L’anxiété chez les athlètes de haut niveau: une émotion à gérer.

L’anxiété chez les athlètes de haut niveau: une émotion à gérer.

Article 14.

L’anxiété ?

D’après le dictionnaire de psychologie, écrit sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, l’anxiété est une « émotion engendrée par l’anticipation d’un danger diffus, difficile à prévoir et à contrôler. Elle se transforme en peur face à un danger bien identifié.

L’anxiété est accompagnée de modification physiologiques et hormonales caractéristiques des états d’activation élevée et elle est souvent associée au comportement de conservation-retrait ou à des conduites d’évitement.

Les troubles anxieux ?

L'anxiété.

D’après ce même dictionnaire, les troubles anxieux comprennent les phobies, les crises d’angoisse ou attaques de panique, l’anxiété généralisée, des manifestations obsessionnelles et compulsives et l’anxiété post-traumatique. A l’exception des crises d’angoisse, les médicaments de choix des manifestations symptomatiques de l’anxiété pathologique sont les benzodiazépines ou tranquillisants mineurs.

La mise en évidence de sites de liaison ou de récepteurs dans le cerveau pour ces médicaments a fait rechercher l’existence possible de molécules présentes normalement dans l’organisme et capable de se lier aux récepteurs des benzodiazépines pour mimer leur action ou s’y opposer, mais cette quête est restée sans succès.

Pour certains neurobiologistes, l’anxiété serait due à l’activation des neurones noradrénergiques issus du noyau du tronc cérébral, le locus coeruleus ; pour d’autres la sérotonine cérébrale serait en cause. Ces recherches s’effectuent selon une perspective neurochimique et neurobiologique. »

L’anxiété est une émotion courante chez les sportifs de haut niveau. Elle peut se manifester de différentes manières, notamment par :

  • Des symptômes physiques : tels que la transpiration, les tremblements, la tachycardie, la respiration sifflante, les troubles digestifs, les tensions musculaires, etc.
  • Des symptômes psychologiques : tels que des pensées négatives, des doutes, une peur de l’échec, une difficulté à se concentrer, une sensation d’être submergé, des insomnies, etc.
  • Des symptômes comportementaux : tels que l’évitement de certaines situations, l’agitation, l’irritabilité, l’agressivité, etc.

L’anxiété peut avoir des conséquences importantes sur les performances sportives.

Elle peut :

  • Diminuer la concentration et la coordination
  • Perturber le sommeil et la récupération
  • Augmenter le risque de blessures
  • Réduire la confiance en soi et la motivation
  • Mener à l’abandon en cas de pression excessive

Les causes de l’anxiété chez les sportifs de haut niveau sont multiples :

  • La pression pour performer : Les athlètes de haut niveau sont soumis à une pression constante pour réussir et répondre aux attentes des entraîneurs, des sponsors, des médias et du public.
  • La peur de l’échec : La peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir les autres ou de perdre sa place dans l’équipe peut être une source importante d’anxiété.
  • Le perfectionnisme : Le désir de tout faire parfaitement et de ne jamais commettre d’erreurs peut également contribuer à l’anxiété.

Je vous propose de consulter mon article intitulé :Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Le Perfectionnisme : antécédent de l’anxiété.

L'anxiété.

Aussi, je prends pour référence certains chercheurs tels que Frost et Marten, Frost et Henderson, Hewitt, Mittelstardt et Wollert…

Frost et Marten ont montré que des lycéens perfectionnistes manifestent plus d’affects négatifs que les lycéens « non-perfectionnistes » avant et pendant un devoir écrit faisant l’objet d’une évaluation. Après avoir achevé leur devoir, les lycéens perfectionnistes pensent avoir mieux réussi que les autres. Cependant, leurs devoirs semblent significativement être de moins bonnes qualités que les autres (dits non perfectionnistes).

Frost et Henderson ont trouvé une association entre le perfectionnisme et des réactions parasites ou négatives chez des athlètes féminines comme une forte anxiété, une faible confiance en soi associés à la compétition ainsi que des réactions négatives face à des fautes commises durant la rencontre sportive. Les athlètes ont des pensées négatives pendant 24 heures avant la compétition, générant du stress.

L’étude de Hewitt, Mittelstardt, et Wollert démontre dans un même profil que celle de Frost et Henderson, que le niveau de perfectionnisme prédit les réactions dépressives des participants face à l’échec. Flett et ses collaborateurs ont constaté que la relation entre le perfectionnisme et l’état d’anxiété est d’autant plus forte que le sujet est impliqué personnellement. Plus l’activité a de l’importance à ses yeux, plus l’individu sera anxieux.

Différentes facettes du perfectionnisme peuvent être associées à différents aspects de l’individu. Par exemple, l’étude longitudinale de Hewitt, Flett et Ediger sur la relation entre le perfectionnisme et la dépression, montre que le perfectionnisme, orienté vers sa propre personne, interagit avec les événements et les accomplissements négatifs de la vie prédisant ainsi des dépressions, tandis que des attitudes perfectionnistes envers les autres n’engendraient pas de comportements dépressifs.

Qu’en est-il des arbitres internationaux et nationaux français au football ? Si le perfectionnisme orienté vers soi prédit des dépressions, c’est-à-dire des affects négatifs, nous pouvons penser que la passion harmonieuse, au contraire de la passion obsessive, ne prédit aucunement ce type de perfectionnisme.

De la même façon, si le perfectionnisme social n’engendre pas des comportements dépressifs, nous pouvons supposer que la passion harmonieuse, au contraire de la passion obsessive, prédit ce type de perfectionnisme.

Des pensées perfectionnistes sont présumées jouer un rôle important dans le milieu du sport de compétition. Il semble que les athlètes « perfectionnistes » ont peur de l’échec et peur de commettre des fautes, de voir le plaisir ressenti diminuer et leur performance entravée lors de la pratique de leur sport (Burns). »

Pour comprendre l’anxiété excessive, elle prend forme face à la possibilité de ne pas atteindre ses objectifs ou de ne pas répondre aux attentes. Cela peut conduire à l’évitement des compétitions, à la prise de risques minimale et à une baisse de la motivation. »

Impacts négatifs sur la performance sportive.

  • Blocage du potentiel : L’anxiété excessive empêche les athlètes de prendre des risques et de sortir de leur zone de confort, limitant ainsi leur progression et leur capacité à atteindre leur plein potentiel.
  • Détérioration du bien-être mental : L’anxiété, la frustration et la peur constante de l’échec peuvent engendrer du stress, des troubles du sommeil, une perte de confiance en soi et même des symptômes dépressifs.

Stratégies pour surmonter l’anxiété.

L'anxiété.

  • Recadrer les pensées : Identifier les pensées négatives automatiques et les remplacer par des pensées plus positives et réalistes.
  • Fixer des objectifs SMART : Définir des objectifs Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis permet de se concentrer sur le progrès plutôt que sur la perfection.
  • Célébrer les succès : Accorder de l’importance à chaque étape franchie, quelle que soit sa taille, renforce la motivation et la confiance en soi.
  • Accepter l’échec comme une opportunité d’apprentissage : Considérer les échecs comme des occasions de progresser et d’améliorer ses performances.
  • Visualiser la réussite : Imaginer de manière vivante la réalisation de ses objectifs permet de programmer le subconscient et de booster la confiance en soi.
  • Pratiquer la pleine conscience : Se concentrer sur le moment présent permet de réduire l’anxiété et de se focaliser sur la performance plutôt que sur le résultat final.
  • Se concentrer sur l’effort plutôt que sur le résultat : Se concentrer sur le fait de donner le meilleur de soi-même, indépendamment du résultat, permet de réduire la pression et de se libérer.
  • Demander de l’aide : Consulter un psychologue sportif ou un préparateur mental peut apporter un soutien individualisé et des outils adaptés pour gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme.
  • La compétition : La peur de ne pas être assez bon par rapport aux autres athlètes peut être source de stress et d’anxiété.
  • Les blessures : Les blessures peuvent être une source importante d’anxiété, car elles peuvent remettre en question la capacité de l’athlète à performer et à atteindre ses objectifs.
  • Le manque de soutien : Le manque de soutien de la part de l’entourage, de la famille ou de l’équipe peut également aggraver l’anxiété.

Il existe différentes stratégies pour gérer l’anxiété chez les sportifs de haut niveau:

  • Techniques de visualisation grâce à l’hypnothérapie: La respiration profonde, la méditation, le yoga et la visualisation peuvent aider à réduire le stress et l’anxiété.
  • Gestion du temps : Un bonne gestion du temps permet aux athlètes de s’organiser et de réduire le stress lié à la charge de travail.
  • Préparation mentale : La préparation mentale permet aux athlètes de se concentrer sur leurs objectifs et de développer une pensée positive.
  • Techniques d’EMDR: Cette thérapie peut aider les athlètes à identifier et à modifier les pensées négatives qui contribuent à leur anxiété.
  • Soutien social : Un réseau de soutien solide composé de la famille, des amis et de l’équipe peut être un atout précieux pour les athlètes qui souffrent d’anxiété.
  • Aide professionnelle : Si l’anxiété devient trop importante, il est important de demander l’aide d’un psychologue ou d’un autre professionnel de la santé mentale.

Illusion de contrôle : le plus gros danger pour un anxieux.

