Le Brain-Rot: l’impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales 2.

Le Brain-Rot: l’impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales 2.

Article 42.2.

Cet article fait suite au premier article intitulé: Le brain-rot, l’impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales. et répond aux questions d’une journaliste, sur les contenus plus nocifs que d’autres, sur l’impact des contenus courts, et les conseils pour se détacher des écrans.

1.Y-a-t-il, selon vous, un contenu plus « nocif » que d’autre favorisant le brain-rot ?

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur les capacités mentales.

Absolument, certains types de contenus présents sur les réseaux sociaux peuvent être plus nocifs que d’autres pour notre bien-être mental et émotionnel. Il est important d’en être conscient pour pouvoir les identifier et s’en protéger.

Voici quelques exemples de contenus particulièrement problématiques :

  • Contenus incitant à la comparaison sociale : Les photos et vidéos mettant en scène des personnes présentant une image idéalisée de leur vie (apparence physique, réussite professionnelle, bonheur, etc.) peuvent entraîner un sentiment d’insatisfaction, d’envie, voire de complexe d’infériorité. La comparaison constante avec les autres peut nuire à l’estime de soi et favoriser l’anxiété et la dépression.
  • Contenus promouvant des idéaux irréalistes : Les images retouchées, les filtres excessifs et les mises en scène artificielles peuvent créer des attentes irréalistes en matière de beauté, de corps ou de style de vie. Cela peut entraîner une pression pour se conformer à ces standards inatteignables, ce qui peut être source de frustration, de déception et de complexes.
  • Contenus haineux et discriminatoires : Les messages, commentaires ou images véhiculant la haine, la discrimination ou le harcèlement peuvent avoir un impact émotionnel très fort sur les personnes visées, mais aussi sur ceux qui en sont témoins. Ces contenus peuvent générer de la peur, de la colère, de la tristesse, un sentiment d’insécurité et peuvent même conduire à des troubles psychologiques.
  • Contenus violents ou choquants : Les images ou vidéos montrant des scènes de violence, de souffrance ou de nature choquante peuvent être traumatisantes, en particulier pour les personnes les plus sensibles. Ces contenus peuvent provoquer des cauchemars, des crises d’angoisse, un sentiment de vulnérabilité et peuvent même conduire à un état de stress post-traumatique.
  • Contenus propageant de fausses informations : Les « fake news », les théories du complot et la désinformation peuvent avoir des conséquences graves sur la perception de la réalité, les opinions politiques et les comportements. Ces contenus peuvent manipuler, diviser, créer de la confusion et nuire au débat public.

Il est important de noter que la nocivité d’un contenu peut varier en fonction de la sensibilité individuelle de chaque personne. Ce qui peut sembler anodin pour certains peut être très perturbant pour d’autres.

Les contenus les plus nocifs sont ceux montrant de la violence, de la pornographie, banalisant fortement cette réalité.

Les capacités émotionnelles sont mises à dure épreuve.

Le fameux adage qui dit : « ça n’arrive pas qu’aux autres » peut également naître de cette banalisation… à travers les multiples drames personnels narrés par les témoins ou les victimes de catastrophes de la vie quotidienne. Ceci crée de l’anxiété, de la peur, de l’angoisse.

Ces images brouillent ainsi nos capacités de percevoir le bien ou le bon, de remarquer les aspects les plus positifs de nos vies.

Les contenus pornographiques empoisonnent les cerveaux d’un modèle de relation à l’autre délétère, masquant ou affectant par là nos capacités de ressentir de l’amour pour soi, pour l’autre.

2.Est-ce lié au contenu plus court ? (Est-ce la durée qui crée le brain-rot, de l’abrutissement, ou le contenu ?)

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

La question de savoir si c’est la durée ou le contenu qui est le plus « nocif » sur les réseaux sociaux est complexe et les deux facteurs sont interdépendants.

  • La durée d’exposition

Plus vous passez de temps sur les réseaux sociaux, plus vous êtes exposé à des contenus potentiellement problématiques, ce qui augmente les risques d’impacts négatifs sur votre cerveau. Une exposition prolongée peut entraîner une surstimulation du circuit de la récompense, favorisant ainsi l’addiction et ses conséquences néfastes.

De plus, le temps passé sur les réseaux sociaux est du temps en moins consacré à d’autres activités essentielles au bien-être, telles que le sommeil, l’activité physique ou les interactions sociales réelles.

  • Le type de contenu

Comme nous l’avons vu précédemment, certains types de contenus sont plus susceptibles d’avoir un impact négatif sur notre cerveau. Les contenus incitant à la comparaison sociale, promouvant des idéaux irréalistes, véhiculant la haine ou la discrimination, ou propageant de fausses informations peuvent affecter notre santé mentale et émotionnelle, notre estime de soi et notre perception de la réalité.

  • L’interaction entre la durée et le contenu

Il est important de souligner que la durée d’exposition et le type de contenu interagissent. Une exposition courte à un contenu très perturbant peut avoir un impact important, tandis qu’une exposition prolongée à des contenus moins « nocifs » peut également avoir des effets négatifs à long terme.

Pour résumer, il est crucial de prendre en compte à la fois la durée d’exposition et le type de contenu consommé sur les réseaux sociaux. Pour protéger votre cerveau et votre bien-être, il est recommandé de limiter votre temps d’écran, de sélectionner soigneusement les contenus auxquels vous vous exposez et d’être attentif à votre ressenti après avoir utilisé ces plateformes.

Je suis disponible si vous avez besoin d’en parler : réservez votre séance.

  • Les contenus courts sur les réseaux sociaux, tels que les stories, les réels, les shorts et les tweets, ont un impact significatif sur notre façon de consommer l’information et de communiquer. Ils présentent à la fois des avantages et des inconvénients qu’il est important de comprendre.

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Avantages potentiels :

  • Accessibilité et rapidité : Les contenus courts sont faciles et rapides à consommer, ce qui les rend adaptés à notre rythme de vie moderne. Ils nous permettent de nous informer ou de nous divertir en quelques secondes, où que nous soyons.
  • Diversité et créativité : Les formats courts encouragent la créativité et l’expérimentation, offrant une grande variété de contenus : actualités, divertissement, tutoriels, opinions, etc.
  • Engagement et interactivité : Les contenus courts sont souvent conçus pour susciter l’engagement et l’interaction, à travers des likes, des commentaires, des partages, des sondages, etc.
  • Viralité : Les contenus courts ont un potentiel de viralité élevé, ce qui peut permettre à un message ou à une idée de se diffuser rapidement et largement.

Inconvénients potentiels :

  • Manque de profondeur : Les contenus courts peuvent parfois manquer de profondeur et de contexte, ce qui peut nuire à la compréhension de sujets complexes ou nuancés.
  • Information fragmentée : La consommation de contenus courts peut entraîner une fragmentation de l’information, rendant difficile la construction d’une vision globale et cohérente.
  • Distraction et perte de concentration : La multiplication des contenus courts peut favoriser la distraction et nuire à la concentration sur des tâches plus longues et complexes.
  • Impression de superficialité : Certains contenus courts peuvent donner une impression de superficialité et de manque de substance, privilégiant le divertissement ou le sensationnalisme au détriment de l’information de qualité.
  • Effets sur l’attention : Des études suggèrent qu’une consommation excessive de contenus courts pourrait avoir des effets négatifs sur l’attention et la capacité à se concentrer sur des tâches de longue durée.

Il est important de noter que l’impact des contenus courts varie en fonction de plusieurs facteurs, tels que :

  • Le type de contenu : Certains contenus courts peuvent être très informatifs et éducatifs, tandis que d’autres peuvent être principalement axés sur le divertissement ou la promotion.
  • La qualité du contenu : La qualité du contenu peut varier considérablement, certains contenus étant plus fiables et pertinents que d’autres.
  • L’utilisation individuelle : L’impact des contenus courts dépend également de la manière dont chaque personne les utilise et de la place qu’ils occupent dans sa vie.

Pour synthétiser, les contenus courts sur les réseaux sociaux peuvent être une source d’information et de divertissement accessible et rapide. Cependant, il est important d’être conscient de leurs inconvénients potentiels et de les consommer de manière responsable et équilibrée, en privilégiant la qualité et la diversité des sources d’information.

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Enfin, les vidéos courtes sont plébiscitées par les réseaux sociaux depuis quelques années. Les réseaux sociaux ont tendance à récompenser ce genre de format par plus de vues, plus d’abonnés ou de likes… et ces vidéos se répètent tant que vous y restez et tout ce flux va si vite qu’il est impossible de réfléchir de façon approfondie, de penser à ce qui est bien ou pas pour soi, pour son bien-être…

Tant que c’est « distrayant », les personnes peuvent penser que c’est un juste moment de détente… Ce qui n’est pas le cas en vérité… C’est une forme d’aliénation, d’abrutissement avéré. Je reviens sur le mode automatique et marquant, similaire aux flux de publicités, qui en quelques années a inondé tous nos écrans… poussant à l’achat, à la création de besoins… à l’évanouissement des désirs intrinsèques, à l’avilissement de nos facultés de réflexion…

Les contenus courts sont employés par les publicitaires pour marquer les esprits par des slogans, une certaine esthétique, une sorte de philosophie de vie à suivre, un message incarné par une personnalité… qui dit : « vous serez fun ou beau ou vous ressemblerez à un acteur de cinéma si vous achetez ou si vous adhérez à… » poussant ainsi les individus à se perdre, ne sachant plus ce qu’ils désirent en réalité… dans ce flot de la comparaison sociale… qui pousse soit à être vain ou vaniteux…

Les vidéos courtes sont des catalyseurs, des déclencheurs de réactions par leurs simples existences.

