by Dr Joéline Andriana | Août 2, 2024 | Fondamentaux de la Psychologie
Article 7.
La résilience mentale : un moyen pour surmonter les obstacles.
La vie est un chemin semé d’aléas, de difficultés et d’embûches. En général, ces obstacles à une avancée linéaire sont la personnalité, les émotions ressentis dans la petite-enfance, l’environnement, les autres… La nouveauté ou un simple changement peut également être une source de stress, donc de difficulté pour atteindre un objectif précis… ou tout simplement vivre en pleine harmonie avec soi et les autres… Chacun d’entre nous rencontre des obstacles, des échecs et des revers qui peuvent mettre à l’épreuve notre force mentale et notre bien-être. Cependant, il est possible de développer une résilience mentale, cette capacité à rebondir après les difficultés et à s’adapter aux changements.
La résilience mentale ?
Tout d’abord, la résilience est définie comme l’aptitude que présente un sujet capable de résister à des situations graves ou pénibles, de surmonter des traumatismes en développant une énergie physique et psychologique lui permettant de s’adapter, de vaincre son stress et de survivre malgré les circonstances.
Vous l’aurez compris la résilience est un atout fort qui permet de pallier à des épreuves hors normes… dépassant les simples capacités et aptitudes de l’individu… Elle demande alors à être travaillée donc développée afin de mieux appréhender ces résistances…
Il est à noter que le mot résilience n’apparaît dans aucun des dictionnaires de psychologie ou de psychanalyse, qui arborent le mot de résistance plus particulièrement…
Et lorsque nous parlons de mental, nous parlons de tous les aspects psychiques, intellectuels, cérébraux… de tout ce qui a attrait à la psychologie dans son sens propre et figuré… Pour moi, le mental est une arme de guerre humaine incroyable et formidable parce qu’il réunit trois dimensions :
- La sphère imaginaire en lien avec les désirs et les fantasmes.
- La sphère réaliste ou intellectuelle en lien avec la réalité.
- La sphère émotionnelle en lien avec la manière dont nous nous adaptons à ce qui nous entoure… ce qui nous construit… ce qui nous habite…
C’est un système redoutable qui induit les mécanismes de défense et de protection, des mécanismes de recherche de résolution de problèmes, de dépassement de soi…
Le défi de l’être humain est de connecter ou de rejoindre ces trois sphères afin de les doser et de trouver un équilibre interne.
Nous ne sommes pas tous égaux face à ces obstacles, ces traumatismes, ces débordements infâmes de la vie… La résilience mentale n’est pas une qualité innée, mais une compétence qui peut être acquise et renforcée.
La résilience mentale se caractérise par plusieurs éléments clés :
- Un état d’esprit positif : La capacité à voir le bon côté des choses, même dans les moments difficiles. Nous savons tous que c’est plus facile à dire qu’à faire. Parce que lorsque nous sommes plongés dans un marasme psychologique sans précédent, les émotions négatives nous submergent et nous y pataugeons…
Y rester plongé est un risque profond… le risque de tomber en dépression, de contracter des formes de maladie… de chuter dans un abîme d’où il est complexe de sortir…
- La flexibilité : La capacité à s’adapter aux changements et à trouver des solutions alternatives. Cette flexibilité n’est pas innée, elle se travaille et est en lien avec notre histoire de vie.
Elle renvoie à une adaptation permanente à l’environnement, aux autres, et tout particulièrement à la possibilité de demeurer toujours disponible psychologiquement, en évitant tout épuisement psychologique, en contournant toutes les personnes et tous les événements traumatiques.
- La persévérance : La capacité à persévérer malgré les obstacles et les échecs. La persévérance renvoie à cette force de vie qui voit de l’espoir dans toutes ses actions. Faire du temps et de ses qualités des atouts de tous les jours afin de nous renforcer et de paraître plus solide face aux aléas, aux agressions et violences extérieures.
- Le soutien social : La capacité à s’appuyer sur un réseau de soutien positif. Là aussi, pas facile lorsque nous sommes plongés dans des sentiments et des émotions négatifs. Dans ces moments, nous n’avons qu’une unique envie, c’est de nous isoler. Or, il est primordial de pouvoir s’entourer d’allier, de personnes aimantes, d’un professionnel de la santé mentale.
- L’auto-compassion : La capacité à se traiter avec gentillesse et compréhension, même en cas d’échec. Cette auto-compassion se travaille également. Elle est la conséquence d’une répétition d’une hygiène psychologique quotidienne. Comme nous nous lavons, nous brossons les dents tous les jours, nous nous rappelons de nos qualités afin de soit augmenter notre estime de soi soit de la conserver… Le sentiment de culpabilité en est l’ennemi numéro un. Rappelons que ce sentiment de culpabilité est légitime et qu’il s’agit malgré tout d’en sortir rapidement en faisant une thérapie. (lien réservez votre séance)
La résilience mentale : une compétence ?
Si vous souhaitez développer votre résilience mentale, voici quelques conseils :
- Modifiez votre état d’esprit : Concentrez-vous sur les aspects positifs de votre vie et cultivez une attitude reconnaissante. Là aussi, il est difficile de s’y concentrer lorsque le cerveau s’active à nous rappeler aux souvenirs négatifs, aux associations d’idées négatives, tous les matins et tous les soirs, au moment où nous relâchons notre vigilance, au moment où la fatigue est plus présente.
Évacuer les émotions négatives en les verbalisant ou en les dessinant peut être un atout efficace à la possibilité de construire une place dans le cerveau et dans le corps aux émotions positives. Des séances de psychologie sociale alliées à des séances d’hypnothérapie peuvent aider grandement à cette modification d’état d’esprit. (lien psychologie sociale– lien hypnothérapie).
- Apprenez des échecs : Chaque échec est une occasion d’apprendre et de grandir. Analysez vos erreurs et tirez-en des leçons pour l’avenir. Entre temps, il existe ce moment où nous sommes sonnés, abasourdis de ne rien comprendre, de nous apercevoir que malgré nos efforts, nous pouvons échouer.
Passer d’un échec à sa compréhension et ensuite à son apprentissage demande un travail approfondi, qui permet de décortiquer non seulement les faits mais également les pensées. Les émotions qui émanent de ces échecs sont des leviers essentiels à toutes ces facettes. C’est là-dessus que je m’évertue d’accompagner les patients.
- Fixez-vous des objectifs : Avoir des objectifs clairs vous donne une direction et vous motive à avancer, même face aux obstacles. Se fixer des objectifs après une défaite, un traumatisme demande à la fois du temps et de l’habileté… Une habileté qui s’apprend, une habileté à posséder et s’approprier.
Des objectifs à court terme dans un premier temps sont à fixer, correspondant toujours au contexte et aux sentiments de chacun. Dans ce domaine, je suis pleinement à votre écoute pour adapter les stratégies à votre situation. (lien réservez votre séance).
- Développez vos compétences en résolution de problèmes : Apprenez à identifier les problèmes, à analyser les solutions possibles et à choisir la meilleure approche. Là encore, je suis disponible pour vous aider à percevoir, ressentir et entendre vos solutions.
- Prenez soin de vous : Votre santé physique et mentale est essentielle pour votre résilience. Adoptez une alimentation saine, faites régulièrement de l’exercice, dormez suffisamment et gérez votre stress. Prendre soin de soi est devenu une rengaine facile galvaudée et pourtant si vrai… Cela demande un apprentissage approfondi, une déculpabilisation liée à notre éducation et notre culture, une détermination qui permet de nous percevoir important et essentiel dans toutes les actions de notre vie. Sans pour autant se sentir égoïste. Parce que je le rappelle, prendre soin de soi, c’est passer avant les autres, ce n’est pas oublier les autres…
- Entourez-vous de personnes positives : Les personnes qui vous soutiennent et vous encouragent peuvent faire une grande différence dans votre vie. C’est une différence imparable… Allez trouver des personnes positives tout le temps et partout, c’est impossible…
Cela demande du discernement, une prise de conscience de sa condition… Lorsque nous allons mal, nous n’avons qu’une envie c’est de partager notre malheur avec les personnes qui l’ont vécu de près ou de loin…
Ce qui rassure dans un premier temps mais qui peut être dangereux dans un second temps… Je me souviens d’une personne qui s’est assignée comme mission de vie d’accompagner coûte que coûte sa meilleure amie dépressive…
C’est une tâche noble et pourtant elle oublie que nous sommes là, nous les professionnels pour accompagner ces personnes… parce que non seulement nous sommes expérimentés et compétents pour les accompagner mais aussi parce que nous pouvons les en faire sortir…
Les professionnels, nous avons assez de distance et d’empathie pour les faire accéder à un autre niveau de perception, quelques fois avec la collaboration avec un ou une psychiatre…
- N’hésitez pas à demander de l’aide : Si vous avez du mal à surmonter une épreuve difficile, n’hésitez pas à demander de l’aide à un professionnel. Facile à dire aussi quand on ne nous l’a pas appris, ou quand on nous dit que demander de l’aide c’est être assisté. Je sais, en tant que docteur en psychologie, que nous avons le plus souvent besoin des autres au moins pour progresser à notre propre regard…
Comment surmonter les obstacles et les revers ?

