La perte, le deuil: définitions.

La perte, le deuil: définitions.

Article 31.1.

Introduction.

Cet article sur la perte et le deuil va me permettre de définir tout ce qui touche à la psychiatrie, à la psychanalyse et à la psychologie. Un second article mettra en avant les différents types de deuil, le processus classique et les solutions possibles pour en sortir avec douceur.

Pas facile pour moi d’avoir à écrire sur ce sujet. Il n’est jamais agréable de perdre quelqu’un ou quelque chose qui nous a tenu à cœur, qui a été là pendant les moments les plus intenses de sa vie.

A l’idée même de perte ou de deuil, toutes les histoires de vie me reviennent en tête.

Que ce soit la perte d’un être cher : un animal, un être humain,

la perte d’un objet : une maison ou une voiture, un objet de valeur : la montre de grand-père ou la robe de mamie, des photos, des vidéos, la perte d’argent,

que ce soit la perte de temps : une relation insignifiante, une série ou un film absurde,

que ce soit la perte de la santé physiologique et psychologique à cause d’une maladie, d’un accident,

que ce soit la perte de la jeunesse : le vieillissement peut être très mal vécu,

que ce soit la perte de poids : le résultat est un changement de perception de soi, du monde qui peut être mal vécu,

que ce soit la perte d’un travail : licenciement, démission, que ce soit la perte d’un amour, d’une amitié…

que ce soit la perte de soi, de son identité, de ses racines, de sa mémoire…

que ce soit la perte d’un idéal, d’espoir, d’envie, de désir, d’un rêve…

Toutes ces pertes peuvent être source de culpabilité, de regret, de remord, de nostalgie ou de mélancolie… de souffrance…

C’est en ça qu’il me semble primordial de traiter la manière dont nous pourrions gérer cette perte. Le travail de deuil est le processus le plus connu pour expliquer et remédier à ces sentiments douloureux, à cette souffrance de ne plus avoir accès concrètement au sujet ou à l’objet de la perte. Le plus remarquable chez l’être humain c’est que cette perte réveille classiquement et systématiquement à la mémoire des souvenirs positifs en lien avec ce sujet ou cet objet… dans un premier temps pour bien marquer l’absence… les regrets ou les remords en lien avec une culpabilité interne, source de maîtrise nécessaire à la situation.

Parce que le sentiment de puissance induit que nous aurions pu éviter cette perte… Et pourtant… Les aléas de la vie, les décisions prises par les autres, les émotions et les sentiments d’autrui sont également mis en exergue, si nous nous plongeons de façon rationnelle dans les conditions de réalisation de cette perte.

Je suis là pour vous aider à gérer vos émotions et tout particulièrement à distinguer ce qui est de votre responsabilité et de celle d’autrui, ou ce qui est de l’ordre des circonstances extérieures que nous ne pouvons pas maitriser. N’hésitez pas à prendre rendez-vous afin d’éluder cette souffrance et d’élucider les faits. (réservez votre séance).

Vous entendrez souvent des personnes dire qu’elles ne veulent pas faire le deuil de quelqu’un ou de quelque chose. Elles ont le droit de le proclamer et surtout de décider de la manière dont elles veulent vivre cette perte.

Vous entendrez également des personnes dire qu’elles n’arrivent pas à faire le deuil de quelqu’un ou de quelque chose, mais qu’elles n’osent pas demander de l’aide. Déjà, pour arriver à l’admettre, il s’agit d’avoir pu concevoir que cette souffrance interne soit en lien avec un drame personnel.

Vous entendrez enfin des personnes dire qu’elles sont perdues depuis la perte de quelqu’un ou de quelque chose. Ces personnes se noient dans des impossibilités d’évolution personnelle.

Quel que soit les circonstances, il est observé une stagnation psychique et physique, qui amène la personne à tourner en rond, ou à s’amenuiser, en restant dans cette zone de sécurité apparente qui à la longue devient destructrice.

Parce que l’être humain n’est pas fait pour stagner, parce que tout autour de lui évoque des changements inhérents à la condition humaine, il peut se retrouver piégé dans ses émotions, et ses sentiments négatifs…Se retrouver aigri et méprisant, agressif et violent, prostré et inconfortable dans la société qui l’entoure, remettant tout en question et ne trouvant sa place nulle part dans ce monde, hypersensible et se protégeant à outrance contre d’éventuelles intrusions dans sa vie… s’interdisant toute forme de relation d’amour ou d’amitié… se noyant dans la consommation de drogues ou d’alcool à outrance… sous prétexte de ne pas avoir à y penser.

Si vous pensez vous retrouver dans cette situation émotionnelle, je suis là pour vous aider. Réservez votre séance.

1.Le dictionnaire de psychologie.

la perte, le deuil.

Selon le dictionnaire de psychologie sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, Sigmund Freud a forgé le terme de travail de deuil « pour désigner le processus d’élaboration psychique qui s’effectue normalement dans l’appareil psychique après la perte d’objet. Par objet, il faut entendre non seulement une personne aimée, mais tout aussi bien une abstraction, un idéal.

La tristesse, l’inhibition le repli sur soi de la personne gravement endeuillée, la perte d’intérêt pour tout ce qui ne se rapporte pas à l’objet perdu, la perte du goût de vivre et de choisir de nouveaux objets d’amour apparaissent comme la conséquence économique de la mobilisation de toute l’énergie psychique disponible pour accomplir l’épreuve de réalité relativement à la perte d’objet, qui est déniée dans les couches profondes de l’inconscient.

Il s’agit en somme de lutter contre la tentation d’une psychose hallucinatoire de désir et de retirer l’investissement libidinal à l’objet. Cette tâche implique un investissement important tandis que l’existence de l’objet perdu est psychiquement maintenue.

La durée du déroulement complet du travail du deuil normal est de l’ordre de plusieurs mois. M. Klein a complété les conceptions freudiennes en montrant que le deuil remet en question la relation du sujet à ses objets internes et que le travail de deuil, qu’il soit normal ou pathologique, est la reproduction de la manière dont a été abordée et résolue une étape normale du développement de la première enfance, la position dépressive. »

2.Le dictionnaire de psychiatrie.

Selon le dictionnaire de psychiatrie de Jacques Postel, le deuil c’est un « état de perte d’un être cher s’accompagnant de détresse et de douleur morale, pouvant entraîner une véritable réaction dépressive et nécessitant un travail intrapsychique, dit « travail de deuil » (S. Freud), pour être surmonté.

On peut reconnaître, avec D. Lagache et M. Hanus, un deuil normal, un deuil compliqué et un deuil pathologique. Si le premier se liquide assez rapidement en passant successivement par les trois phases de détresse, de dépression et d’adaptation grâce aux processus de désinvestissement, d’intériorisation et d’identification à l’objet disparu, de culpabilité puis de détachement final, il n’en est pas de même pour les deux autres, qui entrent dans le cadre de la pathologie.

Le deuil compliqué se caractérise par un blocage du travail avec prolongation de la phase dépressive, réactions de stress (avec possibilité de manifestations psychosomatiques graves) et passages à l’acte suicidaires particulièrement fréquents.

Le deuil pathologique débouche sur la maladie mentale. Ses critères sont en retard dans l’apparition de l’affliction puis une prolongation de son évolution au-delà de deux ans et une menace réelle sur la santé psychique. Il peut s’agir d’une véritable psychose mélancolique ou maniaque (manie de deuil avec négation de la perte) ou d’un deuil obsessionnel, ou encore une hystérie de deuil.

Dans cette dernière forme, assez fréquente, l’endeuillé se comporte comme si le défunt était resté vivant. Il lui parle, garde sa place à la table des repas, son lit et sa chambre avec toutes ses affaires personnelles dans un cadre imaginaire de quasi réalité, véritable lieu de survie. L’identification au disparu se traduit par la reproduction plus ou moins inconsciente de ses symptômes, risquant d’aboutir à des troubles somatiques de conversion parfois très graves.

L’identification est devenue immuable et nécessite que le patient soit pris en psychothérapie pour que son deuil puisse être mobilisé et réélaboré jusqu’à son évolution normale. Les formes compliquées et pathologiques de deuil doivent en effet être traitées le plus précocement possible, d’abord par des traitements spécifiques pour les états dépressifs ou maniaques, puis par des thérapies d’inspiration psychanalytiques ; celles-ci sont normalement accompagnée de mesures de réadaptation sociale et affective.

Freud entreprend en 1915 une étude comparée du deuil et du processus mélancolique (Deuil et mélancolie, paru en 1917). Devant la reconnaissance de la disparition de l’objet externe, le sujet doit accomplir un certain travail, celui du deuil. La libido doit se détacher des souvenirs et des espoirs qui la reliaient à l’objet disparu, après quoi le moi redevient libre.

la perte, le deuil.