Dans mon roman-essai intitulé Organique, j’y commente la vidéo d’une héroïne Norah, atteinte deux fois d’un cancer… Cette vidéo est révélatrice à la fois de ses mots, de ses maux et de son attitude face caméra en lien direct avec ses émotions. Et ce sont ces dernières qui sont visées par les réseaux sociaux.

ORGANIQUE.https://joelineandriana-auteur.com/produit/numerique-organique/

Sur mon site auteur : https://joelineandriana-auteur.com, j’ai mis en avant un article sur la théorie de l’inoculation pour mieux comprendre les différents modèles par lesquels nous pouvons passer pour résister à la persuasion. Parce que c’est cette notion que les réseaux sociaux et les publicités visent en élaborant des vidéos courtes et impactantes.

Ces vidéos semblent être le diktat de la normalisation, de la conformisation des attitudes, des comportements, des manières de penser, en lien direct avec une émotion… une sorte de normalisation de ce qui pourrait nous paraître abstrait ou absurde…

Ce sont des formes de désensibilisation et/ou d’hypersensibilisation de la population. Ce qui touche à deux polarités donc à des pensées et des sensibilités extrêmes, manichéennes, avec absence de dosage et de subtilité de la réflexion, de l’argumentation. C’est une forme très explicite d’abrutissement.

3.Quels sont les conseils pour réussir à se détacher des écrans, ou avoir une relation plus saine avec les réseaux ?

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Voici quelques conseils pour utiliser les réseaux sociaux de manière plus saine :

  • Limitez votre temps d’écran : Fixez-vous des limites de temps et respectez-les. Utilisez des applications de suivi du temps d’écran pour vous aider à prendre conscience de votre utilisation.
  • Faites des pauses régulières : Détachez-vous des écrans toutes les heures pour faire une activité physique, vous détendre ou passer du temps avec vos proches.
  • Sélectionnez le contenu que vous consommez : Privilégiez les contenus positifs, éducatifs et inspirants. Évitez les comptes qui vous font vous sentir mal ou qui vous incitent à la comparaison.
  • Soyez attentif à votre bien-être mental : Si vous ressentez de l’anxiété, de la tristesse ou un sentiment d’isolement après avoir utilisé les réseaux sociaux, prenez du recul et parlez-en à quelqu’un de confiance. Vous pouvez également faire appel à moi en réservant une séance.

Pour résumer, les réseaux sociaux peuvent avoir un impact significatif sur nos capacités mentales, tant positif que négatif. Il est essentiel d’être conscient de ces effets et d’adopter une utilisation responsable et équilibrée.

Voici quelques conseils pour se protéger de ces contenus nocifs :

  • Sélectionner soigneusement les comptes et les pages que vous suivez : Privilégiez les contenus positifs, inspirants et bienveillants. N’hésitez pas à vous désabonner des comptes qui vous font vous sentir mal ou qui vous incitent à la comparaison sociale.
  • Être critique face aux images et aux informations : Ne croyez pas tout ce que vous voyez et lisez sur les réseaux sociaux. Méfiez-vous des images retouchées, des informations non vérifiées et des titres sensationnalistes.
  • Signaler les contenus inappropriés : La plupart des plateformes de réseaux sociaux permettent de signaler les contenus haineux, discriminatoires, violents ou relevant de la désinformation. N’hésitez pas à utiliser cette fonctionnalité pour contribuer à un environnement en ligne plus sain.
  • Prendre du recul : Si vous vous sentez submergé par des contenus négatifs, faites une pause. Limitez votre temps d’écran, passez du temps dans la nature, faites des activités qui vous plaisent et entourez-vous de personnes positives.

En étant conscient des risques et en adoptant des stratégies de protection, il est possible de profiter des avantages des réseaux sociaux tout en préservant son bien-être mental et émotionnel.

Il est tout à fait possible de se détacher des écrans et d’avoir une relation plus saine avec les réseaux sociaux. Voici quelques conseils pratiques et efficaces pour y parvenir :

Prenez conscience de votre utilisation.

  • Suivez votre temps d’écran : Utilisez les outils intégrés à votre téléphone ou des applications dédiées pour mesurer le temps que vous passez chaque jour sur les réseaux sociaux. Cela vous permettra de prendre conscience de votre consommation et de l’identifier comme problématique si besoin.
  • Identifiez vos déclencheurs : Observez les moments et les situations qui vous poussent à consulter compulsivement votre téléphone. Est-ce par ennui, stress, habitude ? Une fois identifiés, vous pourrez anticiper ces moments et mettre en place des stratégies alternatives.

Fixez-vous des limites.

  • Définissez des plages horaires : Accordez-vous des moments précis dans la journée pour consulter vos réseaux sociaux, et respectez-les. Vous pouvez par exemple limiter votre temps d’écran le matin et le soir, ou vous interdire l’accès aux réseaux sociaux pendant les repas ou avant de dormir.
  • Utilisez des minuteurs ou des applications de blocage : Ces outils peuvent vous aider à visualiser le temps que vous passez sur les applications et à vous alerter lorsque vous avez atteint votre limite. Certaines applications vont même jusqu’à bloquer l’accès aux réseaux sociaux pendant une période définie.

Modifiez vos habitudes.

  • Désactivez les notifications : Les notifications constantes sont une source de distraction et d’incitation à la consultation. Désactivez celles qui ne sont pas essentielles pour réduire les interruptions et reprendre le contrôle de votre attention.
  • Faites le tri dans vos abonnements : Désabonnez-vous des comptes qui vous déplaisent, qui vous ennuient ou qui vous incitent à la comparaison sociale. Privilégiez les contenus positifs, inspirants et qui vous apportent réellement quelque chose.
  • Eloignez votre téléphone : Lorsque vous n’avez pas besoin de votre téléphone, rangez-le dans un endroit hors de votre vue. Vous serez moins tenté de le consulter compulsivement.
  • Créez des zones « sans écran » : Définissez des espaces dans votre maison où les écrans sont interdits, comme la chambre à coucher ou la table à manger. Cela vous encouragera à vous recentrer sur d’autres activités.

Occupez votre temps autrement.

  • Développez de nouveaux centres d’intérêt : Trouvez des activités qui vous passionnent et qui vous éloignent des écrans : sport, lecture, musique, cuisine, loisirs créatifs, etc.
  • Passez du temps avec vos proches : Privilégiez les interactions sociales réelles avec votre famille et vos amis. Organisez des sorties, des activités communes, des moments de partage.
  • Reconnectez-vous avec la nature : Passez du temps à l’extérieur, faites des promenades en forêt, à la montagne, au parc. La nature est un excellent moyen de se détendre et de se ressourcer, loin des écrans.

Soyez patient et indulgent envers vous-même.

  • Le changement prend du temps : Ne vous découragez pas si vous avez du mal à vous détacher des écrans au début. Soyez patient et persévérant, et célébrez chaque petite victoire.
  • Accordez-vous le droit à l’erreur : Il est normal de craquer de temps en temps. L’essentiel est de ne pas culpabiliser et de reprendre de bonnes habitudes dès que possible.

Si vous sentez que votre utilisation des écrans est devenue problématique et qu’elle a un impact négatif sur votre bien-être, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous. Je pourrai vous accompagner et vous aider à mettre en place des stratégies adaptées à votre situation. Réservez votre séance.

En suivant ces conseils et en faisant preuve de patience et de persévérance, vous pourrez progressivement vous détacher des écrans et retrouver une relation plus saine et équilibrée avec les réseaux sociaux.

Au final, et pour simplifier les choses, voici mes trois conseils principaux :

-Privilégier la vie réelle, en lisant des livres, dans le silence, en partageant des bons moments avec des proches, amis ou connaissances, avec des personnes qu’on aime… planifiant ainsi des événements positifs.

-Prendre le temps de s’ennuyer, assez pour savoir se centrer sur soi et savoir ce qui est bon pour soi, en apprenant à se connaître.

-Consulter un professionnel de la santé mentale peut vous permettre d’approfondir la connaissance de soi, à travers vos propres émotions, et savoir comment vous situer dans le domaine de la comparaison sociale. (là aussi vous trouverez un article sur mon site web : https://joelineandriana.com)

-Comprendre et accepter les risques d’une exposition prolongée et régulière aux réseaux sociaux.

Vous trouverez la première partie de cet article via ce lien : Article 42.1.

Vous trouverez l’article journalistique via ce lien : https://www.stylist.fr/brain-rot-est-ce-vrai-qu-internet-pourrit-nos-cerveaux,322939.asp

Joéline ANDRIANA, docteur en psychologie, auteur et conférencier.

https://joelineandriana.com

https://joelineandriana-auteur.com

@copyright : J’autorise la citation de mes textes sous réserve que la source soit citée et mise en lien.

Le brain-rot: L’impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Le brain-rot: L’impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Article 42.1.

Les questions d’une journaliste Adèle Gireau sont l’occasion d’écrire deux articles sur ce phénomène, le brain-rot ou « abrutissement numérique ». Actuellement, nous sommes tous plus ou moins absorbés par ce qui se déroule sur les réseaux sociaux, au point que les médias prennent quelques références sur eux.

