène venant en réactualiser le souvenir refoulé. (…)
Le processus de « l’après-coup » (…) reste un élément fondamental pour expliquer le traumatisme dont l’élément fondamental pour expliquer le traumatisme dont l’importance dans le déclenchement des névroses se nuance. »
Les psycho-traumatismes complexes : Ils sont causés par une exposition prolongée à des événements traumatiques, comme la violence domestique, la maltraitance infantile, la négligence ou la guerre.
En 1916, Freud déclare que « le terme traumatique n’a pas d’autre sens qu’économique. » Ainsi, un trauma, par son intensité même, peut produire une surcharge pulsionnelle telle qu’il y aura effraction du système pare-excitations. Afin d’endiguer cet afflux que le Moi, non préparé par l’angoisse à parer au danger, est d’autant plus incapable de neutraliser, l’appareil psychique va mobiliser toute l’énergie disponible en mettant en place des contre-charges.
Lorsque ces stratégies défensives ne suffisent plus, il sera obligé compulsivement de lier « au-delà du principe de plaisir » l’excitation pour la ramener progressivement à un seuil supportable. »
Ce que j’appelle la compensation. Sans ce réflexe compensatoire, le sujet peut mourir à petit feu soit en se laissant aller, soit en consommant des substances licites ou illicites de façon régulière et pathologique.
En cela, et avant que ces effets de répétition moribonds ne s’installent, l’intervention d’un professionnel peut trouver le système psychique à évacuer ces traumatismes, à les transformer en un cercle vertueux donc constructif, plutôt que destructif. (lien réservez votre séance)
Les symptômes des psycho-traumatismes
Les symptômes des psycho-traumatismes peuvent être très variés et se manifester sur le plan physique, émotionnel et comportemental. Il est aussi essentiel de comprendre que tous les symptômes, même physiques figurent d’un fonctionnement psychique erroné, dans lequel le sujet ne prend aucunement en compte ses douleurs, ses souffrances, ses troubles, ou ses gènes… dans lequel le sujet n’écoute pas les signaux qui se réclament d’un dysfonctionnement interne… Ceci est en lien direct avec « des facteurs tels que la prédisposition au trauma, son inscription dans l’histoire du sujet ainsi que la conjoncture. »
Les symptômes physiques :
Fatigue
Troubles du sommeil
Douleurs physiques
Accélération du rythme cardiaque
Transpiration
Nausées
Vomissements
Ces symptômes sont le résultat d’une exposition prolongée dans un contexte traumatisant. Je parle de phobies scolaires, de traumatismes professionnels tels que le burn-out, de mis en relation récurrente avec l’élément ou le sujet causant le traumatisme. Souvent, les individus se lancent dans une recherche irrationnelle de causalités et se retrouvent encore plus perdus dans leur situation. Ils se disent: « Pourquoi je n’arrive pas à dormir alors que j’ai tout ? J’ai une maison, un travail, une famille, des enfants adorables, en oubliant que toutes les charges attenantes à ces possessions matérielles et familiales sont immenses.
Au fond, la question à se poser c’est « quel est le domaine de ma vie qui pose problème ? » Cela demande de s’arrêter un temps afin de se retrouver et de trouver une cause rationnelle au déclenchement de ces symptômes.