Face à un obstacle ou un revers, il est important de mettre en pratique les principes de la résilience mentale.
Des sphères présentées plus haut, notre plus grand défi est de réunir à la fois la sphère imaginaire, la sphère réaliste et la sphère émotionnelle.
Nous sommes, malgré nous, submergés par ces obstacles, et le premier mécanisme de défense inconscient ou réflexe est le déni… Nous nions la réalité… Nous ne voulons pas la voir… « Non, ce n’est pas possible que ça m’arrive à moi… »
Nous, êtres humains, nous sommes très forts pour cloisonner notre esprit, fermer nos écoutilles, nos yeux, mettre de côté des émotions qui pourraient nous déranger ou nous troubler dans l’effectuation des tâches de la vie quotidienne.
C’est en cela, qu’il est possible de rencontrer des personnes, qui, des années après avoir vécu un traumatisme, sont dans l’incapacité de retenir ces émotions, ces traumatismes dans un coin de leur tête, de les assombrir plus longtemps.
Les événements, les projections cinématographiques, dans les réseaux peuvent nous rappeler, ou nous ramener, de façon insidieuse dans cette souffrance.
En conséquence, plus vite est dit ce traumatisme et mieux c’est, plus vite est réglé cette souffrance, en l’acceptant et en la maniant, et plus vite nous serons en capacité de la surmonter.
Voici donc quelques étapes à suivre :
- Acceptez la situation : La première étape est d’accepter la réalité de la situation. Nier le problème ne fera que le rendre plus difficile à surmonter.
- Analysez la situation : Prenez le temps de comprendre ce qui s’est passé et pourquoi. Identifiez les facteurs qui ont contribué à l’obstacle ou au revers.
- Identifiez vos options : Une fois que vous comprenez mieux la situation, vous pouvez commencer à identifier vos options. Quelles sont les solutions possibles ?
- Choisissez un plan d’action : Élaborez un plan pour surmonter l’obstacle ou le revers. Définissez des étapes claires et réalistes.
- Passez à l’action : Ne restez pas les bras croisés. Mettez votre plan en action et persévérez même si vous rencontrez des difficultés.
- Apprenez de l’expérience : Une fois que vous avez surmonté l’obstacle ou le revers, prenez le temps de réfléchir à ce que vous avez appris de l’expérience. Cela vous aidera à mieux gérer les situations difficiles à l’avenir.
En psychologie du sport, nous parlons le plus souvent de stratégies de coping. Je prends pour référence Christine Le Scanff et Sandra Nicchi, qui dans un chapitre consacré à ce sujet développe des perspectives psychologiques intéressantes.
Dans le Manuel de psychologie du sport, les déterminants de la performance sportive, voici ce qu’elles écrivent :
« L’individu, confronté à des demandes physiques et psychologiques très intenses, répond par des stratégies comportementales et cognitives appelées coping. (…) Le comportement de coping se distingue du comportement défensif puisque ce dernier par définition est rigide, compulsif, indifférencié et déforme la réalité, alors que le coping est flexible, différencié et a un but orienté sur la réalité. »
Quatre perspectives culminent :
- La perspective béhavioriste : le modèle animal.
- La perspective psychanalytique : le concept de défense.
- La perspective des dispositions : les stratégies de coping sont des traits de personnalité.
- La perspective transactionniste : la prise en compte des facteurs personnels et du contexte.
En cela, plusieurs stratégies sont présentées :
- Les stratégies centrées sur le problème.
- Les stratégies centrées sur l’émotion.
- Les stratégies d’évitement.
« Smith et ses collaborateurs (1995) ont développé une mesure multidimensionnelle de coping spécifique au sport : le « athletic coping skills inventory-283 (ACSI-28). Cet instrument donne un score des ressources personnelles de coping en même temps que sept échelles spécifiques au sport qui inclut :
- Faire face avec l’adversité.
- Préparation mentale/gestion des objectifs.
- Réussir sous la pression.
- Être capable de ne pas se faire de souci.
- Confiance et motivation d’accomplissement.
- Capacité d’entraînement. »
Pour ma part, deux grandes sportives sont des exemples de résilience mentale :
- Simon Biles, gymnaste américaine :

https://www.francetvinfo.fr/sports/gymnastique/simone-biles/gymnastique-simone-biles-et-les-victimes-d-agressions-sexuelles-de-larry-nassar-concluent-un-accord-de-380-millions-de-dollars_4880539.html
Je vous invite à les découvrir via les deux liens ci-dessus.
Conclusion
Développer une résilience mentale est un processus continu qui nécessite des efforts et de la persévérance. Cependant, les avantages en valent la peine. En devenant plus résilient, vous serez mieux à même de surmonter les obstacles et les revers de la vie, de maintenir un état d’esprit positif et d’atteindre vos objectifs.
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul. Tout le monde rencontre des difficultés dans sa vie. La clé est de ne pas se laisser abattre par les obstacles, mais de les utiliser comme des opportunités pour apprendre et grandir, pourquoi pas gagner ou réussir.
vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.
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by Dr Joéline Andriana | Juil 22, 2024 | Fondamentaux de la Psychologie
Article 6.
Confiance en soi estime de soi primordiales au quotidien et dans le sport ?
La confiance en soi et l’estime de soi sont des éléments psychologiques essentiels pour la réussite dans tous les domaines de la vie, et le sport ne fait pas exception. Ces deux qualités jouent un rôle crucial au quotidien, dans la performance, pour accéder à un bien-être mental et au développement personnel.
1. La confiance en soi
« La recherche indique que la confiance est la caractéristique la plus constante qui différencie les athlètes qui réussissent de ceux qui connaissent moins de succès (Gould, Weiss et Weinberg, 1981). En d’autres termes, quel que soit le sport, les meilleurs athlètes croient toujours fortement en eux-mêmes et en leurs aptitudes. » (Psychologie du sport et de l’activité physique, Weinberg et Gould)
La confiance en soi se définit comme la conviction en ses propres capacités et en son potentiel de réussite. Dans le sport, elle se manifeste par la foi en ses aptitudes physiques et mentales, la capacité à gérer le stress et la pression, et la croyance en sa capacité à surmonter les obstacles.
On dit qu’elle est le moteur de la performance.
Définition
La confiance est définie comme « la conviction de pouvoir réussir un comportement désiré. Essentiellement, la confiance est l’espoir du succès. » Les individus « confiants croient en eux-mêmes. Ils sont convaincus de leur aptitude à acquérir les compétences, à la fois physiques et mentales, nécessaires à l’atteinte de leur potentiel. Les individus « moins confiants doutent de leur capacité de réussir.
Lorsque vous doutez de vos aptitudes et que vous croyez que ça ira mal, vous créez une prophétie autoaccomplie : le fait de croire qu’une chose va se produire contribue à la réalisation de l’événement. Malheureusement, c’est souvent le cas en sport. Les prophéties négatives autoaccomplies constituent des barrières psychologiques qui engendrent un cercle vicieux : l’attente de l’échec mène à l’échec qui, à son tour, affecte l’image de soi et augmente l’expectative d’échecs ultérieurs. » (Weinberg et Gould)

Impact positif sur le quotidien et sur la performance:
- La confiance en soi provoque des émotions positives, ce qui favorise la sérénité et le calme. Quel que soit la pression, vous êtes prêts à passer et dépasser tous les obstacles qui se présentent à vous et même à vous enorgueillir de cette réussite. Mentalement, cette détente permet l’audace, l’affirmation de soi.
- La confiance en soi favorise une concentration pleine et entière, sur le long terme. L’esprit est plus libre de se focaliser sur les activités nécessaires à la réussite donc à l’accomplissement de soi. Aucune peur ne vient perturber votre journée ou votre compétition.
- La confiance en soi influence les buts. Les objectifs élevés s’activent et vous êtes plus à même de vous dépasser pour les atteindre. Pour le maintien de ces objectifs élevés, vous pouvez faire appel à un professionnel. (lien réservez votre séance).
- La confiance en soi amplifie l’énergie fournie dans la réalisation d’un objectif. L’effort et la persévérance sont augmentés et permettent ainsi de toucher au succès. Je prends pour exemple le match de tennis joué par Novak Djokovik en huitième de finale du tournoi de Roland Garros, contre l’Argentin Francisco Cerundolo. Malgré ses douleurs au genou, il a fini et gagné le match, déclarant forfait pour le reste du tournoi.
Voici la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=z-5HDs3Gmc8
- La confiance en soi a un impact sur les stratégies employées. « En sport, on fit souvent : « jouer pour gagner » ou « jouer pour ne pas perdre ». Ces expressions se ressemblent, mais provoquent des styles de jeu très différents. Les athlètes confiants jouent habituellement pour gagner – ils ne craignent pas le risque et prennent le contrôle de la compétition à leur avantage. Lorsqu’ils manquent de confiance, les athlètes jouent pour ne pas perdre – ils sont hésitants et essaient d’éviter les erreurs.