Il me semble aujourd’hui important de rapporter ce danger, et les risques que cela comporte de rester scotché sur son téléphone, sur les informations plus ou moins validées ou vérifiées véhiculées par les réseaux sociaux, les vidéos courtes se rapprochant du « bêtisier télévisuel », excellent moyen de divertissement, évitant ainsi l’ennui, ou toute forme de sociabilisation.

1. Définition du brain-rot.

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Le terme « brain rot » ou « abrutissement numérique » est une expression de plus en plus utilisée pour décrire les effets psychologiques et cognitifs négatifs causés par une exposition excessive à des contenus en ligne considérés comme étant de faible qualité, peu stimulants intellectuellement, voire aliénants.

2. Quel type de contenus sont concernés par le brain-rot?

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Il peut s’agir de vidéos répétitives et peu informatives, de contenus sensationnalistes ou anxiogènes, de « mèmes » absurdes et peu originaux, de flux d’informations constants et fragmentés, ou encore de contenus qui encouragent la passivité et la consommation irréfléchie.

Les réseaux sociaux ont un impact profond et varié sur nos capacités mentales. Il est essentiel de comprendre ces effets pour naviguer dans le monde numérique de manière saine et équilibrée.

3. Effets négatifs potentiels :

  • Baisse de l’attention et de la concentration : Le flux constant de notifications et d’informations peut fragmenter notre attention, rendant difficile la concentration sur des tâches uniques et approfondies.
  • Troubles du sommeil : L’exposition à la lumière bleue des écrans avant le coucher peut perturber la production de mélatonine, une hormone essentielle au sommeil, entraînant des difficultés d’endormissement et un sommeil de mauvaise qualité.
  • Anxiété et dépression : La comparaison constante avec les autres, la pression de présenter une image parfaite de soi-même et le cyberharcèlement peuvent contribuer à l’anxiété, à la dépression et à une faible estime de soi.
  • Addiction : Les réseaux sociaux peuvent être conçus pour créer une dépendance, avec des mécanismes de récompense qui nous incitent à revenir constamment sur les plateformes, au détriment d’autres activités importantes.

4. Effets positifs potentiels :

  • Maintien des liens sociaux : Les réseaux sociaux peuvent faciliter la connexion avec des amis et la famille, en particulier pour ceux qui sont éloignés géographiquement.
  • Soutien émotionnel : Les communautés en ligne peuvent offrir un espace de soutien et de partage pour les personnes traversant des difficultés similaires.
  • Développement de compétences : Certains réseaux sociaux peuvent être des outils d’apprentissage et de développement de compétences, offrant des possibilités de se connecter avec des experts et de partager des connaissances.

Il est crucial de noter que l’impact des réseaux sociaux varie considérablement d’une personne à l’autre. L’âge, la personnalité, le niveau d’utilisation et le type de contenu consommé sont autant de facteurs qui influencent les effets sur nos capacités mentales.

5. Certaines études affirment que les réseaux sociaux sont comme une drogue, dû à la dopamine créée par cette consommation d’écran. Mais comment, d’une hormone positive, peut-on désormais dire que les réseaux ont un impact négatif sur notre cerveau ?

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

C’est une excellente question qui met en lumière la complexité de l’impact des réseaux sociaux sur notre cerveau. Il est vrai que la dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la récompense, est libérée lorsque nous utilisons les réseaux sociaux. C’est ce qui explique en partie l’attrait et le potentiel addictif de ces plateformes.

Cependant, il est important de distinguer l’effet de la dopamine dans le cadre d’une utilisation normale des réseaux sociaux et son rôle dans le développement d’une addiction.

Dans le premier cas, la dopamine agit comme un signal de récompense naturelle. Lorsque nous recevons une notification, un like ou un commentaire, notre cerveau interprète cela comme un signe d’approbation sociale, ce qui active le circuit de la récompense et nous incite à continuer à utiliser la plateforme. C’est un mécanisme similaire à celui qui se produit lorsque nous mangeons quelque chose de délicieux ou que nous pratiquons une activité agréable.

Dans le second cas, l’utilisation excessive et compulsive des réseaux sociaux peut entraîner une surstimulation du circuit de la récompense. Cela peut conduire à une dépendance, où le cerveau devient moins sensible à la dopamine et nécessite des doses de plus en plus importantes de stimulation pour ressentir le même niveau de plaisir. C’est un peu comme ce qui se passe avec les drogues : le corps s’habitue à la substance et a besoin de quantités croissantes pour obtenir le même effet.

6. Alors, comment expliquer que d’une hormone positive, on puisse passer à un impact négatif sur le cerveau ?

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette transition :

  • La fréquence et la durée d’utilisation : Plus nous passons de temps sur les réseaux sociaux, plus le risque de développer une dépendance est élevé.
  • Le type de contenu consommé : Les contenus négatifs, tels que les comparaisons sociales, le cyberharcèlement ou la désinformation, peuvent avoir un impact négatif sur notre bien-être mental et émotionnel.
  • La vulnérabilité individuelle : Certaines personnes sont plus susceptibles que d’autres de développer une dépendance aux réseaux sociaux, en raison de facteurs génétiques, environnementaux ou psychologiques.

Il est important de noter que l’addiction aux réseaux sociaux n’est pas reconnue comme une maladie mentale à part entière par l’Organisation Mondiale de la Santé. Cependant, elle peut entraîner des conséquences négatives sur la santé mentale, telles que l’anxiété, la dépression, les troubles du sommeil et l’isolement social.

Il est donc essentiel d’utiliser les réseaux sociaux de manière responsable et équilibrée, en étant conscient des risques potentiels et en adoptant des stratégies pour limiter son temps d’écran et se protéger des contenus négatifs.

Si vous avez l’impression que votre utilisation des réseaux sociaux devient problématique, je reste disponible pour une consultation : réservez votre séance.

Aussi, Raphaël Gaillard, psychiatre, spécialiste en neurosciences et en dépression, a rapporté une perte de mémoire notable chez l’individu parce qu’il se donne la possibilité de se reporter sur son téléphone ou sur son ordinateur pour obtenir toutes sortes d’informations.

Moi, je suis docteur en psychologie sociale et du sport, et je peux vous assurer qu’il y a une régression dans la gestion des émotions, une difficulté à dépasser les frustrations, une diminution dans les capacités de sociabilisation et dans les capacités motrices.

Je prends pour exemple des élèves de collège ou de lycée qui peuvent passer toutes leurs récréations, donc tout leur temps libre dans la salle de classe à regarder des vidéos courtes… à scroller sur les réseaux sociaux les plus populaires.

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

La dopamine créée par le flot infini d’images et d’informations quel qu’elles soient, tout particulièrement celles qui vont dans le sens des opinions, des aspirations des internautes. Cette dopamine dure le temps du visionnage, mais retombe rapidement. En cela, l’internaute recherchera à ressentir cette satisfaction, de plus en plus fréquemment.

Et avec le temps, il aura besoin d’une plus grande dose de satisfaction, s’exposant de plus en plus longuement au visionnage de ces réseaux, ce qui s’apparente à la prise de drogue. Plus vous consommez, plus vous aurez besoin de doses plus régulières, plus intenses et plus puissantes. Et quand la dopamine retombe, s’il n’y a pas satisfaction immédiate, la déprime peut survenir. Un besoin s’est créé, un besoin créé par les algorithmes.

Au-delà de ces visionnages et de ces informations, la recherche de récompense initiée par le nombre de vues de nos propres publications, par le nombre d’abonnés, par le nombre de likes, de commentaires positifs s’est imposée comme une normalité.

C’est une forme d’addiction ou tout simplement une addiction explicite de ces réseaux, où le système de récompense-punition semble bien rodé, s’apparentant à la théorie du renforcement de B. F. Skinner, Psychologue béhavioriste américain. Dans l’une de ses expériences les plus célèbres, il a placé un pigeon dans une boîte (connue sous le nom de « boîte de Skinner ») et lui a présenté un bouton.

Chaque fois que le pigeon picorait le bouton, il recevait une récompense, comme de la nourriture. Au fil du temps, le pigeon a appris à associer le picage du bouton avec la récompense et a commencé à picorer le bouton de plus en plus fréquemment.

Expériences de Skinner sur les animaux.

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Skinner a mené de nombreuses expériences sur des animaux, notamment des pigeons et des rats, pour étayer sa théorie. Dans l’une de ses expériences les plus célèbres, il a placé un pigeon dans une boîte (connue sous le nom de « boîte de Skinner ») et lui a présenté un bouton.

Chaque fois que le pigeon picorait le bouton, il recevait une récompense, comme de la nourriture. Au fil du temps, le pigeon a appris à associer le picage du bouton avec la récompense et a commencé à picorer le bouton de plus en plus fréquemment.

Principes de la théorie du renforcement.

La théorie du renforcement de Skinner repose sur plusieurs principes clés :

  • Renforcement positif : L’ajout d’un stimulus agréable après un comportement, ce qui augmente la probabilité que le comportement se reproduise.
  • Renforcement négatif : Le retrait d’un stimulus désagréable après un comportement, ce qui augmente également la probabilité que le comportement se reproduise.
  • Punition positive : L’ajout d’un stimulus désagréable après un comportement, ce qui diminue la probabilité que le comportement se reproduise.
  • Punition négative : Le retrait d’un stimulus agréable après un comportement, ce qui diminue également la probabilité que le comportement se reproduise.

