Confiance en soi estime de soi primordiales au quotidien et dans le sport ?
La confiance en soi et l’estime de soi sont des éléments psychologiques essentiels pour la réussite dans tous les domaines de la vie, et le sport ne fait pas exception. Ces deux qualités jouent un rôle crucial au quotidien, dans la performance, pour accéder à un bien-être mental et au développement personnel.
1. La confiance en soi
« La recherche indique que la confiance est la caractéristique la plus constante qui différencie les athlètes qui réussissent de ceux qui connaissent moins de succès (Gould, Weiss et Weinberg, 1981). En d’autres termes, quel que soit le sport, les meilleurs athlètes croient toujours fortement en eux-mêmes et en leurs aptitudes. » (Psychologie du sport et de l’activité physique, Weinberg et Gould)
La confiance en soi se définit comme la conviction en ses propres capacités et en son potentiel de réussite. Dans le sport, elle se manifeste par la foi en ses aptitudes physiques et mentales, la capacité à gérer le stress et la pression, et la croyance en sa capacité à surmonter les obstacles.
On dit qu’elle est le moteur de la performance.
Définition
La confiance est définie comme « la conviction de pouvoir réussir un comportement désiré. Essentiellement, la confiance est l’espoir du succès. » Les individus « confiants croient en eux-mêmes. Ils sont convaincus de leur aptitude à acquérir les compétences, à la fois physiques et mentales, nécessaires à l’atteinte de leur potentiel. Les individus « moins confiants doutent de leur capacité de réussir.
Lorsque vous doutez de vos aptitudes et que vous croyez que ça ira mal, vous créez une prophétie autoaccomplie : le fait de croire qu’une chose va se produire contribue à la réalisation de l’événement. Malheureusement, c’est souvent le cas en sport. Les prophéties négatives autoaccomplies constituent des barrières psychologiques qui engendrent un cercle vicieux : l’attente de l’échec mène à l’échec qui, à son tour, affecte l’image de soi et augmente l’expectative d’échecs ultérieurs. » (Weinberg et Gould)
Impact positif sur le quotidien et sur la performance:
La confiance en soi provoque des émotions positives, ce qui favorise la sérénité et le calme. Quel que soit la pression, vous êtes prêts à passer et dépasser tous les obstacles qui se présentent à vous et même à vous enorgueillir de cette réussite. Mentalement, cette détente permet l’audace, l’affirmation de soi.
La confiance en soi favorise une concentration pleine et entière, sur le long terme. L’esprit est plus libre de se focaliser sur les activités nécessaires à la réussite donc à l’accomplissement de soi. Aucune peur ne vient perturber votre journée ou votre compétition.
La confiance en soi influence les buts. Les objectifs élevés s’activent et vous êtes plus à même de vous dépasser pour les atteindre. Pour le maintien de ces objectifs élevés, vous pouvez faire appel à un professionnel. (lien réservez votre séance).
La confiance en soi amplifie l’énergie fournie dans la réalisation d’un objectif. L’effort et la persévérance sont augmentés et permettent ainsi de toucher au succès. Je prends pour exemple le match de tennis joué par Novak Djokovik en huitième de finale du tournoi de Roland Garros, contre l’Argentin Francisco Cerundolo. Malgré ses douleurs au genou, il a fini et gagné le match, déclarant forfait pour le reste du tournoi.
La confiance en soi a un impact sur les stratégies employées. « En sport, on fit souvent : « jouer pour gagner » ou « jouer pour ne pas perdre ». Ces expressions se ressemblent, mais provoquent des styles de jeu très différents. Les athlètes confiants jouent habituellement pour gagner – ils ne craignent pas le risque et prennent le contrôle de la compétition à leur avantage. Lorsqu’ils manquent de confiance, les athlètes jouent pour ne pas perdre – ils sont hésitants et essaient d’éviter les erreurs.
Par exemple un joueur de basketball confiant entre au jeu et essaie de provoquer les choses telles que marquer, intercepter une passe ou récupérer un rebond important afin de stimuler son équipe. Un joueur moins confiant tente d’éviter les erreurs telles que perdre le ballon ou rater un tir. Il se contente de pas gaffer et s’inquiète moins de provoquer des événements positifs ». (Weinberg et Gould)
Favorise la prise de risque et l’audace, permettant d’oser tenter des techniques difficiles ou de se lancer dans des compétitions relevées.
Renforce la détermination et la persévérance, permettant de persévérer malgré les échecs et les difficultés.
Contribue à une meilleure concentration et à une meilleure gestion du stress, permettant de performer à son meilleur niveau dans les moments clés.
2.L’estime de soi
L’estime de soi se définit comme la valeur que l’on accorde à soi-même, indépendamment des performances ou des opinions extérieures. Dans le sport, elle se traduit par une image positive de soi, une acceptation de ses forces et faiblesses, et un sentiment de satisfaction personnelle.
« L’estime de soi est une implication de la valeur qu’une personne attribue aux divers éléments du concept qu’elle a d’elle-même (composante évaluative ou affective du concept de soi). En tant que structure cognitive, le concept de soi est fait d’éléments autodescriptifs (traits, comportement, états…), chroniquement accessibles ou temporairement saillants, variant quant à leur désirabilité ou leur utilité sociale.
Cette valeur résulte de processus d’intériorisation et de comparaisons sociales plus ou moins sélectives. Bien que certaines personnes s’attribuent peu de valeur (dépressifs), les psychologues tablent sur une motivation des gens à maintenir l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes à un niveau élevé. » (Dictionnaire de Psychologie, Doron et Parot) C’est en cela qu’un accompagnement rigoureux peut être nécessaire. (Lien réservez votre séance)
L’estime paraît être le socle du bien-être mental.
Nous pouvons ainsi parler d’amour-propre. Freud introduit le terme de narcissisme, très fréquemment définit de façon péjorative. La qualification de ce terme, peut être utilisée en lien avec l’égocentrisme, ou la centration sur soi, ou l’égoïsme. Il est alors important de distinguer ce qui est de la caractéristique vitale de l’être humain de ce qui est secondaire. Il est primordial de construire une estime de soi positive pour toutes les tâches de la vie quotidienne.
Il est nécessaire pour accéder à une confiance en soi élevée donc à la mise en marche de son potentiel. Le risque contraire est la stagnation, la dépression, le néant. Je ne peux qu’insister sur un travail régulier et conséquent de ce concept. Il peut être le socle mais surtout le squelette s’articulant et sur lequel les muscles qui constituent la confiance en soi peuvent s’alimenter et se fortifier. Sans estime de soi, l’homme n’est plus. Alors, êtes-vous prêt à vous renforcer à travers elle ? (Réservez votre séance)
Impact positif sur le bien-être mental:
Le stress, les peurs, l’anxiété, les émotions négatives sont annihilées et laissent place à un état d’esprit détendu et serein, une lucidité à toutes épreuves.
Une estime de soi positive renforce la résilience face aux échecs et aux critiques, permettant de rebondir après les difficultés. Dans cette optique, elle est régulièrement mise à mal, et l’équilibre peut être fragile. Régulièrement renvoie à chaque jour, au moins trente minutes pour nourrir cette estime de soi.
Une estime de soi positives contribue à une meilleure motivation intrinsèque, poussant l’athlète à se dépasser pour sa propre satisfaction plutôt que pour la validation externe. Scientifiquement, il est plus bénéfique de jouer pour son propre plaisir que pour son ego, c’est-à-dire le regard des autres.
3.Développer la confiance en soi et l’estime de soi
La bonne nouvelle est que la confiance en soi et l’estime de soi ne sont pas des qualités innées, mais qu’elles peuvent être développées et renforcées avec des efforts et des stratégies adéquates.
Voici quelques conseils :
Fixer des objectifs : Définir des objectifs clairs, précis et réalisables permet de progresser graduellement et de renforcer la confiance en ses capacités. Il peut être judicieux de les noter, sur une feuille, de les hiérarchiser, de créer des sous-objectifs, des étapes à franchir petit à petit afin de conserver sa motivation intrinsèque et son plaisir.
Célébrer les succès : Accorder de l’importance à chaque étape franchie, aussi petite soit-elle, permet de nourrir l’estime de soi et la motivation. Comme j’ai déjà pu l’écrire, les célébrer avec des personnes qu’on aime est encore plus marquant et plus motivant. Même si nous sommes sollicités à fonctionner pour nous-mêmes, il est aussi important de profiter de la fierté des proches face aux succès. C’est des moments partagés qui imprègnent et se rappellent à nos souvenirs, dans les épreuves et les difficultés.