Souvent, également, les individus se lancent dans une recherche externe à leur symptôme dans une déresponsabilisation complète, c’est-à-dire dans le fait de se dire : « Je fais ce qu’il faut pourtant : je mange équilibré, je fais du sport, je suis une super maman, je suis un super papa, je passe du temps avec ma famille, je suis un ou une super professionnel-le, je suis hyper performant (e) dans ce que je fais… Qu’est-ce qui cloche ? Je devrais aller super bien ! »
Il manque là du temps pour soi… l’équilibre renvoie également à cette possibilité de se donner du temps pour soi afin d’être et non plus faire… afin de se considérer comme un être à part entière et non plus comme une machine à faire, à exécuter… L’accomplissement de soi passe d’abord par le fait de se retrouver le plus souvent… Structurer ses émotions et ses pensées, faire un bilan au moins une à deux fois par mois, afin d’être en lien avec soi… (lien psychologie sociale)
Les symptômes émotionnels :
Ces symptômes rejoignent sans conteste les symptômes établis ci-dessus… Nous ne pouvons être heureux avec des douleurs, des vacillements, des déséquilibres internes physiques, des blessures, des brûlures d’estomac, des blocages physiques…
Tristesse
Anxiété
Peur
Colère
Irritabilité
Culpabilité
Honte
Inutilité
Détachement émotionnel
Flashbacks
Cauchemars
Dépression
Tous ces symptômes relèvent de l’impossibilité pour le sujet de se reposer, de se laisser tranquille, de s’évader, de se concentrer sur l’essentiel : soi. Tous ces symptômes diminuent l’estime de soi, et écartèle considérablement la confiance en soi, ouvrant une brèche importante et donc une hypersensibilité fragilisante… au point que tout contact avec l’extérieur, les autres et l’environnement devient insupportable.
Tous ces symptômes altèrent les capacités intellectuelles et rend le sujet de moins en moins lucide et disponible. Tous ces symptômes sont source d’épuisement psychique et physique parce que toute l’énergie du sujet est focalisée uniquement sur ces résultats.
Les émotions négatives s’accumulent, tout est prétexte à leur enclenchement… un filtre représentationnel s’érige et s’épaissit à mesure que l’individu ne prend pas en charge ces symptômes et surtout les causes de ces symptômes.
Parce que c’est une chose de se préoccuper de ces symptômes en demandant à les vaincre, il en est une autre de prendre la problématique par son fond, sa généralité et sa globalité…
Il est à rappeler que, même si les définitions données par les différents dictionnaires révèlent des termes très mécaniques et fonctionnels, nous restons des êtres humains, dans notre unicité et nos fragilités.
Ici, les témoignages de Thierry Henry et de Noah Lyles sont des points de support intéressants, victimes de dépression malgré ou à cause d’une carrière et des performances hors-norme.
Il est vital pour le sujet de s’extirper du contexte traumatisant et de se regarder en face comme une victime. Je sais que beaucoup ne souhaitent pas être considérés comme des victimes parce que cette place leur enlève un sentiment de puissance, de contrôle de la situation.
Pourtant, c’est un passage obligé à la possibilité d’accepter les préjudices et les impossibilités de l’époque, de se sortir de toute responsabilité d’action pour des raisons qui incombent à l’individu lui-même. Cela permet d’avancer et surtout de se concentrer sur l’instant présent, afin de se reconstruire en utilisant les leviers de ces souffrances et de la manière dont le sujet les a vécues et souhaite les vivre dorénavant, avec le respect de soi.
Les symptômes comportementaux :
Évitement des situations ou des lieux qui rappellent le traumatisme
Difficulté à se concentrer
Difficulté à prendre des décisions
Hypervigilance
Agressivité
Abus de substances
Comportements autodestructeurs
Ces symptômes peuvent suivre une conduite linéaire, mais également se manifester en même temps, si le problème n’est pas pris en compte à sa racine. Il est important de comprendre que ces symptômes comportements sont le résultat d’un état de personnalité et non pas forcément d’un trait de personnalité.
Parce que nous ne naissons pas violent ou agressif, nous le devenons selon notre histoire, selon la manière inconsciente dont nous abordons les autres, le monde, selon la manière consciente donc choisie dont nous entrons en lien avec soi, les autres et l’environnement.
Le traitement des psycho-traumatismes
Le traitement des psycho-traumatismes est généralement multidisciplinaire et implique souvent une combinaison de thérapie, de médicaments et de soutien social.