Selon le livre intitulé Psychologie sociale. Approches du sujet social et des relations interpersonnelles, Tome 2, ouvrage coordonné par P. Gosling, « l’illusion de contrôle correspond à une tendance générale à croire que l’on peut contrôler des événements déterminés par le hasard (Langer ; Langer & Roth).

Taylor & Brown ont toutefois fait remarquer que cette définition de l’illusion de contrôle pouvait conduire à des prédictions absurdes. Par exemple, on a du mal à penser que des gens pourraient croire qu’ils contrôlent le lever et le coucher su soleil. Par conséquent, ces auteurs définissent l’illusion de contrôle comme « une tendance des sujets à croire qu’ils ont plus de contrôle sur les événements qu’ils n’en ont objectivement. »

C’est le plus gros danger que peut traverser un athlète de haut niveau qui mise sur sa chance ou sur la malchance des autres coureurs, ou pilotes ou athlètes pour gagner une course ou une compétition.

Il est important de se rappeler de ses forces, de les entretenir et de développer d’autres forces afin de garantir d’un contrôle réel de ses capacités et de ses ressources.

C’est le travail que je promeus pendant mes séances en psychologie sociale. Réservez votre séance, parce que vous ne pouvez pas passer à côté de vos forces sous l’unique prétexte qu’une anxiété se réveille. Il est possible de la gérer, de la neutraliser en prévoyant une profonde élaboration de ses qualités, et donc une prédiction du gain de la compétition sur des données réalistes et concrètes.

Il est important de noter que l’anxiété ne doit pas être considérée comme une faiblesse. De nombreux sportifs de haut niveau ont connu l’anxiété et ont réussi à la surmonter pour atteindre leurs objectifs.

Avec les bonnes stratégies et le soutien adéquat, les sportifs de haut niveau peuvent apprendre à gérer leur anxiété et à performer à leur meilleur niveau.

Je prends pour exemple le nouveau champion du monde de motoGP Jorge Martin, qui à l’âge de 26 ans, a accepté sa nervosité, la rendant normale vus les enjeux à relever lors de la dernière course à Barcelone. Tout ce qu’il avait à faire était de finir les deux courses du samedi et du dimanche, de se placer dans les deux à dix meilleurs.

La performance.
L'anxiété.

https://fr.motorsport.com/motogp/news/jorge-martin-travail-mental-faiblesse-2023/10581191/

Son interview face aux médias une heure après sa victoire en dit long sur sa saison et sa préparation :

https://www.youtube.com/watch?v=iz4ISpGb1p8

Alors réservez votre séance pour une meilleurs préparation mentale.

Au passage, je le félicite sur sa maturité et sa remise en question permanente afin d’être le meilleur et de gérer au mieux ses émotions. Il a rendu le championnat passionnant !

Vous trouverez d’autres articles via mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Gérer la peur de l’échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Article 8.

La peur de l’échec et le perfectionnisme sont des obstacles majeurs à la performance sportive. Ils peuvent freiner la progression des athlètes, limiter leur potentiel et nuire à leur bien-être mental. Heureusement, il existe des stratégies et des techniques pour surmonter ces challenges et performer à son meilleur niveau.

J’aimerais tout d’abord donner une définition de la performance, ce but ultime de chaque sportif de haut-niveau.

La performance ?

Selon le dictionnaire de psychologie, mené sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, il est noté : « alors que dans l’usage courant le mot performance se voit généralement doté d’une connotation d’exploit – la performance d’un athlète de haut niveau -, dans le vocabulaire de la psychologie, il désigne au contraire l’activité manifeste dans un contexte donné, laquelle peut demeurer bien en deçà des potentialités du sujet.

On peut ainsi opposer apprentissage et performance, apprentissage renvoyant ici aux capacités acquises dont la performance n’est que la manifestation occasionnelle, traduisant pas nécessairement les capacités réelles.

La même distinction trouve son fondement dans l’apprentissage latent, dans lequel rien ne révèle, au moment où il se réalise, un apprentissage en cours, qui ne s’actualisera qu’ultérieurement à la faveur des circonstances particulières. On la retrouve dans l’opposition compétence-performance en psycholinguistique.

Au plan théorique, cette distinction peut conduire à tenir la performance, en un sens équivalent à comportement observable, pour un simple indice d’une réalité interne, cognition, représentation, qui constituerait l’objet véritable de la psychologie.

Dans le domaine des tests ou autre épreuves psychologiques impliquant une tâche d’une certaine durée, la performance sera synonyme de rendement.

L’évaluation est une démarche centrale dans la gestion des ressources humaines parce qu’elle permet de décrire les forces et les faiblesses des individus et des groupes. L’évaluation de la performance comporte deux étapes distinctes, l’observation et le jugement. Elle utilise des indicateurs objectifs (production, chiffres de vente, nombre d’erreurs, accidents, absences…) ou des indicateurs subjectifs (fiche de notation utilisées par la hiérarchie).

Les indicateurs objectifs ne sont pas toujours fiables parce qu’ils fournissent des informations souvent peu fidèles dans le temps, et parce qu’ils peuvent être fortement déterminés par des facteurs situationnels.

L’effort des psychologues du travail s’est donc porté sur le développement des fiches de notation fondées sur une analyse précise des comportements de travail et de leur importance relative, et dont le format évite les erreurs de halo et les imprécisions, ainsi que sur la formation des notations. »

La performance motrice ?

gérer la peur de l'échec et le perfectionnisme chez les athlètes de haut-niveau.

Selon ce même dictionnaire, c’est un « comportement et degré d’efficience de ce comportement qui résulte de la mobilisation des ressources d’un individu face aux contraintes d’une tâche motrice.

La performance dépend des aptitudes psychomotrices ou physiques et des habiletés individuelles, mais aussi de la capacité à les mobiliser de manière optimale dans la tâche. Cette capacité est fonction de ma motivation et du contrôle émotionnelle du sujet. »

C’est à ce niveau précis que survient la notion de peur de l’échec.

La peur ?

Pour ce qui est de la définition de la peur, je vous propose le lien de mon article intitulé : La peur : une émotion complexe et plurielle.

J’aimerais également ajouter une citation de Alain Prost : « Il existe une peur qui émerge de la conscience et qui découle de l’instinct de conservation. Elle doit exister. Et puis, il y a la peur qui paralyse et qui fait perdre les dixièmes de seconde. Celle-là doit disparaître. » Alain Prost

L’échec ?

Dans le dictionnaire de psychologie, il est noté névrose d’échec, « on parle, en psychanalyse, à la suite des travaux de R. Laforgue en 1941, de conduites d’échec lorsqu’il apparaît qu’un sujet, qui poursuit consciemment et souvent activement certains buts, s’arrange pour ne pas les atteindre.

La recherche inconsciente de l’échec est l’effet de l’action interdictrice du surmoi. Lorsque de telles conduites se répètent dans la biographie du sujet qui ne présente pas par ailleurs de symptômes psychopathologiques caractérisés, on parle de névrose, ou mieux de punition, qui relève du masochisme moral. Les névroses d’échec entrent dans le cadre plus généralisé des névroses de destinée. »

Alors pourquoi un athlète de haut niveau censé travailler à atteindre la meilleure performance aurait-il peur de l’échec ? Dans ce cas précis, il est primordial d’élaborer un processus thérapeutique approfondi afin de se libérer de toute forme d’émotions qui bloqueraient l’accès à cet objectif de réussite. Je peux vous accompagner dans ce processus. Réservez votre séance.

Le perfectionnisme ?

Gérer la peur de l'échec et le perfectionnisme  chez les athlètes de haut-niveau.

J’aimerais partager cette vidéo d’une interview de Alain Prost, ancien pilote français de Formule 1, quadruple champion du monde, intitulé Confidences, au profit cerveau et de la moëlle épinière, il dit très clairement « la performance d’un pilote c’est de la psychologie. Quand vous avez le moindre doute, vous ne pouvez pas performer de la même manière. »

https://www.youtube.com/watch?v=yS5jvyx3zRc

Il a également dit dans une autre interview : sur le sens de sa vie, pour lui, performer c’est être le meilleur sinon ça n’a aucun sens…

https://www.youtube.com/watch?v=18gkD_-lOJg

Je prends pour référence certains chercheurs. Et je vous propose de compléter ces données en lisant mon article intitulé : L’anxiété chez les athlètes de haut niveau : une émotion à gérer.

« Le perfectionnisme est défini comme une tendance à se fixer des objectifs de performance très élevés, et une disposition à évaluer ses propres performances de façon extrêmement critique. L’individu a alors recours à l’autocritique et à l’auto-évaluation afin de juger sa performance. (Frost, Marten, Lahart & Rosenblate).

Cette faculté à se critiquer soi-même et à se remettre en question peuvent être associés à des troubles psychopathologiques intégrant la phobie sociale et l’anxiété face à la performance attendue. Cela peut mener à la dépression, à des pensées suicidaires, des troubles personnels, des troubles alimentaires. 

Aussi, le perfectionnisme peut provoquer des ulcères, des troubles intestinaux et des douleurs abdominales. Le perfectionnisme peut avoir une emprise sur les personnes malades, jouer un rôle importance dans le maintien de troubles physique et psychologique. Il influence également les personnes en bonne santé.

Le perfectionnisme est en lien avec la compulsion, qui est un genre de conduites que la personne est poussée à activer à cause d’une force interne, à laquelle elle ne peut résister sans ressentir de l’angoisse, ou de l’anxiété, ou de la frustration.