Analyser les échecs : Apprendre des erreurs et des échecs permet de s’améliorer et de renforcer la confiance en soi à long terme. Analyser les échecs, c’est aussi analyser les réussite afin de tirer profit de tous les leviers maniés à cette fin. Ceci est le plus souvent à appliquer en présence d’un professionnel compétent, à travers des vidéos, et des sensations internes à la personne. Tout ceci mêlant la subjectivité à l’objectivité. Ces deux paramètres sont indispensables à la construction de ce socle du bien-être.
Visualiser la réussite : Imaginer de manière vivante la réalisation de ses objectifs permet de programmer le subconscient et de booster la confiance en soi. C’est encore mieux quand nous sommes en phase de réussite que nous profitons de cette occasion pour actionner les objectifs. La programmation est assez efficace dans la mise en place de séances d’hypnothérapies. J’entends et je vois encore Lewis Hamilton dire lors de son interview de fin de course en Formule 1 de la British GP Silverstone en juillet 2024. Depuis 2021, il n’avait pas gagné de grand prix. « Je pleure encore. C’est depuis 2021, tous les jours, je me lève pour me battre, pour m’entrainer, pour programmer mon esprit pour atteindre mes objectifs »
Lewis Hamilton incarne la culture de l’estime de soi et de la confiance en soi, du travail d’équipe et de la persévérance. Une puissance mentale hors du commun, surtout quand on sait à quel point son sport est dangereux.
S’entourer de personnes positives : L’entourage a une influence importante sur la confiance en soi. S’entourer de personnes encourageantes et bienveillantes est crucial. Ceci n’est possible que nous sommes nous-mêmes dans cet état d’esprit. Le positif attire le positif, et le négatif le négatif. D’où l’importance de cultiver jour après jour cette mentalité, qui va en droite ligne vers la culture du corps.
Consulter un professionnel : il ne s’agit pas d’attendre que les difficultés persistent pour consulter un professionnel. Un gain de temps et d’énergie peut nous être octroyer quant à prise en charge rapide et efficace de ces difficultés. Un professionnel de la santé mentale et de la préparation mentale détient des outils efficaces à la compréhension et à la résolution des problématiques. L’adaptation de ce professionnel par l’écoute, le soutien et la manipulation des pensées et des émotions est un atout imparable au développement de l’estime de soi et de la confiance en soi.
En conclusion
La confiance en soi et l’estime de soi sont des piliers essentiels de la réussite sportive et du bien-être mental des athlètes. En cultivant ces qualités, les individus et les sportifs peuvent améliorer leur vie au quotidien et leurs performances, se sentir mieux dans leur peau et s’épanouir pleinement dans leur vie et leur pratique sportive. N’oubliez pas que le chemin vers une confiance en soi et une estime de soi solides est un processus continu qui nécessite des efforts constants et une attitude positive.
Actuellement, le monde évolue de façon constante, l’information fuse et les distractions s’accroissent. Rester concentré et motivé devient un défi du quotidien. Ce sont des capacités, et nous pouvons les développer non seulement parce qu’elles sont précieuses et de plus en plus rares mais également parce que sans elles, nous sommes voués à stagner, à régresser, donc à nous perdre dans les méandres de l’oisiveté.
Étudiant, entrepreneur, salarié, sportif, je sais que nous sommes tous soucieux d’améliorer notre productivité et d’augmenter nos performances intellectuelles, sociales ou sportives. Il existe des stratégies et des techniques efficaces pour développer ces compétences essentielles.
La concentration et la motivation : définitions.
Afin de trouver à améliorer ces capacités, il est primordial de les comprendre et de cerner les facteurs qui les influencent
La concentration vient de l’attention. « L’attention assure une fonction de sélection parmi les stimulus qui se présentent à l’organisme, certains bénéficient d’un traitement prioritaire, qui se traduit par une facilitation de leur perception, du choix et de l’exécution des réponses adéquates, par un traitement plus achevé, ou encore par l’accès à la conscience. » d’après le dictionnaire de psychologie (R. Doron et F. Parot). La concentration c’est aussi ce qu’on appelle la focalisation attentive. Il faut savoir que nous ne pouvons être attentif à plusieurs tâches à la fois et que l’intensité de cette attention varie.
Toujours d’après ce dictionnaire, « Le concept d’attention recoupe celui de préparation motrice dans la mesure où la finalité de l’attention aux stimulus de l’environnement réside généralement dans l’élaboration de réponses adéquates. »
Il existe deux types de processus attentionnels :
Le processus attentionnel automatique : elle fonctionne en quelques dizaine de millisecondes, en parallèle pour différentes activités, et a des effets facilitateurs pour la performance.
Le processus attentionnel sous contrôle du sujet : elle est déclenchée volontairement après un délai de quelques centaines de millisecondes et touche en série une activité après l’autre. Elle a plus souvent accès à la conscience.
Pour résumer, la concentration est la capacité à focaliser son attention sur une tâche donnée, en filtrant les distractions internes et externes. Elle dépend de plusieurs facteurs, tels que la fatigue, le stress, l’intérêt pour la tâche et l’environnement de travail.
La motivation « s’inscrit dans la fonction de la relation du comportement : grâce à elle, les besoins se transforment en buts, plans et projets. Le sujet recherche activement des formes d’interaction de sorte que certaines relations avec certains objets sont requises ou indispensables au fonctionnement. (…) Le développement de la motivation implique alors :
La canalisation des besoins (apprentissage)
L’élaboration cognitive (buts et projets)
La motivation instrumentale (moyens et fins)
La personnalisation (autonomie fonctionnelle)
Il existe plusieurs sortes de motivations :
Primaires : essentielles à la survie de l’individu et de l’espèce.
Secondaires : ayant une relation indirecte et acquise avec une motivation primaire.
La faim et la soif d’une part, la nécessité d’éviter une menace ou une source de douleur d’autre part, sont des exemples de motivations ou besoins.
(…)
Dans une acception large, le terme de motivation est englobé dans ceux de désirs et croyances, déterminants transitoires et réversibles sans doute plus appropriés à la recherche humaine. »
Cette définition est toujours tirée du dictionnaire de psychologie.
Pour résumer, la motivation est le moteur qui nous pousse à agir et à persévérer dans nos objectifs. Elle peut être intrinsèque (provenir d’un intérêt personnel pour la tâche) ou extrinsèque (être motivée par des récompenses externes).
Développer la concentration demande un entrainement mental important.
La concentration, comme toute compétence qui peut être développée et améliorée avec de la pratique. La concentration s’améliore à force de travail et d’engagement. Elle se travaille non seulement à l’entrainement mais aussi pendant la compétition ou la présentation publique.
Voici quelques conseils pour vous aider à muscler votre attention :
Aménager un espace de travail favorable : choisir un endroit calme, rangé et bien éclairé, où vous ne pas être dérangé. Cela concerne les activités intellectuelles comme lire, étudier ou écrire, préparer un discours, répéter…Un espace favorable pour un sportif c’est une salle ou un lieu dans lequel il peut se sentir à son aise, et surtout écouté par un coach.
Définir des objectifs clairs et précis : savoir ce que nous voulons accomplir nous permettra de rester focalisé sur la tâche. Le désir d’accomplissement est la clé de ces définitions. Le temps imparti en lien avec ses propres capacités du moment sont des éléments essentiels à ce cadrage.
Découper les tâches en petits objectifs : les grandes tâches peuvent paraître intimidantes et décourager la concentration. Les diviser en étapes plus petites et gérables. Diviser ces étapes paraît plus réaliste. En effet, à notre époque, il est régulier d’entendre des personnes s’enthousiasmer et prévoir des objectifs ambitieux, sans présager des étapes à suivre pour les atteindre. La visualisation de ces étapes est un socle important au développement de la concentration, mais également au maintien de la motivation intrinsèque.
Pratiquer le travail par intervalles : alterner des périodes de concentration intense avec des pauses courtes mais régulières. Cela permet de maintenir un niveau d’attention optimal. Pour ne pas nous sentir dégoûté et découragé par l’activité, il est primordial de ressentir le plaisir que l’on peut éprouver pendant la pratique. Et ceci passe donc par cette alternance subtile.