Par exemple un joueur de basketball confiant entre au jeu et essaie de provoquer les choses telles que marquer, intercepter une passe ou récupérer un rebond important afin de stimuler son équipe. Un joueur moins confiant tente d’éviter les erreurs telles que perdre le ballon ou rater un tir. Il se contente de pas gaffer et s’inquiète moins de provoquer des événements positifs ». (Weinberg et Gould)
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- Favorise la prise de risque et l’audace, permettant d’oser tenter des techniques difficiles ou de se lancer dans des compétitions relevées.
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- Renforce la détermination et la persévérance, permettant de persévérer malgré les échecs et les difficultés.
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- Contribue à une meilleure concentration et à une meilleure gestion du stress, permettant de performer à son meilleur niveau dans les moments clés.
2.L’estime de soi
L’estime de soi se définit comme la valeur que l’on accorde à soi-même, indépendamment des performances ou des opinions extérieures. Dans le sport, elle se traduit par une image positive de soi, une acceptation de ses forces et faiblesses, et un sentiment de satisfaction personnelle.
« L’estime de soi est une implication de la valeur qu’une personne attribue aux divers éléments du concept qu’elle a d’elle-même (composante évaluative ou affective du concept de soi). En tant que structure cognitive, le concept de soi est fait d’éléments autodescriptifs (traits, comportement, états…), chroniquement accessibles ou temporairement saillants, variant quant à leur désirabilité ou leur utilité sociale.
Cette valeur résulte de processus d’intériorisation et de comparaisons sociales plus ou moins sélectives. Bien que certaines personnes s’attribuent peu de valeur (dépressifs), les psychologues tablent sur une motivation des gens à maintenir l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes à un niveau élevé. » (Dictionnaire de Psychologie, Doron et Parot) C’est en cela qu’un accompagnement rigoureux peut être nécessaire. (Lien réservez votre séance)
L’estime paraît être le socle du bien-être mental.
Nous pouvons ainsi parler d’amour-propre. Freud introduit le terme de narcissisme, très fréquemment définit de façon péjorative. La qualification de ce terme, peut être utilisée en lien avec l’égocentrisme, ou la centration sur soi, ou l’égoïsme. Il est alors important de distinguer ce qui est de la caractéristique vitale de l’être humain de ce qui est secondaire. Il est primordial de construire une estime de soi positive pour toutes les tâches de la vie quotidienne.
Il est nécessaire pour accéder à une confiance en soi élevée donc à la mise en marche de son potentiel. Le risque contraire est la stagnation, la dépression, le néant. Je ne peux qu’insister sur un travail régulier et conséquent de ce concept. Il peut être le socle mais surtout le squelette s’articulant et sur lequel les muscles qui constituent la confiance en soi peuvent s’alimenter et se fortifier. Sans estime de soi, l’homme n’est plus. Alors, êtes-vous prêt à vous renforcer à travers elle ? (Réservez votre séance)
Impact positif sur le bien-être mental:
- Le stress, les peurs, l’anxiété, les émotions négatives sont annihilées et laissent place à un état d’esprit détendu et serein, une lucidité à toutes épreuves.
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- Une estime de soi positive renforce la résilience face aux échecs et aux critiques, permettant de rebondir après les difficultés. Dans cette optique, elle est régulièrement mise à mal, et l’équilibre peut être fragile. Régulièrement renvoie à chaque jour, au moins trente minutes pour nourrir cette estime de soi.
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- Une estime de soi positives contribue à une meilleure motivation intrinsèque, poussant l’athlète à se dépasser pour sa propre satisfaction plutôt que pour la validation externe. Scientifiquement, il est plus bénéfique de jouer pour son propre plaisir que pour son ego, c’est-à-dire le regard des autres.
3.Développer la confiance en soi et l’estime de soi
La bonne nouvelle est que la confiance en soi et l’estime de soi ne sont pas des qualités innées, mais qu’elles peuvent être développées et renforcées avec des efforts et des stratégies adéquates.
Voici quelques conseils :
- Fixer des objectifs : Définir des objectifs clairs, précis et réalisables permet de progresser graduellement et de renforcer la confiance en ses capacités. Il peut être judicieux de les noter, sur une feuille, de les hiérarchiser, de créer des sous-objectifs, des étapes à franchir petit à petit afin de conserver sa motivation intrinsèque et son plaisir.
- Célébrer les succès : Accorder de l’importance à chaque étape franchie, aussi petite soit-elle, permet de nourrir l’estime de soi et la motivation. Comme j’ai déjà pu l’écrire, les célébrer avec des personnes qu’on aime est encore plus marquant et plus motivant. Même si nous sommes sollicités à fonctionner pour nous-mêmes, il est aussi important de profiter de la fierté des proches face aux succès. C’est des moments partagés qui imprègnent et se rappellent à nos souvenirs, dans les épreuves et les difficultés.
- Analyser les échecs : Apprendre des erreurs et des échecs permet de s’améliorer et de renforcer la confiance en soi à long terme. Analyser les échecs, c’est aussi analyser les réussite afin de tirer profit de tous les leviers maniés à cette fin. Ceci est le plus souvent à appliquer en présence d’un professionnel compétent, à travers des vidéos, et des sensations internes à la personne. Tout ceci mêlant la subjectivité à l’objectivité. Ces deux paramètres sont indispensables à la construction de ce socle du bien-être.
- Visualiser la réussite : Imaginer de manière vivante la réalisation de ses objectifs permet de programmer le subconscient et de booster la confiance en soi. C’est encore mieux quand nous sommes en phase de réussite que nous profitons de cette occasion pour actionner les objectifs. La programmation est assez efficace dans la mise en place de séances d’hypnothérapies. J’entends et je vois encore Lewis Hamilton dire lors de son interview de fin de course en Formule 1 de la British GP Silverstone en juillet 2024. Depuis 2021, il n’avait pas gagné de grand prix. « Je pleure encore. C’est depuis 2021, tous les jours, je me lève pour me battre, pour m’entrainer, pour programmer mon esprit pour atteindre mes objectifs »
Voici le lien de la vidéo : https://www.dailymotion.com/video/x91oqea
Lewis Hamilton incarne la culture de l’estime de soi et de la confiance en soi, du travail d’équipe et de la persévérance. Une puissance mentale hors du commun, surtout quand on sait à quel point son sport est dangereux.

- S’entourer de personnes positives : L’entourage a une influence importante sur la confiance en soi. S’entourer de personnes encourageantes et bienveillantes est crucial. Ceci n’est possible que nous sommes nous-mêmes dans cet état d’esprit. Le positif attire le positif, et le négatif le négatif. D’où l’importance de cultiver jour après jour cette mentalité, qui va en droite ligne vers la culture du corps.
- Consulter un professionnel : il ne s’agit pas d’attendre que les difficultés persistent pour consulter un professionnel. Un gain de temps et d’énergie peut nous être octroyer quant à prise en charge rapide et efficace de ces difficultés. Un professionnel de la santé mentale et de la préparation mentale détient des outils efficaces à la compréhension et à la résolution des problématiques. L’adaptation de ce professionnel par l’écoute, le soutien et la manipulation des pensées et des émotions est un atout imparable au développement de l’estime de soi et de la confiance en soi.
En conclusion
La confiance en soi et l’estime de soi sont des piliers essentiels de la réussite sportive et du bien-être mental des athlètes. En cultivant ces qualités, les individus et les sportifs peuvent améliorer leur vie au quotidien et leurs performances, se sentir mieux dans leur peau et s’épanouir pleinement dans leur vie et leur pratique sportive. N’oubliez pas que le chemin vers une confiance en soi et une estime de soi solides est un processus continu qui nécessite des efforts constants et une attitude positive.
Je suis là pour vous aider dans cette démarche.
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by Dr Joéline Andriana | Juil 6, 2024 | Performance & Management PME
Article 3.
Actuellement, le monde évolue de façon constante, l’information fuse et les distractions s’accroissent. Rester concentré et motivé devient un défi du quotidien. Ce sont des capacités, et nous pouvons les développer non seulement parce qu’elles sont précieuses et de plus en plus rares mais également parce que sans elles, nous sommes voués à stagner, à régresser, donc à nous perdre dans les méandres de l’oisiveté.
Étudiant, entrepreneur, salarié, sportif, je sais que nous sommes tous soucieux d’améliorer notre productivité et d’augmenter nos performances intellectuelles, sociales ou sportives. Il existe des stratégies et des techniques efficaces pour développer ces compétences essentielles.

La concentration et la motivation : définitions.