Le perfectionnisme est également corrélé à la dépression. Les études de Flett, Blankstein, Hewitt & Koledin, Frost démontrent que étudiants sont touchés par ces pathologies. Il existe une relation entre le perfectionnisme et l’anxiété.

Les sujets perfectionnistes sont animés par la peur de l’échec. La projection d’une performance est perçue comme une occasion d’échouer plutôt que de réussir. Ces individus perfectionnistes ressentent un niveau d’émotions négatives d’ouatant plus fort que la tâche est complexe.

Hewitt et Flett montrent dans leur recherche que le perfectionnisme est corrélé à la peur de réaliser une mauvaise évaluation et la crainte du jugement des autres.

Adler avance que s’efforcer d’être perfectionniste est normal et inné. Un perfectionniste « sain » essaie d’atteindre des buts réalisables qui restent à sa portée.

Un individu qui est trop perfectionniste se fixe des buts irréalisables et essaie d’obtenir de grandes performances. Adler décrit un individu présentant un perfectionnisme excessif comme un individu ayant une immense peur de la critique, qui a peur de commettre des erreurs, qui est très pointilleux sur l’ordre et désire une complète admiration.

Ces individus excessivement perfectionnistes deviennent égocentriques, manquent d’intérêt social car ils ont peur de la défaite. Tandis que des individus « normalement perfectionnistes » essaient d’aller vers un perfectionnisme leur permettant d’avoir des avantages, un bien-être. Les individus excessivement perfectionnistes essaient d’atteindre la supériorité sociale. Hamachek propose l’existence d’un perfectionnisme normal et d’un perfectionnisme névrotique (obsessif).

Les perfectionnistes « équilibrés » se fixent des niveaux d’exigences élevés, mais ils se sentent également libres d’être moins précis lors des situations qui le permettent. Ils se sentent bien par rapport à leur accomplissement, mais aussi ils s’accordent une certaine flexibilité pour faire et accepter de petites erreurs. A l’opposé, les perfectionnistes névrotiques se fixent des objectifs de haut niveau d’exigence dans toutes les situations.

Ils perçoivent leurs efforts comme étant toujours insuffisants. Barrow et Moore sont d’accord pour dire que les perfectionnistes identifient leurs valeurs personnelles à leurs accomplissements, leurs actions.

En outre, les perfectionnistes équilibrés trouvent de la satisfaction dans leur travail et rehaussent leur estime personnelle tandis que les perfectionnistes névrotiques ne se réjouissent jamais de leur travail et ils diminuent leur estime personnelle.

La littérature met l’accent sur les aspects sains et malsains du perfectionnisme. Par exemple, le perfectionnisme est associé à la dépression, à des douleurs chroniques, à des douleurs du comportement alimentaire, à la procrastination.

Le Perfectionnisme dans le milieu sportif.

Chez les athlètes féminines, le perfectionnisme est corrélé positivement avec l’anxiété et négativement avec la confiance en soi. Ainsi, on peut comprendre le rôle prépondérant des préparateurs mentaux avant, pendant et après la compétition. Grand nombre de sportifs ont recours à des rituels précompétitifs (comme toujours mettre sa chaussure gauche en premier ou toujours porter un maillot avec un numéro pair…) ou ils ont des objets fétiches (comme une chaîne, un médaillon…) dans un souci d’être chanceux.

Le perfectionnisme, associé à la peur de l’échec, des erreurs, et au doute, est relié à une série de réactions négatives face aux erreurs durant la compétition. Dans la même optique, il est associé à l’anxiété, à une faible confiance en soi, à une peur de l’échec, à de mauvaises réactions pendant la compétition, à des visions de peur de l’erreur et à une perception négative du coach face aux réactions de l’athlète qu’il entraîne.

Le perfectionnisme associé aux objectifs personnels, est corrélé avec une orientation vers le succès, donc une orientation plus positive que le perfectionnisme associé à la peur de l’échec.

En résumé, le perfectionnisme est souvent l’objet d’un des traits de caractère des sportifs et peut favoriser ou générer de l’anxiété.

En conclusion

La peur de l’échec et le perfectionnisme sont des défis communs chez les athlètes, mais ils ne doivent pas constituer des obstacles insurmontables. En adoptant des stratégies et des techniques adéquates, les athlètes peuvent apprendre à gérer ces émotions, à se libérer de la pression et à performer à leur meilleur niveau. N’oubliez pas que le succès passe par le travail acharné, la persévérance, une approche mentale positive et une gestion efficace des émotions.

Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com 

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La recherche de performance chez le sportif de haut niveau : une quête d’excellence.

La recherche de performance chez le sportif de haut niveau : une quête d’excellence.

Article 16.

Selon le livre intitulé Théories de la motivation et pratiques sportives. État des recherches, sous la direction de François Cury et de Philippe Sarrazin, « la plupart du temps, la pratique d’une activité physique est reliée positivement à un ensemble d’indicateurs généraux de santé physique et psychologique.

Elle est associée à une diminution des risques d’accidents coronariens, de cancers et d’ostéoporose (Bouchard, Shephard et Stephens, 1994), de toutes les causes de mortalité (Blair, Kohl, Paffenbarger, Clark, Cooper et Gibbons, 1989), de la dépression (Camacho, Roberts, Lazarus, Kaplan et Cohen, 1991), aussi bien qu’à l’amélioration des fonctions cognitives (Dustman, Emmerson, et Shearer, 1994) et psychosociales (McAuley et Rudolph, 1995). »

Les résultats de ces recherches peuvent s’inverser dans le domaine de la recherche de performance. En effet, cette recherche de performance est au cœur de la vie du sportif de haut niveau. Elle le pousse à repousser ses limites, à se dépasser constamment et à exceller dans sa discipline. Cette quête d’excellence implique un investissement physique et mental intense, une rigueur sans faille et une détermination inébranlable.

Et nous pouvons nous demander si cette quête est bonne pour la santé mentale, si elle est saine.

La performance : définition.

Selon le manuel de Psychologie du sport. Les déterminants de la performance sportive, sous la direction de Jacques Larue et Hubert Ripoll, « la notion de performance diffère de celle rencontrée dans les médias. On parle généralement d’une performance comme la valeur normative du comportement, c’est-à-dire lorsque les résultats obtenus se situent parmi les meilleurs.

Dans le domaine scientifique, la performance est le résultat obtenu lors de l’exécution d’une tâche dans un environnement donné par un individu donné à un moment donné. Cette notion renvoie directement à la qualité du résultat et doit donc pouvoir s’observer et se mesurer en termes concrets et objectifs.

D’autres critères sont nécessaires pour parler de performance : le comportement doit être observable et comparable à des critères connus à l’avance (ce qui renvoie directement à la notion de tâche) ; la tâche doit être exécutée avec l’intention de faire le mieux possible, ce qui se traduit par un principe d’efficience représentant un optimum entre le temps d’exécution, les forces produites, la dépense énergétique et l’effort fourni.

Ainsi, un résultat à l’issue d’une course ne peut être considéré comme une performance si l’individu n’avait pas l’intention de faire de son mieux dans la situation. Il en va de même s’il court sans témoin ou sans moyens d’objectifs extérieurs pour quantifier son temps de course, ou encore si la distance de course et le type de course n’étaient pas déterminés avant le départ.

En sport, et même dans le monde du travail, la performance constitue le but ultime : c’est le produit de l’apprentissage et de l’entraînement et la résultante des conditions facilitatrices et inhibitrices ponctuelles. »

 

Les facteurs clés de la performance.

La performance d’un sportif de haut niveau est le résultat d’une combinaison complexe de facteurs physiques, mentaux et techniques.

Parmi les plus importants, on trouve :

  • Les qualités physiques : Elles incluent la force, la vitesse, l’endurance, la puissance, la coordination et la flexibilité. Le développement de ces qualités physiques nécessite un entraînement rigoureux et spécifique à la discipline sportive.
  • Les qualités mentales : Elles incluent la concentration, la motivation, la confiance en soi, la gestion du stress et la capacité à faire face à la pression. Le développement de ces qualités mentales peut se faire par le biais de techniques de préparation mentale telles que la visualisation, la relaxation et la pensée positive. Les méthodologies telles que l’hypnothérapie (pour la visualisation par exemple) et l’EMDR (pour la gestion des blessures) sont des biais d’efficacité à prendre en compte.
  • La maîtrise technique : Elle implique une connaissance approfondie des règles et des techniques de la discipline sportive, ainsi que la capacité à les exécuter de manière précise et efficace. La maîtrise technique se développe par la pratique régulière, l’entraînement spécifique et l’apprentissage auprès de coaches expérimentés.
  • Le facteur stratégique: Il est particulièrement important dans les sports collectifs ou individuels avec une composante tactique importante. Le facteur stratégique implique la capacité à analyser le jeu, à prendre des décisions rapides et à s’adapter aux situations changeantes.
  • Le facteur cognitif : « L’individu est aussi une machine bio-informationnelle dont le fonctionnement repose sur l’organisation du système nerveux. Ce fonctionnement est le résultat du développement phylogénique de l’espèce et ontogénique de l’individu.

L’expression de ce développement donne lieu à des schèmes de comportements et de pensées typiquement individuelles et il constitue la personnalité de l’individu. » selon le manuel de Psychologie du sport. Les déterminants de la performance sportive, sous la direction de Jacques Larue et Hubert Ripoll.

L’entraînement : le pilier de la progression.