Éliminer les distractions : éteindre notre téléphone, fermer les onglets inutiles de notre navigateur et informer notre entourage que nous avons besoin de calme. Il est difficile de nos jours de fonctionner sans téléphone portable, parce qu’il engrange toutes les distractions, les applications utiles, et les notes professionnelles. D’où l’utilité de nous focaliser sur ce qui nous préoccupe dans l’instant, et pourquoi pas de prévoir une pause accompagnée d’un changement de position, d’orientation du regard sur l’espace qui nous entoure.
Prendre soin de soi : une bonne nuit de sommeil, une alimentation saine et une activité physique régulière contribuent à améliorer la concentration. Cette dernière indication est essentielle à toute activité. C’est elle qui conditionne toutes nos directions et toute notre énergie.
Rod Laver, joueur de tennis australien disait : « Si votre esprit s’égare à l’entrainement, il fera de même au cours d’un match. Lorsque nous grandissions en Australie, nous devions travailler aussi fort mentalement à l’entraînement que nous le faisions physiquement. Si vous n’étiez pas alerte, vous pouviez recevoir une balle sur la tête. J’avais l’habitude de m’efforcer à me concentrer davantage dès que je me sentais fatigué, car c’était habituellement le moment où la concentration commençait à me faire défaut. Si je me sentais fatigué à l’entraînement, je m’imposais de travailler plus fort pendant dix ou quinze minutes de plus et j’ai toujours cru que je bénéficiais plus de ces quelques minutes supplémentaires que de toute la séance d’entraînement. »
Sébastien Coe, athlète et homme politique britannique disait : « Lorsqu’on court les 1500 mètres, il faut se concentrer seulement sur ce qu’il y a à faire et ne pas laisser autre chose embuer son esprit. Souvent, une brève perte de concentration suffit à faire la différence entre la victoire et la défaite. »
Lien vidéo de Sébastien Coe à Zurich en 1984 :
Dans le domaine sportif, les difficultés d’attention résident dans les distractions liées aux pensées ou par d’autres événements et émotions. Beaucoup d’athlètes n’arrivent pas à centrer leur attention sur leurs échecs ou leurs erreurs. D’où l’intérêt de travailler sur ce poids du passé en étant accompagné. (lien Psychologies)
« L’inquiétude de l’avenir peut également venir perturber cette concentration. Les jeunes athlètes sont particulièrement exposés aux événements futurs et se concentrent sur les conséquences de certains gestes. Cette façon de penser se traduit par l’interrogation « Et si » :
Et si on perd cette partie ?
Et si je suis encore retiré des trois prises ?
Et si je commets une autre erreur ?
Et si je suis blessé ?
Et si je laisse tomber mes coéquipiers ?
Et si je ne suis pas assidu à mon nouveau programme d’activité ? » (Psychologie du sport et de l’activité physique, de R. S. Weinberg et D. Gould)
Là aussi, il est possible d’être accompagné psychologiquement afin de pallier à cet écueil. (lien réservez votre séance)
Cultiver la motivation c’est trouver son moteur.
La motivation est un élément clé de la réussite. La motivation intrinsèque tout particulièrement est ce moteur infini à toute possibilité d’accomplissement. Elle renvoie non seulement à la direction mais également à l’intensitéde l’effort. En cela, il est indispensable de connaître les motifs d’implication ou d’engagement de chacun.
Pour la cultiver, il est important de :
Identifier nos objectifs : qu’est-ce qui nous motive réellement ? Quels sont nos rêves et aspirations ? Qu’est-ce qui nous fait vibrer ? Qu’est-ce qui nous correspond ? Dans quelle discipline sommes-nous à l’aise ou ressentons-nous le plus de plaisir ? Si pour pratiquer une activité physique et sportive, notre unique motivation est d’améliorer notre condition physique, il est fort à parier que nous ne tiendrons pas très longtemps dans cette dynamique.
Si nous activons le mode plaisir et le mode passion pour exercer ou pour pratiquer une activité, il est possible de la rendre régulière et durable. Plus nos objectifs sont internes, personnels, et plus nous serons en mesure de les exaucer, déployant tout notre temps, et tous nos efforts à cette pratique, sans même prendre conscience du temps, des efforts et de l’énergie que nous dépensons. Cette réalisation personnelle peut être mise en place lors d’une séance d’hypnose (lien hypnothérapie)
Fixer des objectifs SMART : nos objectifs doivent être Spécifiques, Mesurables, Atteignables, Réalistes et Temporellement définis. Ceci vaut à la fois pour les entreprises et pour les individus. Il peut être judicieux de noter sur un papier tous les aspects de ce SMART, en tentant de les développer au mieux. Cela ne demande que quelques minutes, tout particulièrement si vous ressentez une aspiration profonde pour une activité.
Visualiser le succès : prenez quelques minutes chaque jour pour imaginer de manière vivante la réalisation de vos objectifs. Cette visualisation s’accompagne du ressenti et de l’auditif. Une séance d’hypnothérapie peut accompagner de façon certaine dans l’atteinte de ce but. (lien réservez votre séance).
Célébrer ses victoires : chaque étape franchie est une victoire. Prendre le temps de les savourer, cela nous motivera à continuer. En effet, il est indiqué de prendre pleinement conscience d’une réussite, d’une étape franchie, de la signature d’un contrat, du gain d’une compétition, de la réalisation d’une geste biomécanique, d’une technique ou d’une stratégie de groupe. Le plus efficace reste sa célébration partagée en petit groupe, avec des personnes que nous affectionnons particulièrement. Cela marque de façon très positive un cycle et propose l’ouverture d’un autre cycle, dans les meilleures conditions.
S’entourer de personnes positives : l’entourage a une influence importante sur notre motivation. Nous entourer de personnes qui nous encouragent et nous inspirent. Cela ne court pas les rues. La famille, les proches ne sont pas toujours des personnes référentes parce qu’à travers leurs réactions ou leurs conseils, ils révèlent leurs propres peurs, et freinent plutôt que de motiver. Les personnes formées pour cette initiative peuvent nous accompagner de façon efficace.
Gérer les échecs : les échecs font partie du processus d’apprentissage. Il ne s’agit pas de les prendre comme des défaites personnelles, mais comme des opportunités d’amélioration. C’est toujours très facile à dire. Il est surtout judicieux de comprendre que le sentiment de frustration ou de déception est normal. C’est un intervalle émotionnel qu’il est important de travailler afin d’écourter et de minimiser avec l’expérience. Cette gestion demande un apprentissage approfondi.
Conclusion
Développer notre concentration et notre motivation n’est pas une tâche facile, mais c’est un investissement précieux pour votre réussite personnelle et professionnelle. En mettant en pratique les conseils et les techniques présentés dans cet article, Il est possible d’apprendre à mieux gérer notre attention, à rester motivé et à atteindre nos objectifs. Pensons souvent que la clé du succès réside dans le plaisir, donc l’agréabilité, la persévérance et la pratique régulière.
L’exemple de Novak Djokovic, tennisman serbe de 37 ans.
Introduction
La frustration est une émotion universelle que chacun de nous éprouve à divers moments de notre vie. Qu’il s’agisse de petits désagréments quotidiens ou de défis majeurs, la frustration peut affecter notre bien-être mental et physique. Cet article explore en profondeur ce qu’est la frustration, ses causes, ses effets et des stratégies efficaces pour la gérer.
La Frustration ?
La frustration est une réponse émotionnelle à une situation où nos besoins, désirs ou attentes ne sont pas satisfaits. Elle survient lorsque nous sommes bloqués ou empêchés de réaliser un objectif que nous considérons important. La frustration peut se manifester de différentes manières, allant de l’irritation légère à la colère intense.
En général, la frustration amène à ressentir des émotions négatives débouchant sur la déception, la colère. Il est en lien étroit avec le sentiment d’impuissance. Ce sentiment peut être compensé par des habitudes comportementales ou alimentaires peu positives pour l’être humain. Aussi, c’est le sentiment que nous ne pouvons pas avoir de prise sur un événement soit interne soit externe.
D’après le dictionnaire LeRobert, la frustration est une insatisfaction ou une déception. Son contraire est la satisfaction ou la gratification.
Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de R. Doron et F. Parot, sous le chapitre sur la frustration, il est inscrit : « La privation est le manque d’un objet susceptible de satisfaire un besoin. La frustration prend une résonnance subjective : la privation de satisfaction est vécue comme le résultat d’un refus opposé par autrui.