Applications de la théorie du renforcement.

La théorie du renforcement de Skinner a été largement appliquée dans divers domaines, tels que l’éducation, la thérapie comportementale et la gestion d’entreprise. Par exemple, les enseignants peuvent utiliser le renforcement positif pour encourager les bons comportements chez les élèves, tandis que les thérapeutes peuvent utiliser la thérapie comportementale pour aider les patients à surmonter leurs phobies ou leurs dépendances.

Critiques de la théorie du renforcement.

Bien que la théorie du renforcement de Skinner ait été très influente, elle a également été critiquée pour plusieurs raisons. Certains critiques soutiennent que la théorie ne tient pas compte des processus cognitifs et émotionnels qui peuvent également influencer le comportement.

D’autres critiques soulignent que la théorie peut être utilisée pour manipuler les individus et qu’elle ne tient pas compte de la complexité du comportement humain.

En résumé, la théorie du renforcement de Skinner est une théorie de l’apprentissage qui met l’accent sur le rôle des conséquences dans le façonnement du comportement. Bien qu’elle ait été critiquée, elle reste une théorie importante et influente dans le domaine de la psychologie.

Un comportement peut être renforcé quand il est suivi d’événements positifs et diminue quand il est suivi d’événements négatifs. Cette théorie est donc intéressante quand on cherche à augmenter la motivation intrinsèque de l’individu.

La théorie du conditionnement de I. Pavlov.

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Physiologiste russe, pourrait également être impliquée dans ce système addictif. Pour rappel, l’expérience la plus célèbre de Pavlov impliquait un chien, de la nourriture et une cloche. Initialement, la nourriture (stimulus inconditionnel) provoquait une salivation (réponse inconditionnelle) chez le chien.

La cloche (stimulus neutre) ne provoquait aucune réponse particulière. Cependant, Pavlov a commencé à sonner la cloche juste avant de présenter la nourriture au chien à plusieurs reprises. Au fil du temps, le chien a commencé à associer la cloche (stimulus conditionné) à la nourriture, ce qui a finalement conduit à une salivation (réponse conditionnée) en entendant seulement la cloche, même en l’absence de nourriture.

Cette théorie explique comment un organisme peut apprendre à associer un stimulus neutre (ici les réseaux sociaux) à un stimulus inconditionnel (les likes, ou le nombre de vues, ou d’abonnés), ce qui conduit à une réponse conditionnée (la dopamine, donc la fidélisation).

Expérience de Pavlov.

L’expérience la plus célèbre de Pavlov impliquait un chien, de la nourriture et une cloche. Initialement, la nourriture (stimulus inconditionnel) provoquait une salivation (réponse inconditionnelle) chez le chien. La cloche (stimulus neutre) ne provoquait aucune réponse particulière.

Cependant, Pavlov a commencé à sonner la cloche juste avant de présenter la nourriture au chien à plusieurs reprises. Au fil du temps, le chien a commencé à associer la cloche (stimulus conditionné) à la nourriture, ce qui a finalement conduit à une salivation (réponse conditionnée) en entendant seulement la cloche, même en l’absence de nourriture.

Principes clés.

  • Stimulus inconditionnel (SI): Un stimulus qui provoque naturellement et automatiquement une réponse sans apprentissage préalable (par exemple, la nourriture pour un chien).
  • Réponse inconditionnelle (RI): Une réponse naturelle et automatique à un stimulus inconditionnel (par exemple, la salivation en réponse à la nourriture).
  • Stimulus neutre (SN): Un stimulus qui ne provoque pas de réponse particulière au départ (par exemple, une cloche).
  • Stimulus conditionné (SC): Un stimulus neutre qui, après avoir été associé à un stimulus inconditionnel, finit par provoquer une réponse conditionnée (par exemple, la cloche après avoir été associée à la nourriture).
  • Réponse conditionnée (RC): Une réponse apprise à un stimulus conditionné (par exemple, la salivation en réponse à la cloche).

Implications.

Le conditionnement classique a des implications importantes dans de nombreux domaines, notamment :

  • Apprentissage: Il explique comment les associations se forment entre les stimuli et les réponses, ce qui joue un rôle crucial dans l’apprentissage de nouvelles informations et de nouveaux comportements.
  • Émotions: Il peut expliquer le développement de certaines émotions, comme la peur ou l’anxiété, en associant un stimulus neutre à une expérience émotionnelle forte.
  • Thérapie comportementale: Il est utilisé dans certaines thérapies pour aider les individus à surmonter des problèmes tels que les phobies ou les troubles anxieux.

Critiques.

Bien que le conditionnement classique soit une théorie influente, elle a également été critiquée pour sa simplicité et son incapacité à expliquer tous les types d’apprentissage. Certains critiques soulignent que la théorie ne tient pas compte des processus cognitifs et des facteurs individuels qui peuvent également influencer l’apprentissage.

En résumé.

La théorie du conditionnement classique de Pavlov explique comment un organisme peut apprendre à associer un stimulus neutre à un stimulus inconditionnel, ce qui conduit à une réponse conditionnée. Cette théorie a des implications importantes dans de nombreux domaines et a contribué à notre compréhension de l’apprentissage et du comportement.

Les réseaux sociaux peuvent jouer sur ces deux tableaux auprès des êtres humains que nous sommes. Et même si l’homme est « un animal social » d’après Aristote, il n’en est pas moins démuni d’émotions et de sentiments. Ces derniers étant induits par l’éducation, l’histoire de chacun, et sont en lien direct avec notre corps, notre chimie, notre physiologie, notre cerveau…

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Il est de bon ton de dire que quand l’homme n’a pas ce qu’il veut rapidement, il peut tomber en déprime et à la longue en dépression. L’enjeu ici est de lui apprendre à gérer cette frustration. Ou si sa réalité ne se rapproche pas de ses idéaux ou de ses rêves ou de ses désirs, il peut tomber en désespoir…

Ce qui implique des émotions négatives, et ces émotions négatives brouillent notre perception de la réalité, nous rendant moins lucides et plus enclins à agir sans réfléchir, c’est-à-dire en privilégiant les impulsions ou les pulsions, les comportements réflexes et automatiques.

Aussi, cette fluctuation des émotions positives et négatives, régulière et rapide est dangereuse pour la santé mentale, pour nos capacité intellectuelles et cognitives, parce qu’elle fatigue considérablement l’organisme, le cerveau, ce qui ne donne plus ni force ni espace pour d’autres activités.

Nous pouvons effectivement dire que les réseaux ont un impact négatif sur notre cerveau tout particulièrement s’ils sont pris comme une compensation à une vie vide de sens, de solitude, à des émotions négatives en lien direct avec les contraintes de l’existence…

L’abus des réseaux sociaux est un danger pour le cerveau, pour l’humanité toute entière.

Le brain-rot: l'impact des réseaux sociaux sur nos capacités mentales.

Vous trouverez la suite de l’article sur ce site via ce lien : article 42.2.

Vous trouverez l’article journalistique via ce lien : https://www.stylist.fr/brain-rot-est-ce-vrai-qu-internet-pourrit-nos-cerveaux,322939.asp

Joéline ANDRIANA, docteur en psychologie, auteur et conférencier.

https://joelineandriana.com

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Les conséquences du viol : Vers une prise de conscience du crime.

Les conséquences du viol : Vers une prise de conscience du crime.

Article 41.2.

 Il est essentiel de prendre conscience des conséquences de ce crime qu’est le viol. 

En 2025, il me semble essentiel de bien expliquer les conséquences que fait subir ce crime sur les femmes, les hommes, les enfants, les transgenres, les non-binaires, les êtres humains… Essentiel de prendre conscience des ravages qu’il impose sur les traits et états de personnalité des victimes, sur une possible implication des violeurs, des agresseurs dans le rétablissement de leurs croyances et l’espoir qu’ils trouvent à se mettre à la place des personnes violées et agressées, afin d’arrêter cette ignominie et surtout transmettre l’idée que ces actes de violences sont gravissimes.

Un premier article rédigé sur ce site, intitulé Le viol : un sujet sensible à développer peut vous être utile à comprendre les raisons de ce second article.

Réservez votre séance, si vous avez besoin d’en parler et de trouver des solutions de mieux-être.

Deux ouvrages serviront d’appui à la rédaction de cet article sur les conséquences du viol :

Traumatismes psychiques. Prise en charge psychologique des victimes. Louis Crocq.*

Psychologie des femmes. Margaret W. Pullin. **

Les conséquences du viol.

*Dans le chapitre écrit par L. Daligrand, p. 63, il est écrit :

« L’agression de toute femme est l’agression d’un objet sexuellement marqué. Cette violence ne vise rien que la destruction du sexe, l’annulation de ce qui marque l’être dans sa différence. L’homme, comme la femme, habite un corps sexué. C’est le lieu d’où il (elle) parle. Le corps de parole se soutient de l’incarnation du langage dans la chair de sensation. Cette inscription langagière a pour clé de voûte l’identification sexuelle. C’est elle qui tient l’ensemble des engrammages, la complexe architecture des mots et du corps sous les lois de l’organisation du langage, selon les deux axes syntagmatique et paradigmatique.

Les conséquences du viol.