L’entraînement est le fondement de la progression du sportif de haut niveau. Il doit être individualisé, rigoureux et progressif afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque athlète et de le faire progresser de manière optimale. L’entraînement peut inclure différentes composantes, telles que :

  • L’entraînement physique : Il vise à développer les qualités physiques mentionnées ci-dessus. Il peut inclure des exercices de musculation, de cardio, de plyométrie, de gainage, etc.
  • L’entraînement technique : Il vise à perfectionner la maîtrise des gestes et des techniques de la discipline sportive. Il peut inclure des drills, des exercices spécifiques, des situations de jeu simulées, etc.
  • La préparation mentale : Elle vise à développer les qualités mentales nécessaires à la performance. Elle peut inclure des techniques de visualisation, de relaxation, de pensée positive, de gestion du stress, etc. Ce chapitre nous intéresse au plus haut point.

Parce que là aussi, la répétition est la base de tout apprentissage et de toute gestion émotionnelle. Rappelons que la gestion des émotions comprend l’amélioration de la confiance en soi, le contrôle de l’attention, la fixation du but et l’amélioration technique et tactique de la performance. Je suis là pour vous aider dans ce sens. Réservez votre séance.

Selon Le manuel de Psychologie du sport. L’intervention auprès du sportif, sous la direction de Christine LE SCANFF, « la nature assez ambigüe du concept de confiance en soi est reflétée par la multiplicité des définitions qui ont été formulées à son sujet.

Ces définitions incluent les construits d’auto-efficacité (Bandura, 1977), de confiance sportive (Vealey, 1986), de compétence perçue (Harter, 1981 ; Nicholls, 1984) et dans une moindre mesure, d’attentes de résultats (Rotter, 1954) et de confiance kinesthésique (Griffin et Keogh, 1982). »

  • La récupération : Elle est essentielle pour permettre au corps de se reposer et de se régénérer après l’effort. Elle peut inclure du repos, du sommeil, des massages, de la cryothérapie, etc.

La performance

Voici en lien le témoignage de Cédric Doumbé, le champion de MMA, qui note bien que le sport de haut niveau n’est pas fait pour le corps humain. D’après lui, le corps humain n’est pas fait pour encaisser deux entrainements par jour. D’où l’utilité d’être très bien accompagné afin de garder en tête cette recherche de progression et surtout la conservation de la motivation intrinsèque.

https://www.youtube.com/watch?v=9XxBuGS9fhE

Le rôle de l’entourage.

Le sportif de haut niveau n’est pas seul dans sa quête de performance. Il est entouré d’une équipe de professionnels qui l’accompagnent et l’aident à atteindre ses objectifs. Cette équipe peut inclure :

  • Un entraîneur : Il est le responsable de l’élaboration et de la mise en œuvre du programme d’entraînement. Il guide et motive l’athlète tout au long de sa progression.
  • Un préparateur physique : Il est spécialisé dans le développement des qualités physiques du sportif. Il conçoit et supervise les exercices d’entraînement physique.
  • Un préparateur mental : Il aide l’athlète à développer les qualités mentales nécessaires à la performance. Il l’accompagne dans la gestion du stress, de la motivation, de la concentration, etc.
  • Un kinésithérapeute : Il prend en charge la prévention et le traitement des blessures. Il aide également à la récupération après l’effort.
  • Un nutritionniste : Il conseille l’athlète sur son alimentation afin de lui fournir les nutriments nécessaires à sa performance et à sa récupération.
  • Un médecin : Il assure le suivi médical de l’athlète et veille à son état de santé général.

La recherche de performance : un défi permanent dans l’amélioration de la confiance en soi.

La recherche de performance est un défi permanent pour le sportif de haut niveau. Il doit constamment se remettre en question, trouver de nouvelles sources de motivation et s’adapter à un environnement en constante évolution. La quête d’excellence est un chemin semé d’embûches, mais c’est aussi ce qui rend le sport de haut niveau si passionnant et enrichissant.

Ici, j’aimerais mettre en avant l’amélioration de la confiance en soi dans le domaine de la théorie de l’auto-efficacité, la perception de compétence et le modèle de la confiance sportive.

Selon Le manuel de Psychologie du sport. L’intervention auprès du sportif, sous la direction de Christine LE SCANFF, « initialement, la « théorie de l’auto-efficacité » (Bandura, 1977) a été développée dans le cadre d’une approche psychosociale de l’apprentissage.

L’auto-efficacité définit une sorte d’attente de réussite dans une situation ou une tâche très particulière ; en cela, il s’agit d’une notion qui se différencIe de façon notoire de la conception populaire de la confiance, plutôt encline à la décrire comme un trait global de personnalité.

Dans le domaine sportif, les attentes d’efficacité d’un athlète à un moment donné dépendent de quatre facteurs : la performance récente, l’expérience vicariante, la persuasion verbale, l’activation émotionnelle.

L’accomplissement de performances récentes constitue la source la plus importante d’efficacité car il met en jeu des expériences de maîtrise personnelle. Évidemment, plus ces expériences sont positives, plus elles augmentent le sentiment d’efficacité personnelle.

Les expériences vicariantes dont référence à l’information retirée de l’observation d’une personne en train de réaliser une habileté motrice spécifique. Elles peuvent représenter une source d’efficacité importante pour des sportifs qui manquent d’expérience ou dont le sentiment de valeur personnelle dépend fortement du jugement d’autrui.

La persuasion verbale est très largement utilisée par les entraîneurs, les professeurs et, plus généralement, par les animateurs de groupe (travailleurs sociaux, chefs d’entreprise, etc.). Cette technique consiste à valoriser les compétences d’un individu ou les aspects positifs d’un comportement précis. Le succès de cette approche est conditionné par le réalisme du discours tenu mais aussi par le prestige et le degré d’expertise associés à la personne utilisant la persuasion verbale.

Enfin, la dernière source d’auto-efficacité renvoie à l’interprétation et à la signification subjective de l’activation physiologique perçue. Bien que de nombreux auteurs postulent que la perception d’une faible activation est favorable aux attentes d’efficacité (Borkovec, 1978 ; Eysenck, 1978 ; Wolpe, 1978), Bandura pense que les effets de l’activation sont dépendants de la signification qui lui est associée.

Pour donner un exemple, la perception de changements physiologiques importants lors d’un rendez-vous amoureux est souvent vécue sous la forme d’une sorte d’excitation agréable tandis que le même phénomène se produisant dans le cadre d’une compétition sportive est plutôt anxiogène (Kerr, 1997).

(…)

Bien qu’il existe de grandes différences individuelles, la confiance est une habileté mentale qui peut être acquise et améliorée au moyen de techniques concrètes. L’une d’entre elles est la technique de fixation de but mais nous citerons également le processus de feedback et les techniques assertives.

(…)

Une dichotomie peut être établie entre buts de maitrise et buts compétitifs (Famose, 1990, 1991). Les sportifs qui entretiennent des buts de nature compétitive évaluent leur succès ou leur échec à partir d’un processus de comparaison sociale (être champion de France, battre telle ou telle équipe, etc.) et, bien souvent, ils s’aperçoivent qu’ils n’ont malheureusement que peu de contrôle sur l’atteinte de leurs objectifs.

Effectivement, ce type de buts dépend en grande partie de facteurs incontrôlables tels que la chance, la qualité des adversaires, les décisions des officiels, etc. propres à générer une réaction d’anxiété (liée à l’incertitude du résultat) d’autant plus importante que l’athlète doute de ses capacités.

La performance.

Cette vidéo centrée sur la compétition et les conséquences des buts de compétition sur l’état général des pilotes moto GP tels que Joge Martin, note qu’il est primordial de ne pas exposer un individu à forte dose aux conditions de comparaison sociale.

https://www.dailymotion.com/video/x980bno

A l’inverse, les buts de maîtrise mettent en jeu des standards personnels de performance et sont fondés sur des comportements spécifiques de l’athlète (réaliser les dix premiers kilomètres du marathon en 34 minutes, réussir 80% de lancers francs, etc.) offrant deux avantages majeurs par rapport aux buts compétitifs : le contrôle et la flexibilité.

Ainsi, l’évaluation du succès (ou de l’échec) repose sur un aspect que la personne contrôle en grande partie, à savoir sa propre performance ; par ailleurs, la difficulté des objectifs visés peut être adaptée facilement à l’évolution du niveau d’habileté. Cette modalité de contrôle intériorisé est propice à l’établissement ou au maintien de la confiance en soi.

(…)

Le feedback est utilisé dans le cadre des modèles de l’apprentissage moteur pour renseigner sur la nature et l’apprentissage des erreurs qu’il commet (Newell, 1974 ; Schmidt, 1982).

(…)

La performance.

Les techniques cognitives et comportementales pratiquées dans le cadre de groupes assertifs (groupes d’affirmation de soi) agissent de façon tout à fait positive sur la confiance en soi.

En conclusion, la recherche de performance chez le sportif de haut niveau est une quête d’excellence qui implique un investissement physique et mental intense, une rigueur sans faille et une détermination inébranlable. Elle s’appuie sur un entraînement rigoureux et individualisé, sur le soutien et l’accompagnement efficace psychologique des athlètes de haut-niveau.

Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com. 

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Le stress chez les athlètes de haut niveau. 

Le stress chez les athlètes de haut niveau. 

Article 11.