Dans son étude dynamique de la personnalité et des groupes, K. Lewin s’est beaucoup servi de la séquence de frustration agressivité-régression. S. Freud a mis en évidence dans les échecs de certains patients, une intention inconsciente de se refuser eux-mêmes la satisfaction désirée. La frustration nécessaire des désirs du patient dans la situation psychanalytique fonde la règle d’abstinence. »
Rappelons que le besoin est « un état de déficit ou d’écart à l’équilibre homéostatique qui déclenche chez l’organisme des comportements propres, en aboutissant à l’acte consommatoire, à combler le déficit, à rétablir l’équilibre. »
Dans cette perspective, il existe des besoins primaires biologiques tels que la faim, la soif, la fatigue, le besoin sexuel, et des besoins secondaires, « conçus tantôt comme des mécanismes motivationnels moins directement vitaux, mais au service des besoins primaires (besoin d’imitation, d’affiliation au groupe, etc.), tantôt comme des motivations greffées par l’expérience à des objets de satisfaction intermédiaires par rapport aux satisfactions primaires ou dérivées d’elles (on parle alors de besoin ou drive acquis). »
Selon le dictionnaire international de psychanalyse, sous la direction de A. de Mijolla, « le mot « frustration », devenu courant désormais, désigne l’état dans lequel se trouve la personne qui se refuse, ou à qui l’on refuse, dans l’immédiat ou à jamais, une satisfaction pulsionnelle. (…)
Melanie Klein considère la frustration comme ce qui instaure le principe de réalité et module le fonctionnement psychique. « Dès l’âge le plus tendre, les enfants apprennent à connaître la réalité par les frustrations qu’elle leur impose. Ils se défendent contre elle en la rejetant. Cependant, le problème fondamental et le critère de toute capacité ultérieure d’adaptation à la réalité , c’est leur aptitude à supporter les frustrations nées de la situation œdipienne. »
Jacques Lacan, dans son séminaire sur la relation d’objet dit : « La frustration est par essence du domaine de la revendication. Elle concerne quelque chose qui est désiré et qui n’est pas tenu, mais qui est désiré sans nulle référence à aucune possibilité de satisfaction ni d’acquisition…C’est sur le plan imaginaire qu’elle se situe. »
Les Origines de la Frustration
1. Les résistances Externes
Les obstacles externes sont des facteurs situés en dehors de nous qui entravent nos efforts. Ils peuvent inclure :
Contraintes temporelles : Manque de temps pour accomplir des tâches importantes.
Au tennis par exemple, les dates de tournois amènent les joueurs à établir des calendriers. Il suffit d’une contrariété familiale ou une maladie pour déstructurer ce calendrier. Mon rôle est de pallier à ces difficultés à temps, afin de ne pas trop perturber les prévisions.
Ressources limitées : Absence de ressources nécessaires, comme l’argent, les compétences ou l’aide. Il est courant que nous ne fournissions pas les efforts nécessaires faute de financement. Souvent, j’entends dire : « Si j’avais plus d’argent, je le ferai… »
Interférences : Actions d’autres personnes ou situations imprévues qui perturbent nos plans.
Ce que nous appelons interférences peuvent renvoyer à tout ce qui est incontrôlable comme le climat. Le footballeur ou le rugbyman doit s’adapter en permanence aux aléas météorologiques. Il suffit d’un manque de motivation intrinsèque pour mettre un frein à l’accomplissement d’une performance le jour de la compétition. J
e suis là aussi pour aider à libérer la parole afin d’évacuer toutes les ondes négatives en lien avec des souvenirs persistants. Je prends pour exemple Antoine Dupont, rugbyman de haut niveau, qui pendant la coupe du monde de septembre 2023 a dû subir une blessure assez importante sur la pommette droite, et qui a dû s’absenter de la compétition mettant à mal les tactiques et les stratégies du sélectionneur du rugby à XV Fabien Galthié.
Les obstacles internes sont liés à nos propres perceptions, croyances et attitudes. Ils peuvent inclure :
Manque de confiance en soi pour accomplir une tâche. Ce manque de confiance en soi révèle tous les doutes qui sont là depuis très longtemps que nous n’avons pas résolus. Le doute persiste s’il n’est pas rapidement élucidé et éludé.
Il est important de dire que le doute est indispensable pour progresser ou s’améliorer, mais ne doit qu’être un prétexte à cette progression. Son existence doit être rapide afin de ne pas s’étendre de façon globale.
Perfectionnisme : c’est un désir de perfection qui peut mener à la déception. Dans le perfectionnisme, il existe le perfectionnisme harmonieux et le perfectionnisme névrotique. Il n’est pas interdit de faire en sorte qu’une tâche soit parfaitement réalisée.
Il est juste vital de prendre conscience que cela demande de l’entrainement et donc du temps. Le perfectionniste névrosé entre dans un processus problématique d’insatisfaction permanente. Le perfectionniste harmonieux prend acte de ses victoires, les fête et s’en sert pour donner suite à ses activités, avec la sensation d’avancer. Il prend ainsi conscience des étapes et des actions accomplies.
Croyances limitantes : Convictions négatives qui restreignent nos capacités. Souvent, nos croyances sont la conséquence d’une culture familiale, scolaire, ou universitaire, c’est aussi la conséquence d’une culture sportive liée à un coach, un encadrement spécifique, d’un pays en particulier. Il est important de les prendre en compte afin de les moduler et non pas d’y faire front directement, ce qui réveillerait les mécanismes de défense de l’individu. Je sais que certains coachs ont abîmé des carrières et surtout la santé mentale de sportifs professionnels en tentant de les humilier ou de minimiser leurs maux.
3. Les Facteurs Environnementaux
L’environnement dans lequel nous vivons et travaillons peut également contribuer à la frustration. L’environnement renvoie à cet aspect culturel. Nous baignons dans une société particulière et lorsqu’un comportement ou une attitude est adoubée par la majorité, il semble logique de le normaliser, sans prendre en considération les souffrances ou les frustrations que cela peut engendrer.
Les facteurs environnementaux incluent :
Stress au travail : Pression excessive, manque de soutien, ou conditions de travail difficiles. J’entends souvent des personnes dépendantes affectives de leur supérieur, et par manipulation ou emprise ont passé une grande partie de leur carrière professionnelle à tenter de satisfaire aux désirs et besoins de ceux-ci. Ce qui est aliénant et véritablement stressant, et ce qui peut aboutir à un burnout, c’est-à-dire un épuisement psychologique intense.
Problèmes familiaux : Conflits relationnels, responsabilités familiales lourdes. Là, l’héritage culturel familial joue un rôle excessif dans la création de frustrations telles que l’absence ou le manque d’estime de soi. Il peut arriver que les conflits dans le couple puissent entraver la motivation intrinsèque. Je prends pour exemple ce que les médias ont partagé sur Alexandre Zverev sur son jugement pour violence conjugale pendant le tournoi de Roland Garros en juin 2024. Cette procédure a dû entamer sa santé mentale au point de ne plus pouvoir gérer ses frustrations notamment dans la finale qui l’a opposé à l’espagnol Carlos Alcaraz, sur terre battue. Voici le lien : https://www.dailymotion.com/video/x8zw4pm
Conditions sociales : Discrimination, inégalités, ou manque d’opportunités.
Les conséquences de la Frustration
1. Sur la Santé Mentale
La frustration chronique peut avoir des effets négatifs sur notre santé mentale. Elle peut mener à :
Dépression : Sentiments de tristesse, de désespoir et de perte d’intérêt pour les activités quotidiennes.
Anxiété : Préoccupation excessive, nervosité, et peur face aux situations futures.
Burn-out : Épuisement émotionnel et physique dû à un stress prolongé.
2. Sur la Santé Physique
Les effets physiques de la frustration peuvent inclure :
Tension musculaire : Douleurs musculaires et maux de tête dus à une tension constante.
Problèmes digestifs : Indigestion, maux d’estomac, ou autres troubles gastro-intestinaux.
Troubles du sommeil : Difficulté à s’endormir, insomnie, ou sommeil non réparateur.
3. Sur les Relations
La frustration peut également affecter nos relations avec les autres. Elle peut entraîner :
Conflits : Disputes fréquentes et incompréhensions avec les proches.
Isolement : Tendance à se retirer socialement pour éviter les conflits.
Communication inefficace : Difficulté à exprimer ses besoins et ses émotions de manière constructive.
Accepter et gérer la frustration
1. Reconnaître et Accepter la Frustration
Le premier pas pour gérer la frustration est de la reconnaître et de l’accepter. Plutôt que de nier ou de réprimer vos sentiments, acceptez que la frustration soit une réaction normale aux défis.