(…)

La femme victime (…) le ressent comme un effondrement. Elle est hors de son temps propre, celui du déroulement de sa parole. Son corps s’affaisse en se morcelant en une multitude de points, en une infinité de lieux de marquage archaïque (…)

La victime morcelée et effondrée est réduite au silence. Dans les cours d’assises, une question est posée à l’expert : pourquoi la victime n’a-t-elle pas crié, appelé au secours, tout au moins protesté ? Qui ne dit rien ne consent-il pas ? Pourquoi alors qu’aucune menace n’était proférée ou manifestée par l’agresseur, se sentait-elle envahie par sa mort inéluctable ?

La réponse est : la privation d’existence (…) renvoie à l’inexistence. (…) L’agresseur réduit sa victime au rien, l’exclut de la parole, à tel point qu’il est pensable que le but de la violence est cette réduction de l’autre au silence désertique par ce processus de déshumanisation.

(…)

La boucle de la parole, du symbolique, ne se noue plus avec celle de l’imaginaire et celle du réel.

Les conséquences du viol.

(…)

La victime se réfugie dans la réorganisation de ce qui lui reste : son imaginaire. (…) Dans sa tête, ses pensées tournent sur elles-mêmes. (…) La fatigue s’impose irréductible comme un symptôme majeur. (…) Seule la douleur permet à sa conscience de percevoir sa chair en souffrance.

(…)

La victime n’a plus d’envies. Elle n’a plus faim. Elle ne peut pas dormir car, pour ce faire, elle devrait se confier aux pulsions de mort qui, en l’état antérieur, lui permettaient d’abandonner ses contrôles sur elle-même et de se confier au symbolique du rêve. Comme elle n’a plus de langage, que rien ne fait sens pour elle, ses rêves deviennent cauchemars effrayants pour elle.

La peur et l’angoisse.

Les conséquences du viol.

De tout ce tableau symptomatique brouillé émergent la peur et l’angoisse.

Vous trouverez mes articles sur ces thématiques via les liens suivants :

La peur : une émotion complexe et plurielle.

Le psycho-traumatisme ou traumatisme psychique.

Une peur dont elle ne sait pas la cause au cœur de son angoisse. L’angoisse est ce qui prend place quand la parole ne peut plus advenir. C’est la trace de l’épreuve d’accouchement – mise au monde – monde des oreilles bouchées dans le conduit maternel, du passage où la perte s’affiche. La victime a peur du fait de la perte de ses repères, du non-sens de son histoire comme annulée, d’une vie qui ne se sait plus, en n’ayant que la mort pour horizon.

La culpabilité et la honte.

Les conséquences du viol.

On parle alors pour la victime de violence, de repli sur elle-même. (…) Elle est dans l’isolement jusqu’à la désolation. Elle se sent humiliée ; étymologiquement, elle a été mise à terre et ne s’en relève pas. Plus bas que tout autre, seule dans l’espèce, elle est condamnée à l’exil.

(…)

La honte qui accompagne la culpabilité ne favorise pas non plus les échanges ; pourtant, c’est cette honte-là, toujours éprouvée face à un autre, qui est la marque de l’ébauche d’une tentative relationnelle. L’empreinte de la honte qui fait dire « je ne suis plus comme les autres » est la marque de l’exclusion, et elle offre douloureusement la perspective du retour à « un parmi d’autres ».

L’exclusion.

Je prends pour exemple le cadre du Ministère des armées en France et aux Etats-Unis :

https://www.youtube.com/watch?v=CP5aDHye3aE

En général, les femmes militaires victimes de harcèlements sexistes, d’abus, d’agressions et de violences sexuelles s’excluent automatiquement du cadre afin de se protéger.

L’exclusion du monde, du cadre dans lequel ces personnes ont été abusées semblent inévitable.

*  L. Daligrand rend compte de témoignages telles que :

– « Quand je m’exclus, je suis ailleurs, je ne suis pas sur terre, il n’y a rien, je suis nulle part. »

– « J’ai la sensation d’une vie morte. »

– « Je ne peux pas me défaire de la culpabilité, j’ai honte de m’être laissée faire, d’être restée passive. »

– « Quand je suis avec les autres, je ne participe pas. »

– « Mon esprit ne s’accroche pas aux choses de la vie. »

– « Je n’arrête pas de penser : mon cerveau a peut-être besoin de repos. »

– « J’ai peur de tout. »

Les réactions des femmes au viol.

Les conséquences du viol.

A court terme.

** Selon Margaret W. Matlin p. 475, « La plus grande majorité des femmes victimes de viol racontent quels ont été leur terreur, leur dégoût, leur confusion, leur accablement et leur angoisse pendant la durée du viol (Lloyd & Emery, 2000). De nombreuses femmes disent également avoir leur vie en danger (Raitt & Zeedyk, 2000) ; Ullman, 2000).

Pendant le viol, certaines femmes racontent s’être senties détachées de leur propre corps (Pierce-Baker, 1998 ; Raine, 1998).

(…)

Les femmes racontent être passées par toutes sortes de sentiments dans les semaines qui suivent le viol.

Leur peur, leur colère et leur angoisse s’expriment à travers leurs larmes, leur nervosité et leur tension (Kahn & Andreoli, 2000 ; Lloyd & Emery, 2000).

-D’autres réussissent à se contrôler ; elles cachent leurs émotions sous un calme apparent, réprimant tristement leurs sentiments.

-La plupart des victimes de viol se sentent désespérées et dégradées. Souvent, elles éprouvent de la culpabilité et rejettent le blâme sur elles-mêmes (Funderburk, 2001 ; Kahn & Andréoli Mathie, 2000 ; Lloyd & Emery, 2000).

(…)

Immédiatement après le viol, la femme peut éprouver des symptômes physiques s’ajouter aux traumatismes psychologiques. Elle peut se sentir endolorie et meurtrie. Elle peut également éprouver certains symptômes gynécologiques, comme un saignement vaginal et une douleur généralisée. De façon plus réaliste, une femme qui a été violée doit s’inquiéter :

-son agresseur lui a-t-il transmis le virus du SIDA ou toute autre maladie sexuellement transmissible ?

-ce à quoi vient s’ajouter la crainte d’une grossesse éventuelle (Golding, 1996 ; W.S. Rogers & Rogers, 2001).

Cependant, beaucoup de femmes sont trop bouleversées ou trop honteuses pour demander une assistance médicale.

Souvent, les femmes victimes d’un viol ne portent pas plainte car elles disent : « il n’en sortirait rien de bon ». Elles croient que le système pénal ne traitera pas le dossier correctement, que les autorités ne les croiront pas et que l’examen de vérification pourrait les mettre mal à l’aise.

A long terme.

Les conséquences du viol.

Les conséquences d’un viol ne disparaissent pas du jour au lendemain. Les séquelles, tant physiques que psychologiques peuvent durer des années. Les effets physiques les plus courants sont des douleurs pelviennes, des règles abondantes, des infections vaginales, des problèmes gastro-intestinaux et des maux de tête (Golding, 1999 ; Golding et al., 2000). On peut également relever communément des pertes de poids excessives, des troubles de l’alimentation, l’abus de substances psyho-actives et des dysfonctions sexuelles (Funderburk, 2001 ; Laws et Golding, 1996).

De nombreuses victimes de viol connaissent un trouble psychologique appelé état de stress post-traumatique, qui se caractérise par des symptômes comme une peur intense, une vive anxiété ainsi que l’engourdissement émotionnel qui suit un incident traumatisant (American Psychiatric Association, 2000 ; Foa, 1998 ; Funderburk, 2001). Une femme qui souffre de stress post-traumatique à la suite d’un viol peut mentionner qu’elle revit la scène du viol, soit dans des cauchemars la nuit, soit par des pensées qui font irruption à tout moment dans ses occupations quotidiennes. »

Il existe certainement des conséquences plus particulières. Chaque victime… subit à sa manière les conséquences de ce crime. Chaque cas est unique et demande à être pris en compte de façon très sérieuse.

Je reste disponible si vous avez besoin d’en parler et de trouver des solutions. Réservez votre séance.

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Le viol : un sujet sensible à développer.

Le viol : un sujet sensible à développer.

Article 41.1.

Pourquoi ce sujet sur le viol ?

Parce qu’il est essentiel de préciser et de développer ce sujet sensible, plus que sensible à notre époque.

Avec la médiatisation de l’affaire Pélicot, il me semble important d’éclairer les esprits sur ce qu’est le viol et ses conséquences sur les victimes. Il est essentiel pour moi d’aborder le mot victime, parce que même si certaines femmes ne veulent pas être vues comme des victimes, elles ont tout de même dû subir les volontés de l’autre.

A l’écoute des femmes adultes qui ont subi ces viols, je m’aperçois qu’il existe plusieurs types de témoignages :

-De femmes qui ne veulent pas s’avouer avoir été violée, pour ne pas être considérées comme des victimes ou tout simplement pour ne pas dévoiler volontairement aux membres de leurs familles cette infamie provoquée par le compagnon ou le mari.

-Des femmes qui savent qu’elles ont été violées par leur conjoint à plusieurs reprises et qui ne veulent pas non plus en parler ouvertement avec lui.

-Des femmes qui taisent le mot même de viol pour se protéger de toute forme d’accusation (cf. les femmes Pakistanaises victimes de viol peuvent être accusées d’adultère.)