Le stress est une réalité omniprésente chez les athlètes de haut-niveau. Ils font face à de nombreuses pressions, tant sur le plan personnel que professionnel, qui peuvent engendrer un stress important.

Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, le stress est une « notion empruntée à la physique qui désigne la contrainte excessive subie par un matériau.

En biologie, cette notion désigne à la fois les agressions s’exerçant sur l’organisme (les agents stresseurs) et la réaction de l’organisme aux agressions. Cette réaction est non spécifique, c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas de l’agent agresseur ou stresseur.

(…)

En psychologie, le terme de stress est utilisé pour évoquer les multiples difficultés auxquelles l’individu a du mal à faire face (les événements stressants de la vie, encore appelés événements vitaux) et les moyens dont il dispose pour gérer ces problèmes (les stratégies d’ajustement).

On parle quelquefois d’eustress pour désigner l’état dans lequel se trouve un individu contrôlant parfaitement la situation. On oppose l’eustress à la détresse qui fait référence aux réactions négatives apparaissant lorsque la situation est difficilement contrôlable.

(…)

Les réactions hormonales aux agressions dépendent de facteurs psychiques tels que la nouveauté et l’incertitude contenues dans la situation provocatrice et la capacité d’agir pour modifier celle-ci. La perception de la situation et les moyens d’y faire face sont eux-mêmes influencés par l’activité hormonale.

(…)

Les recherches actuelles portent sur la caractérisation de ces patrons réactionnels, leur dépendance vis-à-vis de l’expérience antérieure ou des facteurs génétiques et les risques pathologiques qui leur sont associés. »

(…)

Les stress environnementaux ont une influence sur le comportement social du sujet (agression, altruisme, relations sociales en général). La prise en compte des réponses psychologiques met l’accent sur les processus cognitifs médiateurs entre le stimulus stressant et les stratégies adaptatives du sujet.

Parmi les stress environnementaux, le bruit occupe une place prépondérante en affectant aussi bien la performance immédiate dans les tâches complexes que la fatigue physique consécutive à l’effort consenti par le sujet pour maintenir sa performance. »

Origines du stress chez les athlètes de haut niveau :

  • Exigences de performance : La pression pour performer au plus haut niveau est constante et intense. Les athlètes s’entraînent dur et se sacrifient beaucoup pour atteindre leurs objectifs, ce qui peut mener à l’épuisement et au burnout.

Performer au plus haut-niveau renvoie non seulement à un dépassement de soi mais également à une comparaison permanente avec les autres athlètes. Ce qui relève de deux pressions importantes. Atteindre une performance est l’objectif ultime de l’athlète de haut-niveau. Vous concevez bien qu’il n’y a pas de notion ni de plaisir ni de choix.

Une vie d’athlète est soumise le plus souvent à ces deux paramètres de la performance.

  • Concurrence : Le monde du sport est extrêmement compétitif, et les athlètes doivent constamment se battre pour leur place. La peur de l’échec et de ne pas être à la hauteur peut être une source importante de stress.

Oui, la concurrence est grandissante. Plus qu’une concurrence, c’est de penser qu’un autre athlète à l’autre bout de la planète s’entraine aussi dur et aussi fort que vous pour être le meilleur du monde, que cet autre athlète s’entoure des meilleurs et des plus bienveillants pour l’accompagner vers des standards de référence hors-norme.

C’est la loi de la compétition, c’est aussi pour cette raison que les athlètes commencent très jeunes à entrer dans le moule, dans cette logique. Un conditionnement est imposé, une habituation est imprimée. Malgré tout, de grands athlètes ont arrêté d’épuisement psychologique. Le burnout est malheureusement un fléau dans le monde sportif. Je suis là pour vous accompagner. N’hésitez pas à réserver votre séance.

  • Blessures : Les blessures sont fréquentes dans le sport de haut niveau, et elles peuvent avoir un impact important sur le moral et la motivation des athlètes. La peur de se blesser et de voir sa carrière compromise peut être très stressante.

La blessure équivaut à la maladie… Arrivé à un niveau élevé de performance et de résultat, l’athlète de haut-niveau reçoit des sollicitations, et ces sollicitations sont suivies d’exigences externes, ce qui ajoute au stress déjà important de base.

En général, ces exigences sont des attentes soit du public, soit des sponsors, soit du président de fédération, soit des politiques, soit de l’organisateur des compétitions, soit des médias… Plus vous gagnez, plus vous êtes sous les projecteurs, et plus les facteurs externes se multiplient et plus il est important d’anticiper et de se protéger en délégant des tâches particulières à des personnes de confiance.

Parce que malheureusement, plus vous êtes plébiscité, plus vous aurez de charges… donc de liants stresseurs, donc de peurs soit de l’échec soit de blessure. Je suis là pour vous aider à pallier à cette difficulté, pensez à réserver votre séance.

Mon article intitulé Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes MotoGP développe cette partie. Je vous invite à le lire.

  • Médias et public : Les athlètes de haut niveau sont souvent sous les feux des projecteurs et font l’objet de critiques. Cela peut être très difficile à gérer, surtout pour les plus jeunes athlètes.

Les médias, le public rencontrés directement ou via les réseaux sociaux, le net sont sources de stress intense. Il est primordial de s’en protéger, en s’axant uniquement sur son sport, sur des divertissements extérieurs : la famille, les amis, d’autres activités « ressourçantes » … Il est important de trouver des lieux calmes et personnels.

Ce stress est difficile à gérer parce qu’il ne dépend aucunement de l’athlète de haut-niveau. Le harcèlement médiatique et public peut tuer… J’en appelle à la majorité des grands parieurs, des fans et des journalistes sportifs pour trouver plus d’amour et de bienveillance dans leurs propos.

  • Problèmes financiers : Même les athlètes les plus renommés peuvent avoir des problèmes financiers, surtout en fin de carrière. L’incertitude quant à l’avenir peut être une source de stress importante.

Nous avons tous entendus parler d’athlètes de haut-niveau ayant perdus toute leur fortune, parce que abusés par un proche ou par un professionnel en qui ils pensaient avoir confiance.

L’exemple de Steffi Graf, ancienne championne de tennis allemande est souligné dans l’article ci-dessous :

stress

https://www.liberation.fr/sports/1995/10/16/les-impots-de-steffi-graf-divisent-l-allemagneson-pere-croule-sous-les-accusations-elle-joue-l-ingen_146832/

  • Manque de soutien : Certains athlètes ne disposent pas d’un soutien adéquat de la part de leur entourage, de leur fédération ou de leur équipe. Cela peut les isoler et aggraver leur stress.

Un soutien adéquat renvoie à une adaptation importante aux traits et états de personnalité de l’athlète de haut-niveau. En cela, une personne neutre peut lui être utile afin de se sentir en sécurité et en confiance, donc en équilibre. Je suis également là pour vous soutenir. (lien réservez votre séance). Il est vital de se sentir rassuré et soutenu.

Impacts du stress chez les athlètes de haut niveau :

Le stress peut avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et mentale des athlètes de haut niveau.

Parmi les conséquences les plus fréquentes, on trouve :

  • Baisse de performance : Le stress peut perturber le sommeil, la concentration et la coordination, ce qui peut nuire aux performances sportives.

La baisse de la performance peut également être une source de stress chez le sujet. La peur de la baisse de la performance a un impact significatif sur la qualité du sommeil, sur l’état de forme de l’athlète… La fatigue est l’ennemi numéro un de la performance. L’écoute de son corps et sa psyché sont des bases indéniables à la possibilité à la fois de poursuivre une activité et de performer.

  • Augmentation du risque de blessures : Le stress peut affaiblir le système immunitaire et augmenter le risque de blessures.

Plus haut, la définition du stress mêlant physique, physiologie et psychologie révèlent que l’athlète est un et indivisible. Tout est lié, tout est imbriqué. D’où l’importance de trouver un équilibre le plus souvent possible. Les blessures ne dépendent pas seulement de l’athlète. Lors d’une compétition mettant en jeu plusieurs individus, les risques de collision peuvent amener ces blessures. En conséquence, ce qui est appelé eustress, c’est-à-dire la capacité de contrôler ces sources de stress peut être travailler en amont à l’entrainement, avant une compétition importante, afin de se cibler ses objectifs.

  • Problèmes de santé mentale : Le stress peut contribuer à l’apparition de problèmes de santé mentale tels que l’anxiété, la dépression et les troubles du sommeil.

Beaucoup de sportifs de haut-niveau se révèlent aujourd’hui à travers ce mal qu’est la dépression.

L’exemple de Valentin Porte, hanballeur de Montpellier est édifiant :

stress

https://www.francebleu.fr/infos/societe/strongs-aussi-forts-que-fragiles-avec-le-temoignage-de-valentin-porte-j-etais-parti-pour-tout-perdre-3885773

  • Difficultés relationnelles : Le stress peut nuire aux relations des athlètes avec leur famille, leurs amis et leurs coéquipiers.

Plus l’athlète est tendu, à cause des pressions externes et internes grandissantes, moins il est disponible au niveau relationnel. Il a déjà beaucoup de mal avec lui-même, alors avec les autres, ça se ressent indubitablement.

  • Épuisement professionnel : Le stress chronique peut mener à l’épuisement professionnel, qui se caractérise par un sentiment d’épuisement physique et émotionnel.