Thérapies : Les thérapies la plus efficace pour les psycho-traumatismes est
La thérapie par l’EMDR. L’EMDR vise à aider les victimes à identifier et à modifier les pensées et les comportements négatifs qui sont liés au traumatisme. (lien EMDR)
La thérapie par l’hypnose. Après l’anamnèse, la thérapie par l’hypnose permet au sujet de retrouver son espace interne, son imaginaire, ses propres images, et représentations… C’est un état des lieux essentiel à la possibilité de sortir du traumatisme. (lien Hypnothérapie)
Médicaments : Les médicaments peuvent être utilisés pour traiter les symptômes tels que l’anxiété, la dépression et les troubles du sommeil. Avant que la dépression ne survienne, il est possible de traiter cette anxiété et ces troubles du sommeil grâce à la psychologie sociale. A partir du moment où le sujet touche à cette dépression, une alliance entre thérapies et traitement médicamenteux avec l’intervention d’un psychiatre est recommandé.
Soutien social : Le soutien social est important pour aider les victimes à se rétablir du traumatisme. Il peut provenir de la famille, des amis, des groupes de soutien ou des professionnels. Ce facteur est bien évidemment essentiel à toute vie équilibrée. Sauf que cette partie-là est souvent mis de côté par le sujet, par manque de temps, par un décalage important des modes de vie de chacun. Aussi, quand nous nous retrouvons dans une mauvaise passe, nous avons tendance à nous isoler afin de ne pas déranger les autres. Dans cette perspective, l’intervention d’un professionnel est essentielle à la mise en relation sociale. (lien réservez votre séance).
Si vous pensez avoir subi un psycho-traumatisme, il est important de demander de l’aide à un professionnel. Un docteur en psychologie, un psychologue ou un psychiatre peut vous aider à comprendre vos symptômes et à développer un plan de traitement adapté à vos besoins.
En conclusion, les psycho-traumatismes sont des blessures graves qui peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie des victimes. Il est important de demander de l’aide à un professionnel si vous pensez avoir subi un psycho-traumatisme.
La résilience mentale : un moyen pour surmonter les obstacles.
La vie est un chemin semé d’aléas, de difficultés et d’embûches. En général, ces obstacles à une avancée linéaire sont la personnalité, les émotions ressentis dans la petite-enfance, l’environnement, les autres… La nouveauté ou un simple changement peut également être une source de stress, donc de difficulté pour atteindre un objectif précis… ou tout simplement vivre en pleine harmonie avec soi et les autres… Chacun d’entre nous rencontre des obstacles, des échecs et des revers qui peuvent mettre à l’épreuve notre force mentale et notre bien-être. Cependant, il est possible de développer une résilience mentale, cette capacité à rebondir après les difficultés et à s’adapter aux changements.
La résilience mentale ?
Tout d’abord, la résilience est définie comme l’aptitude que présente un sujet capable de résister à des situations graves ou pénibles, de surmonter des traumatismes en développant une énergie physique et psychologique lui permettant de s’adapter, de vaincre son stress et de survivre malgré les circonstances.
Vous l’aurez compris la résilience est un atout fort qui permet de pallier à des épreuves hors normes… dépassant les simples capacités et aptitudes de l’individu… Elle demande alors à être travaillée donc développée afin de mieux appréhender ces résistances…
Il est à noter que le mot résilience n’apparaît dans aucun des dictionnaires de psychologie ou de psychanalyse, qui arborent le mot de résistance plus particulièrement…
Et lorsque nous parlons de mental, nous parlons de tous les aspects psychiques, intellectuels, cérébraux… de tout ce qui a attrait à la psychologie dans son sens propre et figuré… Pour moi, le mental est une arme de guerre humaine incroyable et formidable parce qu’il réunit trois dimensions :
La sphère imaginaire en lien avec les désirs et les fantasmes.
La sphère réaliste ou intellectuelle en lien avec la réalité.
La sphère émotionnelle en lien avec la manière dont nous nous adaptons à ce qui nous entoure… ce qui nous construit… ce qui nous habite…
C’est un système redoutable qui induit les mécanismes de défense et de protection, des mécanismes de recherche de résolution de problèmes, de dépassement de soi…
Le défi de l’être humain est de connecter ou de rejoindre ces trois sphères afin de les doser et de trouver un équilibre interne.