-Des femmes qui se taisent à cause d’une menace extérieure de représailles.

-Des femmes qui se taisent sous l’influence du « violeur ».

-Des femmes qui se taisent pour ne pas être considérées comme des filles faciles, se sentant responsables de ce qu’elles ont subi.

-Des femmes qui minimisent cet acte tout en ressentant les conséquences traumatisantes de cette agression.

-Des femmes qui savent qu’elles ont été violées mais qui ne veulent pas porter plainte, à cause de la longueur des procédures.

-Des femmes qui n’ont aucune mémoire du viol, parce que droguées.

-Des femmes qui ne savent pas qu’elles ont subi un viol.

Ces femmes ressentent toutes les émotions les plus négatives qui soient allant de l’abasourdissement, à la honte, à l’abattement, à la dépression, à la peur, à l’angoisse, à la colère… Elles peuvent aussi bloquer et verrouiller leurs émotions pendant une longue période jusqu’à ce qu’un autre événement ne vienne réveiller ce traumatisme enfoui.  Enfin, elles peuvent être soumises à un trouble psychologique appelé état de stress post-traumatique.

Je suis disponible si vous souhaitez en parler. Réservez votre séance.

Le viol: un sujet sensible à développer.

Un autre article rédigé sur ce site fait l’objet des conséquences du viol. Les conséquences du viol : Vers une prise de conscience du crime.

Comme j’ai pu l’entendre dans les médias, et dans la bouche de l’avocat de Madame Gisèle Pélicot, « Il est temps que la honte change de camp » ou « Que justice soit faite ».

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire-des-viols-de-mazan/gisele-pelicot-n-a-pas-peur-d-un-deuxieme-proces-elle-est-prete-assure-un-de-ses-avocats_6966734.html

Vous trouverez ci-dessous une définition assez complète du viol.

Définition du viol.

Le viol: un sujet sensible à développer.

Dans l’ouvrage écrit par Margaret W. Matlin intitulé Psychologie des femmes, « le viol peut être défini comme une pénétration sexuelle non désirée par la victime, obtenue par la force ou la menace physique ou bien encore lorsque la victime est dans l’incapacité de donner son consentement (Bachar & Koss, 2001 ; S.M. Shaw & Lee, 2001).

Le terme le plus large d’agression sexuelle inclut les attouchements sexuels et autres formes de contacts sexuels non désirés, pouvant s’accompagner de pression psychologique et de contrainte ou bien encore de menaces physiques (L.L. Alexander et al., 2001).

Un homme peut dire par exemple « Si tu m’aimais vraiment, tu me laisserais faire », ou bien menacer de mettre fin à la relation si la femme ne se soumet pas.

La définition légale du viol peut être utilisée dans une poursuite judiciaire. Cependant, le caractère inclusif du terme agression sexuelle nous aide à mieux comprendre les différentes façons dont les hommes exercent un pouvoir sur la vie des femmes.

Certains viols sont commis par des étrangers, mais dans cette section nous verrons que le violeur est le plus souvent une connaissance. En d’autres mots, les femmes qui vivent dans la crainte du viol doivent se montrer plus méfiantes envers quelqu’un qu’elles connaissent plutôt qu’envers un étranger.

Le violeur peut même être le mari. D’après certaines estimations, entre 10% et 15% des femmes ont été violées par leur mari ou leur ex-mari (L.A. Morris, 1997). Malheureusement, seulement 17 pays dans le monde reconnaissent le viol conjugal comme un crime (Women in Action, 2001).

Ce qui est tragique c’est que le viol existe dans toutes les cultures et qu’on le retrouve dans presque toutes les civilisations à travers l’Histoire ; il n’est pas seulement le fait de l’Amérique du Nord contemporaine (Bachar & Koss, 2001 ; Zillman, 1998). Récemment, les envahisseurs militaires violaient systématiquement les femmes dans des comme le Bangladesh, Chypre, le Pérou, la Somalie et l’Ouganda (Agathangelou, 2000 ; Neft & Levine, 1997).

Dans ce qui demeure l’un des épisodes les plus tragiques de l’Histoire contemporaine, dans l’ancienne Yougoslavie, les forces serbes violèrent des milliers de Musulmanes dans le but de chasser les Musulmans de leur terre natale (Nikolic-Ristanovic, 2000 ; Sharratt & Kaschak, 1999).

Le viol devint alors autant une arme de guerre qu’une attaque sexuelle sur les femmes (Agathangelou, 2000). Masson (1999) souligne qu’il y a eu depuis longtemps une résistance à la condamnation du viol, même en temps de guerre, à cause d’une conception qui protège « l’honneur familial » (des hommes) au lieu de la dignité des femmes. Elle souligne le travail des féministes pour faire reconnaître la sanction de viol pendant les guerres comme crime contre l’Humanité.

D’autres exemples de viols ont reçu moins de publicité. Prenons l’exemple de ces jeunes hommes d’une pension mixte au Kenya. Ces derniers avaient appelé à la grève en signe de protestation contre le proviseur de l’établissement. Comme les filles refusèrent d’y prendre part, les jeunes hommes les attaquèrent, violant 71 d’entre elles et en tuant 19 autres. L’adjointe du directeur de l’établissement – une femme – déclara : « Les garçons ne voulaient faire aucun mal aux filles. Ils voulaient seulement les violer » (Francisco, 1999, p.1).

(…)

Vous avez certainement entendu parler d’une drogue, le Rohypnol, appelé parfois « roofie » ou bien drogue du viol. Le Rohypnol peut être mélangé à l’alcool pour accroître l’effet d’ébriété.

Aujourd’hui, des reportages retiennent mon attention :

Le viol: un sujet sensible à développer.

Arte reportage Viols au Tigré l’arme silencieuse de Marianne Getti et Agnès Nabat 

Mag. Société, 2024, France, Allemagne, 55min

HD+

En Éthiopie, dans la région du Tigré, deux femmes se battent pour faire entendre les souffrances de milliers d’autres femmes victimes de viols de guerre/ violences sexuelles  dans les conflits. Céline Bardet, fondatrice de l’ONG we are not weapons of War explique la difficulté de recueillir des preuves.

Pendant deux longues années de guerre, loin de tous les regards, l’armée éthiopienne – et les Érythréens – ont livré une guerre sans merci au Front de Libération du peuple du Tigré (TPLF). En parallèle des combats militaires, ils ont utilisé une autre arme, d’une cruauté indicible, silencieuse et presque intraçable. Cette guerre-là s’est déroulée sur un terrain inavouable : le ventre des femmes.

https://information.tv5monde.com/afrique/tigre-les-victimes-de-viols-tentent-de-se-reconstruire-deux-ans-apres-la-fin-de-la-guerre?amp

https://www.bbc.com/afrique/region-64654706.amp

– Le viol comme arme de guerre. Lors du génocide rwandais qui fit 800 000 morts en trois mois, un demi-million de femmes auraient été victimes de violences sexuelles. Si la plupart d’entre elles n’ont pas survécu, d’autres ont donné naissance à des enfants, contraintes de composer avec un passé traumatisant.

https://www.arte.tv/fr/videos/041625-000-A/rwanda-les-enfants-du-genocide-2009/

Jamais encore leur parole n’avait été entendue. Coréalisé par l’auteur et musicien franco-rwandais Gaël Faye et le réalisateur Michael Sztanke, ce film recueille pour la première fois avec pudeur le témoignage de Prisca, Marie-Jeanne et Concessa. Il s’intéresse à ce que ces femmes ont subi durant le génocide et à leur vie d’après.

L’horreur, au-delà de l’imaginable. Tutsi, elles racontent, face caméra, leur quotidien durant le génocide et dans les camps de réfugiés de Murambi et Nyarushishi. « Ils nous appelaient : ‘Tutsi ! Tutsi !’ Ils te sortaient de la tente et faisaient de toi ce qu’ils voulaient. » « Ils », ce sont, selon elles, des soldats français de l’opération Turquoise, ceux-là mêmes qui, sous mandat de l’ONU, devaient les protéger, mais auraient réalisé « tous leurs fantasmes » à la nuit tombée. Toutes décrivent un même rituel : l’enlèvement dans leur tente, les viols en réunion, les photos prises par les militaires, encore et encore.

« On pensait naïvement que le Blanc était un sauveur, qu’il apporterait la paix », soupire l’une de ces femmes. Alors que l’armée française réfute toute accusation de viol, les trois femmes ont déposé plainte devant la justice française en 2004 et 2012. L’instruction est aujourd’hui au point mort.

Reportage de Michael Sztanke et Gaël Faye (France, 2022) Disponible jusqu’au 18/03/2025

 

https://www.youtube.com/watch?v=VCfjB7hiO-4

 

– Interpeller l’opinion publique sur les viols, véritable crimes de guerre, commis en Ukraine par l’armée russe: c’est la mission que s’est donnée l’ONG Sema Ukraine, rencontrée lors d’une conférence à Paris le 13 juin. Fondée en 2019, cette ONG basé à Kiev est notamment soutenue par la fondation du médecin congolais Denis Mugwege. Une cinquantaine de femmes entendent convaincre les victimes à travers le pays de témoigner.

 

https://www.arte.tv/fr/videos/121001-000-A/lutter-contre-le-viol-arme-de-guerre-en-ukraine/

 

 

Les mythes à propos du viol.

Le viol: un sujet sensible à développer.