Gestion du stress chez les athlètes de haut niveau :

Il est important que les athlètes de haut niveau mettent en place des stratégies pour gérer leur stress. Voici quelques conseils:

  • Techniques de relaxation : Les techniques de relaxation telles que la respiration profonde, la méditation et le yoga peuvent aider à réduire le stress et à améliorer le bien-être.

Ces techniques de relaxation fonctionnent, dès lors que la personne s’est extirpée de l’environnement stressant, dès lors qu’elle prend conscience qu’elle a besoin de calme et de remise en question pour se retrouver en tant que tel.

  • Gestion du temps : Une bonne gestion du temps permet aux athlètes de s’organiser et de réduire le stress lié à la charge de travail.

Cette gestion du temps est très fréquemment en lien avec l’état psychologique de l’athlète. La référence principale pour cette gestion du temps c’est lui… et personne d’autre…

  • Soutien social : Il est important que les athlètes aient un réseau de soutien solide composé de leur famille, de leurs amis et de leur équipe.

Je ne le dirai jamais assez, l’entourage, le choix de l’entourage est primordial. Il est indispensable de s’entourer des personnes les plus positives et les plus compréhensives qui soient.

Les personnes intéressées ou toxiques ne peuvent être les bienvenues dans le cercle social de l’athlète de haut-niveau. Ce qui lui donne des fondements relationnels solides et de confiance. L’important est de se sentir à l’aise, de ressentir de l’amour et de partager ce sentiment universel.

Les personnes jugeantes ou méprisantes parce que jalouses, surtout dans l’encadrement professionnel de l’athlète sont à laisser en dehors de ce cercle. Que l’athlète n’hésite à dire ce qu’il pense ou ressent, la communication ouverte et bienveillante est la meilleure manière de déverrouiller des situations délicates.

Le libre-arbitre de l’athlète est alors mis en œuvre et il a le droit de considérer qu’il peut entrer en relation avec une personne ou une autre, parce qu’elle est bénéfique à son équilibre psychologique.

  • Aide professionnelle : Si le stress devient trop important, il est important de demander l’aide d’un docteur en psychologie ou d’un autre professionnel de la santé mentale.

Je reste disponible. (lien réservez votre séance).

En prenant soin de leur santé mentale et en mettant en place des stratégies de gestion du stress, les athlètes de haut niveau peuvent améliorer leurs performances et leur bien-être.

Cet équilibre subtil est facile à mettre en place. Il suffit de prendre conscience de ses forces, de ses armes et de les activer tranquillement. A l’échelle de l’humanité et du temps, les personnes qui s’en sortent le mieux sont celles qui trouvent à se faire confiance, faire confiance en leurs capacités, développées chaque jour avec plaisir, qu’elles soient en action physique ou psychologique. Le repos fait bien évidemment parti de cet équilibre subtil.

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Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes motoGP.

Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes motoGP.

Article 19

Dans cet article, je parlerai de chutes et de blessures, de leur impact et de leur gestion. En m’intéressant particulièrement aux pilotes de Moto GP, je me suis aperçue de l’absence béante d’accompagnement psychologique, de soutien moral, ou de préparation mental auprès d’un professionnel diplômé et expérimenté dans ce domaine.

A travers les différents reportages émis par la télévision, je n’ai entendu aucun athlète parler d’une approche psychologique au sens propre. Chaque pilote parle de son tempérament, s’identifie à travers leurs traits de personnalité, des douleurs qui ont pu transformer cette personnalité, sans forcément émettre un mot sur une aide psychologique adaptée.

Souvent, la passion l’emporte, les femmes et/ou les parents des pilotes sont très présents, l’équipe médicale, l’écurie avec tous ses intervenants mécaniques, d’ingénierie pour mesurer et amortir les chutes, la comparaison avec les autres pilotes s’insinuent pour ne laisser passer aucun signe de faiblesse…

Malheureusement, souvent également, la peur de l’accident, des blessures, des chutes prévaut non seulement dans la préparation des grands prix mais particulièrement dans les heures précédant un départ.

Le stress est grandissant, les cauchemars peuvent revenir à l’esprit, la nuit avant ce grand prix peut être compliquée à gérer… Un pilote a même dit que quand il a chuté, il avait confondu son cauchemar et la réalité elle-même. Il me semble que c’est Jorge Lorenzo, quintuple champion du monde de moto GP, dans un reportage de Louis Rossi.

Voici un article assez prégnant de la manière dont Jorge Lorenzo, ancien pilote espagnol a vécu une chute décisive, subie à Assen en 2019.

Blessures

https://www.paddock-gp.com/motogp-jorge-lorenzo-avoue-que-cest-a-assen-en-2019-quil-sest-resolument-decide-pour-la-retraite/

Cet article note que cette chute l’a résolu à prendre sa retraite. Jorge Lorenzo dit : « c’est comme une pierre qui s’ajoute à votre sac à dos mental d’expériences négatives. Elles vous rendent plus prudent lorsque vous faites face aux mêmes conditions qui vous ont fait tomber et vous blesser ».

Il semble que ce pilote n’ait pas trouvé de soutien assez puissant pour pallier à cette problématique liée à l’âge et notamment aux blessures, conséquences des chutes nombreuses. En cela, je me demande s’il a été, tout au long de sa carrière, accompagné par un professionnel de la santé mentale.

Dans un autre article récent, https://motorcyclesports.net/fr/jorge-lorenzo-plus-heureux-refuse-de-revenir-en-motogp-ce-chapitre-est-completement-clos/?utm_content=cmp-true

Il dit :

« En aucun cas, ce chapitre de ma vie est complètement fermé. Si je ne suis pas revenu à 33 ou 34 ans, je ne le ferai pas maintenant. Même pas pour être pilote d’essai. L’adrénaline et la compétition me sont données par les voitures, et sans autant de risques, je ne pense pas que je travaillerai à nouveau en tant que pilote de moto ».

Je ne connais pas sa vie personnelle amoureuse et familiale, et je serais curieuse de l’interviewer dans ce sens, parce qu’il mentionne le fait qu’il s’est éloigné des pistes moto GP, s’est rapproché des voitures, une autre de ses passions, sans mettre en avant son entourage, ou ce qu’il met en place aujourd’hui pour enrayer ces traumatismes.

Les pilotes le savent, les blessures sont une réalité redoutée dans le monde de la MotoGP. Elles peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière d’un athlète, tant sur le plan physique que psychologique.

Les impacts physiques d’une blessure.

  • Douleur et gêne : La blessure elle-même provoque généralement de la douleur et de la gêne, ce qui peut limiter les mouvements de l’athlète et affecter ses performances.

Lors du grand prix d’Aragon en août 2024, Francesco Bagnaia, dit Pecco, pilote italien de 27 ans, a chuté dans une collision contre Alex Marquez…

Blessures

https://www.youtube.com/watch?v=jLFeStvmwJw

Ces images sont impressionnantes, et je me suis interrogée sur l’impact à la fois physique et psychologique de cette chute, cet écrasement de son corps sous la moto de Alex Marquez.

Il émet une unique gêne en quelques phrases au niveau de son épaule gauche, qu’il ne peut absolument pas activer sur le podium, fêtant, malgré tout sa seconde place au grand prix de Saint Marin.

Il dit s’être contenté de la seconde place et surtout, son état général, son regard, ses gestes et ses mots montrent une fébrilité palpable. Cette boisson qu’il a à portée de main dès son arrivée devant son écurie, renvoie probablement à un besoin de soulager ses douleurs.

  • Temps d’arrêt : La gravité de la blessure détermine le temps d’arrêt nécessaire à la guérison. Un athlète blessé peut être contraint de s’éloigner des terrains d’entraînement et de compétition pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Quelques fois, les temps d’arrêt sont actionnés par le calendrier du championnat, tout comme ce temps d’arrêt de deux semaines, qui va permettre à Francesco Bagnaia de récupérer et de reprendre pied. Va-t-il là prendre en considération l’importance d’une aide extérieure dans le domaine mental et psychologique ?

Quelques fois, les temps d’arrêt sont forcés par les blessures, et c’est la manière dont les pilotes vont gérer ce temps de latence qui va conditionner le reste du championnat.

Pecco Bagnaia, après sa chute tout aussi impressionnante, en septembre 2023, en Catalogne, à 22 secondes de la vidéo ci-dessous, s’est relevé rapidement, et a dit lors d’une interview chez motorsport, en mai 2024 :

« Actuellement, je suis juste concentré sur le présent et je sais parfaitement pourquoi je suis tombé, quelle était la raison. Je pense être sûr à 100% que cela n’aura aucune influence ce week-end. », tout en prenant conscience que Binder a roulé sur ses jambes, il ajoute : « C’était énorme, inattendu, puis Binder a roulé sur mes jambes donc ce n’était pas facile, mais ça appartient au passé et je me suis déjà battu contre cette chute l’an passé. »

https://www.youtube.com/watch?v=inbwd3QONTI

  • Perte de condition physique : Le manque d’activité physique pendant la blessure entraîne une perte de condition physique, ce qui peut prendre du temps à retrouver après la guérison.

Marc Marquez, octuple champion du monde espagnol, a annoncé, lors d’un reportage, qu’il avait subi au moins neuf opérations au niveau de son bras droit. Nous pouvons aisément deviner qu’il a suivi un travail de rééducation fonctionnelle après chaque opération. Bien-sûr ce ne sont pas les seules blessures et opérations qu’il a dû subir.