2. Identifier les Sources de Frustration
Analysez les situations qui déclenchent votre frustration. Essayez de comprendre si elles proviennent d’obstacles externes, internes ou environnementaux. Une fois identifiées, vous pouvez développer des stratégies spécifiques pour les surmonter.
3. Modifier les Attentes
Réévaluer vos attentes peut vous aider à réduire la frustration. Si vos attentes sont irréalistes ou trop élevées, ajustez-les pour qu’elles soient plus en phase avec la réalité. Cela ne signifie pas abaisser vos standards, mais plutôt être plus flexible et compréhensif envers vous-même.
4. Développer des Compétences de Résolution de Problèmes
Apprendre à résoudre les problèmes de manière efficace peut diminuer la frustration.
Cela inclut :
Analyser le problème : Décomposer le problème en parties plus petites et gérables.
Générer des solutions : Brainstorming de différentes solutions possibles.
Évaluer les options : Peser les avantages et les inconvénients de chaque solution.
Mettre en œuvre la solution : Choisir la meilleure option et la mettre en pratique.
En général, l’être humain ne prend pas le temps de mettre en avant tous ces phénomènes de résolution de problème qui amènent pourtant à manipuler ou à annihiler la crise. Parce que la frustration peut être la source d’une crise grave, mettant en danger la santé mentale de l’individu. En cela, l’accompagnement d’un professionnel peut réduire le temps et l’énergie émis à cette résolution de la crise. (lien réservez votre séance) Une séance de psychologie peut être suffisante afin d’identifier la source et la teneur de cette frustration, afin qu’elle ne dure pas et ne devienne chronique.
5. Pratiquer l’auto-hypnose
L’auto-hypnose peut nous aider à gérer la frustration en nous permettant de rester centré et calme. Cette pratique nous apprend à observer nos pensées et émotions sans jugement, ce qui peut réduire la réactivité émotionnelle. Ce que nous appelons aussi pulsion ou impulsion. Tous ces phénomènes psychologiques peuvent être travaillés de façon approfondie en séance d’hypnose afin de maîtriser au mieux les techniques de manipulation des émotions et des sentiments, pour qu’ils nous servent. Parce que notre objectif est le plus souvent de devenir et d’être la meilleure version de soi-même.
6. Développer des Compétences de Communication
Une communication efficace peut prévenir et résoudre les conflits qui mènent à la frustration. Seulement, elle demande aussi beaucoup d’entrainement et particulièrement une disponibilité émotionnelle importante. Ce qui implique que nous avons déjà travaillé sur les obstacles ou les résistances internes. C’est un long apprentissage qui procure des facilités pour entrer en relation avec autrui de façon intelligente et intelligible.
Cela inclut :
Écoute active : Prêter attention à ce que les autres disent sans interrompre.
Expression assertive : Exprimer vos besoins et sentiments de manière claire et respectueuse.
Résolution de conflits : Chercher des solutions gagnant-gagnant lors de désaccords.
7. Prendre Soin de Soi
Prendre soin de votre bien-être physique et émotionnel peut réduire la susceptibilité à la frustration.
La plupart du temps, lorsque j’émets cette possibilité, les personnes qui se sont laissées aller aux émotions négatives destructrices ou qui ont fait passer les autres avant elles en permanences, me disent : « Je ne sais pas faire ça ». Je leur réponds alors qu’il est temps d’apprendre, que nous pouvons commencer dès maintenant, si elles le souhaitent.
Assurez-vous de :
Dormir suffisamment : Un sommeil de qualité aide à réguler les émotions.
Manger équilibré : Une alimentation saine peut améliorer l’humeur et l’énergie.
Faire de l’exercice : L’activité physique libère des endorphines, qui sont des hormones du bonheur.
De ne pas avoir d’addiction à l’alcool, aux drogues…parce que ce phénomène est source grandissante de frustration.
D’avoir une bonne hygiène de vie afin de garder toute lucidité face à une situation frustrante.
Ces facteurs font partis des besoins primaires de l’individu afin de se présenter de façon satisfaisante à lui-même et aux autres.
Techniques Avancées pour Gérer la Frustration
1. Thérapie par l’EMDR
La thérapie par EMDR est une approche thérapeutique efficace pour gérer la frustration. Elle se concentre sur la modification des pensées et comportements négatifs.
Les techniques EMDR incluent :
Restructuration cognitive : Identifier et remplacer les pensées irrationnelles ou négatives par des pensées plus réalistes et positives.
Exposition graduelle : S’exposer progressivement aux situations frustrantes pour diminuer la réactivité émotionnelle.
Entraînement aux compétences : Développer des compétences spécifiques pour gérer les situations difficiles.
2. Techniques de Relaxation dont l’hypnothérapie (lien page hypnothérapie)
Les techniques de relaxation peuvent aider à réduire la tension et la frustration.
Elles incluent :
Respiration profonde : Prendre des respirations lentes et profondes pour calmer le système nerveux.
Relaxation musculaire progressive : Contracter et relâcher progressivement chaque groupe musculaire pour réduire la tension.
Visualisation guidée : Utiliser des images mentales apaisantes pour induire un état de relaxation.
3. Journaling ou thérapie par l’écriture
Le journaling est un outil puissant pour gérer la frustration. Tenir un journal intime peut être un moyen sûr de non seulement évacuer ses émotions négatives mais également de les transformer en émotions positives.Cette thérapie peut être alliée à un accompagnement psychologique.
Écrire sur vos expériences et sentiments peut vous aider à :
Clarifier vos pensées : Mieux comprendre ce qui vous frustre et pourquoi.
Identifier des schémas : Reconnaître des tendances dans vos réactions émotionnelles, en lien avec votre éducation, le schéma de vos parents…
Trouver des solutions : Générer des idées pour résoudre les problèmes.
4. Thérapie de Pleine Conscience
La thérapie de pleine conscience combine des techniques de pleine conscience avec des interventions thérapeutiques.
Elle vous aide à :
Observer vos pensées et émotions : Développer une prise de conscience non jugeante de vos expériences internes. Ce qui est une tâche ardue, parce que souvent les personnes s’auto-jugent assez sévèrement, jusqu’à l’obsession.
Accepter les émotions difficiles : Apprendre à tolérer la frustration sans réagir de manière impulsive. C’est là aussi une tâche ardue, parce que le cerveau reptilien prend le dessus, et fonctionne de manière automatique ou réflexe. La première réaction est en général à pondérer, en prenant de la distance et du recul, donc en sortant de la situation ou de l’environnement frustrant rapidement.
Cultiver la compassion : Développer une attitude bienveillante envers vous-même et les autres. C’est un long apprentissage qui demande de la disponibilité intellectuelle et de l’énergie.
Conclusion
La frustration est une émotion inévitable, mais elle peut être gérée de manière efficace avec les bonnes stratégies. En reconnaissant et en acceptant la frustration, en identifiant ses causes, et en développant des compétences de gestion, vous pouvez réduire son impact sur votre vie. Que ce soit par des techniques de relaxation, la pleine conscience, ou la thérapie, il existe de nombreuses approches pour transformer la frustration en une opportunité de croissance et de résilience.
L’exemple de Novak Djokovic, tennisman serbe de 37 ans.
Sur les réseaux sociaux, il circule l’information sur Novak Djokovic qui est qu’il a travaillé de façon approfondie sur ses frustrations, mettant en avant ses ambitions de champion ou quand une ambition ou une passion prend le pas sur tout le reste.
Il aurait écrit : « En janvier 2012, je bats Nadal en finale de l’Open d’Australie. Le match dura 5h53, le plus long de l’histoire de l’Open d’Australie et la plus longue finale d’un Grand Chelem dans l’ère Open (…) Après ma victoire, je m’assois dans le vestiaire. Je voulais une chose : goûter du chocolat. Je n’en avais pas goûté depuis l’été 2010. Milijan m’a emporté une tablette de chocolat. J’ai cassé un carré, un petit carré, et je l’ai mis dans ma bouche pour le laisser fondre sur ma langue. C’était tout ce que je m’autorisais. C’est ce qu’il m’a coûté pour devenir numéro un. »
Cela semble être un extrait de son livre « Serve to win : Novak Djokovic’s life story sith diet, exercise and motivational tips » (Service gagnant : une alimentation sans gluten pour une parfaite forme physique et mentale )
La discipline et la rigueur de ce tennisman de légende confirme le travail de préparation de fond qu’un être humain peut mettre en œuvre afin de garantir d’une bonne forme psychique et physique.
Il est à rappeler que Novak Djokovic a remporté vingt-quatre tournois du Grand Chelem, dix fois l’Open d’Australie, trois fois Roland Garros, sept fois Wimbledon et quatre fois l’Us Open.