Klein, aidée des travaux de K. Abraham, va enrichir la conception freudienne (le Deuil et ses rapports avec les états maniaco-dépressifs, 1940) par sa découverte des espaces psychiques internes dont les qualités de bonté et de solidité sont mises à l’épreuve lors de la perte d’un objet externe.

Un travail de deuil, douloureux et normal, est déjà accompli par le tout petit enfant qui parvient à aborder et à élaborer les positions dépressives. Au cours de celles-ci, l’enfant prend conscience que la personne qu’il aime et celle qu’il a attaquée dans ses fantasmes destructeurs ne font qu’une. Il passe alors par une phase de deuil où l’objet externe aussi bien que l’objet interne sont vécus comme abîmés, perdus, abandonnant l’enfant à sa dépression. Ce n’est que peu à peu, avec douleur, que l’enfant, travaillant cette ambivalence et poussé par sa culpabilité dépressive, va parvenir à rétablir en lui un objet interne bon et sécurisant.

Une personne en deuil cherche, selon un processus semblable, à réinstaller en elle-même ses bons sujets, ses parents aimés.

Elle retrouve alors la confiance en l’être aimé à l’intérieur d’elle et peut supporter, grâce à cette présence interne, l’idée que l’être externe et disparu n’était pas parfait. L’échec de ce travail de deuil, lié aux états mélancoliques ou maniaco-dépressifs, transforme, selon M. Klein, « le mort en un persécuteur et ébranle aussi la foi du sujet dans ses bons objets intérieurs ».

3.Le dictionnaire international de psychanalyse.

Selon le dictionnaire international de la psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla, « l’expression « travail de deuil » décrit une série d’opérations psychiques conscientes et inconscientes entraînées par la perte d’un objet affectivement et pulsionnellement investi. Quand ce processus s’accomplit, le sujet, en proie au deuil, parvient progressivement, et dans un délai incompressible, à se détacher de l’objet perdu.

Douleur extrême, négation de la réalité, hallucination de la présence de l’objet et réalisation de la perte se succèdent de manière cyclique pour aboutir aux transformations psychiques qui devraient permettre l’attachement à de nouveaux objets. (…)

L’essentiel de la démonstration de « Deuil et mélancolie » consiste à mettre en lumière une communauté des traits dépressifs de ces deux états. Outre le sentiment de tristesse si contagieux, l’un et l’autre comportent trois éléments communs : la perte de l’intérêt pour le monde extérieur, la perte de la capacité d’aimer et l’inhibition de toute activité.

La suspension d’intérêt pour le monde extérieur se marque par l’arrêt, du jour au lendemain, de toute attention dirigée vers l’environnement proche ou lointain. Ce qui, la veille, revêtait la plus haute importance n’existe littéralement plus. Le seul autre état où se marque aussi manifestement un tel repli narcissique est le sommeil. D’ailleurs, cette coupure du monde extérieur permet alors au sujet d’accéder à son intimité, à son intériorité, à ses désirs inconscients par le biais d’un autre travail psychique : celui du rêve.

(…)

Si le sommeil est condition de restauration psychique, occasion de remobilisation à partir de ce qui est contenu en soi, on pourrait admettre qu’une certaine forme de restauration psychique s’accomplit également dans le deuil grâce à la suspension opérée à l’égard de tout stimulus externe. La perte de l’objet investi contraint à une entreprise de réaménagement psychique, elle se montre si absorbante qu’elle nécessite de renoncer à l’investissement de l’externe au profit de l’interne. Faire l’inventaire de ce qui ne sera jamais plus se révèle extrêmement absorbant.

Ce retrait de la libido attachée à l’objet, la déconstruction de toutes les attaches qui ont uni un sujet à un objet, ne peuvent qu’entraîner le deuxième mouvement caractéristique : la perte de la capacité d’amour.

La concentration exacerbée sur soi empêche toute considération des autres et nuit à la manifestation de tout lien tendre. Les investissements consacrés au Moi ne sont provisoirement plus disponibles pour des objets.

(…)

Freud fait l’hypothèse que l’attachement potentiel à un autre objet pourrait signifier le remplacement de l’objet. En se gardant de s’attacher à tout autre objet, le sujet pourrait s’exonérer de toute attention mortifère à l’égard de l’objet disparu. Imaginer, pour s’en défendre, avoir pu peser sur la réalité externe-ici, être susceptible d’entraîner la disparition de l’objet- est manière de refuser le réel. Ce réel de la finitude de l’objet existe en dehors, en dépit du désir du sujet, c’est l’objet même de la confrontation avec la réalité.

Pourtant, la coupure avec la réalité externe correspond paradoxalement à la nécessité de la reconnaître. Élaborer la perte dans la réalité objectale et subjective amène un sujet à se couper des autres éléments de la réalité. Ce qui permet alors d’apprécier la troisième caractéristique du travail de deuil : la cessation de toute activité.

L’inactivité et le mépris à l’égard de la réalité externe ne relèvent néanmoins pas de la seule concentration sur le travail de deuil. En effet, ce dernier comporte également des tentatives pour nier la réalité de la disparition de l’objet en niant toute réalité. Cette alternance entre reconnaissance et négation de la réalité rend compte de mouvements contradictoires et circulaires.

Le deuil se vit dans une dualité paradoxale. Dépasser la perte se marque par l’excès de présence de l’objet disparu dans l’activité psychique du sujet en deuil. Si l’objet est définitivement perdu, ce qui était placé, lové dans l’objet reste psychiquement accessible. Le deuil est fait d’excessive présence à un objet pour en reconnaître l’extinction définitive. »

Conclusion.

Chaque personne vit la perte comme il le peut et le veut. En tant que docteur en psychologie, il me semble primordial de recourir à une aide extérieure compétente afin de vous accompagner. Ici, Freud, Klein, Lagache, Hanus ou Abraham sont cités… Ce sont les recherches les plus mises en avant dans la littérature scientifique. Je les prends comme des références, mais je sais aussi que les itinéraires de vie sont uniques et il est indispensable de prendre en considération cette unicité afin d’accompagner au mieux le sujet concerné.

Voici un lien sur une conférence de Alain Deneux intitulé De la souffrance de la perte à la construction de soi.

https://www.youtube.com/watch?v=TP-_8spx0bU

Voici un lien sur Le deuil, une métamorphose infinie pour lire et entendre les différentes manières de vivre le deuil.

https://www.youtube.com/watch?v=HbxKVAdoIjk

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La Jalousie :  Ses Origines, Ses conséquences et Sa gestion.

La Jalousie :  Ses Origines, Ses conséquences et Sa gestion.

Article 27.

Introduction

La jalousie est une émotion humaine complexe et universelle, souvent mal comprise et difficile à gérer. Elle est souvent mal comprise parce qu’elle est source de conflit interne et externe, source de destruction. Elle est souvent difficile à gérer parce qu’elle est induite par l’éducation, la culture qui donne rarement les solutions à sa compréhension, à sa dissolution.

Qu’elle se manifeste dans une relation amoureuse, amicale, ou professionnelle, elle peut avoir des conséquences profondes sur notre bien-être psychologique et nos interactions sociales. En tant que docteur en psychologie, je peux vous aider à comprendre les racines de la jalousie, ses impacts sur la santé mentale, et les stratégies pour la gérer de manière saine.

(réservez votre séance).

La Jalousie ?

D’après le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, le sentiment de jalousie est « l’exigence d’une possession exclusive ; il est fait d’un conflit avec la réalité : seul, un objet imaginaire peut la satisfaire.

C’est pourquoi S. Freud, pour rendre compte de la jalousie morbide, fait intervenir le refoulement des fantasmes d’infidélité hétéro- et homosexuelle : le sujet projette sur le partenaire ses propres désirs d’infidélité et dissimule son intérêt homosexuel pour le rival. Les psychanalystes ont étudié la rivalité fraternelle : selon J. Lacan, le sujet investit l’image d’un autre qu’il imprègne d’une passion narcissique. « 

La jalousie est une émotion qui survient lorsque nous percevons une menace réelle ou imaginaire à une relation ou à une situation qui nous est chère. Elle est souvent accompagnée d’un mélange de sentiments tels que l’insécurité, la peur, la colère et la tristesse.

Contrairement à l’envie, qui est le désir de posséder ce que quelqu’un d’autre a, la jalousie implique le souci de perdre quelque chose que l’on possède déjà.

La Jalousie et ses formes.