Blessures

https://theindianface.com/fr-fr/blogs/nouvelles/on-passe-en-revue-les-blessures-de-marc-marquez

  • Risque de récidive : Certaines blessures augmentent le risque de récidive, ce qui peut fragiliser l’athlète et l’exposer à de nouvelles blessures.

Les impacts psychologiques d’une blessure.

  • Frustration et déception : Une blessure peut être source de grande frustration et de déception pour un athlète, surtout si elle survient au moment où il est en pleine progression ou à l’approche d’une compétition importante. Je suis disponible pour vous accompagner dans ce domaine, réservez votre séance dès maintenant.

Plus qu’une frustration, c’est la difficulté à réaliser que ses conditions physiques, après une chute ou/et une blessure, ne lui permettent pas de se relever dans la seconde, qu’il faut du temps pour s’en remettre… et qu’il lui est impossible de reprendre la course…

Parce que, malgré les chutes, ces athlètes de haut-niveau, enivrés par leur passion et leurs objectifs très ambitieux, ne pensent qu’à la victoire et non à leur propre état de santé…

  • Perte de confiance en soi : La blessure peut fragiliser la confiance en soi de l’athlète et lui faire douter de ses capacités. Cette problématique peut être résolu rapidement via quelques séances de psychologie du sport ou de psychologie sociale.

La perte de confiance en soi est une perte de confiance en l’environnement, au sport en lui-même… La question suivante peut se poser à la personne :  est-ce que ça vaut le coup de ressentir pour la énième fois la sensation d’une victoire avec le risque de mourir, ou d’être lourdement handicapé ?

  • Anxiété et peur : La peur de se reblesser peut générer de l’anxiété et de la peur chez l’athlète, ce qui peut affecter ses performances et son bien-être mental. Quelques séances d’hypnothérapie ou d’EMDR peuvent aider à résoudre ces émotions.

Bien évidemment, l’anxiété et la peur peuvent guider le pilotage d’une moto. Un pilote peut ressentir une envie et une motivation intrinsèque importante de remonter rapidement sur une moto, tout en cédant à son inconscient, qui n’est pas prêt à oublier les risques d’un accident mortel ou invalidant.

  • Isolement social : La blessure peut entraîner un sentiment d’isolement social, car l’athlète est souvent contraint de s’éloigner de ses coéquipiers et de son environnement habituel.

Cet isolement social est d’autant plus important chez les sportifs connus, qu’ils sont éloignés de toute manifestation sportive, de tout engouement public.

Les réseaux sociaux peuvent pallier quelque peu à cet isolement ou quelques fois l’accentuer. Moins les performances de ces personnes sont visibles, et moins ils reçoivent de reconnaissance ou/et de respect à la fois du public, et de leurs équipes (ce qui demanderait une mise en place déontologique dans chaque écurie, auprès de chaque personne approchant l’athlète).

Randy de Puniet, ancien pilote français, a mentionné très clairement l’absence de soutien de ses dirigeants, après s’être relevé, pourtant rapidement d’une blessure importante.

blessures

Il  est écrit :

« Je suis revenu très vite de ma blessure et je n’ai pas reçu de soutien de la part de mes dirigeants. Tout ça m’a saoulé. Mon équipe technique a toujours été derrière moi, mais en haut, non.

On me reprochait d’être démotivé alors que j’ai eu des gros problèmes de santé. Dans des périodes où j’aurais aimé du soutien, je n’en ai pas eu. Lucio Cecchinello a peut-être eu la pression du sponsor. Je ne sais pas, mais je suis déçu de cette issue même si cette année reste ma meilleure saison en Moto GP en termes de résultats. »

https://www.caradisiac.com/moto-gp-randy-de-puniet-je-n-ai-pas-recu-de-soutien-de-la-part-de-mes-dirigeants-tout-ca-m-a-saoule-148469.htm

Il mentionne également une possible pression du sponsor

Tous ces aspects sont à prendre en considération vue toutes les charges qui pèsent sur l’athlète. Plus que la passion, la dépendance financière est une source de stress importante.

D’où ma possible intervention afin de garder en ligne de mire les origines de cette pratique, les sources de cet engagement personnel intense dans l’exercice acharné et chronique de cette activité.

Une aide extérieure efficace peut vous aider à dépasser cet isolement, n’hésitez pas à réservez votre séance.

La gestion des blessures dans le sport de haut niveau.

La prise en charge des blessures dans le sport de haut niveau est un processus complexe qui implique une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de kinésithérapeutes, de préparateurs physiques, de docteurs en psychologie et de nutritionnistes.

  • Prévention des blessures : La prévention est essentielle pour limiter le risque de blessures. Cela implique un programme d’entraînement adapté, une récupération adéquate, une alimentation équilibrée et un suivi médical régulier.
  • Soins et rééducation : En cas de blessure, il est important de suivre un programme de soins et de rééducation rigoureux pour favoriser une guérison optimale et un retour à la compétition en toute sécurité.
  • Soutien psychologique : Un soutien psychologique peut être nécessaire pour aider l’athlète à gérer les aspects émotionnels de la blessure et à retrouver confiance en soi. (lien réservez votre séance)

J’insiste bien évidemment sur ce dernier point, tout particulièrement lorsque j’ai pu entendre un pilote dire qu’il pensait mourir lors d’un impact contre un mur, à grande vitesse : « Je me suis dit : je vais mourir, je vais mourir…  et quand j’en suis revenu en vie, je n’arrivais pas à y croire »

Retrouver du plaisir à piloter est essentiel et primordial à la continuité d’une carrière…

Marc Marquez le dit clairement lors d’une interview : « En 2023, j’ai fait beaucoup de chutes qui m’ont fait perdre le rythme, mais l’objectif était de poursuivre ma carrière sportive encore de nombreuses années. Pour cela, je dois prendre du plaisir aux premières places. Je dois essayer de montrer une bonne amélioration, puis nous pourrons en profiter course après course ».

MotoGP, Marc Marquez se souvient de ses blessures : « la douleur était insupportable et a même changé mon caractère »

En conclusion, les blessures font partie intégrante du sport de haut niveau et peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière d’un athlète. Cependant, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire efficace et à une approche proactive de la prévention, il est possible de minimiser les risques de blessures et de favoriser une guérison optimale.

Cette guérison optimale permet à l’athlète de haut-niveau de poursuivre avec plaisir ses ambitions et d’arrêter sa carrière avec les meilleurs souvenirs qui soient. Les traumatismes liés à ces chutes et blessures peuvent ainsi être réglés afin de préparer au mieux une transition professionnelle adéquate.

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Sport et santé mentale chez les athlètes de haut niveau : dangers et solutions

Sport et santé mentale chez les athlètes de haut niveau : dangers et solutions

Article 1.

La santé mentale.

Lorsque je parle de santé mentale, je parle d’un bon état psychologique ou d’équilibre interne. Ce sujet me semble primordial pour toutes les personnes en lien avec la société, avec les autres. En effet, pour rentrer en relation avec une tierce personne, il est admis que les notions de respect ou de politesse soient acquises. En outre, pour rendre agréable une relation humaine, il est primordial que l’on se connaisse, qu’on se sente disponible mentalement.

Le sportif de haut niveau.

Le sportif de haut niveau est touché par ce sujet de façon encore plus cruciale. Il est voué à performer, s’entraîner pour concourir, pour entrer en compétition lors d’événements nationaux et internationaux. En cela, cette recherche de performance le soumet à une pression intense. Il est engagé dans des challenges physiques et psychologiques énormes, et qui ont un impact direct sur leur bien-être et sur leur carrière.

Entrer dans ce système de fonctionnement peut chambouler toute une vie, tout un plan de carrière, toute une organisation autour de ce sportif de haut niveau. Il est donc impossible qu’un sportif de cette envergure ait à s’entraîner seul à la fois physiquement et psychologiquement. Un accompagnement important lui est ainsi nécessaire pour dépasser ses limites, pour entrevoir être le meilleur.

Les risques sont alors grands et les problèmes de santé mentale sont légion chez cette catégorie de personnes. Il est ainsi primordial de sensibiliser le sportif de haut niveau et ceux qui l’entourent de l’ampleur des dégâts que peut avoir un tel engagement.

C’est pour cette raison principale que nous pouvons penser que tout le monde ne peut être sportif de haut niveau. Il importe qu’il ait des prédéterminations sociales, familiales, financières, physiques et psychologiques.

Sport santé mentale : Les dangers potentiels qui touchent les sportifs.

Les athlètes de haut niveau ont la nécessité de réussir malgré les différents facteurs tels que :

  • L’exposition médiatique, via les médias, et les réseaux sociaux : je sais que le sportif de haut niveau est obligé de travailler activement sa visibilité non seulement pour obtenir des subventions via les sponsors, mais également pour animer socialement les spectateurs.

Un sportif de haut niveau n’est pas forcément considéré comme un sportif professionnel, surtout s’il n’est pas payé pour s’entraîner et obtenir des médailles. Ce qui ajoute à cette pression quotidienne. Les contrats avec les grands groupes d’équipements imposent quelques règles que le sportif doit suivre au risque de se voir supprimer ses indemnités.

C’est en cela que les origines sociales sont aussi importantes pour la poursuite ou non d’une carrière. Une personne d’origine sociale moyenne ou élevée aura plus de chance d’accéder plus rapidement et plus aisément au haut niveau. L’accompagnement des deux parents joue un rôle primordial dans cette réussite.