@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.
Lorsque je parle de santé mentale, je parle d’un bon état psychologique ou d’équilibre interne. Ce sujet me semble primordial pour toutes les personnes en lien avec la société, avec les autres. En effet, pour rentrer en relation avec une tierce personne, il est admis que les notions de respect ou de politesse soient acquises. En outre, pour rendre agréable une relation humaine, il est primordial que l’on se connaisse, qu’on se sente disponible mentalement.
Le sportif de haut niveau.
Le sportif de haut niveau est touché par ce sujet de façon encore plus cruciale. Il est voué à performer, s’entraîner pour concourir, pour entrer en compétition lors d’événements nationaux et internationaux. En cela, cette recherche de performance le soumet à une pression intense. Il est engagé dans des challenges physiques et psychologiques énormes, et qui ont un impact direct sur leur bien-être et sur leur carrière.
Entrer dans ce système de fonctionnement peut chambouler toute une vie, tout un plan de carrière, toute une organisation autour de ce sportif de haut niveau. Il est donc impossible qu’un sportif de cette envergure ait à s’entraîner seul à la fois physiquement et psychologiquement. Un accompagnement important lui est ainsi nécessaire pour dépasser ses limites, pour entrevoir être le meilleur.
Les risques sont alors grands et les problèmes de santé mentale sont légion chez cette catégorie de personnes. Il est ainsi primordial de sensibiliser le sportif de haut niveau et ceux qui l’entourent de l’ampleur des dégâts que peut avoir un tel engagement.
C’est pour cette raison principale que nous pouvons penser que tout le monde ne peut être sportif de haut niveau. Il importe qu’il ait des prédéterminations sociales, familiales, financières, physiques et psychologiques.
Sport santé mentale : Les dangers potentiels qui touchent les sportifs.
Les athlètes de haut niveau ont la nécessité de réussir malgré les différents facteurs tels que :
L’exposition médiatique, via les médias, et les réseaux sociaux : je sais que le sportif de haut niveau est obligé de travailler activement sa visibilité non seulement pour obtenir des subventions via les sponsors, mais également pour animer socialement les spectateurs.
Un sportif de haut niveau n’est pas forcément considéré comme un sportif professionnel, surtout s’il n’est pas payé pour s’entraîner et obtenir des médailles. Ce qui ajoute à cette pression quotidienne. Les contrats avec les grands groupes d’équipements imposent quelques règles que le sportif doit suivre au risque de se voir supprimer ses indemnités.
C’est en cela que les origines sociales sont aussi importantes pour la poursuite ou non d’une carrière. Une personne d’origine sociale moyenne ou élevée aura plus de chance d’accéder plus rapidement et plus aisément au haut niveau. L’accompagnement des deux parents joue un rôle primordial dans cette réussite.
Dans cette même optique, les réseaux sociaux sont également le lieu de harcèlements, d’insultes ou de sollicitations diverses et variées. Je sais qu’un sportif de haut niveau a connu les revers de son succès à travers la demande d’un père de famille d’un maillot de son club pour son fils malade. Le sportif n’ayant pas répondu, il l’a accusé d’avoir tué son fils.
Toute cette exposition peut être néfaste et ainsi nuire à la santé mentale du sportif de haut niveau. Un accompagnement psychologique régulier est nécessaire afin de réguler ses émotions : (lien vers la page prestation psychologie sociale)
L’excellence permanente, ce qui suppose l’exposition à des phénomènes mentaux classiques : je sais que beaucoup sont confrontés à des angoisses, de l’anxiété et des peurs. Si un sportif a une basse estime de soi, cela va amplifier ces phénomènes. Il est ainsi demandé à ce sportif de travailler sa confiance en soi.
Un socle primordial à l’atteinte d’une performance. Ceci peut être réglé par un accompagnement psychologique efficace, faisant appel à l’hypnothérapie par exemple. (Lien interne au site vers la page hypnothérapie).
La spécialisation précoce : quand un sportif est engagé trop tôt dans une unique pratique, cela peut accentuer les problématiques sociales et émotionnelles. Sa vulnérabilité peut être heurtée tout particulièrement s’il est pris en charge par des entraîneurs ou des coachs malveillants, peu compétents.
Les blessures peuvent être un réel frein à la continuité d’une carrière. Ces blessures peuvent être le résultat :
D’un surmenage : pas assez de temps de récupération, ou une charge trop lourde de travail. Ce que l’on peut aussi appeler le burn-out (lien vers les apprentissages et le livre sur le burnout).
D’une mauvaise alimentation : l’hygiène alimentaire est variable selon les spécialités sportives. Celles-ci peuvent conduire à des troubles tels que l’anorexie ou la boulimie.
Du peu de temps de sommeil : l’insomnie et les troubles du sommeil ont un impact important sur la santé mentale, sur le rééquilibrage psychologique.
D’une anxiété importante qui peut mener à la dépression.
De l’usage de substances : les addictions à l’alcool, aux médicaments, aux drogues tels que la cocaïne par exemple peuvent avoir un effet néfaste sur la santé mentale du sportif.
De la spécificité du sport : les sports de combat ou mécaniques ou de l’extrême sont plus sensibles à ce sujet.
De l’âge qui peut mener à penser à une transition vers une activité professionnelle moins physique.
Les solutions pour mener une carrière sportive durable et passionnante : le guide.
Un accompagnement à tous les niveaux : psychologique, physique, mental, financier, communicationnel sur la toile et pour les interviews. Je ne le dirai jamais assez, il est primordial de permettre au sportif de s’exprimer librement, et de lui donner des outils à une bonne gestion de ses émotions. Tout un STAFF peut être vital au meilleur fonctionnement émotionnel du sportif de haut niveau.
Parce que le sport de haut niveau exige un engagement et une attention constants, cela implique un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.
Il est impensable de ne se consacrer qu’à un unique domaine. Parce que l’individu est multidimensionnel, il est appelé à varier ses activités, ses lieux, son entourage, à voir sa famille, à fonder sa propre famille qui peut être une famille traditionnelle ou tout simplement ses amis, à sortir de temps à autre de cet environnement de pression, permettant ainsi un vrai lâcher-prise.
Se souvenir des raisons pour lesquelles il s’est engagé dans ce sport, dans cette carrière le plus souvent et tout particulièrement lorsque des échecs ou les blessures s’accumulent ou lorsqu’une personne très négative vient polluer les émotions et les motivations du sportif. Le sens de cet engagement est primordial.
Dans ce contexte, je conseille à chacun de se remémorer les moments de joie, de réussite, d’accomplissement personnel, les applaudissements du public et les compliments des proches…
Visualiser à nouveau ces moments-là par le biais de vidéo ou tout simplement par le biais de la technique de visualisation peut être très efficace. L’athlète plongé dans cette routine envisagera de façon plus sereine et plus claire son cheminement sportif. La conservation de cette passion est ainsi internalisée et ancrée dans les programmes mentaux du sujet.
Établir des objectifs à court terme avec des feedbacks constructifs fréquents est le fondement de toute réussite à moyen et long terme.
Fêter ses réussites en se permettant de s’esclaffer, en les partageant avec les personnes aimées, en les exposant au public est un outil imparable pour mentionner de façon passionnante un engagement continu.
Des temps d’arrêt pour faire le bilan de ses motivations internes et externes. L’argent n’est pas une motivation suffisante à l’accomplissement d’une carrière.
Exemple d’un sportif de haut niveau avec une carrière longue et réussie : Kévin Mayer, décathlonien français.
Depuis 2009, à l’âge de 17 ans, il gagne des médailles dès son implication dans ce qu’on appelle l’octathlon des championnats du monde cadets à Bressanone. Sa médaille d’or aux championnats du monde juniors de 2010 au Canada, son titre mondial aux championnats du monde juniors en 2011, sa qualification olympique aux jeux de Londres de 2012, aux jeux de Rio en 2016 avec une médaille d’argent lui ont permis d’être nommé chevalier de l’Ordre national du mérite.
En 2017, une médaille d’or aux championnats d’Europe d’heptathlon en salle à Belgrade, son titre mondial au décathlon de Londres en 2017, champion du monde d’heptathlon en salle à Birmingham, et la pulvérisation du record du monde du décathlon d’Eaton, avec un total de 9126 points…
Il a dû se remettre de ses blessures, en s’imposant en 2021 lors de l’heptathlon européen en salle en Pologne, et en obtenant une deuxième médaille olympique d’argent à Tokyo 2020 (qui ont eu lieu en 2021 à cause de la crise du COVID).