La jalousie peut prendre plusieurs formes selon le contexte dans lequel elle se manifeste :

1.Jalousie Amoureuse :

la jalousie

La jalousie la plus investie est la jalousie amoureuse. La jalousie dans les relations amoureuses est la plus courante et la plus reconnue. Elle survient généralement lorsque l’un des partenaires se sent menacé par l’attention que l’autre porte à une tierce personne, ou par la peur de perdre son affection ou sa fidélité.

Selon Daniel Lagache, dans son ouvrage en deux volumes intitulé La jalousie amoureuse. Psychologie descriptive et psychanalyse (1947), « le sens de la jalousie amoureuse est un conflit entre l’amour jaloux et la réalité, l’amour jaloux désignant l’exigence d’une possession totale et exclusive du partenaire.

Mais la jalousie dépasse le cadre de la relation amoureuse pour être une manière d’exister où une part essentielle est donnée à la vie passionnelle et instinctive, jalousies normales et pathologiques se distinguant par leur degré plus que par leur essence.

L’apparition de la jalousie peut être renforcée par des facteurs actuels créant une situation d’insécurité et de frustration qui vient faire écho à des situations de frustration dans l’enfance, avec des réactions d’hyperémotivité et d’impulsivité que Lagache considère comme des facteurs prédisposant à la jalousie. Celle-ci peut occuper une place subordonnée dans toutes les entités cliniques, mais semble avoir une affinité élective avec le mode paranoïaque d’organisation de la vie psychique, caractérisant un niveau relativement primitif de l’évolution de la personne et de ses rapports avec autrui. »

« Daniel Lagache distingue trois types de liens amoureux : l’amour-communion, oblatif et captatif.

 

L’amour captatif implique la jalousie et le désir de possession totale, physique et morale, du partenaire : celui-ci est alors comparé à l’objet-idéal et totalement méconnu dans son altérité (sexualité, violence).

La jalousie évite le conflit interne en le déplaçant sur un conflit avec l’extérieur, vécu comme une demande de réparation de l’injustice ressentie.

Cela peut aller jusqu’à la jalousie homicide où, au-delà de la réalité de la victime, c’est toute la réalité interhumaine qui est niée », selon le dictionnaire international de la psychanalyse, sous la direction de Alain de Mijolla.

2.Jalousie Amicale :

Cette forme de jalousie se produit entre amis, souvent lorsque l’un d’eux ressent que leur lien est menacé par un nouvel ami ou une autre relation.

Dans l’amitié, il est souvent indiqué, dès le plus jeune âge des classements, des préférences que les enfants nomment comme ceci : « Adèle est ma meilleure amie… mais Célia est ma deuxième meilleure amie aussi… Souvent on se dispute avec Célia, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi elle n’est pas ma première meilleure amie. » Le triangle amical induit très souvent cette jalousie…

3.Jalousie Familiale :

La jalousie peut également exister entre membres d’une même famille, par exemple entre frères et sœurs, lorsque l’un d’eux pense que l’autre reçoit plus d’attention ou de privilèges de la part des parents.

J’ai reçu beaucoup de personnes dans cette configuration, une configuration qui est induite par les parents eux-mêmes, consciemment ou inconsciemment. Je prends exemple un père de famille qui, pour rappeler à son second fils qu’il a un grand frère, d’une première union, accroche le portrait de ce dernier sur les murs de la maison.

Un acte qui semble anodin mais qui provoque chez ce second enfant des symptômes physiologiques importants.

Il est à remarquer que tout ceci est insidieux, parce que ce second fils ne se permet pas de se sentir jaloux et refoule ce sentiment au point de se sentir étouffé par un besoin de perfectionnisme permanent.

4.Jalousie Professionnelle :

Dans le milieu du travail, la jalousie peut survenir lorsque l’on perçoit les succès ou les promotions de collègues comme une menace pour sa propre position ou reconnaissance.

Il est conçu que les personnes qui réussissent à gravir les échelons ou à être reconnues socialement ou économiquement peuvent être méprisées, voire humiliées par simple jalousie. C’est là que l’envie se mêle de façon subtile avec le sentiment de jalousie.

Souvent les femmes qui réussissent dans le monde professionnel sont soupçonnées d’avoir couché avec le patron (un homme)… Les belles femmes sont peu aimées par les autres femmes… Ce qui émet une atmosphère de jalousie et donc délétère…

Si vous êtes en proie ou victime de l’une de ces formes de jalousie et que vous n’arrivez pas à gérer vos émotions, n’hésitez pas à consulter et donc demander un rendez-vous via ce lien réservez votre séance. Parce que la chronicité de ce sentiment n’est pas viable et provoque des ressentiments irréversibles, qui vous détruisent et risquent de détruire soit la personne concernée par cette jalousie soit votre entourage.

 La Jalousie : ses sources.

la jalousie

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à l’apparition de la jalousie, qu’ils soient liés à des expériences personnelles, à des traits de personnalité, ou à des dynamiques relationnelles :

1.Insécurité et Faible Estime de Soi :

 

Les personnes ayant une faible estime de soi ou se sentant insécures sont plus susceptibles de ressentir de la jalousie. Elles peuvent croire qu’elles ne sont pas suffisamment bonnes ou dignes de l’affection ou de l’attention des autres, ce qui les rend plus vulnérables à la peur de perdre ce qu’elles ont.

Aussi, il existe un effet miroir entre ce que la personne ressent et ce qu’elle fait. Souvent, un sujet infidèle soit psychologiquement soit physiquement peut soupçonner son ou sa partenaire de faire la même chose.

2.Expériences Passées :

Les expériences passées, notamment les trahisons, les infidélités, ou les abandons, peuvent renforcer un sentiment de méfiance et de jalousie dans les relations futures. Les traumatismes émotionnels non résolus peuvent conduire à une hypervigilance face aux menaces perçues.

3.Attachement et Dépendance Émotionnelle :

Un style d’attachement anxieux ou une dépendance émotionnelle envers une personne peut intensifier les sentiments de jalousie. Ceux qui craignent l’abandon ou la perte d’une relation significative peuvent réagir de manière excessive aux signaux qu’ils perçoivent comme menaçants.

4.Concurrence Sociale ou/ sportive :

 

Dans certains contextes, comme le travail ou les relations sociales, la jalousie peut être alimentée par une culture de compétition, où les succès des autres sont perçus comme des échecs personnels.

Malheureusement, cela peut se produire dans le sport de haut-niveau. Voyons l’exemple de cette boxeuse italienne qui a perdu contre la boxeuse algérienne, et qui refuse de lui serrer la main à la fin du combat, aux jeux olympiques de Paris 2024.

https://www.liberation.fr/sports/jeux-olympiques/jo-de-paris-2024-la-boxeuse-algerienne-imane-khelif-gagne-facilement-son-combat-et-fait-enrager-matteo-salvini-20240801_25ZIRT2SY5DPLGJLZ7PEE476FA/

Les Conséquences de la Jalousie sur la Santé Mentale et les Relations.

Si elle n’est pas gérée, la jalousie peut avoir des conséquences négatives sur la santé mentale et la qualité des relations :

1.Stress et Anxiété :

La jalousie constante peut engendrer un stress et une anxiété chroniques, alimentant un cycle de pensées négatives et de préoccupations obsessionnelles. Cela peut épuiser mentalement et physiquement la personne concernée.

Le cycle obsessionnel doit être pris rapidement en charge pour éviter des dérives à la fois personnelles et sociales. (réservez votre séance)

2.Conflits Relationnels :

Les sentiments de jalousie peuvent conduire à des comportements de contrôle, des accusations, et des disputes fréquentes, ce qui peut éroder la confiance et la communication au sein de la relation.

Ces sentiments de jalousie persistent si on ne les prend pas en charge rapidement, provoquant des effets irréversibles sur la santé mentale de la personne concernée et sur la personne ciblée par ce sentiment.

Il est important d’élucider et d’éluder assez tôt ce sentiment pour qu’il ne soit pas banalisé. (réservez votre séance).

L’émission sur France 2, Ça commence aujourd’hui, renvoie à des témoignages poignants, de victimes de personnes envahies par ce sentiment de jalousie.

https://www.youtube.com/watch?v=8EIHZ0UYUYo

3.Isolement Social :

Les personnes jalouses peuvent s’isoler ou être perçues comme toxiques par leur entourage, ce qui aggrave leur sentiment de solitude et de mal-être.

Malheureusement les personnes ciblées par cette jalousie peuvent être elles-mêmes poussées à s’isoler socialement et familialement. Si vous êtes dans ce cas, il est temps d’en prendre conscience et de vous sortir de cette emprise. (réservez votre séance)

4.Dépression :

Si elle devient omniprésente, la jalousie peut contribuer à un état dépressif, notamment si la personne se sent constamment inadéquate ou incapable de rivaliser avec les autres.