Selon le livre intitulé Psychologie des femmes, voici mes 5 mythes à déconstruire :

 

1.Les violeurs sont étrangers, c’est-à-dire des personnes inconnues de la victime.

Les viols sont souvent l’œuvre d’une connaissance ou d’un parent.

2.Seuls des hommes déviants peuvent penser à violer une femme.

Beaucoup de personnes croient que seul un homme qui a de sérieux problèmes psychologiques peut penser à violer quelqu’un (B.E. Johnson et al., 1997 ; Rozee, 2000), ce qui est faux.

Par exemple, Osland et ses collègues (1996) ont distribué un questionnaire à des étudiants de premier cycle, seulement à des hommes, dans une petite université du Midwest affiliée à une église protestante. On pourrait s’attendre à ce que des garçons fréquentant une telle université soient particulièrement choqués par toute forme de violence sexuelle. Pourtant, 34%  d’entre eux rapportaient qu’il n’était pas invraisemblable qu’ils participent à un viol ou à un acte sexuel non consenti – ce qui est un pourcentage similaire à celui obtenu auprès d’étudiants d’autres universités (Rozee, 2000). Il ne faut cependant pas en tirer la conclusion que chaque étudiant est un violeur potentiel.

3.Ce sont les femmes qui cherchent à être violées ; elles pourraient très bien l’éviter si elles le voulaient.

Le viol est certainement le crime pour lequel on rejette le plus facilement le blâme sur la victime (J.W. White & Sorensen, 1992). De plus, de nombreuses publicités font du viol un portrait enchanteur. Par exemple, dans plusieurs magazines pour adolescentes, une publicité pour un parfum montrait une très jeune femme avec le message suivant : « A appliquer généreusement dans votre cou pour qu’il puisse en sentir l’odeur quand vous faites « non » de la tête (Kilbourne, 1999, p. 213). Sans qu’on en sache très bien la raison, les femmes de couleur sont celles qui sont le plus susceptibles d’être blâmées en cas de viol (A.I. Castaneda, 1998 ; M. Fine & Carney, 2001 ; A. Smith, 2001).

4.Les femmes mentent de manière habituelle à propos du viol.

Dans quelques rares cas, les accusations de viol portés contre un homme s’avèrent être fausses. Cependant, le pourcentage de faux témoignages est très faible.

5.La pornographie procure une « soupape de sécurité » ou catharsis pour les hommes.

Selon le mythe de catharsis, les viols diminueraient si la pornographie était plus accessible.

Cependant, les chercheurs n’ont pas réussi à trouver des preuves à l’appui de cette croyance (R.J. Harris, 1994 ; B.A. Scott, 2000). Au contraire, la pornographie qui met l’accent sur la violence peut finalement se montrer néfaste. »

En conclusion, si vous pensez, après avoir lu ces quelques lignes, avoir été victime de viol, je peux vous aider et vous accompagner dans votre processus de prise de conscience et de reconstruction. Que vous soyez une femme ou un homme, je reste disponible via ce lien : Réservez votre séance.

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Les violences conjugales : pourquoi une femme reste auprès d’un partenaire violent?

Les violences conjugales : pourquoi une femme reste auprès d’un partenaire violent?

Article 38.

Les violences conjugales ou pourquoi une femme reste auprès d’un partenaire violent?

Les médias parlent beaucoup des violences conjugales, particulièrement des violences faites aux femmes, de féminicides.

Ici, nous nous posons la question à savoir pourquoi une femme reste auprès d’un partenaire violent? Nous tentons d’y répondre, et particulièrement redonner la responsabilité de ces violences à celui qui les a perpétré. Malheureusement, beaucoup tente de comprendre tout en excusant ou justifiant le mal provoqué par ce partenaire violent. L’être humain est à la fois complexe et multidimensionnel.

Un stimulus ne provoque pas systématiquement la même réponse. Un homme abusé ou violenté dans son enfance ne devient pas forcément un homme violent, abuseur, violeur à l’âge adulte, un homme violent, abuseur, violeur n’a pas forcément subi de violences physiques ou psychologiques durant sa petite enfance. Soyons vigilant à ne pas systématiser ces faits. Il est également possible de penser qu’une personne violente puisse changer, si et seulement si elle le décide et si elle met tout en place pour cela, prenant conscience de « l’anormalité » de ses actes, de « l’inadéquation de ses propos »…

Ce qui demande du temps et de l’énergie, ce qui demande de changer tout son contexte de vie.

Il est primordial de se respecter et de garder en tête que c’est la base même de la relation humaine.

Nous découperons notre propos en quatre parties.

  1. La violence.
  2. Les mythes à déconstruire.
  3. Les différentes formes de violences conjugales.
  4. Les femmes abusées.

Aujourd’hui, la violence semble être banalisée soit par les médias, soit par les jeux vidéo… J’ai le souci de différencier agressivité et violence. En cela, je mets en avant leurs définitions via des lectures en lien avec la psychologie et particulièrement la psychologie des femmes.

Dans le passé, j’ai été experte judiciaire, et j’ai écrit des rapports sur l’expertise psychologique de certaines personnes, particulièrement des hommes accusés de violences physiques et généralement de viols sur les femmes. Ces derniers n’ont jamais avoué être les auteurs de ces violences.

J’ai également reçu des femmes qui ont porté plainte pour violences conjugales. En général, ces violences conjugales révèlent des viols sexuels, des abus dans leurs témoignages, et les impacts perçus.

Cette thématique me tient à cœur, parce qu’il permet de déculpabiliser les victimes, parce qu’il permet de remettre les responsabilités dans l’ordre des choses.

Cet article donne des définitions indispensables à la structuration à la fois intellectuelle et émotionnelle sur ce sujet.

1. La violence.

Les violences conjugales: pourquoi une femme reste auprès d'un partenaire violent.

D’après le dictionnaire de psychologie, sous la direction de Roland Doron et Françoise Parot, « la violence physique fait régner la loi du plus fort en opprimant des individus ou des groupes plus faibles. En quoi consiste la violence psychique ? Dans la perspective économique ou quantitative en psychanalyse, S. Freud a décrit la violence intrapsyhique par excellence, celle que la pulsion, par la force de sa poussée, exerce sur l’appareil psychique et plus particulièrement sur le moi de l’individu.

Et cela quelle que soit la nature de la pulsion. Un désir amoureux peut être violent ; la violence n’est pas nécessairement le fait de l’agressivité : un acte agressif, par exemple une critique privée ou une manifestation publique, peuvent être non violentes.

Dans les relations intersubjectives, les psychologues ont décrit deux grandes formes de violence morale exercée par les personnes dominantes pour prolonger et renforcer leur supériorité :

-la menace de retrait de l’amour et de la protection (mécanisme fréquent dans la névrose),

-un usage pervers du raisonnement qui soumet la victime à des contradictions logiques, des communications paradoxales auxquelles il lui est défendu d’échapper et dont la culpabilité est retournée sur elle : double bind, efforts pour rendre l’autre fou (H. Searles) (mécanismes fréquents dans les états limites et la schizophrénie).

Plus généralement, la possession d’un bien, d’un savoir, d’un savoir-faire peut être ressentie par ceux qui en sont démunis comme violence qui leur est faite par le possesseur. D’où leur violence en retour.

Le modèle inconscient serait, selon M. Klein, l’identification projective du bébé qui pénètre fantasmatiquement dans le sein de la mère pour y détruire les organes et les produits de sa fécondité.

Sous l’expression de « violence de l’interprétation », P. Aulagnier a décrit la situation du tout-petit dépourvu de langage et qui doit laisser sa mère se poser en porte-parole de ses besoins physiques et de ses états psychiques.

  1. Bergeret a appelé « violence fondamentale » la situation du nourrisson confronté aux mauvais traitements des adultes et à une règle archaïque d’équilibre des vivants et des morts : pour que l’un vive, l’autre doit mourir. »

 

2. Les mythes à déconstruire.

Les violences conjugales : pourquoi une femme reste auprès d'un partenaire violent?

Il me semble primordial de défaire ou de déconstruire les idées reçues sur les femmes victimes de violence :

-« Si elle reste, c’est qu’elle aime ça »

-« Elle n’a qu’à partir »

-« Elle l’a probablement bien cherché »

-« Qu’est-ce qu’elle a bien pu faire pour provoquer chez lui autant de violence ? »

-« Pourquoi elle ne le quitte pas ? C’est quoi son problème à elle ? »

-« Pourquoi elle ne l’a pas dit ? »

-« Pourquoi elle n’a pas porté plainte ? »

-« Comment peut-elle aimer un homme qui l’humilie, la bat ? »

Vous trouverez via ce lien le témoignages de femmes célèbres :

https://sosfamillendanger.e-monsite.com/pages/divers-violences-conjugales-et-ddass/marie-trintignant.html

Selon l’ouvrage Psychologie des femmes, de Margaret W. Matlin,

  • Mythe1 : Les femmes aiment être battues.

Les premiers théoriciens soutenaient que si les femmes restent dans une relation violente, c’est parce qu’elles aiment être battues. Une partie de la population partage encore ce mythe (E. Klein et al. 1997). Cependant, nous n’avons aucune preuve venant à l’appui de cette croyance (A.R. Roberts, 1996 ; L.E.A. Walker, 2000). Les femmes n’aiment pas être maltraitées, pas plus qu’elles n’aiment être violentées.