Médaillé d’or en 2022 lors des championnats du monde dans l’Oregon, il devient pour la troisième fois champion d’Europe d’heptathlon en salle.
Sa douleur au tendon d’Achille l’a vu abandonner les championnats du monde à Budapest.
Son interview du 11 juin 2024 sur France télévision montre chez lui toute sa sensibilité et cette recherche permanente d’équilibre et de performance.
Lors de cette interview, le visage marqué et la fatigue soulignée, Kevin Mayer relève plusieurs facettes de sa personnalité, et surtout ses difficultés à maintenir son niveau européen et mondial.
Sa sensibilité : libéré en accédant aux minimas pour les Jeux Olympiques.
Ses faiblesses : la baisse de tension.
Sa vulnérabilité lorsqu’il dit qu’il ne sait pas.
Ses excuses face aux téléspectateurs, sur « le show » qu’il a donné aux 1500 mètres.
Sa satisfaction d’avoir atteint les minimas.
« Toute la pression d’une année très très compliquée ».
Sa déchirure à l’ischio.
Son processus d’acceptation avec le fait de ne pas aller aux jeux.
Sa redescente.
Son manque de fierté, donc son insatisfaction.
Son mental de compétiteur.
Le fait qu’il ait fait le taff.
Son contentement pour son coéquipier Makenson Gletty.
Ses affinités avec cet autre athlète.
Leurs entraînements communs à Montpellier.
Il souligne que Gletty s’est entouré des bonnes personnes lui permettant de dépasser certains « vices ».
« Il a trouvé ce qu’il lui fallait et depuis il est en train d’exploser ».
« Si j’avais pas existé, il aurait fait le record de France, donc très très fier de cette jeunesse qui pousse ».
Il revient sur ce qu’il retient de ce que certains français ont dit : « À tous les français qui disaient qu’on serait pas présent l’année 2024, parce qu’il y avait pas assez de résultats dans l’athlétisme, ben j’espère que tous les résultats de tous nos jeunes français vous font changer d’avis ! »
Certaines données liées aux dangers rencontrés par le sportif de haut niveau et les solutions pour une carrière longue sont découvertes par les mots et l’attitude de Kevin Mayer. Nous devinons tous les efforts et les sacrifices consentis par ce grand champion afin d’atteindre, du haut de ses 32 ans, le niveau qu’il ambitionne.
Il se met déjà en position de doyen, en parlant des jeunes qui poussent, se rappelant certainement à une réflexion inévitable que la suite ou l’arrêt de sa carrière après les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Nous ne pouvons qu’être heureux et fiers de son parcours, émus par sa passion pour le décathlon, invoquant le fait qu’il s’est permis d’être accompagné non seulement par ses parents mais également par une équipe adaptée à ses besoins.
Sa kiné, qui est également sa compagne semble être pour lui un réel soutien psychologique. Il a déclaré en 2022 aux États-Unis : « Si je suis ce que je suis aujourd’hui, c’est grâce aux cinq ans que je viens de passer avec Delphine ». Il a semblé évoquer des peurs liées à un blocage mental après une chute au saut à la perche.
Tout est une question de préparation mentale, et psychologique d’évacuation des peurs, de désensibilisation et de reprogrammation. Je vous invite à suivre ce lien pour surmonter au mieux ces blocages : la technique la plus efficace et la plus usitée est l’EMDR. (lien vers la page prestation ou EMDR)
Maîtriser le stress: Techniques de visualisation et de relaxation pour un quotidien apaisé.
L’exemple de Teddy Riner, judoka français.
Maîtriser le stress semble être un aphorisme malaisé. En effet, quand le stress est bien présent, il est déjà trop tard. Le stress survient parce qu’on ne l’a pas travaillé suffisamment. Nous devrions ne plus ressentir de façon très troublante et dérangeante ce stress, si toutes les facettes de ce stress sont réglées en séance.
Commençons par une définition du stress. Il se caractérise par une mise en tension de nos sens, déclenchée soit par un facteur extérieur, soit par un facteur interne. Par exemple, «je me sens tendue quand je pense à mon examen du brevet. C’est le premier examen de ma vie». A 14 ans, âge classique de passage de cet examen, nous sommes confrontés à une première expérience.
En même temps, tout est mis en avant, dans le système scolaire, pour nous préparer à cette éventualité. Le stress survient parce que c’est la première fois, il persiste quand nous sortons quelque peu du système, il s’accentue quand nous en sortons complètement. Et viennent les émotions négatives, les critiques sur le système dans lequel nous ne nous sommes pas donnés la possibilité d’entrer, pour essayer de réussir.
Bien sûr, plusieurs paramètres rentrent en compte dans cette négation du système :
Des problèmes psychologiques en lien avec des relations délétères avec des membres de la famille, des amis, un prof, un décès, un déménagement… qui ne rendent pas disponible le sujet. Le refus du changement et l’obstination du sujet à vouloir maintenir ses désirs et ses fantasmes sans fournir de démarches méthodiques pour y accéder, en déconnexion complète avec la réalité. Ce qu’on peut appeler un déni.
Des croyances sur le système, conséquence des dires négatives sur ce système…
Un manque ou une absence de confiance en soi…
Un manque ou une absence d’estime de soi.
Un très mauvais accompagnement : parents, profs…
Un environnement peu propice aux apprentissages.
Cette liste n’est pas exhaustive et peut aisément être complétée selon les expériences de chacun.
Cette démonstration relève qu’il existe déjà un stress en soi, à surmonter. C’est pour cette raison que nous pouvons affirmer que le stress est un fléau, pas seulement moderne, mais qui touche toutes les catégories socio-professionnelles, tous les domaines de la vie.
Nous pouvons ainsi considérer que ce stress est la conséquence :
D’exigences personnelles ou professionnelles qui dépassent nos propres capacités, nos propres compétences, qui dépassent également le délai auquel nous désirons accomplir un projet.
D’un rythme en inadéquation avec notre nature d’êtres humains.
D’une pression externe en rupture totale avec nos motivations intrinsèques.
Des incertitudes, des doutes trop persistants donc constants, que nous ne nous donnons pas la peine de résoudre, de dépasser.
Peut-on alors confirmer que ce stress est omniprésent ? Heureusement non, parce que notre espérance de vie risque clairement d’être raccourcie. On peut noter qu’il existe du stress négatif et du stress positif. Le stress négatif augmente les niveaux de cortisol, et attaque notre lucidité, nous freine, nous arrête. Le stress positif renvoie à une sécrétion d’adrénaline, un moteur important dans l’effectuation d’une tâche.
Par conséquent, le stress négatif menace notre bien-être psychologique et physique. D’après mes études et mon expérience professionnelle, je peux souligner qu’il existe des solutions pour gérer au mieux ce stress négatif, avant qu’il n’apparaisse. C’est comme se préparer à une compétition, c’est se préparer à la vie, aux contraintes de l’existence. C’est un véritable apprentissage, trop négligé par notre société.
Très simplement, et de manière très vulgarisée, nous connaissons les techniques de visualisation et de relaxation, des outils de respiration et de lâcher prise, qui demandent un temps pour soi, une prise de conscience du mal-être dans lequel nous met le stress négatif, et le déclic qui dit que ça suffit, c’est assez de devoir fonctionner de la sorte jusqu’à la fin de sa vie.
Parce qu’être calme et serein n’est pas naturel, c’est le fruit d’exercices et d’application de tâches très précises, d’abord généralistes et ensuite adaptées à chaque personne. Dans adaptation, il y a adéquation avec les traits et les états de personnalités du sujet. Dans cette adéquation, il y a appropriation de ces techniques par le sujet, avec ce qu’il est et ce qu’il connaît de lui.
C’est en ça que je mets en avant le verbe maîtriser. C’est dominer, connaître, posséder, contrôler. C’est un réel pouvoir que nous nous donnons d’être le plus souvent en équilibre dans ce monde en pleine mutation psychosociologique.