Dans le couple amoureux particulièrement, cette jalousie peut être récurrente et provoquer chez la personne qui ressent ce sentiment de jalousie énormément de souffrance, avec la peur d’en parler au partenaire. Ce qui provoque deux sources de souffrances : la jalousie et le verrouillage interne.

Ce qui provoque une faible estime de soi, et un manque de confiance en soi chronique, un sentiment d’impuissance constant donc une dépression.

 

La gestion de la Jalousie ?

Bien que la jalousie soit une émotion normale, il est important de savoir la gérer de manière constructive pour préserver sa santé mentale et ses relations. Voici quelques stratégies pour y parvenir :

1.Reconnaître et Accepter la Jalousie :

 

La première étape consiste à reconnaître et à accepter vos sentiments de jalousie sans vous juger. Il est normal de ressentir de la jalousie à certains moments, mais il est essentiel de ne pas laisser cette émotion prendre le contrôle.

Il est donc essentiel d’en parler et de trouver des solutions pour vous en départir et lâcher prise. (Réservez votre séance)

2.Identifier les Causes Sous-Jacentes :

 

Essayez de comprendre ce qui déclenche votre jalousie. Est-ce lié à une insécurité personnelle, à des expériences passées, ou à des perceptions erronées ? Travailler sur ces causes profondes peut vous aider à gérer vos émotions de manière plus saine.

C’est mettre en lien l’imaginaire, la réalité et les émotions Ces deux sphères dont je parle dans l’un de mes articles intitulé La résilience mentale : un moyen pour surmonter les obstacles, dont voici un extrait :

« Et lorsque nous parlons de mental, nous parlons de tous les aspects psychiques, intellectuels, cérébraux… de tout ce qui a attrait à la psychologie dans son sens propre et figuré… Pour moi, le mental est une arme de guerre humaine incroyable et formidable parce qu’il réunit trois dimensions :

  • La sphère imaginaire en lien avec les désirs et les fantasmes.
  • La sphère réaliste ou intellectuelle en lien avec la réalité.
  • La sphère émotionnelle en lien avec la manière dont nous nous adaptons à ce qui nous entoure… ce qui nous construit… ce qui nous habite…

C’est un système redoutable qui induit les mécanismes de défense et de protection, des mécanismes de recherche de résolution de problèmes, de dépassement de soi…

Le défi de l’être humain est de connecter ou de rejoindre ces trois sphères afin de les doser et de trouver un équilibre interne. »

3.Communiquer Ouvertement :

 

Si votre jalousie concerne une relation spécifique, parlez-en ouvertement avec la personne concernée. Une communication honnête peut dissiper les malentendus, renforcer la confiance, et vous permettre de travailler ensemble pour surmonter ces sentiments.

C’est ce que je préconise dans le couple amoureux. Il est essentiel que les deux partis se prouvent leur loyauté en rentrant dans un système communicationnel fluide et sans jugement.

4.Renforcer l’Estime de Soi :

Travailler sur votre estime de soi peut réduire votre vulnérabilité à la jalousie. Engagez-vous dans des activités qui vous rendent heureux, valorisez vos propres accomplissements, et rappelez-vous vos qualités uniques.

5.Éviter les Comparaisons :

 

Les comparaisons sociales sont souvent à l’origine de la jalousie. Essayez de vous concentrer sur votre propre parcours et vos propres objectifs, plutôt que de vous mesurer constamment aux autres.

6.Pratiquer l’hypnothérapie :

 

L’hypnothérapie peut vous aider à prendre du recul par rapport à vos émotions et à les observer sans y réagir immédiatement. Cela peut vous permettre de répondre de manière plus rationnelle et moins impulsive à la jalousie.

7.Consulter un Thérapeute :

 

Si la jalousie devient envahissante et affecte gravement votre vie, il peut être utile de consulter un docteur en psychologie. La thérapie peut vous aider à explorer les racines de votre jalousie et à développer des stratégies pour la gérer efficacement. (réservez votre séance)

Dans le couple amoureux, souvent une thérapie de couple peut venir faire écho à ce sentiment et servir de médiation à la compréhension et à la résolution de cette problématique.

Conclusion

La jalousie est une émotion naturelle et surtout induite par l’éducation et la culture du sujet, mais lorsqu’elle devient excessive, elle peut causer des dommages importants à la fois sur le plan personnel et relationnel.

En apprenant à reconnaître ses signes, à en comprendre les origines, et à mettre en place des stratégies pour la gérer, il est possible de vivre des relations plus épanouies et d’améliorer son bien-être psychologique. Il est important de se rappeler que la jalousie, bien que puissante, peut être maîtrisée et utilisée comme une opportunité de croissance personnelle.

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Cet article a pour objectif de fournir une compréhension approfondie de la jalousie, tout en étant optimisé pour être trouvé facilement par ceux qui cherchent des conseils en ligne sur ce sujet.

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Gérer ses émotions :  les identifier, les comprendre et les exprimer.

Gérer ses émotions :  les identifier, les comprendre et les exprimer.

Article 12.

Dans la vie quotidienne, gérer les émotions renvoie à les identifier, les comprendre, les accepter et les exprimer.

D’après le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, l’émotion est l’ « état particulier d’un organisme survenant dans des conditions bien définies (une situation dite émotionnelle) accompagné d’une expérience subjective et de manifestations somatiques et viscérales.

Les émotions peuvent être étudiées sous différents aspects :

  1. Les théories évolutives des émotions soulignent leur caractère adaptatif et leur fonction de signal ;
  2. Les théories cognitives insistent sur la façon dont l’information est traitée et dont les plans d’action sont élaborés et mis en œuvre ;
  3. Les théories physiologiques mettent l’accent sur les relations possibles entre l’émotion en tant qu’état mental ou cognitif et son expression somatique ou viscéral.

(…)

Les émotions de base comprennent la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise et le dégoût.

(…)

L’émotivité, c’est-à-dire la capacité de réagir par des émotions, dépend d’interactions complexes entre les facteurs génétiques et les facteurs de développement, particulièrement au cours du jeune âge.

Le niveau émotionnel dans lequel se trouve l’organisme constitue un état dont dépendra la plupart des autres fonctions intégrées de l’organisme (dépendance d’état), dont les processus cognitifs.

L’acquisition, le stockage, la restitution des données dépendent étroitement de l’état affectif et de la congruence entre ce dernier et les croyances du sujet. »

Nos émotions font partie intégrante de qui nous sommes. C’est en cela qu’on ne peut pas passer outre leur existence et sa manipulation, afin d’entrer dans une logique de bien-être. Elles nous permettent de réagir aux situations et aux événements de la vie, et d’entrer en relation avec les autres. Elles sont indispensables à une prise de conscience de sa position face aux codes de la société, et à la responsabilisation de l’individu vis-à-vis de lui-même, des autres.

Cependant, il n’est pas toujours facile de les gérer, surtout lorsqu’elles sont intenses ou négatives. C’est aussi pour cela que je peux vous aider (lien réservez votre séance). Les gérer signifie qu’il est nécessaire de pouvoir les identifier, les comprendre et les exprimer en verbalement ou par écrit et/ou à travers des supports artistiques par exemple… afin de les canaliser, de les manipuler à notre service… (lien psychologie sociale)

Cela demande un apprentissage spécifique que nous devrions acquérir comme la lecture, l’écriture, le calcul, à un très jeune âge. Ce que certains parents tentent de transmettre à leurs enfants, mais que l’éducation nationale néglige.

En cela, l’intervention d’un spécialiste en psychologie peut être importante.

Apprendre à gérer ses émotions est une compétence essentielle pour maintenir son bien-être mental et relationnel. Cela permet de :

  • Réduire le stress et l’anxiété.
  • Améliorer la communication et les relations.
  • Prendre des décisions plus éclairées.
  • Faire face aux situations difficiles.
  • Renforcer l’estime de soi et la confiance en soi.

Voici quelques conseils pour mieux gérer ses émotions :

1.Identifier ses émotions.

La première étape pour gérer ses émotions est de les identifier. Cela peut être difficile, car les émotions peuvent parfois être confuses ou subtiles, selon le contexte et le niveau d’influence de l’individu.

  • Prêtez attention à vos sensations physiques : Cœur qui bat, essoufflement, transpirations, tensions musculaires, etc. Ces manifestations physiologiques sont des signaux très forts et très significatifs de l’état émotionnel du sujet. Bien évidemment, il s’agit toujours d’en prendre conscience et de les écouter afin de maîtriser nos comportements.
  • Identifiez vos pensées : Que pensez-vous dans cette situation ? Quelles sont vos croyances et vos schémas de pensée ?

J’ai souvent reçu des personnes qui ne savaient pas identifier leurs états émotionnels à travers leurs pensées. Le déni joue beaucoup dans cette phase dans laquelle le sujet se croit invincible, surpuissant ou au contraire impuissant.