Afin de trouver à améliorer ces capacités, il est primordial de les comprendre et de cerner les facteurs qui les influencent
- La concentration vient de l’attention. « L’attention assure une fonction de sélection parmi les stimulus qui se présentent à l’organisme, certains bénéficient d’un traitement prioritaire, qui se traduit par une facilitation de leur perception, du choix et de l’exécution des réponses adéquates, par un traitement plus achevé, ou encore par l’accès à la conscience. » d’après le dictionnaire de psychologie (R. Doron et F. Parot). La concentration c’est aussi ce qu’on appelle la focalisation attentive. Il faut savoir que nous ne pouvons être attentif à plusieurs tâches à la fois et que l’intensité de cette attention varie.
Toujours d’après ce dictionnaire, « Le concept d’attention recoupe celui de préparation motrice dans la mesure où la finalité de l’attention aux stimulus de l’environnement réside généralement dans l’élaboration de réponses adéquates. »
Il existe deux types de processus attentionnels :
- Le processus attentionnel automatique : elle fonctionne en quelques dizaine de millisecondes, en parallèle pour différentes activités, et a des effets facilitateurs pour la performance.
- Le processus attentionnel sous contrôle du sujet : elle est déclenchée volontairement après un délai de quelques centaines de millisecondes et touche en série une activité après l’autre. Elle a plus souvent accès à la conscience.
Pour résumer, la concentration est la capacité à focaliser son attention sur une tâche donnée, en filtrant les distractions internes et externes. Elle dépend de plusieurs facteurs, tels que la fatigue, le stress, l’intérêt pour la tâche et l’environnement de travail.
- La motivation « s’inscrit dans la fonction de la relation du comportement : grâce à elle, les besoins se transforment en buts, plans et projets. Le sujet recherche activement des formes d’interaction de sorte que certaines relations avec certains objets sont requises ou indispensables au fonctionnement. (…) Le développement de la motivation implique alors :
- La canalisation des besoins (apprentissage)
- L’élaboration cognitive (buts et projets)
- La motivation instrumentale (moyens et fins)
- La personnalisation (autonomie fonctionnelle)
Il existe plusieurs sortes de motivations :
- Primaires : essentielles à la survie de l’individu et de l’espèce.
- Secondaires : ayant une relation indirecte et acquise avec une motivation primaire.
La faim et la soif d’une part, la nécessité d’éviter une menace ou une source de douleur d’autre part, sont des exemples de motivations ou besoins.
(…)
Dans une acception large, le terme de motivation est englobé dans ceux de désirs et croyances, déterminants transitoires et réversibles sans doute plus appropriés à la recherche humaine. »
Cette définition est toujours tirée du dictionnaire de psychologie.
Pour résumer, la motivation est le moteur qui nous pousse à agir et à persévérer dans nos objectifs. Elle peut être intrinsèque (provenir d’un intérêt personnel pour la tâche) ou extrinsèque (être motivée par des récompenses externes).
Développer la concentration demande un entrainement mental important.
La concentration, comme toute compétence qui peut être développée et améliorée avec de la pratique. La concentration s’améliore à force de travail et d’engagement. Elle se travaille non seulement à l’entrainement mais aussi pendant la compétition ou la présentation publique.
Voici quelques conseils pour vous aider à muscler votre attention :
- Aménager un espace de travail favorable : choisir un endroit calme, rangé et bien éclairé, où vous ne pas être dérangé. Cela concerne les activités intellectuelles comme lire, étudier ou écrire, préparer un discours, répéter…Un espace favorable pour un sportif c’est une salle ou un lieu dans lequel il peut se sentir à son aise, et surtout écouté par un coach.
- Définir des objectifs clairs et précis : savoir ce que nous voulons accomplir nous permettra de rester focalisé sur la tâche. Le désir d’accomplissement est la clé de ces définitions. Le temps imparti en lien avec ses propres capacités du moment sont des éléments essentiels à ce cadrage.
- Découper les tâches en petits objectifs : les grandes tâches peuvent paraître intimidantes et décourager la concentration. Les diviser en étapes plus petites et gérables. Diviser ces étapes paraît plus réaliste. En effet, à notre époque, il est régulier d’entendre des personnes s’enthousiasmer et prévoir des objectifs ambitieux, sans présager des étapes à suivre pour les atteindre. La visualisation de ces étapes est un socle important au développement de la concentration, mais également au maintien de la motivation intrinsèque.
- Pratiquer le travail par intervalles : alterner des périodes de concentration intense avec des pauses courtes mais régulières. Cela permet de maintenir un niveau d’attention optimal. Pour ne pas nous sentir dégoûté et découragé par l’activité, il est primordial de ressentir le plaisir que l’on peut éprouver pendant la pratique. Et ceci passe donc par cette alternance subtile.
- Éliminer les distractions : éteindre notre téléphone, fermer les onglets inutiles de notre navigateur et informer notre entourage que nous avons besoin de calme. Il est difficile de nos jours de fonctionner sans téléphone portable, parce qu’il engrange toutes les distractions, les applications utiles, et les notes professionnelles. D’où l’utilité de nous focaliser sur ce qui nous préoccupe dans l’instant, et pourquoi pas de prévoir une pause accompagnée d’un changement de position, d’orientation du regard sur l’espace qui nous entoure.
- Prendre soin de soi : une bonne nuit de sommeil, une alimentation saine et une activité physique régulière contribuent à améliorer la concentration. Cette dernière indication est essentielle à toute activité. C’est elle qui conditionne toutes nos directions et toute notre énergie.

Rod Laver, joueur de tennis australien disait : « Si votre esprit s’égare à l’entrainement, il fera de même au cours d’un match. Lorsque nous grandissions en Australie, nous devions travailler aussi fort mentalement à l’entraînement que nous le faisions physiquement. Si vous n’étiez pas alerte, vous pouviez recevoir une balle sur la tête. J’avais l’habitude de m’efforcer à me concentrer davantage dès que je me sentais fatigué, car c’était habituellement le moment où la concentration commençait à me faire défaut. Si je me sentais fatigué à l’entraînement, je m’imposais de travailler plus fort pendant dix ou quinze minutes de plus et j’ai toujours cru que je bénéficiais plus de ces quelques minutes supplémentaires que de toute la séance d’entraînement. »
Lien vidéo de Rod Laver en 1970 : https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i08212888/tennis-le-grand-chelem-de-rod-laver

Sébastien Coe, athlète et homme politique britannique disait : « Lorsqu’on court les 1500 mètres, il faut se concentrer seulement sur ce qu’il y a à faire et ne pas laisser autre chose embuer son esprit. Souvent, une brève perte de concentration suffit à faire la différence entre la victoire et la défaite. »
Lien vidéo de Sébastien Coe à Zurich en 1984 :
Dans le domaine sportif, les difficultés d’attention résident dans les distractions liées aux pensées ou par d’autres événements et émotions. Beaucoup d’athlètes n’arrivent pas à centrer leur attention sur leurs échecs ou leurs erreurs. D’où l’intérêt de travailler sur ce poids du passé en étant accompagné. (lien Psychologies)
« L’inquiétude de l’avenir peut également venir perturber cette concentration. Les jeunes athlètes sont particulièrement exposés aux événements futurs et se concentrent sur les conséquences de certains gestes. Cette façon de penser se traduit par l’interrogation « Et si » :
- Et si on perd cette partie ?
- Et si je suis encore retiré des trois prises ?
- Et si je commets une autre erreur ?
- Et si je suis blessé ?
- Et si je laisse tomber mes coéquipiers ?
- Et si je ne suis pas assidu à mon nouveau programme d’activité ? » (Psychologie du sport et de l’activité physique, de R. S. Weinberg et D. Gould)
Là aussi, il est possible d’être accompagné psychologiquement afin de pallier à cet écueil. (lien réservez votre séance)
Cultiver la motivation c’est trouver son moteur.
La motivation est un élément clé de la réussite. La motivation intrinsèque tout particulièrement est ce moteur infini à toute possibilité d’accomplissement. Elle renvoie non seulement à la direction mais également à l’intensité de l’effort. En cela, il est indispensable de connaître les motifs d’implication ou d’engagement de chacun.
Pour la cultiver, il est important de :
- Identifier nos objectifs : qu’est-ce qui nous motive réellement ? Quels sont nos rêves et aspirations ? Qu’est-ce qui nous fait vibrer ? Qu’est-ce qui nous correspond ? Dans quelle discipline sommes-nous à l’aise ou ressentons-nous le plus de plaisir ? Si pour pratiquer une activité physique et sportive, notre unique motivation est d’améliorer notre condition physique, il est fort à parier que nous ne tiendrons pas très longtemps dans cette dynamique.
Si nous activons le mode plaisir et le mode passion pour exercer ou pour pratiquer une activité, il est possible de la rendre régulière et durable. Plus nos objectifs sont internes, personnels, et plus nous serons en mesure de les exaucer, déployant tout notre temps, et tous nos efforts à cette pratique, sans même prendre conscience du temps, des efforts et de l’énergie que nous dépensons. Cette réalisation personnelle peut être mise en place lors d’une séance d’hypnose (lien hypnothérapie)
- Fixer des objectifs SMART : nos objectifs doivent être Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis. Ceci vaut à la fois pour les entreprises et pour les individus. Il peut être judicieux de noter sur un papier tous les aspects de ce SMART, en tentant de les développer au mieux. Cela ne demande que quelques minutes, tout particulièrement si vous ressentez une aspiration profonde pour une activité.