Plongeons dans le pouvoir de la visualisation
Dans notre pratique, la visualisation est synonyme d’imagerie mentale. Tout se déroule en soi. C’est probablement pour cela que certains s’offusquent de la simplicité de cette méthode. Et pourtant, il est déjà d’usage d’y penser. Bien évidemment ces images sont conduites par une motivation interne d’être accompagné dans un premier temps. Accompagné par une personne bienveillante, à l’écoute, et compétente. (Lien réservez votre séance d’hypnothérapie)
Cette visualisation est le résultat de création d’images et également de sensations kinesthésiques ou émotionnelles marquantes, qui seront amenés à servir d’ancrage. Très naïvement, il est indiqué d’induire un voyage intérieur, permettant de nous projeter dans un environnement paisible et ressourçant, détournant l’attention des sources de stress. Ceci peut être discutable parce que les sources de stress ne sont pas traitées, juste évitées. Les techniques d’hypnothérapie sont très efficaces dans ce sens et peuvent être ajustées à chaque problématique, à chaque sujet, à partir de la première séance d’anamnèse. (Lien avec la page hypnothérapie).
Comment pratiquer la visualisation ?
Dans un premier temps, il est judicieux de se faire accompagner. L’accompagnement est un véritable guide vers les différentes phases d’induction, d’approfondissement, de sortie de cet état.
Un lieu calme et confortable est nécessaire. Ça constitue une première bulle de protection.
Une position assise ou allongée est demandée.
L’apprentissage des techniques de respiration est indispensable, tout particulièrement celle qui consiste à respirer par le ventre, en gonflant le ventre à l’inspiration et en le creusant à l’expiration. Essayons déjà d’introduire cette technique dans notre quotidien. Nous constaterons que ce n’est pas si évident et facile que nous le prévoyons. Parce que si le stress s’insinue trop souvent en nous, c’est déjà parce que notre respiration n’est pas adéquate.
En effet, souvent, nous respirons mal, c’est-à-dire que soit nous arrêtons carrément de respirer pendant quelques secondes, soit nous respirons à l’inverse de ce qu’il faudrait, en inspirant en creusant le ventre et en expirant en gonflant le ventre. Ces habitudes inadéquates de respirations sont la première source de difficulté de lucidité face une situation de stress. Parce que le corps n’est pas oxygéné convenablement, que le cerveau et toutes les fonctions vitales ne trouvent pas les ressources naturelles de base.
Il est également admis de fermer les yeux, afin de se centrer sur ces propres sensations, ses visualisations internes…
Ces cinq indications peuvent servir de fondement ou de socle à une bonne séance d’hypnothérapie.
La séance d’hypnothérapie consiste en la saturation d’au moins trois sens chez le sujet, qui en général sont le visuel, l’auditif et le kinesthésique. Attention, les personnes dépendantes à une substances notamment à l’alcool peuvent avoir perdu cette faculté de visualisation, ou même de centration sur soi.
Pour celles et ceux qui ont déjà expérimentés une ou plusieurs séances d’hypnothérapie, il est possible de s’auto-hypnotiser.
En cela, je propose de s’exercer à imaginer un endroit où nous nous sentons à la fois bien et en sécurité. Selon l’approfondissement de cet état, nous pourrons concevoir que ces images paraissent réelles, comme dans un rêve, pendant l’étape du sommeil paradoxal.
Dans cette configuration, le lâcher prise est alors de mise. La liberté que nous nous donnons d’adhérer à l’imagination et à la visualisation des détails de votre endroit, via les paysages, les sons, les odeurs, les sensations et pourquoi pas du goût, est la clé à la création de notre bulle protectrice, dans laquelle tout stress négatif est exclu.
Les émotions les plus positives sont mobilisées, et laissent une empruntes qui peut durer le temps que nous le souhaitons, et le temps que nous nous permettons de l’appeler à nous. L’idée est bien sûr de savourer ce moment de bien-être.
La sortie de la séance en douceur est importante, afin de revenir dans l’ici et maintenant avec confort et sécurité.
La visualisation, une pratique aux multiples bienfaits
Réduction du stress et de l’anxiété : en nous transportant dans un havre de paix, la visualisation permet d’apaiser le mental et de diminuer les tensions corporelles.
Amélioration du sommeil : en favorisant la relaxation et la détente, la visualisation peut nous aider à trouver un sommeil plus profond et réparateur.
Renforcement de la confiance en soi : en visualisant des situations de réussite, nous pouvons booster notre confiance en nos capacités et nos talents.
Stimulation de la créativité : l’imagerie mentale peut libérer notre créativité et nous aider à trouver de nouvelles idées et solutions.
La relaxation : un allié précieux pour le bien-être
Au-delà de la visualisation, de nombreuses techniques de relaxation permettent de relâcher le stress et de retrouver un état de calme intérieur. Parmi les plus populaires, nous retrouvons :
La respiration profonde : en se concentrant sur notre respiration, nous ralentissons le rythme cardiaque et nous favorisons la détente du corps et du mental.
La relaxation musculaire progressive : cette technique consiste à contracter puis relâcher chaque groupe musculaire du corps, permettant ainsi de libérer les tensions accumulées.
La méditation : la méditation consiste à porter notre attention sur le moment présent, sans jugement, favorisant ainsi la clarté mentale et la paix intérieure.
Le yoga : associant des postures physiques, des exercices de respiration et de la méditation, le yoga permet de détendre le corps et l’esprit, tout en améliorant la souplesse et la force.
Intégrer la visualisation et la relaxation à notre routine
Pour profiter pleinement des bienfaits de ces techniques, il est important de les pratiquer régulièrement, si ce n’est tous les jours. Cela peut faire partie de ce que nous pouvons nommer l’hygiène de vie, à la hauteur du brossage de dents, de la douche, du coiffage, du sport ou de l’entretien physique… Idéalement, consacrer trente minutes chaque jour à la visualisation ou à la relaxation peut être très efficace lorsque nous sommes confrontés, par exemple à une lourde charge de travail. Nous pouvons choisir un moment calme dans la matinée pour nous préparer à la journée ou le soir avant de nous endormir pour favoriser un bon sommeil.
En conclusion
Le stress est une réalité de notre vie moderne, une réalité chez les sportifs de haut niveau, une réalité flagrante chez les professionnels exigeants et ambitieux, mais il est primordial de prendre la main sur ce stress négatif, afin de nous dominer, de ressentir le pouvoir que nous offrons d’agir de façon positive sur notre environnement. Grâce aux techniques de visualisation et de relaxation, nous disposons d’outils puissants pour retrouver calme et sérénité.
En intégrant ces pratiques à notre routine quotidienne, nous prenons soin de notre bien-être psychologiqueet physique, en cultivant une vie plus apaisée et harmonieuse, en accédant à un équilibre interne. Des conditions sine qua non à une disponibilité psychologique et intellectuelle, ayant un impact très positif dans nos relations aux autres.
L’exemple de Teddy Riner, 35 ans, judoka français, dans la prise en charge de sa préparation mentale, de la pression.
Voici le lien sur lequel vous trouverez l’interview de Teddy Riner.
Teddy Riner parle de pression plutôt que de stress. Il met en avant deux formes de pression : positive et négative. Il insiste sur le bon entourage de l’athlète afin d’éviter les burn-out, les dépressions et les blessures.
L’écoute et le suivi de l’athlète, dans toute sa carrière de haut niveau, sont, d’après lui nécessaires afin d’éviter ces dérives. Il parle de l’absence de tabou lié à la psychologie, à son entrée à l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance). Dans cette structure, il n’avait qu’une seule et unique personne, l’entraineur sur qui s’appuyer pour la psychologie, préparation physique, et l’entrainement du judo. Il voulait scinder ces trois domaines, se confrontant aux refus du Comité Olympique et de sa Fédération. Il a payé l’accompagnement d’une psychologue, d’un bon STAFF, qui répond présent, dans la compétition. Les enjeux des Jeux Olympiques ont ouvert cette possibilité à ce grand champion.
Il précise enfin que sans cet accompagnement, il aurait eu une autre carrière. Sa psy l’a aidé àcomprendre le haut niveau. « C’est cadré, et c’est être bon dans chaque élément même dans la préparation d’une saison, dans l’anticipation, écouter son corps un peu plus, faire ce qui est bon pour soi. Et ne pas faire le combat de trop, le geste ou l’entrainement de trop qui va vous emmener vers la blessure. (…) C’est grâce au mental que j’ai réussi à arriver jusque là et pas tant le physique » Il signifie que ce sport est à la fois routinier et équilibrant. L’unique question qu’il se pose aujourd’hui c’est : « Comment je vais faire pour arrêter ».
Teddy Riner est détenteur d’un record de onze titres de champion du monde, champion olympique à Londres en 2012, à Rio de Janeiro en 2016 puis par équipes mixtes à Tokyo 2020, médaillé de bronze à Pékin en 2008 et à Tokyo en 2021, quintuple champion d’Europe.
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