  • Observez votre comportement : Comment réagissez-vous habituellement à cette émotion ?

Cette dernière phase est très difficile à obtenir. Souvent le sujet ne se permet pas de prendre de la distance ou de la hauteur par rapport à son comportement, parce que ce qui compte pour lui c’est d’avoir raison et de démontrer à l’autre qu’il a tort, peu importe le moyen.

L’habituation à certains comportements en lien direct à des émotions ressenties pendant la prime enfance peut mettre un voile épais devant les yeux et les capacités de réflexion de l’individu.

Par exemple, une personne qui a pour habitude de ressentir de la colère peut justifier aisément son comportement brutal en mettant systématiquement en tort l’autre, en ne prenant aucune responsabilité. Cette personne peut dire : « Il l’a bien cherché » ou « C’est à cause de mes parents… de mes origines sociales… » ou « c’est culturel… » et ne voit aucun problème à engager ce genre d’émotion.

Cette personne ne voit aucunement les raisons de se remettre en question et de modifier ce comportement. Pourtant, nous le savons toutes et tous, la colère est le moyen le plus malaisé de communiquer avec autrui.

Je le rappelle il n’y a que six émotions de base à identifier : la joie, la tristesse, la colère, la peur, la surprise et le dégoût.

Il est utile d’employer des moyens tels que

2.Comprendre ses émotions.

Une fois que vous avez identifié vos émotions, il est important de comprendre d’où elles viennent.

  • Quels sont les événements ou les situations qui déclenchent cette émotion ?
  • Quelles sont vos pensées et vos croyances à propos de cette situation ?
  • Y a-t-il des besoins non satisfaits qui se cachent derrière cette émotion ?

Je suis là pour vous aider à les comprendre, si c’est votre but. Identifier une émotion sans comprendre d’où elle vient peut mener à des situations de perdition identitaire, de manque de confiance en soi.

Cela signifie aussi que vous avez besoin d’avoir une bonne mémoire, une prise de conscience de l’impact de la situation sur vous. Qu’un fait banal du quotidien puisse provoquer un sentiment de culpabilité renvoie à ces moments où vous avez ressenti de la culpabilité. Une régression émotionnelle peut s’opérer si ce n’est pas identifié et compris à temps.

Ici, j’introduis la notion de sentiment. Parce que le sentiment de culpabilité peut être induit par l’une ou l’autre des émotions négatives de base citées.

Une petite parenthèse semble indispensable afin de soit distinguer soit trouver des similitudes soit de croiser les émotions et les sentiments.

Le sentiment est défini par le dictionnaire de psychologie comme un processus qui concerne des objets internes (le moi) ou externes (la nature).  (…) on distingue ceux qui se réfèrent surtout à l’expérience intérieure : l’angoisse, la tristesse, la joie, le narcissisme ; et ceux qui la rapportent à des objets extérieurs : l’amour, la haine, la jalousie.

Le sentiment nous fait accéder au monde des valeurs. »

Le plus souvent, nos émotions sont donc en lien avec nos sentiments donc nos valeurs. D’où la prise en compte de la modalité des croyances, qui rend la compréhension soit plus simple soit plus complexe. Parce qu’encore une fois, cela dépend du niveau d’engagement de l’individu dans ce processus de compréhension, qui aboutit après coup à l’acceptation des émotions et des sentiments, étape ultime aux possibilités d’évolution ou de développement du sujet.

3.Accepter ses émotions.

Toutes les émotions sont valables, même les émotions négatives. Il est important de les accepter et de ne pas les juger.

Cette partie est assez complexe, parce que le processus de jugement est facilement mis en jeu. L’éducation, la manière de percevoir les autres qui révèle des raccourcis et des cadres ne facilitent pas la prise en charge du sujet.

  • Dire « j’ai le droit de ressentir cette émotion ».
  • Se rappeler que les émotions sont temporaires et qu’elles ne durent pas toujours.
  • Éviter de les ruminer ou de les amplifier.

Tout ceci est facile à dire, à lire, encore faut-il que le sujet l’intègre comme un processus aboutissant à un bien-être personnel.

Souvent, j’entends des personnes dire : « Je suis nul de penser ça… » ou « C’est pas normal de dire ça… » ou « c’est affreux de penser ça ! » ou « J’y arriverai jamais » et de ressasser les événements qui ont déclenché ce mal-être… prenant toutes les situations, même les émotions des autres à sa charge…

L’auto-jugement a la peau dure…

Je suis là pour soulager et adoucir l’impact de ces émotions et de ces sentiments. N’hésitez pas à réserver une séance.

4.Exprimer ses émotions de manière saine.

Il est important de trouver des moyens sains d’exprimer ses émotions.

Alors, on peut considérer que le mot sain renvoie à un jugement de valeur. Ce qui est le cas quand on se confronte aux codes sociaux, aux lois, surtout lorsqu’il est question du respect d’autrui.

Il n’est pas admis de déverser sa colère auprès d’autrui en lui criant dessus, en le frappant ou en le battant à mort. Cela fait intervenir la morale, donc les lois de la communauté. Parce qu’il existe une réelle différence entre penser une émotion, ressentir un sentiment et les mettre en action.

Il est également dangereux d’enfouir ces émotions, et/ou ces sentiments, de les garder pour soi et de s’en prendre à soi-même.

Gérer les émotions.

Voilà pourquoi, il est nécessaire de

  • Parler à une personne de confiance (lien réservez votre séance).
  • Écrire ses émotions dans un journal (tant d’auteurs ont investi ce support afin de non seulement évacuer leurs émotions mais aussi de les transmettre) Ce que j’ai pu faire et que je continue à faire à travers mes écrits, de façon constructive et structurée. (lien site auteur)
  • Faire de l’exercice physique. L’activité physique est un biais reconnu de catharsis et de libération des hormones positives… un moyen de percevoir la situation et les émotions de façon constructive et positive.
  • Se livrer à des activités créatives. Les plus grands peintres ont utilisé ce biais afin de se décharger de leurs émotions les plus indicibles et les plus profondes.
  • Pratiquer des techniques de relaxation (respiration profonde, méditation, yoga)
  • Pratiquer des techniques thérapeutiques comme l’hypnothérapie ou l’EMDR.

5.Demander de l’aide si nécessaire.

Si vous avez du mal à gérer vos émotions, il est important de demander de l’aide à un professionnel.

Le sentiment de jalousie ou de possessivité sont le plus souvent traités dans la relation de couple. Les faits divers ne manquent pas d’apparaître dans la presse. Cet article montre les méfaits du passage à l’acte :

https://www.journaldemontreal.com/2024/01/17/conjointe-etranglee–un-meurtrier-jaloux-et-possessif-devra-rester-en-prison-parce-quil-se-deresponsabilise-encore-trop

Le sentiment de culpabilité ou de tristesse sont le plus souvent évoqués en cas de processus de deuil.

Le sentiment de tristesse chronique peut aboutir à la consommation de produits addictifs, menant ainsi à la dépression.

Voici l’exemple de Stephane Dalmat, ancine footballeur professionnel, qui a du mal à la fin de sa carrière à retrouver un sens à sa vie, des objectifs personnels et professionnels. Il a eu un accident de scooter qui l’a invalidé…

Gérer les émotions.

https://www.dailymotion.com/video/x86tpal

Dans cette interview, il évoque sa dépendance à l’alcool.

https://www.webgirondins.com/actualite-girondins-alcoolisme-accident-grave-l-ancien-des-girondins-stephane-dalmat-raconte-sa-fin-de-carriere-infernale-119365#:~:text=Touché%20par%20l’alcool,quoi%20avec%20des%20idées%20noires.

Auprès du journal l’Équipe, il déclare :

« Ma femme était partie et j’étais seul dans ma maison à Bordeaux. J’ai cogité, j’ai fait n’importe quoi avec des idées noires. Je ne m’aimais pas. Alors, j’ai commencé à boire tout seul. Et assez vite, mon quotidien, c’était réveil, champagne toute la journée pour me soûler et dodo. J’étais au plus bas. »

Selon Xpro, le syndicat des footballeurs anglais, 38% des footballeurs seraient victimes de dépression à l’issue de leur carrière, alors que la moyenne tourne autour de 13% pour le reste de la population.

  • Un docteur en psychologie peut vous aider à comprendre vos émotions et à développer des mécanismes d’adaptation. (lien réservez votre séance).
  • Il existe également des groupes de soutien.

Malheureusement, beaucoup de sportifs de haut-niveau sont confrontés à la fin de leur carrière à une vie plus plate et monotone, moins trépidante et moins sujettes aux paillettes.