Dans cette même optique, les réseaux sociaux sont également le lieu de harcèlements, d’insultes ou de sollicitations diverses et variées. Je sais qu’un sportif de haut niveau a connu les revers de son succès à travers la demande d’un père de famille d’un maillot de son club pour son fils malade. Le sportif n’ayant pas répondu, il l’a accusé d’avoir tué son fils.

Toute cette exposition peut être néfaste et ainsi nuire à la santé mentale du sportif de haut niveau. Un accompagnement psychologique régulier est nécessaire afin de réguler ses émotions : (lien vers la page prestation psychologie sociale)

  • L’excellence permanente, ce qui suppose l’exposition à des phénomènes mentaux classiques : je sais que beaucoup sont confrontés à des angoisses, de l’anxiété et des peurs. Si un sportif a une basse estime de soi, cela va amplifier ces phénomènes. Il est ainsi demandé à ce sportif de travailler sa confiance en soi.

Un socle primordial à l’atteinte d’une performance. Ceci peut être réglé par un accompagnement psychologique efficace, faisant appel à l’hypnothérapie par exemple. (Lien interne au site vers la page hypnothérapie).

  • La spécialisation précoce : quand un sportif est engagé trop tôt dans une unique pratique, cela peut accentuer les problématiques sociales et émotionnelles. Sa vulnérabilité peut être heurtée tout particulièrement s’il est pris en charge par des entraîneurs ou des coachs malveillants, peu compétents.

Les blessures peuvent être un réel frein à la continuité d’une carrière. Ces blessures peuvent être le résultat :

  • D’un surmenage : pas assez de temps de récupération, ou une charge trop lourde de travail. Ce que l’on peut aussi appeler le burn-out (lien vers les apprentissages et le livre sur le burnout).
  • D’une mauvaise alimentation : l’hygiène alimentaire est variable selon les spécialités sportives. Celles-ci peuvent conduire à des troubles tels que l’anorexie ou la boulimie.
  • Du peu de temps de sommeil : l’insomnie et les troubles du sommeil ont un impact important sur la santé mentale, sur le rééquilibrage psychologique.
  • D’une anxiété importante qui peut mener à la dépression.
  • De l’usage de substances : les addictions à l’alcool, aux médicaments, aux drogues tels que la cocaïne par exemple peuvent avoir un effet néfaste sur la santé mentale du sportif.
  • De la spécificité du sport : les sports de combat ou mécaniques ou de l’extrême sont plus sensibles à ce sujet.
  • De l’âge qui peut mener à penser à une transition vers une activité professionnelle moins physique.

Les solutions pour mener une carrière sportive durable et passionnante : le guide.

  • Un accompagnement à tous les niveaux : psychologique, physique, mental, financier, communicationnel sur la toile et pour les interviews. Je ne le dirai jamais assez, il est primordial de permettre au sportif de s’exprimer librement, et de lui donner des outils à une bonne gestion de ses émotions. Tout un STAFF peut être vital au meilleur fonctionnement émotionnel du sportif de haut niveau.
  • Parce que le sport de haut niveau exige un engagement et une attention constants, cela implique un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

Il est impensable de ne se consacrer qu’à un unique domaine. Parce que l’individu est multidimensionnel, il est appelé à varier ses activités, ses lieux, son entourage, à voir sa famille, à fonder sa propre famille qui peut être une famille traditionnelle ou tout simplement ses amis, à sortir de temps à autre de cet environnement de pression, permettant ainsi un vrai lâcher-prise.

  • Se souvenir des raisons pour lesquelles il s’est engagé dans ce sport, dans cette carrière le plus souvent et tout particulièrement lorsque des échecs ou les blessures s’accumulent ou lorsqu’une personne très négative vient polluer les émotions et les motivations du sportif. Le sens de cet engagement est primordial.
  • Dans ce contexte, je conseille à chacun de se remémorer les moments de joie, de réussite, d’accomplissement personnel, les applaudissements du public et les compliments des proches…

Visualiser à nouveau ces moments-là par le biais de vidéo ou tout simplement par le biais de la technique de visualisation peut être très efficace. L’athlète plongé dans cette routine envisagera de façon plus sereine et plus claire son cheminement sportif. La conservation de cette passion est ainsi internalisée et ancrée dans les programmes mentaux du sujet.

  • Établir des objectifs à court terme avec des feedbacks constructifs fréquents est le fondement de toute réussite à moyen et long terme.
  • Fêter ses réussites en se permettant de s’esclaffer, en les partageant avec les personnes aimées, en les exposant au public est un outil imparable pour mentionner de façon passionnante un engagement continu.
  • Des temps d’arrêt pour faire le bilan de ses motivations internes et externes. L’argent n’est pas une motivation suffisante à l’accomplissement d’une carrière.

Exemple d’un sportif de haut niveau avec une carrière longue et réussie : Kévin Mayer, décathlonien français.

santé mentale.

Depuis 2009, à l’âge de 17 ans, il gagne des médailles dès son implication dans ce qu’on appelle l’octathlon des championnats du monde cadets à Bressanone. Sa médaille d’or aux championnats du monde juniors de 2010 au Canada, son titre mondial aux championnats du monde juniors en 2011, sa qualification olympique aux jeux de Londres de 2012, aux jeux de Rio en 2016 avec une médaille d’argent lui ont permis d’être nommé chevalier de l’Ordre national du mérite.

En 2017, une médaille d’or aux championnats d’Europe d’heptathlon en salle à Belgrade, son titre mondial au décathlon de Londres en 2017, champion du monde d’heptathlon en salle à Birmingham, et la pulvérisation du record du monde du décathlon d’Eaton, avec un total de 9126 points…

Il a dû se remettre de ses blessures, en s’imposant en 2021 lors de l’heptathlon européen en salle en Pologne, et en obtenant une deuxième médaille olympique d’argent à Tokyo 2020 (qui ont eu lieu en 2021 à cause de la crise du COVID).

Médaillé d’or en 2022 lors des championnats du monde dans l’Oregon, il devient pour la troisième fois champion d’Europe d’heptathlon en salle.

Sa douleur au tendon d’Achille l’a vu abandonner les championnats du monde à Budapest.

Son interview du 11 juin 2024 sur France télévision montre chez lui toute sa sensibilité et cette recherche permanente d’équilibre et de performance.

Lien externe Interview de Kevin Mayer lors des championnats d’Europe de décathlon.

Lors de cette interview, le visage marqué et la fatigue soulignée, Kevin Mayer relève plusieurs facettes de sa personnalité, et surtout ses difficultés à maintenir son niveau européen et mondial.

  • Sa sensibilité : libéré en accédant aux minimas pour les Jeux Olympiques.
  • Ses faiblesses : la baisse de tension.
  • Sa vulnérabilité lorsqu’il dit qu’il ne sait pas.
  • Ses excuses face aux téléspectateurs, sur « le show » qu’il a donné aux 1500 mètres.
  • Sa satisfaction d’avoir atteint les minimas.
  • « Toute la pression d’une année très très compliquée ».
  • Sa déchirure à l’ischio.
  • Son processus d’acceptation avec le fait de ne pas aller aux jeux.
  • Sa redescente.
  • Son manque de fierté, donc son insatisfaction.
  • Son mental de compétiteur.
  • Le fait qu’il ait fait le taff.
  • Son contentement pour son coéquipier Makenson Gletty.
  • Ses affinités avec cet autre athlète.
  • Leurs entraînements communs à Montpellier.
  • Il souligne que Gletty s’est entouré des bonnes personnes lui permettant de dépasser certains « vices ».
  • « Il a trouvé ce qu’il lui fallait et depuis il est en train d’exploser ».
  • « Si j’avais pas existé, il aurait fait le record de France, donc très très fier de cette jeunesse qui pousse ».
  • Il revient sur ce qu’il retient de ce que certains français ont dit : « À tous les français qui disaient qu’on serait pas présent l’année 2024, parce qu’il y avait pas assez de résultats dans l’athlétisme, ben j’espère que tous les résultats de tous nos jeunes français vous font changer d’avis ! »

Certaines données liées aux dangers rencontrés par le sportif de haut niveau et les solutions pour une carrière longue sont découvertes par les mots et l’attitude de Kevin Mayer. Nous devinons tous les efforts et les sacrifices consentis par ce grand champion afin d’atteindre, du haut de ses 32 ans, le niveau qu’il ambitionne.

Il se met déjà en position de doyen, en parlant des jeunes qui poussent, se rappelant certainement à une réflexion inévitable que la suite ou l’arrêt de sa carrière après les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Nous ne pouvons qu’être heureux et fiers de son parcours, émus par sa passion pour le décathlon, invoquant le fait qu’il s’est permis d’être accompagné non seulement par ses parents mais également par une équipe adaptée à ses besoins.

Sa kiné, qui est également sa compagne semble être pour lui un réel soutien psychologique. Il a déclaré en 2022 aux États-Unis : « Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce aux cinq ans que je viens de passer avec Delphine ». Il a semblé évoquer des peurs liées à un blocage mental après une chute au saut à la perche.

Tout est une question de préparation mentale, et psychologique d’évacuation des peurs, de désensibilisation et de reprogrammation. Je vous invite à suivre ce lien pour surmonter au mieux ces blocages : la technique la plus efficace et la plus usitée est l’EMDR. (lien vers la page prestation ou EMDR)

Vous trouverez d’autres articles sur la psychologie sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.

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