- Visualiser le succès : prenez quelques minutes chaque jour pour imaginer de manière vivante la réalisation de vos objectifs. Cette visualisation s’accompagne du ressenti et de l’auditif. Une séance d’hypnothérapie peut accompagner de façon certaine dans l’atteinte de ce but. (lien réservez votre séance).
- Célébrer ses victoires : chaque étape franchie est une victoire. Prendre le temps de les savourer, cela nous motivera à continuer. En effet, il est indiqué de prendre pleinement conscience d’une réussite, d’une étape franchie, de la signature d’un contrat, du gain d’une compétition, de la réalisation d’une geste biomécanique, d’une technique ou d’une stratégie de groupe. Le plus efficace reste sa célébration partagée en petit groupe, avec des personnes que nous affectionnons particulièrement. Cela marque de façon très positive un cycle et propose l’ouverture d’un autre cycle, dans les meilleures conditions.
- S’entourer de personnes positives : l’entourage a une influence importante sur notre motivation. Nous entourer de personnes qui nous encouragent et nous inspirent. Cela ne court pas les rues. La famille, les proches ne sont pas toujours des personnes référentes parce qu’à travers leurs réactions ou leurs conseils, ils révèlent leurs propres peurs, et freinent plutôt que de motiver. Les personnes formées pour cette initiative peuvent nous accompagner de façon efficace.
- Gérer les échecs : les échecs font partie du processus d’apprentissage. Il ne s’agit pas de les prendre comme des défaites personnelles, mais comme des opportunités d’amélioration. C’est toujours très facile à dire. Il est surtout judicieux de comprendre que le sentiment de frustration ou de déception est normal. C’est un intervalle émotionnel qu’il est important de travailler afin d’écourter et de minimiser avec l’expérience. Cette gestion demande un apprentissage approfondi.
Conclusion
Développer notre concentration et notre motivation n’est pas une tâche facile, mais c’est un investissement précieux pour votre réussite personnelle et professionnelle. En mettant en pratique les conseils et les techniques présentés dans cet article, Il est possible d’apprendre à mieux gérer notre attention, à rester motivé et à atteindre nos objectifs. Pensons souvent que la clé du succès réside dans le plaisir, donc l’agréabilité, la persévérance et la pratique régulière.
Vous trouverez également des articles sur la psychologie sur mon site : https://joelineandriana-auteur.com.
@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.
by Dr Joéline Andriana | Juil 2, 2024 | Fondamentaux de la Psychologie
Article 20
L’exemple de Novak Djokovic, tennisman serbe de 37 ans.

Introduction
La frustration est une émotion universelle que chacun de nous éprouve à divers moments de notre vie. Qu’il s’agisse de petits désagréments quotidiens ou de défis majeurs, la frustration peut affecter notre bien-être mental et physique. Cet article explore en profondeur ce qu’est la frustration, ses causes, ses effets et des stratégies efficaces pour la gérer.
La Frustration ?
La frustration est une réponse émotionnelle à une situation où nos besoins, désirs ou attentes ne sont pas satisfaits. Elle survient lorsque nous sommes bloqués ou empêchés de réaliser un objectif que nous considérons important. La frustration peut se manifester de différentes manières, allant de l’irritation légère à la colère intense.
En général, la frustration amène à ressentir des émotions négatives débouchant sur la déception, la colère. Il est en lien étroit avec le sentiment d’impuissance. Ce sentiment peut être compensé par des habitudes comportementales ou alimentaires peu positives pour l’être humain. Aussi, c’est le sentiment que nous ne pouvons pas avoir de prise sur un événement soit interne soit externe.
D’après le dictionnaire LeRobert, la frustration est une insatisfaction ou une déception. Son contraire est la satisfaction ou la gratification.
Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de R. Doron et F. Parot, sous le chapitre sur la frustration, il est inscrit : « La privation est le manque d’un objet susceptible de satisfaire un besoin. La frustration prend une résonnance subjective : la privation de satisfaction est vécue comme le résultat d’un refus opposé par autrui.
Dans son étude dynamique de la personnalité et des groupes, K. Lewin s’est beaucoup servi de la séquence de frustration agressivité-régression. S. Freud a mis en évidence dans les échecs de certains patients, une intention inconsciente de se refuser eux-mêmes la satisfaction désirée. La frustration nécessaire des désirs du patient dans la situation psychanalytique fonde la règle d’abstinence. »
Rappelons que le besoin est « un état de déficit ou d’écart à l’équilibre homéostatique qui déclenche chez l’organisme des comportements propres, en aboutissant à l’acte consommatoire, à combler le déficit, à rétablir l’équilibre. »
Dans cette perspective, il existe des besoins primaires biologiques tels que la faim, la soif, la fatigue, le besoin sexuel, et des besoins secondaires, « conçus tantôt comme des mécanismes motivationnels moins directement vitaux, mais au service des besoins primaires (besoin d’imitation, d’affiliation au groupe, etc.), tantôt comme des motivations greffées par l’expérience à des objets de satisfaction intermédiaires par rapport aux satisfactions primaires ou dérivées d’elles (on parle alors de besoin ou drive acquis). »
Selon le dictionnaire international de psychanalyse, sous la direction de A. de Mijolla, « le mot « frustration », devenu courant désormais, désigne l’état dans lequel se trouve la personne qui se refuse, ou à qui l’on refuse, dans l’immédiat ou à jamais, une satisfaction pulsionnelle. (…)
Melanie Klein considère la frustration comme ce qui instaure le principe de réalité et module le fonctionnement psychique. « Dès l’âge le plus tendre, les enfants apprennent à connaître la réalité par les frustrations qu’elle leur impose. Ils se défendent contre elle en la rejetant. Cependant, le problème fondamental et le critère de toute capacité ultérieure d’adaptation à la réalité , c’est leur aptitude à supporter les frustrations nées de la situation œdipienne. »
Jacques Lacan, dans son séminaire sur la relation d’objet dit : « La frustration est par essence du domaine de la revendication. Elle concerne quelque chose qui est désiré et qui n’est pas tenu, mais qui est désiré sans nulle référence à aucune possibilité de satisfaction ni d’acquisition…C’est sur le plan imaginaire qu’elle se situe. »
Les Origines de la Frustration
1. Les résistances Externes
Les obstacles externes sont des facteurs situés en dehors de nous qui entravent nos efforts. Ils peuvent inclure :
- Contraintes temporelles : Manque de temps pour accomplir des tâches importantes.
Au tennis par exemple, les dates de tournois amènent les joueurs à établir des calendriers. Il suffit d’une contrariété familiale ou une maladie pour déstructurer ce calendrier. Mon rôle est de pallier à ces difficultés à temps, afin de ne pas trop perturber les prévisions.
- Ressources limitées : Absence de ressources nécessaires, comme l’argent, les compétences ou l’aide. Il est courant que nous ne fournissions pas les efforts nécessaires faute de financement. Souvent, j’entends dire : « Si j’avais plus d’argent, je le ferai… »
- Interférences : Actions d’autres personnes ou situations imprévues qui perturbent nos plans.
Ce que nous appelons interférences peuvent renvoyer à tout ce qui est incontrôlable comme le climat. Le footballeur ou le rugbyman doit s’adapter en permanence aux aléas météorologiques. Il suffit d’un manque de motivation intrinsèque pour mettre un frein à l’accomplissement d’une performance le jour de la compétition. J
e suis là aussi pour aider à libérer la parole afin d’évacuer toutes les ondes négatives en lien avec des souvenirs persistants. Je prends pour exemple Antoine Dupont, rugbyman de haut niveau, qui pendant la coupe du monde de septembre 2023 a dû subir une blessure assez importante sur la pommette droite, et qui a dû s’absenter de la compétition mettant à mal les tactiques et les stratégies du sélectionneur du rugby à XV Fabien Galthié.
Lien vidéo Le monde : https://www.youtube.com/watch?v=LOaTNtmSxUY
2. Les résistances Internes
Les obstacles internes sont liés à nos propres perceptions, croyances et attitudes. Ils peuvent inclure :
- Manque de confiance en soi pour accomplir une tâche. Ce manque de confiance en soi révèle tous les doutes qui sont là depuis très longtemps que nous n’avons pas résolus. Le doute persiste s’il n’est pas rapidement élucidé et éludé.
Il est important de dire que le doute est indispensable pour progresser ou s’améliorer, mais ne doit qu’être un prétexte à cette progression. Son existence doit être rapide afin de ne pas s’étendre de façon globale.
- Perfectionnisme : c’est un désir de perfection qui peut mener à la déception. Dans le perfectionnisme, il existe le perfectionnisme harmonieux et le perfectionnisme névrotique. Il n’est pas interdit de faire en sorte qu’une tâche soit parfaitement réalisée.