Nous ne sommes pas tous égaux face à ces obstacles, ces traumatismes, ces débordements infâmes de la vie… La résilience mentale n’est pas une qualité innée, mais une compétence qui peut être acquise et renforcée.
La résilience mentale se caractérise par plusieurs éléments clés :
Un état d’esprit positif : La capacité à voir le bon côté des choses, même dans les moments difficiles. Nous savons tous que c’est plus facile à dire qu’à faire. Parce que lorsque nous sommes plongés dans un marasme psychologique sans précédent, les émotions négatives nous submergent et nous y pataugeons…
Y rester plongé est un risque profond… le risque de tomber en dépression, de contracter des formes de maladie… de chuter dans un abîme d’où il est complexe de sortir…
La flexibilité : La capacité à s’adapter aux changements et à trouver des solutions alternatives. Cette flexibilité n’est pas innée, elle se travaille et est en lien avec notre histoire de vie.
Elle renvoie à une adaptation permanente à l’environnement, aux autres, et tout particulièrement à la possibilité de demeurer toujours disponible psychologiquement, en évitant tout épuisement psychologique, en contournant toutes les personnes et tous les événements traumatiques.
La persévérance : La capacité à persévérer malgré les obstacles et les échecs. La persévérance renvoie à cette force de vie qui voit de l’espoir dans toutes ses actions. Faire du temps et de ses qualités des atouts de tous les jours afin de nous renforcer et de paraître plus solide face aux aléas, aux agressions et violences extérieures.
Le soutien social : La capacité à s’appuyer sur un réseau de soutien positif. Là aussi, pas facile lorsque nous sommes plongés dans des sentiments et des émotions négatifs. Dans ces moments, nous n’avons qu’une unique envie, c’est de nous isoler. Or, il est primordial de pouvoir s’entourer d’allier, de personnes aimantes, d’un professionnel de la santé mentale.
L’auto-compassion : La capacité à se traiter avec gentillesse et compréhension, même en cas d’échec. Cette auto-compassion se travaille également. Elle est la conséquence d’une répétition d’une hygiène psychologique quotidienne. Comme nous nous lavons, nous brossons les dents tous les jours, nous nous rappelons de nos qualités afin de soit augmenter notre estime de soi soit de la conserver… Le sentiment de culpabilité en est l’ennemi numéro un. Rappelons que ce sentiment de culpabilité est légitime et qu’il s’agit malgré tout d’en sortir rapidement en faisant une thérapie. (lien réservez votre séance)
La résilience mentale : une compétence ?
Si vous souhaitez développer votre résilience mentale, voici quelques conseils :
Modifiez votre état d’esprit : Concentrez-vous sur les aspects positifs de votre vie et cultivez une attitude reconnaissante. Là aussi, il est difficile de s’y concentrer lorsque le cerveau s’active à nous rappeler aux souvenirs négatifs, aux associations d’idées négatives, tous les matins et tous les soirs, au moment où nous relâchons notre vigilance, au moment où la fatigue est plus présente.
Évacuer les émotions négatives en les verbalisant ou en les dessinant peut être un atout efficace à la possibilité de construire une place dans le cerveau et dans le corps aux émotions positives. Des séances de psychologie sociale alliées à des séances d’hypnothérapie peuvent aider grandement à cette modification d’état d’esprit. (lien psychologie sociale– lien hypnothérapie).
Apprenez des échecs : Chaque échec est une occasion d’apprendre et de grandir. Analysez vos erreurs et tirez-en des leçons pour l’avenir. Entre temps, il existe ce moment où nous sommes sonnés, abasourdis de ne rien comprendre, de nous apercevoir que malgré nos efforts, nous pouvons échouer.