Malheureusement, c’est aussi pendant leur carrière que cette addiction soit à l’alcool, soit aux médicaments soit aux drogues a pu naître.

N’oubliez pas que la gestion des émotions est un processus continu qui demande du temps et de la pratique. Soyez patient avec vous-même et célébrez vos progrès.

En conclusion, apprendre à gérer ses émotions est une compétence essentielle pour vivre une vie saine et heureuse. N’hésitez pas à demander de l’aide si vous en avez besoin.

Vous trouverez d’autres articles sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Le stress chez les athlètes de haut niveau. 

Le stress chez les athlètes de haut niveau. 

Article 11.

Le stress est une réalité omniprésente chez les athlètes de haut-niveau. Ils font face à de nombreuses pressions, tant sur le plan personnel que professionnel, qui peuvent engendrer un stress important.

Selon le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, le stress est une « notion empruntée à la physique qui désigne la contrainte excessive subie par un matériau.

En biologie, cette notion désigne à la fois les agressions s’exerçant sur l’organisme (les agents stresseurs) et la réaction de l’organisme aux agressions. Cette réaction est non spécifique, c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas de l’agent agresseur ou stresseur.

(…)

En psychologie, le terme de stress est utilisé pour évoquer les multiples difficultés auxquelles l’individu a du mal à faire face (les événements stressants de la vie, encore appelés événements vitaux) et les moyens dont il dispose pour gérer ces problèmes (les stratégies d’ajustement).

On parle quelquefois d’eustress pour désigner l’état dans lequel se trouve un individu contrôlant parfaitement la situation. On oppose l’eustress à la détresse qui fait référence aux réactions négatives apparaissant lorsque la situation est difficilement contrôlable.

(…)

Les réactions hormonales aux agressions dépendent de facteurs psychiques tels que la nouveauté et l’incertitude contenues dans la situation provocatrice et la capacité d’agir pour modifier celle-ci. La perception de la situation et les moyens d’y faire face sont eux-mêmes influencés par l’activité hormonale.

(…)

Les recherches actuelles portent sur la caractérisation de ces patrons réactionnels, leur dépendance vis-à-vis de l’expérience antérieure ou des facteurs génétiques et les risques pathologiques qui leur sont associés. »

(…)

Les stress environnementaux ont une influence sur le comportement social du sujet (agression, altruisme, relations sociales en général). La prise en compte des réponses psychologiques met l’accent sur les processus cognitifs médiateurs entre le stimulus stressant et les stratégies adaptatives du sujet.

Parmi les stress environnementaux, le bruit occupe une place prépondérante en affectant aussi bien la performance immédiate dans les tâches complexes que la fatigue physique consécutive à l’effort consenti par le sujet pour maintenir sa performance. »

Origines du stress chez les athlètes de haut niveau :

  • Exigences de performance : La pression pour performer au plus haut niveau est constante et intense. Les athlètes s’entraînent dur et se sacrifient beaucoup pour atteindre leurs objectifs, ce qui peut mener à l’épuisement et au burnout.

Performer au plus haut-niveau renvoie non seulement à un dépassement de soi mais également à une comparaison permanente avec les autres athlètes. Ce qui relève de deux pressions importantes. Atteindre une performance est l’objectif ultime de l’athlète de haut-niveau. Vous concevez bien qu’il n’y a pas de notion ni de plaisir ni de choix.

Une vie d’athlète est soumise le plus souvent à ces deux paramètres de la performance.

  • Concurrence : Le monde du sport est extrêmement compétitif, et les athlètes doivent constamment se battre pour leur place. La peur de l’échec et de ne pas être à la hauteur peut être une source importante de stress.

Oui, la concurrence est grandissante. Plus qu’une concurrence, c’est de penser qu’un autre athlète à l’autre bout de la planète s’entraine aussi dur et aussi fort que vous pour être le meilleur du monde, que cet autre athlète s’entoure des meilleurs et des plus bienveillants pour l’accompagner vers des standards de référence hors-norme.

C’est la loi de la compétition, c’est aussi pour cette raison que les athlètes commencent très jeunes à entrer dans le moule, dans cette logique. Un conditionnement est imposé, une habituation est imprimée. Malgré tout, de grands athlètes ont arrêté d’épuisement psychologique. Le burnout est malheureusement un fléau dans le monde sportif. Je suis là pour vous accompagner. N’hésitez pas à réserver votre séance.

  • Blessures : Les blessures sont fréquentes dans le sport de haut niveau, et elles peuvent avoir un impact important sur le moral et la motivation des athlètes. La peur de se blesser et de voir sa carrière compromise peut être très stressante.

La blessure équivaut à la maladie… Arrivé à un niveau élevé de performance et de résultat, l’athlète de haut-niveau reçoit des sollicitations, et ces sollicitations sont suivies d’exigences externes, ce qui ajoute au stress déjà important de base.

En général, ces exigences sont des attentes soit du public, soit des sponsors, soit du président de fédération, soit des politiques, soit de l’organisateur des compétitions, soit des médias… Plus vous gagnez, plus vous êtes sous les projecteurs, et plus les facteurs externes se multiplient et plus il est important d’anticiper et de se protéger en délégant des tâches particulières à des personnes de confiance.

Parce que malheureusement, plus vous êtes plébiscité, plus vous aurez de charges… donc de liants stresseurs, donc de peurs soit de l’échec soit de blessure. Je suis là pour vous aider à pallier à cette difficulté, pensez à réserver votre séance.

Mon article intitulé Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes MotoGP développe cette partie. Je vous invite à le lire.

  • Médias et public : Les athlètes de haut niveau sont souvent sous les feux des projecteurs et font l’objet de critiques. Cela peut être très difficile à gérer, surtout pour les plus jeunes athlètes.

Les médias, le public rencontrés directement ou via les réseaux sociaux, le net sont sources de stress intense. Il est primordial de s’en protéger, en s’axant uniquement sur son sport, sur des divertissements extérieurs : la famille, les amis, d’autres activités « ressourçantes » … Il est important de trouver des lieux calmes et personnels.

Ce stress est difficile à gérer parce qu’il ne dépend aucunement de l’athlète de haut-niveau. Le harcèlement médiatique et public peut tuer… J’en appelle à la majorité des grands parieurs, des fans et des journalistes sportifs pour trouver plus d’amour et de bienveillance dans leurs propos.

  • Problèmes financiers : Même les athlètes les plus renommés peuvent avoir des problèmes financiers, surtout en fin de carrière. L’incertitude quant à l’avenir peut être une source de stress importante.

Nous avons tous entendus parler d’athlètes de haut-niveau ayant perdus toute leur fortune, parce que abusés par un proche ou par un professionnel en qui ils pensaient avoir confiance.

L’exemple de Steffi Graf, ancienne championne de tennis allemande est souligné dans l’article ci-dessous :

stress

https://www.liberation.fr/sports/1995/10/16/les-impots-de-steffi-graf-divisent-l-allemagneson-pere-croule-sous-les-accusations-elle-joue-l-ingen_146832/

  • Manque de soutien : Certains athlètes ne disposent pas d’un soutien adéquat de la part de leur entourage, de leur fédération ou de leur équipe. Cela peut les isoler et aggraver leur stress.

Un soutien adéquat renvoie à une adaptation importante aux traits et états de personnalité de l’athlète de haut-niveau. En cela, une personne neutre peut lui être utile afin de se sentir en sécurité et en confiance, donc en équilibre. Je suis également là pour vous soutenir. (lien réservez votre séance). Il est vital de se sentir rassuré et soutenu.

Impacts du stress chez les athlètes de haut niveau :

Le stress peut avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et mentale des athlètes de haut niveau.

Parmi les conséquences les plus fréquentes, on trouve :

  • Baisse de performance : Le stress peut perturber le sommeil, la concentration et la coordination, ce qui peut nuire aux performances sportives.

La baisse de la performance peut également être une source de stress chez le sujet. La peur de la baisse de la performance a un impact significatif sur la qualité du sommeil, sur l’état de forme de l’athlète… La fatigue est l’ennemi numéro un de la performance. L’écoute de son corps et sa psyché sont des bases indéniables à la possibilité à la fois de poursuivre une activité et de performer.

  • Augmentation du risque de blessures : Le stress peut affaiblir le système immunitaire et augmenter le risque de blessures.

Plus haut, la définition du stress mêlant physique, physiologie et psychologie révèlent que l’athlète est un et indivisible. Tout est lié, tout est imbriqué. D’où l’importance de trouver un équilibre le plus souvent possible. Les blessures ne dépendent pas seulement de l’athlète. Lors d’une compétition mettant en jeu plusieurs individus, les risques de collision peuvent amener ces blessures. En conséquence, ce qui est appelé eustress, c’est-à-dire la capacité de contrôler ces sources de stress peut être travailler en amont à l’entrainement, avant une compétition importante, afin de se cibler ses objectifs.