Il est juste vital de prendre conscience que cela demande de l’entrainement et donc du temps. Le perfectionniste névrosé entre dans un processus problématique d’insatisfaction permanente. Le perfectionniste harmonieux prend acte de ses victoires, les fête et s’en sert pour donner suite à ses activités, avec la sensation d’avancer. Il prend ainsi conscience des étapes et des actions accomplies.
- Croyances limitantes : Convictions négatives qui restreignent nos capacités. Souvent, nos croyances sont la conséquence d’une culture familiale, scolaire, ou universitaire, c’est aussi la conséquence d’une culture sportive liée à un coach, un encadrement spécifique, d’un pays en particulier. Il est important de les prendre en compte afin de les moduler et non pas d’y faire front directement, ce qui réveillerait les mécanismes de défense de l’individu. Je sais que certains coachs ont abîmé des carrières et surtout la santé mentale de sportifs professionnels en tentant de les humilier ou de minimiser leurs maux.
3. Les Facteurs Environnementaux
L’environnement dans lequel nous vivons et travaillons peut également contribuer à la frustration. L’environnement renvoie à cet aspect culturel. Nous baignons dans une société particulière et lorsqu’un comportement ou une attitude est adoubée par la majorité, il semble logique de le normaliser, sans prendre en considération les souffrances ou les frustrations que cela peut engendrer.
Les facteurs environnementaux incluent :
- Stress au travail : Pression excessive, manque de soutien, ou conditions de travail difficiles. J’entends souvent des personnes dépendantes affectives de leur supérieur, et par manipulation ou emprise ont passé une grande partie de leur carrière professionnelle à tenter de satisfaire aux désirs et besoins de ceux-ci. Ce qui est aliénant et véritablement stressant, et ce qui peut aboutir à un burnout, c’est-à-dire un épuisement psychologique intense.
- Problèmes familiaux : Conflits relationnels, responsabilités familiales lourdes. Là, l’héritage culturel familial joue un rôle excessif dans la création de frustrations telles que l’absence ou le manque d’estime de soi. Il peut arriver que les conflits dans le couple puissent entraver la motivation intrinsèque. Je prends pour exemple ce que les médias ont partagé sur Alexandre Zverev sur son jugement pour violence conjugale pendant le tournoi de Roland Garros en juin 2024. Cette procédure a dû entamer sa santé mentale au point de ne plus pouvoir gérer ses frustrations notamment dans la finale qui l’a opposé à l’espagnol Carlos Alcaraz, sur terre battue. Voici le lien : https://www.dailymotion.com/video/x8zw4pm
- Conditions sociales : Discrimination, inégalités, ou manque d’opportunités.
Les conséquences de la Frustration
1. Sur la Santé Mentale
La frustration chronique peut avoir des effets négatifs sur notre santé mentale. Elle peut mener à :
- Dépression : Sentiments de tristesse, de désespoir et de perte d’intérêt pour les activités quotidiennes.
- Anxiété : Préoccupation excessive, nervosité, et peur face aux situations futures.
- Burn-out : Épuisement émotionnel et physique dû à un stress prolongé.
2. Sur la Santé Physique
Les effets physiques de la frustration peuvent inclure :
- Tension musculaire : Douleurs musculaires et maux de tête dus à une tension constante.
- Problèmes digestifs : Indigestion, maux d’estomac, ou autres troubles gastro-intestinaux.
- Troubles du sommeil : Difficulté à s’endormir, insomnie, ou sommeil non réparateur.
3. Sur les Relations
La frustration peut également affecter nos relations avec les autres. Elle peut entraîner :
- Conflits : Disputes fréquentes et incompréhensions avec les proches.
- Isolement : Tendance à se retirer socialement pour éviter les conflits.
- Communication inefficace : Difficulté à exprimer ses besoins et ses émotions de manière constructive.
Accepter et gérer la frustration
1. Reconnaître et Accepter la Frustration
Le premier pas pour gérer la frustration est de la reconnaître et de l’accepter. Plutôt que de nier ou de réprimer vos sentiments, acceptez que la frustration soit une réaction normale aux défis.
2. Identifier les Sources de Frustration
Analysez les situations qui déclenchent votre frustration. Essayez de comprendre si elles proviennent d’obstacles externes, internes ou environnementaux. Une fois identifiées, vous pouvez développer des stratégies spécifiques pour les surmonter.
3. Modifier les Attentes
Réévaluer vos attentes peut vous aider à réduire la frustration. Si vos attentes sont irréalistes ou trop élevées, ajustez-les pour qu’elles soient plus en phase avec la réalité. Cela ne signifie pas abaisser vos standards, mais plutôt être plus flexible et compréhensif envers vous-même.
4. Développer des Compétences de Résolution de Problèmes
Apprendre à résoudre les problèmes de manière efficace peut diminuer la frustration.
Cela inclut :
- Analyser le problème : Décomposer le problème en parties plus petites et gérables.
- Générer des solutions : Brainstorming de différentes solutions possibles.
- Évaluer les options : Peser les avantages et les inconvénients de chaque solution.
- Mettre en œuvre la solution : Choisir la meilleure option et la mettre en pratique.
En général, l’être humain ne prend pas le temps de mettre en avant tous ces phénomènes de résolution de problème qui amènent pourtant à manipuler ou à annihiler la crise. Parce que la frustration peut être la source d’une crise grave, mettant en danger la santé mentale de l’individu. En cela, l’accompagnement d’un professionnel peut réduire le temps et l’énergie émis à cette résolution de la crise. (lien réservez votre séance) Une séance de psychologie peut être suffisante afin d’identifier la source et la teneur de cette frustration, afin qu’elle ne dure pas et ne devienne chronique.
5. Pratiquer l’auto-hypnose
L’auto-hypnose peut nous aider à gérer la frustration en nous permettant de rester centré et calme. Cette pratique nous apprend à observer nos pensées et émotions sans jugement, ce qui peut réduire la réactivité émotionnelle. Ce que nous appelons aussi pulsion ou impulsion. Tous ces phénomènes psychologiques peuvent être travaillés de façon approfondie en séance d’hypnose afin de maîtriser au mieux les techniques de manipulation des émotions et des sentiments, pour qu’ils nous servent. Parce que notre objectif est le plus souvent de devenir et d’être la meilleure version de soi-même.
6. Développer des Compétences de Communication
Une communication efficace peut prévenir et résoudre les conflits qui mènent à la frustration. Seulement, elle demande aussi beaucoup d’entrainement et particulièrement une disponibilité émotionnelle importante. Ce qui implique que nous avons déjà travaillé sur les obstacles ou les résistances internes. C’est un long apprentissage qui procure des facilités pour entrer en relation avec autrui de façon intelligente et intelligible.
Cela inclut :
- Écoute active : Prêter attention à ce que les autres disent sans interrompre.
- Expression assertive : Exprimer vos besoins et sentiments de manière claire et respectueuse.
- Résolution de conflits : Chercher des solutions gagnant-gagnant lors de désaccords.
7. Prendre Soin de Soi
Prendre soin de votre bien-être physique et émotionnel peut réduire la susceptibilité à la frustration.
La plupart du temps, lorsque j’émets cette possibilité, les personnes qui se sont laissées aller aux émotions négatives destructrices ou qui ont fait passer les autres avant elles en permanences, me disent : « Je ne sais pas faire ça ». Je leur réponds alors qu’il est temps d’apprendre, que nous pouvons commencer dès maintenant, si elles le souhaitent.
Assurez-vous de :
- Dormir suffisamment : Un sommeil de qualité aide à réguler les émotions.
- Manger équilibré : Une alimentation saine peut améliorer l’humeur et l’énergie.
- Faire de l’exercice : L’activité physique libère des endorphines, qui sont des hormones du bonheur.
- De ne pas avoir d’addiction à l’alcool, aux drogues…parce que ce phénomène est source grandissante de frustration.
- D’avoir une bonne hygiène de vie afin de garder toute lucidité face à une situation frustrante.
Ces facteurs font partis des besoins primaires de l’individu afin de se présenter de façon satisfaisante à lui-même et aux autres.
Techniques Avancées pour Gérer la Frustration
1. Thérapie par l’EMDR
La thérapie par EMDR est une approche thérapeutique efficace pour gérer la frustration. Elle se concentre sur la modification des pensées et comportements négatifs.
Les techniques EMDR incluent :
- Restructuration cognitive : Identifier et remplacer les pensées irrationnelles ou négatives par des pensées plus réalistes et positives.
- Exposition graduelle : S’exposer progressivement aux situations frustrantes pour diminuer la réactivité émotionnelle.
- Entraînement aux compétences : Développer des compétences spécifiques pour gérer les situations difficiles.
2. Techniques de Relaxation dont l’hypnothérapie (lien page hypnothérapie)
Les techniques de relaxation peuvent aider à réduire la tension et la frustration.
Elles incluent :
- Respiration profonde : Prendre des respirations lentes et profondes pour calmer le système nerveux.