  • Mythe 2 : Les femmes méritent d’être battues.

Selon ce mythe, la femme qui outrepasse ses fonctions de bonne épouse mérite d’être battue. Autrement dit, la responsabilité de l’agression retombe sur le comportement de la femme, et non sur la réaction de l’homme. Une étudiante de mon cours de psychologie des femmes a raconté un incident survenu alors qu’elle racontait un cas de violence conjugale à un groupe d’amis. Un homme avait grièvement blessé sa femme parce que le dîner n’était pas encore prêt quand il était rentré du travail. Un ami dans le groupe, qu’elle jugeait éclairé jusque-là, lui répondit : « Oui, mais elle aurait vraiment dû préparer le dîner à temps ».

  • Mythe 3 : Les femmes battues pourraient facilement partir si elles le voulaient vraiment.

Ce mythe ne tient absolument pas compte des facteurs interpersonnels et pratiques qui empêchent une femme de partir. Elle peut ressentir de l’amour pour l’homme qui la bat, cat il est le plus souvent correct. De plus, (…) beaucoup d’agresseurs deviennent généreux et gentils dans les jours qui suivent l’agression. Une femme maltraitée peut sincèrement croire que son mari est au fond un homme bon qui peut changer.

Beaucoup de femmes maltraitées se heurtent aussi à des barrières pratiques. Une femme peut n’avoir nulle part où aller, ne pas avoir d’argent et pas de moyen pour s’enfuir (McHugh et al., 1993). Une autre préoccupation d’ordre pratique est qu’un mari violent peut le devenir encore plus si sa femme décide de le quitter (Birns, 1999 ; Jacobson & Gottman, 1998). En fait, une femme risque plus d’être tuée ou grièvement blessée dans les deux ans qui suivent la séparation, qu’elle ne l’était lorsque le couple vivait sous le même toit. »

Les raisons qui poussent les femmes à rester sont multiples et complexes, et leur appartiennent.

Ici, nous allons juste tenter de comprendre le mécanisme opéré par le bourreau.

Voici un lien sur ces célébrités qui luttent contre les violences conjugales :

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/photos-muriel-robin-karine-le-marchand-angelina-jolie-ces-stars-engagees-contre-les-violences-conjugales_533197

3. Les différentes formes de violences conjugales.

Les violences conjugales: pourquoi une femme reste auprès d'un partenaire violent?

Les violences conjugales ne se limitent pas aux blessures physiques visibles. Les violences psychologiques engendrées par ces violences physiques, qui peuvent s’accompagner d’insultes et de mots humiliants sont très profondes. Les traumatismes sont nombreux et malheureusement durables. Les personnes, notamment les enfants, spectatrices de ces violences conjugales sont complexes et ont un impact dans tous les domaines de la vie.

-Les violences physiques.

Les violences physiques sont les formes les plus visibles et les plus fréquemment associées aux violences conjugales. Elles peuvent aller de simples poussées à des agressions plus graves :

  • Les coups : gifles, coups de poing, de pied, avec un objet…
  • Les blessures : fractures, brûlures, lacérations, les bousculades…
  • La strangulation : une pratique particulièrement dangereuse qui peut entraîner des lésions cérébrales et la mort.
  • La séquestration : empêcher la victime de quitter les lieux, de voir ses proches ou de travailler.

-Les violences psychologiques.

Les violences psychologiques sont souvent plus subtiles et bien plus destructrices. Cette forme de violence vise à détraquer l’estime de soi de la victime, à la contrôler et à l’isoler.

  • Les insultes et les humiliations : dénigrement constant, moqueries, critiques incessantes, l’intimidation, la jalousie excessive ou le refus de parler…
  • Les menaces : menaces de mort, de violence envers les enfants ou les proches, de révélation de secrets…
  • Le contrôle : contrôle des finances, des relations sociales, des activités, des déplacements…
  • L’isolement : empêcher la victime de voir sa famille, ses amis, de travailler ou de sortir…
  • Le chantage affectif : menacer de quitter le foyer, de ne plus aimer la victime si elle ne fait pas ce qu’il lui demande…

Les violences sexuelles.

Les violences sexuelles dans le cadre du couple sont une forme de violence très grave qui porte atteinte à l’intégrité physique et psychologique de la victime :

  • Le viol conjugal: toute relation sexuelle imposée sans le consentement de la partenaire.
  • Les attouchements forcés: caresses, pénétrations digitales ou avec un objet…
  • Les pratiques sexuelles imposées: actes sexuels humiliants ou douloureux…

-La violence économique.

La violence économique consiste à priver la victime des moyens financiers nécessaires pour vivre de manière autonome :

  • Contrôle des finances : empêcher la victime d’avoir accès à l’argent, de travailler ou d’avoir un compte en banque.
  • Détournement des ressources : utiliser l’argent de la victime à son profit exclusif.
  • Dégradation de biens : détruire les objets personnels de la victime.

-La violence numérique.

Avec le développement des technologies, une nouvelle forme de violence est apparue : la violence numérique. Elle consiste à utiliser les outils numériques pour harceler, contrôler ou humilier la victime :

  • Cyberharcèlement : envoi de messages menaçants, insultants ou humiliants, diffusion de rumeurs ou de photos intimes sans le consentement de la victime.
  • Surveillance : espionnage des conversations, des courriels, des réseaux sociaux…

4. Les femmes abusées.

Les violences conjugales: pourquoi une femme reste auprès d'un partenaire violent?

Selon l’ouvrage intitulé Psychologie des femmes de Margaret W. Matlin,

« Le docteur Christine Dotterer, médecin réputé, explique comment son mari a abusé d’elle pendant neuf ans :

D’un certain sens ma situation n’avait rien d’extraordinaire. Il me frappait, me donnait des coups de poing, puis essayait de se réconcilier, habituellement au lit. Il y avait des périodes où tout allait bien et où j’avais pratiquement oublié qu’il m’avait frappé deux mois plus tôt. Il est vrai qu’il me dissuadait d’avoir des ami-es – il ne voulait même pas que je parle au téléphone. Mais je pensais que c’était moi qui avais des difficultés à me faire des amis, je n’imaginais pas qu’il veuille que je vive recluse. (Dotterer, 1992, p. 49).

Le Dr Dotterer a finalement mis un terme à cette relation abusive après avoir vu son mari battre son fils. Comme dans d’autres cas de violence conjugale, ce couple était américain d’origine européenne, bien éduqué et de classe moyenne. La violence faite aux femmes existe à tous les niveaux sociaux du continent nord-américain.

Nous utilisons le terme de violence faite aux femmes pour inclure le type d’agression dont Christine Dotterer a été victime.

(…)

La recherche a montré que les femmes aussi peuvent faire violence aux hommes. Cependant, il est clair que ce sont les femmes qui sont le plus souvent victimes de graves sévices de la part des hommes, plutôt que le contraire. (Christopher & Lloyd, 2000 ; DeKeseredy & Shwartz, 1998 ; Jiwani, 2000).

(…)

La plupart des femmes ne sont pas continuellement maltraitées. La violence est plutôt cyclique, bien que ce modèle ne soit certainement pas universel (S.A. Anderson & Sclossberg, 1999 ; L.E.A. Walker, 2000, 2001 ; Wallace, 1999). D’habitude, le cycle de l’abus comporte trois phases :

  • La phase où la tension monte.
  • La phase aiguë.
  • La phase amoureuse.

Pendant la phase où la tension monte, l’agression physique est plutôt limitée, mais les éclats de voix et les menaces accentuent cette tension. Souvent la femme essaie de calmer son partenaire. Cependant, la tension continue de monter.

Quand la tension est trop grande, l’agresseur réagit par un geste violent, ce qui est l’indice de la deuxième phase. La femme peut alors être victime d’une agression grave. Même un événement insignifiant peut déclencher l’incident violent (Lloyd & Emery, 2000). Par exemple, un riche professionnel brisa la mâchoire de sa femme quand il découvrit qu’une plante verte de sa demeure n’avait pas été suffisamment arrosée (Stahly, 2000).

Durant la troisième phase, l’agresseur devient habituellement charmant et affectueux. Il s’excuse et promet qu’il ne sera plus jamais violent. Il implore le pardon de la femme et l’amène à se sentir coupable si elle envisageait de mettre fin à leur relation. Bien que déconcertante, cette phase peut être un moment agréable et charmant dans la relation. En fait, la femme peut être amenée à oublier la tension, l’incertitude et la douleur des deux phases précédentes. En effet, l’homme peut vraiment se repentir à ce stade du cycle. Malheureusement, la plupart du temps le cycle se répète, avec souvent une intensification de l’agression et une phase amoureuse plus courte (L.E.A. Walker, 2000). »

Pourquoi ce cycle se répète-t-il ?

  • La peur : La victime a peur des représailles et des conséquences si elle quitte la relation. Vous trouverez plus de précision sur cette notion via l’un de mes articles intitulé La peur- une émotion complexe et plurielle.
  • La culpabilité : Elle se sent responsable de la violence et pense pouvoir la prévenir.
  • L’espoir : Elle croit en la possibilité d’un changement chez son partenaire.
  • La dépendance : Elle est souvent dépendante financièrement, affectivement ou socialement de son agresseur.

Je suis disponible si vous souhaitez en parler : Réservez votre séance.

Vous trouverez d’autres articles sur la psychologie sur mon site web: https://joelineandriana-auteur.com.

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