  • Problèmes de santé mentale : Le stress peut contribuer à l’apparition de problèmes de santé mentale tels que l’anxiété, la dépression et les troubles du sommeil.

Beaucoup de sportifs de haut-niveau se révèlent aujourd’hui à travers ce mal qu’est la dépression.

L’exemple de Valentin Porte, hanballeur de Montpellier est édifiant :

stress

https://www.francebleu.fr/infos/societe/strongs-aussi-forts-que-fragiles-avec-le-temoignage-de-valentin-porte-j-etais-parti-pour-tout-perdre-3885773

  • Difficultés relationnelles : Le stress peut nuire aux relations des athlètes avec leur famille, leurs amis et leurs coéquipiers.

Plus l’athlète est tendu, à cause des pressions externes et internes grandissantes, moins il est disponible au niveau relationnel. Il a déjà beaucoup de mal avec lui-même, alors avec les autres, ça se ressent indubitablement.

  • Épuisement professionnel : Le stress chronique peut mener à l’épuisement professionnel, qui se caractérise par un sentiment d’épuisement physique et émotionnel.

Gestion du stress chez les athlètes de haut niveau :

Il est important que les athlètes de haut niveau mettent en place des stratégies pour gérer leur stress. Voici quelques conseils:

  • Techniques de relaxation : Les techniques de relaxation telles que la respiration profonde, la méditation et le yoga peuvent aider à réduire le stress et à améliorer le bien-être.

Ces techniques de relaxation fonctionnent, dès lors que la personne s’est extirpée de l’environnement stressant, dès lors qu’elle prend conscience qu’elle a besoin de calme et de remise en question pour se retrouver en tant que tel.

  • Gestion du temps : Une bonne gestion du temps permet aux athlètes de s’organiser et de réduire le stress lié à la charge de travail.

Cette gestion du temps est très fréquemment en lien avec l’état psychologique de l’athlète. La référence principale pour cette gestion du temps c’est lui… et personne d’autre…

  • Soutien social : Il est important que les athlètes aient un réseau de soutien solide composé de leur famille, de leurs amis et de leur équipe.

Je ne le dirai jamais assez, l’entourage, le choix de l’entourage est primordial. Il est indispensable de s’entourer des personnes les plus positives et les plus compréhensives qui soient.

Les personnes intéressées ou toxiques ne peuvent être les bienvenues dans le cercle social de l’athlète de haut-niveau. Ce qui lui donne des fondements relationnels solides et de confiance. L’important est de se sentir à l’aise, de ressentir de l’amour et de partager ce sentiment universel.

Les personnes jugeantes ou méprisantes parce que jalouses, surtout dans l’encadrement professionnel de l’athlète sont à laisser en dehors de ce cercle. Que l’athlète n’hésite à dire ce qu’il pense ou ressent, la communication ouverte et bienveillante est la meilleure manière de déverrouiller des situations délicates.

Le libre-arbitre de l’athlète est alors mis en œuvre et il a le droit de considérer qu’il peut entrer en relation avec une personne ou une autre, parce qu’elle est bénéfique à son équilibre psychologique.

  • Aide professionnelle : Si le stress devient trop important, il est important de demander l’aide d’un docteur en psychologie ou d’un autre professionnel de la santé mentale.

Je reste disponible. (lien réservez votre séance).

En prenant soin de leur santé mentale et en mettant en place des stratégies de gestion du stress, les athlètes de haut niveau peuvent améliorer leurs performances et leur bien-être.

Cet équilibre subtil est facile à mettre en place. Il suffit de prendre conscience de ses forces, de ses armes et de les activer tranquillement. A l’échelle de l’humanité et du temps, les personnes qui s’en sortent le mieux sont celles qui trouvent à se faire confiance, faire confiance en leurs capacités, développées chaque jour avec plaisir, qu’elles soient en action physique ou psychologique. Le repos fait bien évidemment parti de cet équilibre subtil.

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Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes motoGP.

Impacts et gestion : les blessures chez les athlètes de haut-niveau. Exemple des pilotes motoGP.

Article 19

Dans cet article, je parlerai de chutes et de blessures, de leur impact et de leur gestion. En m’intéressant particulièrement aux pilotes de Moto GP, je me suis aperçue de l’absence béante d’accompagnement psychologique, de soutien moral, ou de préparation mental auprès d’un professionnel diplômé et expérimenté dans ce domaine.

A travers les différents reportages émis par la télévision, je n’ai entendu aucun athlète parler d’une approche psychologique au sens propre. Chaque pilote parle de son tempérament, s’identifie à travers leurs traits de personnalité, des douleurs qui ont pu transformer cette personnalité, sans forcément émettre un mot sur une aide psychologique adaptée.

Souvent, la passion l’emporte, les femmes et/ou les parents des pilotes sont très présents, l’équipe médicale, l’écurie avec tous ses intervenants mécaniques, d’ingénierie pour mesurer et amortir les chutes, la comparaison avec les autres pilotes s’insinuent pour ne laisser passer aucun signe de faiblesse…

Malheureusement, souvent également, la peur de l’accident, des blessures, des chutes prévaut non seulement dans la préparation des grands prix mais particulièrement dans les heures précédant un départ.

Le stress est grandissant, les cauchemars peuvent revenir à l’esprit, la nuit avant ce grand prix peut être compliquée à gérer… Un pilote a même dit que quand il a chuté, il avait confondu son cauchemar et la réalité elle-même. Il me semble que c’est Jorge Lorenzo, quintuple champion du monde de moto GP, dans un reportage de Louis Rossi.

Voici un article assez prégnant de la manière dont Jorge Lorenzo, ancien pilote espagnol a vécu une chute décisive, subie à Assen en 2019.

Blessures

https://www.paddock-gp.com/motogp-jorge-lorenzo-avoue-que-cest-a-assen-en-2019-quil-sest-resolument-decide-pour-la-retraite/

Cet article note que cette chute l’a résolu à prendre sa retraite. Jorge Lorenzo dit : « c’est comme une pierre qui s’ajoute à votre sac à dos mental d’expériences négatives. Elles vous rendent plus prudent lorsque vous faites face aux mêmes conditions qui vous ont fait tomber et vous blesser ».

Il semble que ce pilote n’ait pas trouvé de soutien assez puissant pour pallier à cette problématique liée à l’âge et notamment aux blessures, conséquences des chutes nombreuses. En cela, je me demande s’il a été, tout au long de sa carrière, accompagné par un professionnel de la santé mentale.

Dans un autre article récent, https://motorcyclesports.net/fr/jorge-lorenzo-plus-heureux-refuse-de-revenir-en-motogp-ce-chapitre-est-completement-clos/?utm_content=cmp-true

Il dit :

« En aucun cas, ce chapitre de ma vie est complètement fermé. Si je ne suis pas revenu à 33 ou 34 ans, je ne le ferai pas maintenant. Même pas pour être pilote d’essai. L’adrénaline et la compétition me sont données par les voitures, et sans autant de risques, je ne pense pas que je travaillerai à nouveau en tant que pilote de moto ».

Je ne connais pas sa vie personnelle amoureuse et familiale, et je serais curieuse de l’interviewer dans ce sens, parce qu’il mentionne le fait qu’il s’est éloigné des pistes moto GP, s’est rapproché des voitures, une autre de ses passions, sans mettre en avant son entourage, ou ce qu’il met en place aujourd’hui pour enrayer ces traumatismes.

Les pilotes le savent, les blessures sont une réalité redoutée dans le monde de la MotoGP. Elles peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière d’un athlète, tant sur le plan physique que psychologique.

Les impacts physiques d’une blessure.

  • Douleur et gêne : La blessure elle-même provoque généralement de la douleur et de la gêne, ce qui peut limiter les mouvements de l’athlète et affecter ses performances.

Lors du grand prix d’Aragon en août 2024, Francesco Bagnaia, dit Pecco, pilote italien de 27 ans, a chuté dans une collision contre Alex Marquez…

Blessures

https://www.youtube.com/watch?v=jLFeStvmwJw

Ces images sont impressionnantes, et je me suis interrogée sur l’impact à la fois physique et psychologique de cette chute, cet écrasement de son corps sous la moto de Alex Marquez.

Il émet une unique gêne en quelques phrases au niveau de son épaule gauche, qu’il ne peut absolument pas activer sur le podium, fêtant, malgré tout sa seconde place au grand prix de Saint Marin.

Il dit s’être contenté de la seconde place et surtout, son état général, son regard, ses gestes et ses mots montrent une fébrilité palpable. Cette boisson qu’il a à portée de main dès son arrivée devant son écurie, renvoie probablement à un besoin de soulager ses douleurs.