- Relaxation musculaire progressive : Contracter et relâcher progressivement chaque groupe musculaire pour réduire la tension.
- Visualisation guidée : Utiliser des images mentales apaisantes pour induire un état de relaxation.
3. Journaling ou thérapie par l’écriture
Le journaling est un outil puissant pour gérer la frustration. Tenir un journal intime peut être un moyen sûr de non seulement évacuer ses émotions négatives mais également de les transformer en émotions positives.Cette thérapie peut être alliée à un accompagnement psychologique.
Écrire sur vos expériences et sentiments peut vous aider à :
- Clarifier vos pensées : Mieux comprendre ce qui vous frustre et pourquoi.
- Identifier des schémas : Reconnaître des tendances dans vos réactions émotionnelles, en lien avec votre éducation, le schéma de vos parents…
- Trouver des solutions : Générer des idées pour résoudre les problèmes.
4. Thérapie de Pleine Conscience
La thérapie de pleine conscience combine des techniques de pleine conscience avec des interventions thérapeutiques.
Elle vous aide à :
- Observer vos pensées et émotions : Développer une prise de conscience non jugeante de vos expériences internes. Ce qui est une tâche ardue, parce que souvent les personnes s’auto-jugent assez sévèrement, jusqu’à l’obsession.
- Accepter les émotions difficiles : Apprendre à tolérer la frustration sans réagir de manière impulsive. C’est là aussi une tâche ardue, parce que le cerveau reptilien prend le dessus, et fonctionne de manière automatique ou réflexe. La première réaction est en général à pondérer, en prenant de la distance et du recul, donc en sortant de la situation ou de l’environnement frustrant rapidement.
- Cultiver la compassion : Développer une attitude bienveillante envers vous-même et les autres. C’est un long apprentissage qui demande de la disponibilité intellectuelle et de l’énergie.
Conclusion
La frustration est une émotion inévitable, mais elle peut être gérée de manière efficace avec les bonnes stratégies. En reconnaissant et en acceptant la frustration, en identifiant ses causes, et en développant des compétences de gestion, vous pouvez réduire son impact sur votre vie. Que ce soit par des techniques de relaxation, la pleine conscience, ou la thérapie, il existe de nombreuses approches pour transformer la frustration en une opportunité de croissance et de résilience.
L’exemple de Novak Djokovic, tennisman serbe de 37 ans.
Sur les réseaux sociaux, il circule l’information sur Novak Djokovic qui est qu’il a travaillé de façon approfondie sur ses frustrations, mettant en avant ses ambitions de champion ou quand une ambition ou une passion prend le pas sur tout le reste.
Il aurait écrit : « En janvier 2012, je bats Nadal en finale de l’Open d’Australie. Le match dura 5h53, le plus long de l’histoire de l’Open d’Australie et la plus longue finale d’un Grand Chelem dans l’ère Open (…) Après ma victoire, je m’assois dans le vestiaire. Je voulais une chose : goûter du chocolat. Je n’en avais pas goûté depuis l’été 2010. Milijan m’a emporté une tablette de chocolat. J’ai cassé un carré, un petit carré, et je l’ai mis dans ma bouche pour le laisser fondre sur ma langue. C’était tout ce que je m’autorisais. C’est ce qu’il m’a coûté pour devenir numéro un. »
Cela semble être un extrait de son livre « Serve to win : Novak Djokovic’s life story sith diet, exercise and motivational tips » (Service gagnant : une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale )
La discipline et la rigueur de ce tennisman de légende confirme le travail de préparation de fond qu’un être humain peut mettre en œuvre afin de garantir d’une bonne forme psychique et physique.
Voici le lien sur lequel il répond à ces rumeurs :
Et voici un lien vers une vidéo dans laquelle il distribue du chocolat aux journalistes, sans lui-même en manger : https://www.dailymotion.com/video/x52t5v7
Il est à rappeler que Novak Djokovic a remporté vingt-quatre tournois du Grand Chelem, dix fois l’Open d’Australie, trois fois Roland Garros, sept fois Wimbledon et quatre fois l’Us Open.
@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.
by Dr Joéline Andriana | Juin 6, 2024 | Fondamentaux de la Psychologie
Article 2.
Maîtriser le stress: Techniques de visualisation et de relaxation pour un quotidien apaisé.
L’exemple de Teddy Riner, judoka français.

Maîtriser le stress semble être un aphorisme malaisé. En effet, quand le stress est bien présent, il est déjà trop tard. Le stress survient parce qu’on ne l’a pas travaillé suffisamment. Nous devrions ne plus ressentir de façon très troublante et dérangeante ce stress, si toutes les facettes de ce stress sont réglées en séance.
Commençons par une définition du stress. Il se caractérise par une mise en tension de nos sens, déclenchée soit par un facteur extérieur, soit par un facteur interne. Par exemple, «je me sens tendue quand je pense à mon examen du brevet. C’est le premier examen de ma vie». A 14 ans, âge classique de passage de cet examen, nous sommes confrontés à une première expérience.
En même temps, tout est mis en avant, dans le système scolaire, pour nous préparer à cette éventualité. Le stress survient parce que c’est la première fois, il persiste quand nous sortons quelque peu du système, il s’accentue quand nous en sortons complètement. Et viennent les émotions négatives, les critiques sur le système dans lequel nous ne nous sommes pas donnés la possibilité d’entrer, pour essayer de réussir.
Bien sûr, plusieurs paramètres rentrent en compte dans cette négation du système :
- Des problèmes psychologiques en lien avec des relations délétères avec des membres de la famille, des amis, un prof, un décès, un déménagement… qui ne rendent pas disponible le sujet. Le refus du changement et l’obstination du sujet à vouloir maintenir ses désirs et ses fantasmes sans fournir de démarches méthodiques pour y accéder, en déconnexion complète avec la réalité. Ce qu’on peut appeler un déni.
- Des croyances sur le système, conséquence des dires négatives sur ce système…
- Un manque ou une absence de confiance en soi…
- Un manque ou une absence d’estime de soi.
- Un très mauvais accompagnement : parents, profs…
- Un environnement peu propice aux apprentissages.
Cette liste n’est pas exhaustive et peut aisément être complétée selon les expériences de chacun.
Cette démonstration relève qu’il existe déjà un stress en soi, à surmonter. C’est pour cette raison que nous pouvons affirmer que le stress est un fléau, pas seulement moderne, mais qui touche toutes les catégories socio-professionnelles, tous les domaines de la vie.
Nous pouvons ainsi considérer que ce stress est la conséquence :
- D’exigences personnelles ou professionnelles qui dépassent nos propres capacités, nos propres compétences, qui dépassent également le délai auquel nous désirons accomplir un projet.
- D’un rythme en inadéquation avec notre nature d’êtres humains.
- D’une pression externe en rupture totale avec nos motivations intrinsèques.
- Des incertitudes, des doutes trop persistants donc constants, que nous ne nous donnons pas la peine de résoudre, de dépasser.
Peut-on alors confirmer que ce stress est omniprésent ? Heureusement non, parce que notre espérance de vie risque clairement d’être raccourcie. On peut noter qu’il existe du stress négatif et du stress positif. Le stress négatif augmente les niveaux de cortisol, et attaque notre lucidité, nous freine, nous arrête. Le stress positif renvoie à une sécrétion d’adrénaline, un moteur important dans l’effectuation d’une tâche.
Par conséquent, le stress négatif menace notre bien-être psychologique et physique. D’après mes études et mon expérience professionnelle, je peux souligner qu’il existe des solutions pour gérer au mieux ce stress négatif, avant qu’il n’apparaisse. C’est comme se préparer à une compétition, c’est se préparer à la vie, aux contraintes de l’existence. C’est un véritable apprentissage, trop négligé par notre société.
Très simplement, et de manière très vulgarisée, nous connaissons les techniques de visualisation et de relaxation, des outils de respiration et de lâcher prise, qui demandent un temps pour soi, une prise de conscience du mal-être dans lequel nous met le stress négatif, et le déclic qui dit que ça suffit, c’est assez de devoir fonctionner de la sorte jusqu’à la fin de sa vie.
Parce qu’être calme et serein n’est pas naturel, c’est le fruit d’exercices et d’application de tâches très précises, d’abord généralistes et ensuite adaptées à chaque personne. Dans adaptation, il y a adéquation avec les traits et les états de personnalités du sujet. Dans cette adéquation, il y a appropriation de ces techniques par le sujet, avec ce qu’il est et ce qu’il connaît de lui.
C’est en ça que je mets en avant le verbe maîtriser. C’est dominer, connaître, posséder, contrôler. C’est un réel pouvoir que nous nous donnons d’être le plus souvent en équilibre dans ce monde en pleine mutation psychosociologique.