Passer d’un échec à sa compréhension et ensuite à son apprentissage demande un travail approfondi, qui permet de décortiquer non seulement les faits mais également les pensées. Les émotions qui émanent de ces échecs sont des leviers essentiels à toutes ces facettes. C’est là-dessus que je m’évertue d’accompagner les patients.
Fixez-vous des objectifs : Avoir des objectifs clairs vous donne une direction et vous motive à avancer, même face aux obstacles. Se fixer des objectifs après une défaite, un traumatisme demande à la fois du temps et de l’habileté… Une habileté qui s’apprend, une habileté à posséder et s’approprier.
Des objectifs à court terme dans un premier temps sont à fixer, correspondant toujours au contexte et aux sentiments de chacun. Dans ce domaine, je suis pleinement à votre écoute pour adapter les stratégies à votre situation. (lien réservez votre séance).
Développez vos compétences en résolution de problèmes : Apprenez à identifier les problèmes, à analyser les solutions possibles et à choisir la meilleure approche. Là encore, je suis disponible pour vous aider à percevoir, ressentir et entendre vos solutions.
Prenez soin de vous : Votre santé physique et mentale est essentielle pour votre résilience. Adoptez une alimentation saine, faites régulièrement de l’exercice, dormez suffisamment et gérez votre stress. Prendre soin de soi est devenu une rengaine facile galvaudée et pourtant si vrai… Cela demande un apprentissage approfondi, une déculpabilisation liée à notre éducation et notre culture, une détermination qui permet de nous percevoir important et essentiel dans toutes les actions de notre vie. Sans pour autant se sentir égoïste. Parce que je le rappelle, prendre soin de soi, c’est passer avant les autres, ce n’est pas oublier les autres…
Entourez-vous de personnes positives : Les personnes qui vous soutiennent et vous encouragent peuvent faire une grande différence dans votre vie. C’est une différence imparable… Allez trouver des personnes positives tout le temps et partout, c’est impossible…
Cela demande du discernement, une prise de conscience de sa condition… Lorsque nous allons mal, nous n’avons qu’une envie c’est de partager notre malheur avec les personnes qui l’ont vécu de près ou de loin…
Ce qui rassure dans un premier temps mais qui peut être dangereux dans un second temps… Je me souviens d’une personne qui s’est assignée comme mission de vie d’accompagner coûte que coûte sa meilleure amie dépressive…
C’est une tâche noble et pourtant elle oublie que nous sommes là, nous les professionnels pour accompagner ces personnes… parce que non seulement nous sommes expérimentés et compétents pour les accompagner mais aussi parce que nous pouvons les en faire sortir…
Les professionnels, nous avons assez de distance et d’empathie pour les faire accéder à un autre niveau de perception, quelques fois avec la collaboration avec un ou une psychiatre…
N’hésitez pas à demander de l’aide : Si vous avez du mal à surmonter une épreuve difficile, n’hésitez pas à demander de l’aide à un professionnel. Facile à dire aussi quand on ne nous l’a pas appris, ou quand on nous dit que demander de l’aide c’est être assisté. Je sais, en tant que docteur en psychologie, que nous avons le plus souvent besoin des autres au moins pour progresser à notre propre regard…
Comment surmonter les obstacles et les revers ?
Face à un obstacle ou un revers, il est important de mettre en pratique les principes de la résilience mentale.
Des sphères présentées plus haut, notre plus grand défi est de réunir à la fois la sphère imaginaire, la sphère réaliste et la sphère émotionnelle.
Nous sommes, malgré nous, submergés par ces obstacles, et le premier mécanisme de défense inconscient ou réflexe est le déni… Nous nions la réalité… Nous ne voulons pas la voir… « Non, ce n’est pas possible que ça m’arrive à moi… »
Nous, êtres humains, nous sommes très forts pour cloisonner notre esprit, fermer nos écoutilles, nos yeux, mettre de côté des émotions qui pourraient nous déranger ou nous troubler dans l’effectuation des tâches de la vie quotidienne.