  • Temps d’arrêt : La gravité de la blessure détermine le temps d’arrêt nécessaire à la guérison. Un athlète blessé peut être contraint de s’éloigner des terrains d’entraînement et de compétition pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Quelques fois, les temps d’arrêt sont actionnés par le calendrier du championnat, tout comme ce temps d’arrêt de deux semaines, qui va permettre à Francesco Bagnaia de récupérer et de reprendre pied. Va-t-il là prendre en considération l’importance d’une aide extérieure dans le domaine mental et psychologique ?

Quelques fois, les temps d’arrêt sont forcés par les blessures, et c’est la manière dont les pilotes vont gérer ce temps de latence qui va conditionner le reste du championnat.

Pecco Bagnaia, après sa chute tout aussi impressionnante, en septembre 2023, en Catalogne, à 22 secondes de la vidéo ci-dessous, s’est relevé rapidement, et a dit lors d’une interview chez motorsport, en mai 2024 :

« Actuellement, je suis juste concentré sur le présent et je sais parfaitement pourquoi je suis tombé, quelle était la raison. Je pense être sûr à 100% que cela n’aura aucune influence ce week-end. », tout en prenant conscience que Binder a roulé sur ses jambes, il ajoute : « C’était énorme, inattendu, puis Binder a roulé sur mes jambes donc ce n’était pas facile, mais ça appartient au passé et je me suis déjà battu contre cette chute l’an passé. »

https://www.youtube.com/watch?v=inbwd3QONTI

  • Perte de condition physique : Le manque d’activité physique pendant la blessure entraîne une perte de condition physique, ce qui peut prendre du temps à retrouver après la guérison.

Marc Marquez, octuple champion du monde espagnol, a annoncé, lors d’un reportage, qu’il avait subi au moins neuf opérations au niveau de son bras droit. Nous pouvons aisément deviner qu’il a suivi un travail de rééducation fonctionnelle après chaque opération. Bien-sûr ce ne sont pas les seules blessures et opérations qu’il a dû subir.

Blessures

https://theindianface.com/fr-fr/blogs/nouvelles/on-passe-en-revue-les-blessures-de-marc-marquez

  • Risque de récidive : Certaines blessures augmentent le risque de récidive, ce qui peut fragiliser l’athlète et l’exposer à de nouvelles blessures.

Les impacts psychologiques d’une blessure.

  • Frustration et déception : Une blessure peut être source de grande frustration et de déception pour un athlète, surtout si elle survient au moment où il est en pleine progression ou à l’approche d’une compétition importante. Je suis disponible pour vous accompagner dans ce domaine, réservez votre séance dès maintenant.

Plus qu’une frustration, c’est la difficulté à réaliser que ses conditions physiques, après une chute ou/et une blessure, ne lui permettent pas de se relever dans la seconde, qu’il faut du temps pour s’en remettre… et qu’il lui est impossible de reprendre la course…

Parce que, malgré les chutes, ces athlètes de haut-niveau, enivrés par leur passion et leurs objectifs très ambitieux, ne pensent qu’à la victoire et non à leur propre état de santé…

  • Perte de confiance en soi : La blessure peut fragiliser la confiance en soi de l’athlète et lui faire douter de ses capacités. Cette problématique peut être résolu rapidement via quelques séances de psychologie du sport ou de psychologie sociale.

La perte de confiance en soi est une perte de confiance en l’environnement, au sport en lui-même… La question suivante peut se poser à la personne :  est-ce que ça vaut le coup de ressentir pour la énième fois la sensation d’une victoire avec le risque de mourir, ou d’être lourdement handicapé ?

  • Anxiété et peur : La peur de se reblesser peut générer de l’anxiété et de la peur chez l’athlète, ce qui peut affecter ses performances et son bien-être mental. Quelques séances d’hypnothérapie ou d’EMDR peuvent aider à résoudre ces émotions.

Bien évidemment, l’anxiété et la peur peuvent guider le pilotage d’une moto. Un pilote peut ressentir une envie et une motivation intrinsèque importante de remonter rapidement sur une moto, tout en cédant à son inconscient, qui n’est pas prêt à oublier les risques d’un accident mortel ou invalidant.

  • Isolement social : La blessure peut entraîner un sentiment d’isolement social, car l’athlète est souvent contraint de s’éloigner de ses coéquipiers et de son environnement habituel.

Cet isolement social est d’autant plus important chez les sportifs connus, qu’ils sont éloignés de toute manifestation sportive, de tout engouement public.

Les réseaux sociaux peuvent pallier quelque peu à cet isolement ou quelques fois l’accentuer. Moins les performances de ces personnes sont visibles, et moins ils reçoivent de reconnaissance ou/et de respect à la fois du public, et de leurs équipes (ce qui demanderait une mise en place déontologique dans chaque écurie, auprès de chaque personne approchant l’athlète).

Randy de Puniet, ancien pilote français, a mentionné très clairement l’absence de soutien de ses dirigeants, après s’être relevé, pourtant rapidement d’une blessure importante.

blessures

Il  est écrit :

« Je suis revenu très vite de ma blessure et je n’ai pas reçu de soutien de la part de mes dirigeants. Tout ça m’a saoulé. Mon équipe technique a toujours été derrière moi, mais en haut, non.

On me reprochait d’être démotivé alors que j’ai eu des gros problèmes de santé. Dans des périodes où j’aurais aimé du soutien, je n’en ai pas eu. Lucio Cecchinello a peut-être eu la pression du sponsor. Je ne sais pas, mais je suis déçu de cette issue même si cette année reste ma meilleure saison en Moto GP en termes de résultats. »

https://www.caradisiac.com/moto-gp-randy-de-puniet-je-n-ai-pas-recu-de-soutien-de-la-part-de-mes-dirigeants-tout-ca-m-a-saoule-148469.htm

Il mentionne également une possible pression du sponsor

Tous ces aspects sont à prendre en considération vue toutes les charges qui pèsent sur l’athlète. Plus que la passion, la dépendance financière est une source de stress importante.

D’où ma possible intervention afin de garder en ligne de mire les origines de cette pratique, les sources de cet engagement personnel intense dans l’exercice acharné et chronique de cette activité.

Une aide extérieure efficace peut vous aider à dépasser cet isolement, n’hésitez pas à réservez votre séance.

La gestion des blessures dans le sport de haut niveau.

La prise en charge des blessures dans le sport de haut niveau est un processus complexe qui implique une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, de kinésithérapeutes, de préparateurs physiques, de docteurs en psychologie et de nutritionnistes.

  • Prévention des blessures : La prévention est essentielle pour limiter le risque de blessures. Cela implique un programme d’entraînement adapté, une récupération adéquate, une alimentation équilibrée et un suivi médical régulier.
  • Soins et rééducation : En cas de blessure, il est important de suivre un programme de soins et de rééducation rigoureux pour favoriser une guérison optimale et un retour à la compétition en toute sécurité.
  • Soutien psychologique : Un soutien psychologique peut être nécessaire pour aider l’athlète à gérer les aspects émotionnels de la blessure et à retrouver confiance en soi. (lien réservez votre séance)

J’insiste bien évidemment sur ce dernier point, tout particulièrement lorsque j’ai pu entendre un pilote dire qu’il pensait mourir lors d’un impact contre un mur, à grande vitesse : « Je me suis dit : je vais mourir, je vais mourir…  et quand j’en suis revenu en vie, je n’arrivais pas à y croire »

Retrouver du plaisir à piloter est essentiel et primordial à la continuité d’une carrière…

Marc Marquez le dit clairement lors d’une interview : « En 2023, j’ai fait beaucoup de chutes qui m’ont fait perdre le rythme, mais l’objectif était de poursuivre ma carrière sportive encore de nombreuses années. Pour cela, je dois prendre du plaisir aux premières places. Je dois essayer de montrer une bonne amélioration, puis nous pourrons en profiter course après course ».

MotoGP, Marc Marquez se souvient de ses blessures : « la douleur était insupportable et a même changé mon caractère »

En conclusion, les blessures font partie intégrante du sport de haut niveau et peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière d’un athlète. Cependant, grâce à une prise en charge pluridisciplinaire efficace et à une approche proactive de la prévention, il est possible de minimiser les risques de blessures et de favoriser une guérison optimale.

Cette guérison optimale permet à l’athlète de haut-niveau de poursuivre avec plaisir ses ambitions et d’arrêter sa carrière avec les meilleurs souvenirs qui soient. Les traumatismes liés à ces chutes et blessures peuvent ainsi être réglés afin de préparer au mieux une transition professionnelle adéquate.

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.