Plongeons dans le pouvoir de la visualisation
Dans notre pratique, la visualisation est synonyme d’imagerie mentale. Tout se déroule en soi. C’est probablement pour cela que certains s’offusquent de la simplicité de cette méthode. Et pourtant, il est déjà d’usage d’y penser. Bien évidemment ces images sont conduites par une motivation interne d’être accompagné dans un premier temps. Accompagné par une personne bienveillante, à l’écoute, et compétente. (Lien réservez votre séance d’hypnothérapie)
Cette visualisation est le résultat de création d’images et également de sensations kinesthésiques ou émotionnelles marquantes, qui seront amenés à servir d’ancrage. Très naïvement, il est indiqué d’induire un voyage intérieur, permettant de nous projeter dans un environnement paisible et ressourçant, détournant l’attention des sources de stress. Ceci peut être discutable parce que les sources de stress ne sont pas traitées, juste évitées. Les techniques d’hypnothérapie sont très efficaces dans ce sens et peuvent être ajustées à chaque problématique, à chaque sujet, à partir de la première séance d’anamnèse. (Lien avec la page hypnothérapie).
Comment pratiquer la visualisation ?
- Dans un premier temps, il est judicieux de se faire accompagner. L’accompagnement est un véritable guide vers les différentes phases d’induction, d’approfondissement, de sortie de cet état.
- Un lieu calme et confortable est nécessaire. Ça constitue une première bulle de protection.
- Une position assise ou allongée est demandée.
- L’apprentissage des techniques de respiration est indispensable, tout particulièrement celle qui consiste à respirer par le ventre, en gonflant le ventre à l’inspiration et en le creusant à l’expiration. Essayons déjà d’introduire cette technique dans notre quotidien. Nous constaterons que ce n’est pas si évident et facile que nous le prévoyons. Parce que si le stress s’insinue trop souvent en nous, c’est déjà parce que notre respiration n’est pas adéquate.
En effet, souvent, nous respirons mal, c’est-à-dire que soit nous arrêtons carrément de respirer pendant quelques secondes, soit nous respirons à l’inverse de ce qu’il faudrait, en inspirant en creusant le ventre et en expirant en gonflant le ventre. Ces habitudes inadéquates de respirations sont la première source de difficulté de lucidité face une situation de stress. Parce que le corps n’est pas oxygéné convenablement, que le cerveau et toutes les fonctions vitales ne trouvent pas les ressources naturelles de base.
- Il est également admis de fermer les yeux, afin de se centrer sur ces propres sensations, ses visualisations internes…
- Ces cinq indications peuvent servir de fondement ou de socle à une bonne séance d’hypnothérapie.
- La séance d’hypnothérapie consiste en la saturation d’au moins trois sens chez le sujet, qui en général sont le visuel, l’auditif et le kinesthésique. Attention, les personnes dépendantes à une substances notamment à l’alcool peuvent avoir perdu cette faculté de visualisation, ou même de centration sur soi.
- Pour celles et ceux qui ont déjà expérimentés une ou plusieurs séances d’hypnothérapie, il est possible de s’auto-hypnotiser.
- En cela, je propose de s’exercer à imaginer un endroit où nous nous sentons à la fois bien et en sécurité. Selon l’approfondissement de cet état, nous pourrons concevoir que ces images paraissent réelles, comme dans un rêve, pendant l’étape du sommeil paradoxal.
- Dans cette configuration, le lâcher prise est alors de mise. La liberté que nous nous donnons d’adhérer à l’imagination et à la visualisation des détails de votre endroit, via les paysages, les sons, les odeurs, les sensations et pourquoi pas du goût, est la clé à la création de notre bulle protectrice, dans laquelle tout stress négatif est exclu.
- Les émotions les plus positives sont mobilisées, et laissent une empruntes qui peut durer le temps que nous le souhaitons, et le temps que nous nous permettons de l’appeler à nous. L’idée est bien sûr de savourer ce moment de bien-être.
- La sortie de la séance en douceur est importante, afin de revenir dans l’ici et maintenant avec confort et sécurité.
La visualisation, une pratique aux multiples bienfaits
- Réduction du stress et de l’anxiété : en nous transportant dans un havre de paix, la visualisation permet d’apaiser le mental et de diminuer les tensions corporelles.
- Amélioration du sommeil : en favorisant la relaxation et la détente, la visualisation peut nous aider à trouver un sommeil plus profond et réparateur.
- Renforcement de la confiance en soi : en visualisant des situations de réussite, nous pouvons booster notre confiance en nos capacités et nos talents.
- Stimulation de la créativité : l’imagerie mentale peut libérer notre créativité et nous aider à trouver de nouvelles idées et solutions.
La relaxation : un allié précieux pour le bien-être
Au-delà de la visualisation, de nombreuses techniques de relaxation permettent de relâcher le stress et de retrouver un état de calme intérieur. Parmi les plus populaires, nous retrouvons :
- La respiration profonde : en se concentrant sur notre respiration, nous ralentissons le rythme cardiaque et nous favorisons la détente du corps et du mental.
- La relaxation musculaire progressive : cette technique consiste à contracter puis relâcher chaque groupe musculaire du corps, permettant ainsi de libérer les tensions accumulées.
- La méditation : la méditation consiste à porter notre attention sur le moment présent, sans jugement, favorisant ainsi la clarté mentale et la paix intérieure.
- Le yoga : associant des postures physiques, des exercices de respiration et de la méditation, le yoga permet de détendre le corps et l’esprit, tout en améliorant la souplesse et la force.
Intégrer la visualisation et la relaxation à notre routine
Pour profiter pleinement des bienfaits de ces techniques, il est important de les pratiquer régulièrement, si ce n’est tous les jours. Cela peut faire partie de ce que nous pouvons nommer l’hygiène de vie, à la hauteur du brossage de dents, de la douche, du coiffage, du sport ou de l’entretien physique… Idéalement, consacrer trente minutes chaque jour à la visualisation ou à la relaxation peut être très efficace lorsque nous sommes confrontés, par exemple à une lourde charge de travail. Nous pouvons choisir un moment calme dans la matinée pour nous préparer à la journée ou le soir avant de nous endormir pour favoriser un bon sommeil.
En conclusion
Le stress est une réalité de notre vie moderne, une réalité chez les sportifs de haut niveau, une réalité flagrante chez les professionnels exigeants et ambitieux, mais il est primordial de prendre la main sur ce stress négatif, afin de nous dominer, de ressentir le pouvoir que nous offrons d’agir de façon positive sur notre environnement. Grâce aux techniques de visualisation et de relaxation, nous disposons d’outils puissants pour retrouver calme et sérénité.
En intégrant ces pratiques à notre routine quotidienne, nous prenons soin de notre bien-être psychologique et physique, en cultivant une vie plus apaisée et harmonieuse, en accédant à un équilibre interne. Des conditions sine qua non à une disponibilité psychologique et intellectuelle, ayant un impact très positif dans nos relations aux autres.
L’exemple de Teddy Riner, 35 ans, judoka français, dans la prise en charge de sa préparation mentale, de la pression.
Voici le lien sur lequel vous trouverez l’interview de Teddy Riner.
https://www.youtube.com/watch?v=23r1M-0Vtw
Teddy Riner parle de pression plutôt que de stress. Il met en avant deux formes de pression : positive et négative. Il insiste sur le bon entourage de l’athlète afin d’éviter les burn-out, les dépressions et les blessures.
L’écoute et le suivi de l’athlète, dans toute sa carrière de haut niveau, sont, d’après lui nécessaires afin d’éviter ces dérives. Il parle de l’absence de tabou lié à la psychologie, à son entrée à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Dans cette structure, il n’avait qu’une seule et unique personne, l’entraineur sur qui s’appuyer pour la psychologie, préparation physique, et l’entrainement du judo. Il voulait scinder ces trois domaines, se confrontant aux refus du Comité Olympique et de sa Fédération. Il a payé l’accompagnement d’une psychologue, d’un bon STAFF, qui répond présent, dans la compétition. Les enjeux des Jeux Olympiques ont ouvert cette possibilité à ce grand champion.
Il précise enfin que sans cet accompagnement, il aurait eu une autre carrière. Sa psy l’a aidé à comprendre le haut niveau. « C’est cadré, et c’est être bon dans chaque élément même dans la préparation d’une saison, dans l’anticipation, écouter son corps un peu plus, faire ce qui est bon pour soi. Et ne pas faire le combat de trop, le geste ou l’entrainement de trop qui va vous emmener vers la blessure. (…) C’est grâce au mental que j’ai réussi à arriver jusque là et pas tant le physique » Il signifie que ce sport est à la fois routinier et équilibrant. L’unique question qu’il se pose aujourd’hui c’est : « Comment je vais faire pour arrêter ».
Teddy Riner est détenteur d’un record de onze titres de champion du monde, champion olympique à Londres en 2012, à Rio de Janeiro en 2016 puis par équipes mixtes à Tokyo 2020, médaillé de bronze à Pékin en 2008 et à Tokyo en 2021, quintuple champion d’Europe.
Vous trouverez d’autres articles sur la psychologie sur mon site web : https://joelineandriana-auteur.com.
@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.
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