C’est en cela, qu’il est possible de rencontrer des personnes, qui, des années après avoir vécu un traumatisme, sont dans l’incapacité de retenir ces émotions, ces traumatismes dans un coin de leur tête, de les assombrir plus longtemps.
Les événements, les projections cinématographiques, dans les réseaux peuvent nous rappeler, ou nous ramener, de façon insidieuse dans cette souffrance.
En conséquence, plus vite est dit ce traumatisme et mieux c’est, plus vite est réglé cette souffrance, en l’acceptant et en la maniant, et plus vite nous serons en capacité de la surmonter.
Voici donc quelques étapes à suivre :
Acceptez la situation : La première étape est d’accepter la réalité de la situation. Nier le problème ne fera que le rendre plus difficile à surmonter.
Analysez la situation : Prenez le temps de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi. Identifiez les facteurs qui ont contribué à l’obstacle ou au revers.
Identifiez vos options : Une fois que vous comprenez mieux la situation, vous pouvez commencer à identifier vos options. Quelles sont les solutions possibles ?
Choisissez un plan d’action : Élaborez un plan pour surmonter l’obstacle ou le revers. Définissez des étapes claires et réalistes.
Passez à l’action : Ne restez pas les bras croisés. Mettez votre plan en action et persévérez même si vous rencontrez des difficultés.
Apprenez de l’expérience : Une fois que vous avez surmonté l’obstacle ou le revers, prenez le temps de réfléchir à ce que vous avez appris de l’expérience. Cela vous aidera à mieux gérer les situations difficiles à l’avenir.
En psychologie du sport, nous parlons le plus souvent de stratégies de coping. Je prends pour référence Christine Le Scanff et Sandra Nicchi, qui dans un chapitre consacré à ce sujet développe des perspectives psychologiques intéressantes.
Dans le Manuel de psychologie du sport, les déterminants de la performance sportive, voici ce qu’elles écrivent :
« L’individu, confronté à des demandes physiques et psychologiques très intenses, répond par des stratégies comportementales et cognitives appelées coping. (…) Le comportement de coping se distingue du comportement défensif puisque ce dernier par définition est rigide, compulsif, indifférencié et déforme la réalité, alors que le coping est flexible, différencié et a un but orienté sur la réalité. »
Quatre perspectives culminent :
La perspective béhavioriste : le modèle animal.
La perspective psychanalytique : le concept de défense.
La perspective des dispositions : les stratégies de coping sont des traits de personnalité.
La perspective transactionniste : la prise en compte des facteurs personnels et du contexte.
En cela, plusieurs stratégies sont présentées :
Les stratégies centrées sur le problème.
Les stratégies centrées sur l’émotion.
Les stratégies d’évitement.
« Smith et ses collaborateurs (1995) ont développé une mesure multidimensionnelle de coping spécifique au sport : le « athletic coping skills inventory-283 (ACSI-28). Cet instrument donne un score des ressources personnelles de coping en même temps que sept échelles spécifiques au sport qui inclut :
Faire face avec l’adversité.
Préparation mentale/gestion des objectifs.
Réussir sous la pression.
Être capable de ne pas se faire de souci.
Confiance et motivation d’accomplissement.
Capacité d’entraînement. »
Pour ma part, deux grandes sportives sont des exemples de résilience mentale :
Je vous invite à les découvrir via les deux liens ci-dessus.
Conclusion
Développer une résilience mentale est un processus continu qui nécessite des efforts et de la persévérance. Cependant, les avantages en valent la peine. En devenant plus résilient, vous serez mieux à même de surmonter les obstacles et les revers de la vie, de maintenir un état d’esprit positif et d’atteindre vos objectifs.
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Tout le monde rencontre des difficultés dans sa vie. La clé est de ne pas se laisser abattre par les obstacles, mais de les utiliser comme des opportunités pour apprendre et grandir, pourquoi pas gagner ou réussir.
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel
Toujours activé
L’accès ou le stockage technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques.Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
L’accès ou le stockage technique est nécessaire pour créer des profils d’internautes afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Commentaires récents